"Behind the Mac", la nouvelle campagne de pub d'Apple

Florian Innocente |

Apple remet du Macintosh dans ses publicités, avec une campagne baptisée "Behind the Mac". Derrière l'écran, pour cette première volée de clips, trois personnes qui toutes utilisent un portable.

Il y a Peter Karikui qui a codéveloppé "SafeMotos", une app rwandaise pour commander un moto-taxi puis analyser automatiquement la qualité de conduite du chauffeur, dans un pays où la vitesse prime sur la sécurité des clients.

Grimes, une musicienne, compose tout avec son MacBook Pro et surtout où bon lui semble. Il y a ceux qui conseillent de bosser debout, elle, se plaît à créer par terre et sans s'embarrasser d'équipements professionnels encombrants et onéreux.

Enfin, Bruce Hall, photographe, malvoyant et qui ne voit que de très près, loue la capacité de son MacBook Pro à lui afficher ses images et contenus dans les plus infimes détails.

La dernière fois qu'Apple a parlé du Mac c'était en mars, quelques semaine après le lancement de l'iMac Pro. Six clips montraient comment des créatifs de tout poil travaillaient avec le nouveau monobloc.

avatar Rez2a | 

Campagne très sympa, j’espère juste qu’elle n’est pas due à certaines personnes qui pensent encore que Apple se désengage du Mac, à tort. Apple sans Mac, ça n’existe plus.

avatar Baptiste_nv18 | 

@Rez2a

Mais non ;) il a récemment changé d’avis en disant qu’Apple avait changé sa stratégie et décidé de ne plus abandonner le Mac 🙄

avatar Doctomac | 

Apple n'a jamais eu comme stratégie d'abandonner le Mac. Sans parler de la relation historique entre le Mac et Apple, il faudrait être complètement idiot pour abandonner un business qui pèse autour de 20 milliards de dollars par an.

avatar Yacc | 

@Doctomac

Comme tu dis 😎

Pour ceux qui tomberaient dans les délires post-vérité de Circé !

Sur l’exercice 2017 l’activité Mac d’Apple a généré un CA de 25 850 M$, soit 11,3% du CA de l’entreprise en vendant 19,25 M d’unités soit un CA/Unité de 1 342 $.

En comparaison :

• La division Personal System d’HP c-à-d celle vendant des PC et assimilés à un CA de 33 374 M$, en vendant 55,2 M d’unités soit un CA/Unité de 605 $.
o Apple fait 77% du CA de l’activité PC d’HP avec ses Mac.
o Apple réalise un EBIT 5,7 fois supérieur à celui de l’activité PC d’HP avec ses Mac.

• La division PCSD de Lenovo c-à-d celle vendant des PC et assimilés à un CA de 32 378 M$, en vendant 54,7 M d’unités soit un CA/Unité de 590 $.
o Apple fait 79% du CA de l’activité PC de Lenovo avec ses Mac.
o Apple réalise un EBIT 13,7 fois supérieur à celui de l’activité PC de Lenovo avec ses Mac. (L'activité est à peine rentable avec un ratio d'EBIT de 1,6%)

• La division CSG de Dell c-à-d celle vendant des PC et assimilés à un CA de 36 754 M$, en vendant 39,8 M d’unités soit un CA/Unité de 923 $.
o Apple fait 70% du CA de l’activité PC de Dell avec ses Mac.
o Apple réalise un EBIT 3,7 fois supérieur à celui de l’activité PC de Dell avec ses Mac.

L’EBIT cumulé d’HP, Lenovo et Dell est quasiment deux fois moindre que celui généré par le Mac !

Bref l’activité Mac d’Apple est de loin la plus saine et prospère de l’industrie, la PDM du Mac est à son plus haut historique, le volume de vente en unités est le deuxième plus haut après 2015.

Tous les signes d’une activité chancelante dont une entreprise rêve de se séparer, mais seulement dans les délires de Circé.

Aucun CEO sain d’esprit ne détruirait une telle activité.

Après bien évidement le marché de l’ordinateur individuel n’est plus un eldorado pour aucun de ses acteurs, les croissances y sont faibles et les possibilités de conquête de PDM limité pour Apple.

Donc oui il ne s’agit pas là du segment sur lequel un industriel va faire porter le maximum de ses efforts, mais de là à le laisser mourir comme le clame ad-nauseam Circé il y a un pas que seul ses délires permettent de franchir .

avatar ecosmeri | 

@Yacc

Je trouve le chiffre cA/ unité assez bas, pas vous? Compte tenu des prix des modeles de base.... c'est surprenant.

Le refurb aurait le vent en poupe?

avatar Yacc | 

@ecosmeri

C’est évidemment le tarif HT et au prix revendeur.

Quand les produits sont vendus en direct par Apple, la marge revendeur impact la rentabilité de la branche retail d’Apple.

En gros c’est le prix moyen HT de vente au revendeur.

Et quand tu compares à la concurrence cela fait très mal. Seul Dell tire son épingle du jeu avec un positionnement récent plus haut de gamme.

avatar Un Type Vrai | 

Si, Apple a voulu abandonner le mac et rendre les sous aux actionnaires...

A moins que je confonde avec les conseils du visionnaire M. Dell

:D

avatar Yacc | 

@Un Type Vrai

Honnêtement cela tenait plus du coup de griffe que de la vison 😎

avatar Yacc | 

@Un Type Vrai

Au passage Michael Dell est en train de faire du fort bon boulot, Dell se place maintenant plus sur des offres professionnelles et haut de gamme et tire financièrement bien mieux son épingle du jeu sur le PC qh’HP ou Lenovo avec des volumes de ventes moindre.

avatar Un Type Vrai | 

Au passage, je me demande si mon commentaire aurait pu être pris au sérieux par un être humain ;)

avatar Yacc | 

@Un Type Vrai

Il ne s'agissait nullement de contredire ton propos, mais la référence à Dell m'a donné envie de mettre en avant la belle réussite de la nouvelle stratégie de l'entreprise, rien de plus.

avatar reborn | 

@Baptiste_nv18

👌👌😂

avatar Yoskiz | 

@Rez2a

Il y aura toujours des gens qui diront tout et son contraire sur le sujet (et bien d’autres aussi) avec une formidable caisse de résonance : les réseaux sociaux.

Moi je n’écoute plus tout ça.

Apple n’abandonnera jamais le Mac, tout du moins c’est mon espoir.

avatar oomu | 

On The Sad State of Macintosh Hardware
https://weblog.rogueamoeba.com/2018/06/14/on-the-sad-state-of-macintosh-...

à propos (en anglais) de l'Etat de la gamme Apple.

-
écoutez, c'est très bien que financièrement, Apple se porte bien. Et que ça vende. Tant mieux, et y aura du mac pour longtemps, de quoi faire tourner Final Cut tranquillement.

Mais la gamme actuelle est problématique. Peu compétitive face à la concurrence, pour très peu d'avantage (essentiellement MacOs).

C'est un cliché de dire que la concurrence PC rattrape le Mac (bientôt 35 ans de rattrapage...).
Mais sans mise à jour régulière, sans une gamme un peu plus raisonnable en prix ou état de l'art de la technologie, sans une offre professionnelle adaptée à l'ensemble des besoins,
je ne vois pas comment le mac pourrait perdurer encore 10 ans.

En tout cas, actuellement, il me serait difficile de conseiller un mac, ou d'en acheter un. Sauf si j'étais développeur de logiciels MAC. (et dans ce cas, je regarderais mes options pour faire du multi-plateforme windows/mac).

Mais les chiffres de ventes sont bon, donc tout va bien. Y aura encore du mac dans 5 ans, si subitement ça me prend d'en acheter un ou si Apple ressort des machines intéressantes.

-
elle pourrait retirer le mac mini, c'est embarrassant là. Achetez un intel nuc et pis zut.

avatar Yacc | 

@oomu

« Peu compétitive face à la concurrence »

Et pourtant les chiffres disent l’exact contraire 😉

avatar byte_order | 

Financiers.

Je pense que les chiffres dont parle ici @oomu sont techniques, par financiers.

avatar Yacc | 

@byte_order

Les seuls choses qui valident une offres commerciale ce sont les résultats financiers sur le marché, le restant n’a pour l’industriel aucune importance.

Même si nous ne nous y retrouvons pas force est de constater qu’Apple réussi bien mieux que ses concurrents à tirer son épingle du jeu sur le marché de l’ordinateur individuel et que ses choix stratégiques semblent être les bons.

avatar byte_order | 

> Les seuls choses qui valident une offres commerciale ce sont les résultats financiers
> sur le marché, le restant n’a pour l’industriel aucune importance.

"pour l'industriel" : encore un point de vue seulement commercial et seulement que du vendeur. Ce que n'est pas @oomu, du moins probablement pas dans le contexte de sa remarque.

Même minoritaire, même avec nettement moins de rentabilité commerciale pour le vendeur, une offre technologique concurrente peut parfaitement être perçue comme plus compétitive... pour l'utilisateur.

Par ailleurs, la concurrence n'est pas égale, Apple n'ayant pas à craindre de concurrents sur le marché des ordinateurs compatibles macOS, ce qui lui permet des pratiques tant tarifaires que technologiques qui seraient fatales sans ce verrouillage, qui est désormais également aux appareils sous iOS (pour développer...). Imaginez un seul instant HP n'offrant qu'une seule station de travail multi-GPU mais inchangée depuis 2013 !?! Les vendeurs de NUC avec le même modèle depuis 4 ans !?!

Se gargariser que les profits tirés de la construction d'un monopole verrouillé pour éviter d'affronter la concurrence frontalement soient excellents, c'est un peu s'émerveiller que l'eau mouille.

Ce qui mérite le respect, c'est qu'ils soient arrivé à construire ce monopole verrouillé autour d'un écosystème alternatif à celui de la concurrence, pas qu'ils en tirent un profit maximal, ça c'est juste sa conséquence logique, et c'est le contraire qui serait ahurissant.

avatar Yacc | 

@byte_order

Tu ne comprends pas la simplicité de mon propos.

Face à la stratégie d’un industriel qui produit l’activité économiquement la plus saine de l’industrie, il faut être sacrément inconscient pour affirmer que l’industriel se trompe sur sa stratégie.

Rien de plus rien de moins.

Cela n’interdit évidemment pas de considérer que l’on n’y trouve pas son compte.

Même si les choix d’Apple ne nous conviennent pas, ils produisent actuellement les meilleurs résultats du Mac même si cela en laisse beaucoup pantois.

Apple connaît simplement bien mieux que nous ses cibles 😎

avatar Bigdidou | 

@Yacc

"Face à la stratégie d’un industriel qui produit l’activité économiquement la plus saine de l’industrie, il faut être sacrément inconscient pour affirmer que l’industriel se trompe sur sa stratégie."

Heu... ça dépend quand même du type d'industrie et du point de vue dans lequel on se place.

avatar Yacc | 

@Bigdidou

c-à-d ?

avatar Bigdidou | 

@Yacc

Tu nous décris en permanence ta vision de l'entreprise comme une sorte de cauchemar libéral : une entité totalement déconnectée du monde qui ne répondrait qu'aux lois du marketing et de la finance, dictée par les actionnaires.
Tu ne crois pas que c'est un peu caricatural et que la stratégie d'une entreprise est tout de même plus intégrative d'autres points de vue que ceux des actionnaires et du marketing ?
Qu'elle va se heurter, par exemple, aux lois, aux réglementations, aux lobbies et autres groupes de pressions, aux éventuels prescripteurs des technologies qu'elle vend, à une acceptabilité sociale qui peut prendre des formes et etre à l'origine de contraintes inattendues, etc, etc.
Par ailleurs, une entreprise qui engrange plein de profits immédiats, c'est bien, mais si elle scie en même temps la branche sur laquelle elle est assise, on a le droit de trouver sa stratégie bien périlleuse : c'est ce que j'ai compris de l'intervention d'oomu.
Ça rapporte un maximum de sous par rapport aux prévisions, donc la stratégie est bonne, c'est pas nécessairement vrai. Faut que ça reste acceptable derrière, et gueuler, contraindre et réglementer quand ça l'est pas est une nécessité qui a porté ses fruits. Enfin, un peu.

avatar jazz678 | 

@Bigdidou

« Tu ne crois pas que c'est un peu caricatural et que la stratégie d'une entreprise est tout de même plus intégrative d'autres points de vue que ceux des actionnaires et du marketing ?
Qu'elle va se heurter, par exemple, aux lois, aux réglementations, aux lobbies et autres groupes de pressions, aux éventuels prescripteurs des technologies qu'elle vend, à une acceptabilité sociale qui peut prendre des formes et etre à l'origine de contraintes inattendues, etc, etc. »

Je me permets d’intervenir.
Une stratégie d’entreprise correctement faite prend justement en compte les éléments du marché sur la période définie ainsi tous les éléments que tu cites qui peuvent avoir une influence sur ces marchés et la bonne commercialisation des produits.
Ça n’est en aucune façon antinomique ou en opposition des lois qui régissent le marketing et les finances.

avatar Yacc | 

@jazz678

Merci d’avoir résumé ce sue j’allais répondre et peut-être mieux que je ne l’aurais fait 😉

avatar Bigdidou | 

@jazz678

"Une stratégie d’entreprise correctement faite prend justement en compte les éléments du marché sur la période définie ainsi tous les éléments que tu cites qui peuvent avoir une influence sur ces marchés et la bonne commercialisation des produits. "

Correctement faite, donc ;)
Ce qui suppose qu'elle peut ne pas être correcte et s'exposer à des revers inattendus, y compris après la phase de profits qu'il va falloir dégorger ou qui vont ne pas être pérennes de façon brutale et non prévue.
Tu penses par exemple a posteriori que la stratégie de Lafarge a bien pris en compte tous ces éléments, et que, si elle a gavé sur le coup ses actionnaires, elle était bonne ?
La BNP ?
Tu penses qu'à bien des occasions certaines stratégies des laboratoires pharmaceutiques qui ont gavé l'actionnaire sur le coup n'ont pas été l'objet de revers considérables un, 10 ou 20 ans plus tard ?
Quid de Monsanto, ou d'autres industries qui ont des coût humains et écologiques pharamineux, hélas, il vrai, pas toujours (rarement) supportés par leurs actionnaires ?

Le point de vue financier est un point de vue parmi d'autres pour juger des résultats d'une entreprise.
Les autres point de vue, environnementaux, sociétaux et bien d'autres sont tout aussi légitimes doivent être exprimés, entendus et respectés.
Sans compter qu'ils peuvent encore tout à fait influer.
Enfin, on l'espère.
Bon, pour Apple, il faut admettre que les point de vue autres que financiers sont certainement marginaux.
C'est loin d'être le cas pour toutes les entreprises, cependant.

Pages

CONNEXION UTILISATEUR