iPhone : les coulisses de l'accord Apple et Orange

Florian Innocente |
Le jugement sur l'exclusivité de la vente de l'iPhone par Orange en France permet d'en savoir plus sur les coulisses du contrat liant Apple à l'opérateur et de découvrir quelques chiffres inconnus jusqu'alors. Que ce soient les investissements engagés ou les résultats de vente de l'iPhone 3G et de ses concurrents directs. La version intégrale (PDF) de la décision du Conseil de la Concurrence met ainsi au jour quelques petits et grands secrets. Extraits des éléments les plus significatifs (voir aussi l'article iPhone : l'exclusivité avec Orange est cassée).

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450 000 iPhone 3G en France
En France, 35 000 iPhones ont été vendus dans les quatre jours qui ont suivi sa mise sur le marché le 18 juillet 2008. Dès le 20 juillet, les boutiques étaient en rupture de stock. Au 28 septembre 2008, Orange déclarait avoir vendu, en moins de trois mois, 215 635 iPhones 3G. En séance, le 25 novembre 2008, les représentants de la société Orange ont déclaré avoir vendu 300 000 iPhones 3G et ont précisé que les ventes d’iPhones 3G représentaient 15 % de leurs ventes brutes (Orange a depuis annoncé 450 000 iPhone 3G et 150 000 2G après un an de ventes, ndr). Selon les déclarations de la société Orange, 50 % des ventes d’iPhones 3G concernent de nouveaux clients. La société Orange a également déclaré que ses prévisions de vente à l’horizon de la fin 2008 étaient de 500 000 ventes d’iPhones 3G.

Au 15 septembre 2008, Orange « dénombrait 20.076 iPhones 2G et 5.797 iPhones 3G qui avaient fait l’objet d’un déverrouillage ou « désimlockage », essentiellement actifs sur le réseau SFR mais aussi sur le réseau Bouygues Telecom. ».

Les chiffres des ventes réalisées et anticipées d’iPhones 3G peuvent être mis en perspective avec les ventes réalisées par Bouygues Telecom et SFR sur des terminaux proches de l’iPhone 3G, et souvent présentés comme des « iPhone Killers». Ainsi, Bouygues Telecom a déclaré avoir vendu 12000 exemplaires de l’HTC Touch Diamond depuis juillet 2008 ; 3000 exemplaires du Blackberry Bold depuis septembre 2008, et 4000 exemplaires du Samsung Player Addict depuis octobre 2008.


Bouygues intéressé par le 3G
La société Bouygues Telecom fait valoir dans sa saisine qu’elle a été exclue de la commercialisation de l’iPhone bien qu’elle ait demandé à le distribuer dès le 14 mai 2008, Apple lui ayant opposé le fait que Orange avait été désigné seul opérateur de réseau chargé de la distribution de l’iPhone en France.


Le choix d'Orange
La société Apple Inc. a exposé les circonstances et les raisons du choix d’Orange comme partenaire exclusif d’Apple pour la distribution de l’iPhone en France. La société a ainsi déclaré que la société Apple Inc. avait souhaité limiter le nombre de ses partenaires en Europe afin de déployer l’iPhone le plus rapidement possible. Après l’échec de ses négociations avec Vodafone, qui lui aurait permis d’accéder à de nombreux pays européens, la société Apple a choisi de sélectionner un partenaire exclusif dans chacun des trois premiers pays dans lesquels elle souhaitait se déployer, soit la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne. Dans d’autres pays européens, Apple a choisi plusieurs partenaires.

La société Apple fait valoir au contraire que l’exclusivité consentie à Orange est justifiée et pro-concurrentielle. Elle rappelle que son choix d’un partenaire réseau unique procédait d’un impératif de rapidité dans le lancement de l’iPhone 2G : « multiplier les partenaires aurait eu pour effet de démultiplier et d’alourdir les tâches ce qu’Apple, nouvel entrant, ne pouvait se permettre sous peine de voir son activité freinée et ses projets potentiellement compromis, fragilisés ou retardés ». Elle précise qu’elle ne s’est tournée vers Orange qu’après l’échec des négociations avec Vodafone/SFR et après avoir constaté que Bouygues Telecom n’avait pas « montré d’intention de déployer son réseau 3G » ; « les réticences de Bouygues Telecom à rentrer de plein pied dans le 3G et ses errances technologiques au moment où Apple était en pleine sélection d’un nouveau partenaire le disqualifiaient d’office ».

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Les opérateurs ont été sélectionnés sur la base de critères qualitatifs et quantitatifs comme : « les facteurs technologiques (capacité réseau, couverture EDGE ou réseau 3G), la renommée de la marque. Nous avons examiné si la marque était en adéquation avec l'image d'Apple. Nous avons regardé leurs boutiques et la taille du réseau de distribution. Nous avons également regardé leurs présence dans différents pays, les revenus moyens par client, l'offre des services proposée aux clients, les indices de satisfaction, le taux de « churn ». Nous avons également comparé le nombre de clients des opérateurs. La qualité du contact avec les équipes des opérateurs réseaux était également importante ».

L'investissement d'Orange
En séance, les représentants de France Telecom ont ainsi fait valoir que les investissements spécifiques consentis au titre du partenariat depuis octobre 2007 s’élevaient à 86,5 millions d’euros, répartis comme suit :

• 40 millions d’euros rétrocédés à Apple au titre du partage de revenu prévu dans le
contrat initial,
• 30 millions d’euros au titre de la subvention des iPhones 3G,
• 4 millions d’euros au titre du fonds publicitaire créé par le contrat de partenariat jusqu’au 18 juillet 2008, auxquels se sont ajoutés 3,8 millions d’euros pour le lancement de l’iPhone 3G, le fonds ayant été à chaque fois abondé de 10 millions,
• 2 millions de dépenses promotionnelles et 1 million pour la formation de personnel dédié,
• 1,7 millions pour le développement d’éléments de réseaux liés à la Voice Vocal Mail spécifique à l’iPhone,
• des dépenses liées au développement de brevets.


Les secrets du contrat avec Orange
Aux termes de cet accord, Orange devient l’opérateur mobile exclusif pour les produits iPhone dans les plusieurs pays (France, Belgique, Roumanie), et obtient une co-exclusivité en Autriche, Pologne et Slovaquie. L’exclusivité portait sur l’iPhone 2G et l’ensemble de ses successeurs. En contrepartie, Orange s’engageait à verser à Apple 30 % des sommes facturées à chaque client iPhone Orange. Orange s’est également engagé à rembourser 50 % des dépenses publicitaires engagées par Apple dans le cadre de la promotion de l’iPhone, montant plafonné à 10 millions d’euros.

L’accord prévoit qu’Apple serait dégagée de ses obligations d’exclusivité dès lors que 40 % du nombre total de clients iPhones auraient débloqué leur téléphone et auraient changé d’opérateur.. La clause 2.2 de ce contrat interdit à Orange de conclure un partenariat similaire avec un autre constructeur de mobiles.

Le contrat est conclu pour une durée de 5 ans à compter de la date du lancement de l’iPhone 2G, soit le 29 novembre 2007. Apple bénéficie d’une clause de sortie sans contrepartie à l’issue d’une période de trois ans. Au cours de son audition, la vice-présidente (sic) de la société Apple Inc a précisé : « Dans notre esprit, il s'agit plutôt d'un contrat de trois ans. Ce point a été central dans la négociation. Apple aurait préféré une période plus courte que trois ans pour cette faculté de sortie. ». Apple s’engage également à ne pas mettre en œuvre, pendant une période de 2 ans à compter de l’expiration du contrat, une action marketing ciblant les « clients iPhone d’Orange » et qui « viserait à les encourager à quitter le service de téléphonie mobile d’Orange au profit du service de téléphonie d’un autre opérateur ».

« Apple et Orange ont […] contractuellement organisé la subvention des iPhones [3G] pour qu’elle soit supérieure à celle des autres terminaux d’au moins 20 % : elle se situe à un niveau moyen de 310 euros ».

Ces déclarations ont été complétées par les observations d’Apple : « Compte tenu des changements de l'économie générale du contrat avec les opérateurs, Apple a décidé de ne plus accorder d'exclusivité aux opérateurs et n'en a donc pas introduit dans les contrats signés pour le lancement dans d'autres pays de l'Union européenne.

Toutefois, pour certains pays dont la France, Apple s'était engagé aux termes de son premier accord concernant le 2G à maintenir le droit de première présentation d'Orange avec l'iPhone 2G et ses successeurs pour la durée du contrat ; Apple n'était donc pas en mesure de mettre fin à l'accord signé avec Orange en France ».

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Orange s’engage à avantager la distribution des iPhones par rapport à d’autres terminaux : « Orange convient que, lors de la vente des Produits Agréés à l'un quelconque de ses Points de Vente Agréés à des fins de distribution, elle observera des dispositions et conditions qui seront identiques ou plus favorables que celles qu'elle propose aux mêmes Points de Vente Agréés au titre de tout autre téléphone mobile, y compris les remises, rabais, droits de retour et incitations à la vente. Orange convient en outre de proposer à l'ensemble du personnel commercial qui vend ou active des Produits Agréés des commissions sur les ventes ou d'autres incitations à la vente qui soient identiques ou plus favorables qu’à l'ensemble des incitations à la vente qu'elle propose au personnel commercial qui vend ou active tout autre téléphone mobile ».

À l’occasion du lancement de l’iPhone 3G, la distribution a été élargie à un réseau de distribution sélective mis en place par Apple et comprenant, outre les agences France Telecom, les boutiques Orange (Mobistores) et les magasins Photostation et Photoservice, ainsi que des distributeurs multimarques : les magasins FNAC, Darty, The Phone House, Boulanger, Auchan, Carrefour et Tel and Com. Apple a donc signé avec contrat de distribution sélective. Ces contrats ont une durée d’un an. Ces distributeurs se fournissent auprès d’Orange, grossiste exclusif d’Apple en France."

Le contrat avec la Fnac
Le contrat « Authorized iPhone Reseller Agreement », signé entre Apple Sales International et la FNAC le 25 juillet 2008, figure au dossier. Les représentants de la FNAC ont été interrogés sur ce contrat : « Ce contrat suppose que nous vendions un certain nombre d’abonnements Orange et un certain nombre d’iPods. Ce type de contrat est totalement inhabituel. Aucun autre constructeur n’a mis en place un tel système de distribution sélective. Les seuils de 30 % qui figurent dans les critères de distribution sélective sont très inférieurs aux poids réels des deux marques dans nos ventes, et ce critère ne nous pose pas de problème et n’a pas modifié nos comportements, ou nos actions commerciales. (…) S’agissant d’Orange, leur part de marché (en volume) est de 40-50 %. Un distributeur qui propose des abonnements Orange et des iPods atteint facilement les seuils de 30 % pour chacune de ces marques ».

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Le contrat avec les revendeurs agréés Apple
Des contrats de distribution ont été signés entre Orange France et les distributeurs indépendants agréés par Apple. Leur durée de validité s’étend du jour de leur entrée en vigueur jusqu’au 1er juillet 2009. Ils peuvent être reconduits avec l’accord des parties.

Dans le nouveau système, et malgré une erreur de plume dans le contrat, Apple est en mesure de confirmer formellement qu'il ne se voit plus reverser en pratique le montant du désimlockage (100 euros, ndr) effectué par les revendeurs agréés. En effet, dans le nouveau business model mis en place, Apple ne supporte plus de risques justifiant le reversement des frais de désimlockage ».

Une clause prévoyant un mécanisme d’alerte portant sur les importations d’iPhones complète le dispositif : « le revendeur informera promptement Orange de tous Produits Autorisés importés ou supposés importés par un tiers portant les marques de Apple et qui n’ont pas été distribués ou fabriqués par Apple pour la vente sur le Territoire [la France], dès qu’il aura connaissance de l’import»


Les dérapages au lancement du 3G
À la sortie de l’iPhone 3G, les consommateurs qui souhaitaient acheter un terminal sans abonnement aux services Orange ont pu se voir opposer un refus de vente, au motif que le terminal n’était plus disponible et constater que les terminaux étaient pourtant distribués aux nouveaux clients Orange. Cet état de fait n’a pas été contesté par Orange dont les représentants ont déclaré au cours de leur audition : « [n]ous n’avions pas la volonté de réserver les iPhones à nos nouveaux clients. Localement, il y a eu malheureusement des exemples de boutiques dont les vendeurs ont pu « déraper », mais de manière localisée. Nous avions pourtant fait circuler des consignes pour empêcher ces pratiques».

La société SFR a transmis au Conseil un échange de correspondances intervenues avec la société Orange, dont il ressort que cette dernière a mis en demeure la société SFR de mettre fin à sa politique de subvention des iPhones vendus sans abonnement Orange pour les consommateurs qui souhaitaient associer l’iPhone à des services de téléphonie proposés par SFR. Sur ce point, la société Orange a déclaré : « Orange s’est étonné auprès de SFR de cette pratique de parasitisme de son exclusivité et de ses investissements, en la sommant de s’expliquer».


Le poid d'iTunes en France
Lors de son audition, la FNAC, également présente sur le marché de la vente de fichiers musicaux dématérialisés, a confirmé que l’iTunes Music Store jouissait également en France d’une part de marché très significative, cette part de marché étant portée par celle de l’iPod : « S’agissant de la musique en ligne (vendue sur ordinateur), iTunes Store a une part de marché de 60-70 % environ, Virgin Mega est deuxième avec une part de marché d’environ 15 %, et FNAC a environ 8-15 % du marché. Ces chiffres sont très approximatifs. Je précise que le marché des fichiers musicaux achetés depuis un téléphone est en très forte croissance : 25 % en 2007 et 35-40 % en 2008. Ces chiffres sont toutefois à vérifier. Le poids d’iTunes est proportionnel au parc d’iPods. Apple apporte simplicité et confort. Le consommateur n’a aucun intérêt à sortir de ce système intégré ».


L'iPhone plutôt que l'iPod
En termes de prix, l’Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes) a d’ailleurs observé que l’iPhone s’intégrait pleinement dans le continuum de prix des iPods : « la subvention pratiquée en France par Orange pour un client qui souscrit en parallèle à un forfait iPhone rend la deuxième version de l’iPhone particulièrement attractive.

En effet, elle ramène le prix du terminal à un niveau inférieur à celui de l’iPod doté des mêmes fonctionnalités (autre que téléphone) et de capacité équivalente […] Le consommateur de téléphonie mobile désirant acquérir un baladeur numérique de type iPod semble donc incité à choisir plutôt un iPhone ». Les représentants de la FNAC confirment : « Les morceaux achetés sur iTunes[Music Store] avec DRM ne peuvent pas être déposés sur un autre lecteur MP3 que l’iPod ou sur un autre smartphone que iPhone. Plus les clients ont acheté des morceaux téléchargés sur iTunes avec DRM, plus ils sont captifs d’Apple.[…].

Après 6 mois d’utilisation, sur la base d’un album acheté par mois, le client est de fait captif. Je pense qu’environ 1 million d’iPods sont vendus en France par an ».


Samsung salue l'iPhone
Un représentant de Samsung sollicité dans cette affaire a donné son point de vue de fabricant de mobile sur les positions de chacun et d'Apple en particulier "Apple est un constructeur particulier. Sa particularité est d’avoir développé un produit qui est inhabituel par son système d’exploitation, et extrêmement convivial. Il bénéficie d’une très forte notoriété sur le segment des MP3 (iPods) grâce au design et à l’interface. Leur concept de téléphone était avant-gardiste.

crédit photos : Orange
avatar shenmue | 
Je crois que Spleen est furax car il vient de se rendre compte qu'en France l'Iphone ATOMISE les concurrents qui n'ont que de petites miettes...j'imagine la joie ou le frisson qui l'aurait animé si Orange n'avait annonçé que 100 000 ventes depuis 6 mois par exemple... Comme on dit...ça sent le DEG...
avatar kostoglotov | 
Marrant tous ces gens qui causent comme s'il était vital de pouvoir s'acheter un iPhone à vil prix … alors qu'on se rend surtout compte qu'il devient vital pour certains opérateurs de pouvoir le vendre, à n'importe quel prix ! Un médecin, des médocs, l'éducation, un toit, la nourriture : tout ça, accessible à tous, je dis pas … Mais un p*tain de gadget technologique … Quel indécence, quand même, que tout ce ramdam judiciaire !
avatar bobby001 | 
C'est surtout qu'il y avait une grosse condition pour qu'Apple donne l'exclusivité à un opérateur : couverture edge et 3G en même temps. Ce qui n'existe toujours pas chez SFR (si tu as un phone Edge dans une zone de couverture 3G tu es en GPRS, chez SFR il n'y a une couverture edge que là ou il n'y a pas de 3G, chez orange en couverture 3G l'edge est également dispo.) Et à l'époque Bouygues se foutait de la 3G et limitait son réseau à de l'edge ... C'est pour dire qu'à l'époque le couple iphone edge/3G n'était ni adapté au réseau SFR ni à Bouygues, donc ça semblait logique que ce soit Orange. Mais un peu de concurrence maintenant ne peut pas faire de mal.
avatar Amnesiak | 
86,5 millions d'investissement... mais en fait si on enlève la pub et les bidouilles commerciales, il ne reste que 1,7 millions d'investissement technique (ce qui me semble bien cher pour simplement mettre en place un serveur IMAP avec les enregistrements audio des messages)... et Orange ose répliquer qu'ils ont investi, innové, développé pour cette exclusivité... :s
avatar strossus | 
@amnesiak ca m'entonnerais qu'un autre opérateur est dépensé plus de 1,7 millions juste pour déployer une technologie qu'un seul téléphoner utilise
avatar Anonyme (non vérifié) | 
Si l'on s'écarte un peu des batailles partisanes, on se rend surtout compte que c'est l'hémorragie chez SFR et chez Bouygues... En attaquant Orange, ils montrent clairement que l'iPhone déstabilise le marché. Ne pas l'avoir semble grave. J'imagine que les fuites vers Oranges doivent être vraiment importantes pour en arriver là... Ambiance dans le panier de crabes :):)
avatar Eurylaime | 
Avec 600 000 exemplaires vendus, ceux qui l'ont voulu comme un objet pour être vu de loin doivent être bien dégoûtés ^^ Mais quand la v3 sortira, on aura encore de belles séquences d'hystérie =)
avatar oomu | 
"Une leçon de : "Comment mélanger innovation technologique et partenariat commerciaux à la M$". " des fois, on pourrait espérer qu'il y a des gens sincèrement communistes mais non, ce sont juste des trolls haineux Faire du Commerce n'est PAS satanique, n'est PAS microsoft, n'est PAS un tort, n'est PAS un mal. les accords entre sociétés n'est PAS malsain, n'est PAS immoral, n'est PAS non-éthique, n'est PAS un tort! Si Microsoft est une insulte, c'est à cause de leurs MALVERSATION et leurs entraves aux COMMERCES normal et libre. ok? bref, NON AU TROLL. Les trolls c'est le MAL, spleen aussi. - et quel est le rapport entre l'ontologie , la dinde, les soldes , le fait de vomir, l'iphone, les réseaux dit de 4G , le spleen, Baudelaire, Macgeneration, votre diatribe ridicule et le Reste ?
avatar oomu | 
" il ne reste que 1,7 millions d'investissement technique (ce qui me semble bien cher pour simplement mettre en place un serveur IMAP avec les enregistrements audio des messages)" ben vi parce que c'est juste un PC beige acheté à montgallet. c'est évident et dire qu'il suffit d'un serveur imap ! l'ingénieur Ft, il a installé redhat linux , il a fait "yum install cyrus" , puis il a dormi, et hop ! un serveur imap tout prêt. ha ben faAAa alors (mais les histoires de backup, de machines redondantes, le fait qu'un serveur d'entreprise typique seul coute vers les 4500-5000 euros, les contrats de maintenance, les interventions, le matériel d'interconnexions, les études, les salaires, le tarif ingénieur/heure (je coute CHER !) , etc.. non pfffF, ca tombe du ciel ) et vous ne savez pas exactement ce que couvre ces 1,7m. la période d'activité peut être. Je vais vous dire, vous devriez Manifester DEHORS et exiger que TOUT ACte informatique vous soit offert GRATOS. n'oubliez pas de fouetter votre esclave informaticien aussi. - (pfFf... aucun sens des réalités)
avatar lemail2mi | 
@oomu 1M7... ils ont pas pus se payer redhat, ils ont plutôt installé Debian, et fait "aptitude install..."
avatar CBi | 
On est en plein délire... Un gars invente un produit, assez génial pour qu'il fasse baver tout le monde quoi qu'on dise. Il en donne la commercialisation à un vendeur de son choix, pour en protéger la valeur, dans un secteur où la pratique courante est que les opérateurs bradent le hardware à 1€ pour vendre du temps de communication, et la justice lui tombe dessus... A quand les décisions de justice pour mettre les sacs Vuitton en tête de gondole chez Carrefour ? Toute une théorie en marche, censée défendre le consommateur qui veut tout gratos, le pain comme le cirque, et les gentils distributeurs qui veulent faire baisser les prix, contre les méchants producteurs...
avatar Kaneda Corp | 
@ Oomu en tombant sur Amnesiak et son serveur imap... (t'aime pas l'humour), tu oublies un peu vite la pertinance initiale de sa remarque: Investissement sur le réseau pour l'iphone: 1,7 million soit 2% des sommes engagées. C'est moins que les dépenses de pub. Alors pour ceux qui écoutaient ici certains sortir toujours le coût de l'infrastructure pour repousser toute idée de passage de l'iphone chez la concurrence, ca fait doucement sourire. Cette somme est très largement abordable par SFR et BT. D'ailleurs pour BT le plus gros du boulot c'est le réseau 3G et ça Apple l'avait compris. Pour le reste c'est vraiment instructif: sur ce fameux contrat Apple/orange et son contenu sur le (ou l'un des) critère(s) d'apple lors du choix d'orange "les revenus moyens par clients" on s'en serait pas douté lorsque l'accord prévoyait le fameux renversement des 30%... sur le non respect du contrat par orange, car à l'époque de l'iphone V1 on peut pas dire qu'orange ait vraiment chercher à les vendre les iphones. Je pense que sur ce site on a eu pas mal de retour en ce sens. Sur le retour de veste complet de SFR et BT, faudrait resortir les petites phrases assassines lors de la sortie de l'iphone v1. J'aimerais bien qu'il me dise pourquoi ce qui les faisait sourire tant hier les poussent à mener de grandes procédures arbitrales et judiciaires aujourd'hui. sur ce que les concurrents pensent d'apple: fnac et samsung, un an après ils sont encore baba, ils doivent encore se demander pourquoi c'est pas eux qui ont inventé Itnues ou l'iphone... Quoique chez samsung on arrive à la conclusion que ce succès: c'est pacque Apple c'est particulier et l'iphone est un produit inhabituel, le tout formant un complexe mélange avant-gardiste... bref c'est magique... re-bref en voila qui n'ont pas l'air prêt à venir faire de l'ombre à l'iphone ... Sur ce, je retourne chaîner mes eepc dans mon garage afin de déployer un grand serveur de visioconférence pour orange. Dis Oomu tu m'aideras ??
avatar jdiogon | 
@ CBi : Quel que soit le prix de vente de l'appareil en boutiques (1€ comme tu le dis), je pense que l'opérateur l'achète au prix "standard" au fabricant (modulo prix de gros et ce genre de choses sûrement). Donc ça n'a rien à voir avec Apple le fait que ce soit vendu 1€ ou pas, enfin je pense. A moins qu'Apple souhaite absolument rester "élitiste" en affichant un prix assez élevé (quoiqu'à peu près standard pour un téléphone, 200€). Là ce qui a été dit par les autorités judiciaires c'est : un partenariat d'exclusivité sur, par exemple, 3 mois, oui. Un partenariat sur 5 ans qui empêche la concurrence : non. (Parce qu'il faut bien reconnaître que dans 5 ans on bavera tous sur un truc nouveau et on aura oublié l'iPhone ou au moins cette version là.) Et au final je trouve ça assez normal. Je pense même qu'Apple n'a pas à être mécontent de cela : ils ne touchent plus de pourcentage comme sur le business model précédent, et ils ont là la possibilité de vendre plus d'appareils, et dans le même temps de toucher plus de gens susceptibles d'acheter sur l'App Store, sur Itunes Music, etc...
avatar Anonyme (non vérifié) | 
Je lis : Les représentants de la FNAC confirment : « Les morceaux achetés sur iTunes[Music Store] avec DRM ne peuvent pas être déposés sur un autre lecteur MP3 que l’iPod ou sur un autre smartphone que iPhone. Plus les clients ont acheté des morceaux téléchargés sur iTunes avec DRM, plus ils sont captifs d’Apple.[…]. Et si vous achetez sur la FNAC et vous voulez mettre sur un Ipod, ils vous disent > Pour l'instant, tous les baladeurs MP3 ne sont pas directement compatibles avec > fnacmusic, car les fichiers de musique WMA sécurisés ne sont pas lus par > l'ensemble des baladeurs numériques. > Dans certains cas une mise à jour du firmware du baladeur numérique depuis le > site du constructeur résout ce problème. > Toutefois, vous avez toujours la possibilité d'utiliser l'un de vos sept droits > pour graver la musique achetée sur fnacmusic sur un CD audio, et d'utiliser > ensuite ce CD audio pour alimenter votre baladeur, dans le cadre d'un usage > strictement privé. A chacun de juger s'il voit une différence de comportement,
avatar hellhasnofury | 
Immenses félicitations à Florian: ça c'est vraiment du bon, du grand, du vrai journalisme. Merci pour cet article très bien documenté et très clair. :-)
avatar muhyidin | 
Ils sont bien rigolos ces gens qui ont été condamnés pour entente illicite et se tirent maintenant dans les jambes. Sur le fond le problème ne change pas il n'y a toujours aucune concurrence sur les forfaits.
avatar Fab'Fab | 
Enfin!!!!!!!! Je vais pouvoir m'acheter un iPhone sans passer chez Orange! Cool!
avatar FabriceG | 
Merci pour cet article très bien fait et très informatif qui à, entre autres, le merite de mettre certaines pendules à l'heure.
avatar NightWalker | 
@Fab'Fab... Vérifies quand même avant que les services possibles sur iPhone soient disponibles chez l'opérateur que tu vas choisir...
avatar julux | 
On a pas encore penser a faire un proces a Babybel qui a breveté son fromage?!
avatar robertito | 
Je ne sais pas comment c'est en France mais ici au Canada partout où tu vas tout le monde parle du IPhone. Je sors d'un conseil d'administration d'entreprise où j'avais mon IPhone et une autre membre venait d'acheter le sien et tout le monde, je dis bien tout le monde voulais l'avoir en main, ils le comparait avec leur Blackberry et se demandait comment fonctionnait la messagerie. Partout où tu vas, c'est la pure folie. Alors vouloir en devenir le vendeur exclusif m'apparaît quelque chose de tout à fait normal. Le IPhone est un produit haut de gamme à forte valeur technologique ajoutée, vouloir le mettre au même niveau que les autres est une pure aberration. C'est vraiment comme vouloir vendre du Fauchon dans un supermarché.
avatar cham | 
Est-ce que l'iPhone cassera l'entente entre les 3 gros opérateurs ? Ce serait intéressant pour nous consommateurs. Au passage, article très intéressant aussi, félicitations.
avatar michaelprovence | 
Y'a un ver dans le fruit mais c'est pas dans une pomme (pour une foi) !!
avatar Le docteur | 
Comme beaucoup de gens je regarde les images avant d'avoir tout lu... et ça m'énerve déjà : ces T-shirts "coach" porté par des employés Orange. C'est misérable, cette culture managériale à deux balles...Monde de cons mercantilisé...
avatar Le docteur | 
Sinon, quand on regarde ce qu'a fait Orange à Apple, ça ressemble à une dinde aux pommes farcies... Ils n'ont jamais essayé de vendre les iPhone, mettant tout en avant sauf cette machine... Clairement, l'iPhone n'a été récupéré que pour que la concurrence ne le vende pas. Quant aux pourcentages sur les contrats, je serais prêt à a parier que ça ne s'applique qu'aux forfaits Apple d'origine... pas aux origami qu'Orange tente de refiler désespérément à la place du forfait initial, apparemment plus intéressant.

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