Apple et Microsoft, deux machines au fonctionnement bien différent

Anthony Nelzin-Santos |

Co-fondateur de Tumult, à qui l’on doit notamment Hype, Ryan Nielsen a récemment été interviewé par le développeur Guy English pour le podcast Debug. Celui qui a dirigé le développement d’OS X de 2004 à 2010 a notamment discuté des différences fondamentales entre Apple et Microsoft dans l’approche du développement logiciel.



Mac OS X 10.3 Panther



Mac OS X 10.3 Panther (2003).



Le chef d’orchestre du développement d’OS X



À peine son diplôme de l’université du Colorado à Boulder en poche, Ryan Nielsen a intégré Apple en tant que engineering project manager en charge de la supervision du développement d’OS X. En six ans à la tête du développement d’OS X, il a supervisé cinq versions majeures : Mac OS X 10.4 Tiger, Mac OS X 10.5 Leopard, Mac OS X 10.6 Snow Leopard, OS X 10.7 Lion et 0 S X 10.8 Mountain Lion.



« L’équipe Mac OS X avait la main haute sur tout ce qui touchait au système d’exploitation », explique-t-il, « du moins jusqu’à ce que le développement de l’iPhone entraîne une compartimentation plus stricte de certaines fonctions. » L’engineering project manager qu’il était alors ne devait pas s’assurer que le système sorte à temps, mais tout simplement « à ce qu’il sorte ».





À l'exception de la toute première version de Mac OS X, en retard de plusieurs années sur le planning initial, Mac OS X 10.5 Leopard est la seule version de Mac OS X qui a été repoussée par Apple. Il a été développé en même temps que la première version de ce qui est devenu iOS.



« On voit souvent le project manager comme un "hub", mais c’est plutôt la colle qui tient tous les éléments de la société ensemble », poursuit-il. S’il repère un problème dans les couches les plus basses du système, il doit mobiliser des ressources pour le régler au plus vite, afin qu’une nouvelle build soit disponible au plus vite pour les équipes qui travaillent sur les apps, à plus haut niveau. Si une équipe est en retard, il doit estimer ce retard, prendre la décision de l’absorber, ou de le résorber en réallouant des ingénieurs, ou même de remettre une fonction à plus tard.



Bref, c’est un rouage essentiel, une sorte de chef d’orchestre qui a une vision globale de l’état du développement, alors que chaque équipe travaille de manière isolée. C’est un canal de communication entre les équipes, mais aussi des équipes aux dirigeants. Et c’est évidemment le responsable en cas de blocage, celui qui doit trouver une solution et la mettre en place.



Apple : un développement « organique »



De fait, le développement d’OS X est assez « naturel » : la structure générale est suffisamment lâche pour que les décisions soient prises de manière pragmatique, au cas par cas. Jusqu’à Lion, chaque version d’OS X était organisée autour d’« un thème » ou d’« un jeu d’objectifs » imaginés par la direction, le marketing et l’ingénierie.



Ce cadre est fixe : une fois que la décision de ne pas doter Snow Leopard de nouvelles fonctions a été prise, toutes les équipes n’avaient plus qu’un but, nettoyer et optimiser le système. Les détails d’implémentation, eux, peuvent évoluer : l’équipe en charge de GCD, dont les ingénieurs ont souvent été mobilisés pour d’autres projets, a été « autorisée » à prendre du retard. Et GCD est finalement arrivé à temps. « Il faut accepter que la réalité impose de ne pas respecter les règles, de faire des compromis, de revoir ses objectifs à la baisse », explique Nielsen : « au final, on obtient moins que l’on imaginait, mais mieux. »





Mac OS X 10.6 Snow Leopard (2009) n'intégrait qu'une seule nouvelle fonction visible, la prise en charge d'Exchange.



Cette liberté relative et l’architecture générale d’OS X permettent d’intégrer assez rapidement les modifications des ingénieurs. Non seulement l’équipe en charge d’un logiciel obtient un retour immédiat sur son travail, mais les autres équipes peuvent immédiatement vérifier que ces modifications ne posent pas de problèmes à leurs propres travaux, ou inversement. Les systèmes de gestion de versions sont suffisamment robustes pour revenir sur ces modifications au besoin, voire les supprimer si elles doivent être reportées à un prochain système.



Cette jolie mécanique d’allers-retours du code ralentit à l’approche d’un keynote : tout devant parfaitement s’y dérouler, aucune instabilité ne peut être introduite dans le système. Le rôle du project manager est alors de choisir une build à la fois suffisamment stable et suffisamment complète pour la démonstration. Si une fonction cruciale a du retard, il doit donc particulièrement contrôler les contributions des ingénieurs responsables, pour s’assurer qu’ils parviennent à un état acceptable sans introduire d’instabilités au niveau du système.



Elle souffre aussi de ce que certaines applications sont implantées assez profondément dans le système : les équipes iLife ou iWork peuvent évoluer indépendamment des équipes OS X, pas les équipes Safari, Mail ou iTunes. Nielsen a toujours rêvé d’un système où toutes les apps seraient de véritables silos, dont le développement pourrait totalement être découplé de celui du système. Cela n’aurait que contribué à faciliter ce mode de fonctionnement.





Depuis OS X 10.7 Lion, une nouvelle version du système est présentée chaque année.



Les choses ont sans doute changé depuis que le cycle de développement d’OS X est passé à un rythme annuel et que Nielsen a quitté Apple, mais ces grands principes de fonctionnement demeurent. Sans doute contraint par un accord de confidentialité, Nielsen pèse chacun de ses mots, mais il laisse à penser que le développement d’OS X approche désormais le principe de la rolling release.



Il fallait jusqu’à trois ans pour développer une version majeure d’OS X autour d’un grand thème. Au lieu d’attendre trois ans pour présenter une version d’OS X parfaitement intégrée à iCloud et communicant sans heurts avec iOS, Apple a présenté trois versions s’approchant chacune un peu plus du but (lire « Ship first, fix later » : un monde en bêta). En quelque sorte, Lion et Mountain Lion ont été des « instantanés » du développement de la version finale que sera Mavericks, avec toutes les incohérences flagrantes et les bogues frustrants que cela suppose.



Microsoft : une machine inflexible



Cette approche s’oppose radicalement à celle de Microsoft, dont Nielsen a eu quelques échos. L’exemple parfait est celui de la débâcle WinFS : sur le papier, cette extension de NTFS aurait été une véritable révolution, peut-être même le système de fichiers ultime. Cette merveille d’ingénierie a finalement été abandonnée après de nombreux retards : Microsoft a refusé « de ne pas respecter les règles, de faire des compromis, de revoir ses objectifs à la baisse ». Face à WinFS, Apple a présenté… Spotlight.



Ce n’est qu’une simple fonction, infiniment moins ambitieuse qu’un nouveau système de fichiers, mais qui a apporté des solutions concrètes et pratiques à une partie du problème que Microsoft essayait de résoudre. Revoir HFS+ aurait été infiniment plus complexe, même si Apple a un temps envisagé de le faire avec ZFS — une piste aujourd’hui définitivement abandonnée, selon ce que sous-entend Nielsen. La firme de Cupertino trouve donc d’autres solutions, comme Core Storage, une couche au-dessus du système de fichiers qui a ouvert la porte à Fusion Drive.



Spotlight



Spotlight dans Mac OS X 10.4 Tiger.



Le processus de développement de Microsoft, plus lourd et plus strict, reflète cette ambition. Lorsqu’un ingénieur soumet une modification, elle ne s’applique qu’à son dépôt local. Après vérification, elle remonte d’un niveau : son comportement face aux autres modifications est testé, avant de finalement intégrer le dépôt central. Une build officielle de Windows est alors compilée.



L’avancement et la stabilité des fonctions de cette build sont alors testées dans leur globalité, avant de redescendre d’un niveau. Les équipes transversales testent leurs propres fonctions, avant de donner leur feu vert à une nouvelle « descente » de la build. Au moment où l’ingénieur reçoit enfin la version de Windows qui contient sa modification, il a pu s’écouler plusieurs semaines, voire plusieurs mois.



Ce processus est indiscutablement plus solide : il permet à Microsoft de proposer régulièrement des nouveautés réellement importantes (qui pourrait sérieusement douter de la supériorité de NTFS sur HFS+ ?). Mais Apple est prête à sacrifier la beauté de la recherche fondamentale en informatique avec son processus plus souple : le fait est qu'au final, les utilisateurs obtiennent plus rapidement les fonctions qu'ils désirent. Selon Nielsen, Microsoft elle-même s'orienterait vers ce modèle, consciente de ses avantages certains.


avatar Cowboy Funcky | 
Une différence de culture et d'état d'esprit ! Peut être l'orgueil et leur suffisance qui les a empêché de muer si ce n'est en organisation tentaculaire....
avatar Khadgare | 
Exellent article comme le fait de plus en plus macg.... Un plaisir!
avatar mattcastel | 
Ce qui explique finalement pourquoi Apple nous fait payer les mises à jour tous les ans, et qu'une version mineure est un événement rare... Tandis que Microsoft propose des systèmes radicalement différents tous les 4/5 ans, mais mis à jour en permanence... "Vous avez 92 mises à jour de sécurité, votre PC redémarrera dans 1 minute. Alors magnez vous de tout sauvegarder !"
avatar pecos | 
Miladiou... Mais qu'est-ce que c'était classieux, Panther, avec cette interface en métal brossé et ce dock clair ! La zénitude et sa pensée très proche du vide sidéral sont depuis passés par là. :-(
avatar Le_iPodeur | 
C'est vraiment mieux NTFS ? HFS+ est peut être vieux mais je trouve qu'il fait bien ce qu'on lui demande et je n'ai jamais eu trop de soucis. Alors que le NTFS j'ai parfois eu des surprises (ou alors c'était du à Windows lui même). Il y a de bons articles techniques qui comparent avantages/inconvénients ?
avatar popeye1 | 
Eh bien attendons la sortie de mavericks pour voir si tous les bugs de Lion et Mountain Lion seront corrigés. A force de rajouter des options plus ou moins utiles ( il y en a de plus en plus) et ne correspondant pas souvent aux désirs des utilisateurs, les systèmes finissent par devenir incontrôlables : on n'est jamais certain qu'une modification mineure dans un coin ne va pas provoquer un bug monumental à un autre endroit. Souhaitons que Mavericks ne nous fasse pas regretter son installation.
avatar joneskind | 
Prise en charge d'Exchange, la seule différence entre Leopard et Snow Leopard ? Quelle innovation !
avatar iRobot 5S | 
Leopard était beau ! Itune était vert ! Snowboard léopard était une version très fluide très propre et très sympathique, mais lion m'as déçu.
avatar gabou009 | 
@popeye1 je suis sur la beta depuis sa sortie et Mavericks est un excellent système. Aussi stable que Snow Leopard même! Il roule comme un champion!
avatar Anthony Nelzin-Santos | 
@Le_iPodeur : j'ai toujours eu un faible pour NTFS et ce qu'aurait été WinFS, qui contiennent des choses très intéressantes, notamment en matière de potentielle récupération des données (ne me lance même pas sur btrFS). J'ai aussi une dent contre HFS+, dont la petite tendance à la corruption m'a coûté quelques disques. Considère cette incise comme une catharsis, quoi :)
avatar Le docteur | 
@pecos Même réflexion. Ca me colle un coup de nostalgie à chaque fois que je vois ça, par rapport à l'horreur tristounette que c'est devenu. Par contre, ce n'est pas du zen, c'est du design. Enorme nuance. Je trouvais à la limite Tiger ou Panther plus proche de l'esprit du zen.
avatar cedre22 | 
Pourquoi NTFS est il supérieur au HFS+ ?
avatar Mdtdamien | 
Vous avez lancé là un sujet fort intéressant ! Plus de détail sur le HFS+ et le NTFS semble intéresser vos lecteurs.
avatar BooBoo | 
Que j'aimerai que nous développions comme cela (intégration continue) dans ma boîte...
avatar crazy_c0vv | 
Article intéressant, merci ! N'oublions pas que Windows et les technologies Microsoft restent très employés dans toutes les administrations et les grandes entreprises, ce qui impose peut-être à Microsoft ce type de cycle de développement, plus sérieux et plus stable mais moins risqué ?
avatar Darth Philou (non vérifié) | 
Effectivement, j'aimerais également une démonstration de la supériorité de NTFS sur HFS+. Par exemple, à preuve du contraire, je suis toujours obligé de defragmenter mes disques NTFS pour conserver des temps de réponse potables.... Quant à HFS+ je n'ai jamais expérimenté heureusement de problème de corruption de disque, même en retirant mes disques externes comme un sauvage....
avatar pacou | 
En tout cas pour ce qui est des accès disques, calcul des tailles des éléments, hfs+ est plus lent. Les protocoles réseaux de Apple, notamment afp, sont plus lents que tout ce qui existe ailleurs. Windows a son TSE, pourquoi pas Apple? Malgré cela, je préfère l'ergonomie générale de Mac OS X.
avatar iTroll | 
D'un côté le type a travaillé longtemps chez Apple, de l'autre il a eu "quelques échos"... je préférerais un témoignage d'un ancien employé de Microsoft pour de l'info de première main. Là c'est un peu trop caricatural entre l'entreprise flexible et réactive d'un côté et le mastodonte à l'organisation lourde et lente de l'autre.
avatar havox79 | 
@joneskind : C'était la seule nouvelle fonction pas la seule différence, snow leopard reste le mac os le plus rapide et le plus stable.
avatar belgiman69 | 
Très bon article en effet!
avatar UnkleDark | 
Il serait intéressant à cet égard de voir l'évolution de OS X, notamment de Leopard à ML ... Qu'est ce qui a fondamentalement changé, justifié une nouvelle version ?
avatar hadrien01 | 
"Face à WinFS, Apple a présenté… Spotlight." ... face à Microsoft qui avait présenté Instant Search pour Longhorn.
avatar jerome_l | 
De mon expérience: NTFS, héritage direct du système de fichier de VMS est plus complet dans sa gestion des droits utilisateurs. Sinon, il a de sérieuses limites, comme l'impossibilité d'avoir des chemins d'accès supérieurs à 255 caractères, ainsi que de sérieuses limitations quant à l'utilisation des liens symboliques. De plus, cette gestion avancée des droits le rend particulièrement lent lorsqu'il s'agit de traiter de multiples petits fichiers. HFS+, à l'inverse, hérite de la philosophie Unix. Donc la gestion des droits se fait principalement (mais pas que) par des droits en lecture/écriture attribués au créateur/groupe du créateur/tout le monde. Cette simplification fonctionne dans la plupart des cas, et est très rapide. De la même manière, liens symboliques et 'durs' sont parfaitement supportés, comme on s'y attend d'un système unix. Sinon, les deux filesystems sont journalisés, et supportent très bien les caractères internationaux. Au final, donc, je ne comprends pas trop cette soi-disante 'supériorité évidente' de NTFS ...
avatar hadrien01 | 
@ jerome_l : Et ext (sur Linux) ? Des différences majeures, ou très semblable à HFS+ ?
avatar Doctomac | 
"il permet à Microsoft de proposer régulièrement des nouveautés réellement importantes" Lesquelles ??? Entre XP et le 8, quelles ont été les nouveautés ?
avatar patrick86 | 
@Doctomac : 'Entre XP et le 8, quelles ont été les nouveautés ?' Le BSOD n'est plus bleu, mais noir dans Windows 8.
avatar hadrien01 | 
@ Doctomac : Windows Search, le TRIM, Aero, Metro, la rapidité, la nouvelle barre de tâches, la réactivité, Tilt, IE 11, Courrier, DirectX, multi-coeurs, 64 bits, stabilité, To Go, BitLocker, SSD, Firewall, Defender, ... Là, je viens de citer toutes les "nouveautés" que je vois devant moi (j'écris sous Windows). Et ce n'est même pas 1%. Il y a autant de différence entre XP et 8 que entre Mac OS X Panther et Mac OS X Mountain Lion. http://en.wikipedia.org/wiki/Features_new_to_Windows_Vista http://en.wikipedia.org/wiki/Features_new_to_Windows_7 http://en.wikipedia.org/wiki/Features_new_to_Windows_8
avatar jerome_l | 
@hadrien01 Je dirais semblables ... du moins en terme de fonctionnalités. Notez bien que je ne suis pas un expert dans ce domaine très particulier, n'étant pas auteur de logiciel de base de données (qui sont extrêmement gourmands en accès disque), mais un simple programmeur. La seule chose que je sais, c'est qu'Oracle a pas mal bossé sur l'optimisation du noyau linux (et peut-être aussi sur le filesystem directement) pour optimiser les accès disque, optimisation qui n'est peut-être pas présente sous OSX. En terme de rapidité d'accès (principalement mesuré en temps de compilation, qui implique de multiples accès fréquents à de petits fichiers), je dirais: ext légèrement plus rapide que hfs+ largement plus rapide que NTFS. Pour les gros fichiers, la différence n'est pas franchement mesurable à mon niveau, peut-être existe-t-il des différences importantes que je n'ai pas noté.
avatar Doctomac | 
la nouvelle barre des tâches….LOL Non mais justement, par rapport à l'article, en quoi ces nouveautés sont plus importantes que celles introduites dans Mac OS X ? Je ne comprends pas trop ce passage dans l'article.
avatar sinbad21 | 
Moi non plus je ne vois pas la supériorité de NTFS sur HFS+. Je dirais même que c'est l'inverse. A chaque fois que je répare le disque HFS+, il y a zéro erreur. Les disques NTFS c'est le contraire, il y a toujours des incohérences à réparer.
avatar Anonyme (non vérifié) | 
Une bonne explication sur les faiblesses de HFS+ est donné par John Siracusa dans sa revue de OS X Lion : http://arstechnica.com/apple/2011/07/mac-os-x-10-7/12/#hfs-problems Ce qui est choquant de la part d'Apple, c'est cette société à largement les moyens de mener à terme ce chantier et ne fasse rien (du moins que l'on sache). Il est vrai qu'il faut pas loin de 10 ans pour qu'un nouveau système de fichiers (et pas une évolution) deviennent mature. Par exemple le développement de Btrfs (Linux) qui a débuté en 2007, n'est pas encore suffisamment stable (et performant) en 2013 pour qu'il deviennent le FS par défaut dans les distributions Linux pour le Bureau. Il lui fera encore de très longues années pour qu'il soit validé pour des serveurs critiques en entreprise. Apple fait de superbe services comme Time machine en utilisant un gros hack pas très propre (des milliers de liens physiques) alors qu'un système de fichiers moderne (ZFS, Btrfs...) il suffirait d'utiliser des instantanés (fonctionnalité directement intégrée au FS). Un exemple de la faiblesse de HFS+ m'ait apparu personnellement : après une coupure de courant sur un iMac, le système de fichier s'est trouvé corrompu. Les outils d'OS X ont été incapables de faire quoi que ce soit (réparation du FS ou récupération des données). Heureusement avec Linux j'ai pu monter sans problème la partition corrompue et récupérer toutes les données de l'utilisateur avant de réinstaller le système.
avatar ActionScript | 
Les disques NTFS permettes de transférés des fichés de plus de 4Go...
avatar noooty | 
@Doctomac : Xp, ce sont des lettres et 8 un chiffre...
avatar foudeapple | 
@lamiducampeur - avec quel outil pour récupérer la partition corrompue sous unix ? ca m'intéresse...
avatar Anonyme (non vérifié) | 
@foudeapple - Un CD d'Ubuntu tout ce qu'il y a de plus classique puis j'ai lancé les commandes suivantes en ligne de commande (je ne suis pas sur pour le numéro de la partition mais gparted te donnera le numéro de la partition principale) : $ mkdir macpartition $ sudo mount -t hfsplus /dev/sda2 macpartition Bref, quelque chose de très très basique. Il est possible que cela ne marche pas dans tous les cas mais dans le mien cela a fonctionné. Dans mes souvenirs (cela date d'y il y a 2 ans), il y avait des noms de fichiers bizarres à la racine de la partition mais les données de l'utilisateur dans /Users étaient intactes.
avatar bugman | 
@ Anthony : Bel article. "En quelque sorte, Lion et Mountain Lion ont été des « instantanés » du développement de la version finale que sera Mavericks, avec toutes les incohérences flagrantes et les bogues frustrants que cela suppose." Une belle erreur à mon avis. :/
avatar Anonyme (non vérifié) | 
@ActionScript Et les disques HFS+ aussi... C'est le FAT 32 qui est limité si bas.
avatar macouille007 | 
Ahah donc il le reconnait, Lion et Mountain Lion sont "en quelque sorte" des beta et Mavericks sera la bonne! Quand j'été en cours et je voyais tout mes camardes avoir des bugs sur lion (cours d'art graphique) je me disais bien "bon j'ai pas icloud, tout cette merde dernière génération" mais au moin c'est bcp plus stable. Comme quoi j'ai économisé 35euro de MAJ. Bon sur qq année me direz vous c rien mais ya pas de petite économie =) La j'attend de pied ferme la 2 ou 3ème MAJ officiel de Mavericks et je dit au revoir à mon chère et tendre SnowLeopard.
avatar Shralldam | 
@ActionScript Euh, ça c'est l'argument populaire qu'on fait tourner pour valoriser NTFS par rapport à FAT32. NTFS a plus d'avantages que ça, et c'est loin d'être le seul à pouvoir gérer des fichiers dépassant 4 Go.
avatar jerome_l | 
@lamiducampeur "Un exemple de la faiblesse de HFS+ m'ait apparu personnellement : après une coupure de courant sur un iMac, le système de fichier s'est trouvé corrompu. Les outils d'OS X ont été incapables de faire quoi que ce soit (réparation du FS ou récupération des données). Heureusement avec Linux j'ai pu monter sans problème la partition corrompue et récupérer toutes les données de l'utilisateur avant de réinstaller le système." Preuve que le FS n'est pas en question, mais les outils autours ! Si le FS avait été en cause, tu n'aurais bien évidemment rien pu récupérer ...
avatar yebmal | 
Pourquoi Nelzin réfléchit-il alors que les autres coupent, collent ou compilent ? S'il a plus de temps, ou d'outils, ou de moyens, ou de sources que les autres, c'est pas juste !
avatar BeePotato | 
J'aimerais bien que l'auteur nous explique pourquoi GCD (par exemple) n'est pas « une nouveauté réellement importante » (ce qu'implique la fin de son article) ou même « une nouvelle fonction » (ce qu'implique la légende ridicule au sujet de Snow Leopard). À part ce genre d'erreurs, l'article est intéressant. :-)
avatar baptistecanazzi | 
Merci à MacG pour ce travail remarquable.
avatar 6nema | 
Heu, c'est bien un article du 2 octobre 2013 ?
avatar Stech72 | 
En TK , je ne sais pas à quel niveau NTFS est supérieur a HFS+ mais une chose est sure , la MFT du MBR est reconnue et connue pour être fragile … ça prend un rien comme instabilité physique pour foutre en l’aire la MFT . Je préfère de loin un RAID en EXT ou HFS peut être moins rapide, mais stable et fiable que des NTFS plus rapide, mais sensible a la moindre niaiserie . Donc, faire des remontrances sur la suppÔser performance du NTFS à d'autres svp Et ici je n’aborde même pas la capacité de récup des données ou bien la souplesse du partitionnement . Et de ne pas voir les changements énormes et lourds de OSX.1 à OSX.8 est être d'une réelle mauvaise foi .. Le passage à un Unix3 certified avec la X.5 , la gestion adéquate du multicore (grandcentral) , le passage de PPC à X86_64 etc etc …….
avatar dtb06 | 
On critique MS sur l'absence de WinFS, mais Apple est pressenti depuis longtemps pour sortir ZFS, ce qui n'est toujours pas d'actualité chez eux. Et NTFS est beaucoup plus performant que HFS+
avatar dtb06 | 
@ Stech72 Windows s'installe depuis des années sur des partitions GUID.
avatar dtb06 | 
@Hadrien01 " "Face à WinFS, Apple a présenté… Spotlight." ... face à Microsoft qui avait présenté Instant Search pour Longhorn." C'est clair, ça n'a rien à voir. D'ailleurs je crois que le système d'indexation a été déjà inclus avec XP SP2. Il ne faut pas confondre Tabla de partition (GUID/MBR), système de fichiers (EXTFS, NTFS, HFS...) et fonctions annexes (Indexation, Time Machine...)
avatar Stech72 | 
@Dtb06 oui mais NTFS demeure une bouse au niveau de la stabilité et tous les problèmes de Windows sont en partie du a l'instabilité de NTFS….. Avant que de l'intégré critique roule sous Windows y va pleuvoir des cordesPar que le kernel de Windows soit pourri , mais que le système de fichier lui même mèle les cartes .
avatar amanray (non vérifié) | 
@stech72 > Jamais eu de problème avec NTFS et le gros avantage est de pouvoir bosser sur un disque dur avec des données compressées à la volée pour gagner de l' espace et du coup du temps de chargement ou d' écriture

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