RGPD : comment Bruxelles et la CNIL précarisent le web

Christophe Laporte |

En voulant protéger les données personnelles des internautes, l'Union européenne et la CNIL remettent en cause le principal pan de l'économie du web. Si l'objectif est on ne peut plus louable, les moyens pour y arriver risquent de faire des victimes collatérales. Ces perdants du RGPD ne seront sûrement pas les multinationales publicitaires… On fait le tour de cette problématique qui affecte aussi directement MacGeneration.

L’Union européenne a toujours eu une passion pour les cookies. Cela a commencé en 2009 avec la directive 2009/136/CE incluse dans ce qui était appelé à l’époque le « Paquet Télécom ». Celle-ci visait à renforcer l’obligation d’information des internautes sur l'utilisation de leurs données personnelles (par le biais des cookies) et à réformer leur prise de consentement. Cette directive fut transposée dans le droit français en 2011, mais elle n’a eu des conséquences dans la vie des internautes qu’à partir de 2013, au moment où la CNIL a expliqué comment mettre ces nouvelles dispositions en application et a promis des contrôles réguliers.

Conséquence pour les internautes : l’apparition systématique d’un message informatif un rien lassant, qui aux yeux de certains polluaient autant l’espace que les bannières publicitaires. Mais c’était un premier pas vers une prise de conscience plus importante concernant les enjeux des données privées aussi bien de la part des internautes que des législateurs.

Les premiers bandeaux cookies

Avant d’aller plus loin dans ce rapide historique, je me permets d’insister sur le fait que c’est une excellente chose que les internautes puissent avoir le contrôle sur les données qu’ils diffusent volontairement ou non sur le réseau.

Dans l'enfer des cookies…

Mais le vrai big-bang a eu lieu avec le fameux règlement général sur la protection des données (RGPD) en 2018. Le RGPD poursuit au moins deux objectifs : le premier consiste à accroitre la protection des personnes concernées par un traitement de leurs données à caractère personnel. Le second, au moins aussi ambitieux que le premier, est de responsabiliser les acteurs de ce traitement. Hasard du calendrier, l'adoption de la loi adaptant le droit français au RGPD est intervenue quelques semaines après le scandale Cambridge Analytica.

Depuis sa mise en oeuvre, le RGPD a permis entre autres aux internautes de savoir précisément quelles données sont collectées par tel ou tel service, d’avoir accès à toutes les données personnelles que possèdent un service sur eux, ou encore de faire effacer rapidement leurs données.

Dans la vie de tous les jours, la mise en place du RGPD a eu une conséquence peut-être plus fâcheuse pour les internautes : l’apparition quasi constante d’une nouvelle fenêtre — bien plus grande que l'ancien bandeau dédié aux cookies — lors du chargement d’un nouveau site demandant en quelque sorte la politique à appliquer en matière de données personnelles. Cette fenêtre appelée CMP (pour Consent Management Platform ou en bon français Plateforme de gestion du consentement) est devenue le nouveau tue-l’amour du web.

Une CMP qu'on ne peut pas rater

Se voulant simples, elles sont en fait souvent complexes et accompagnées d’un verbiage aussi clair que n’importe quel contrat de licence utilisateur d’un produit informatique. Pire, elles sont bêtes. Vous refusez que l’on stocke la moindre chose sur vous et vous vous énervez que cette CMP s’affiche systématiquement ? C’est normal, on a le droit de ne rien savoir sur vous, donc le système tente sa chance à chaque fois, des fois que… Et puis, il y a aussi ce chevalier blanc de Safari qui, au nom de votre vie privée, se décide soudainement d’effacer quelques cookies, dont celui de la CMP, qui réapparaitra donc lors de votre prochain passage.

Pour en finir avec ce court historique, le 1er avril a marqué une nouvelle étape dans l’histoire du RGPD en France qui a mis le feu aux poudres, tout particulièrement pour les sites vivants de la publicité. Depuis le début du mois, il doit être aussi facile pour l'utilisateur de refuser les cookies que de les accepter. Cette obligation ne date pas d’hier à vrai dire, mais c’est à compter de cette date que la CNIL a annoncé son intention de s’attaquer au portefeuille des éditeurs récalcitrants.

Là où l’internaute avait souvent le choix dans la CMP entre donner son consentement ou le personnaliser, maintenant il peut — si le site est en conformité avec la loi — refuser en un clic tous les cookies, à l’exception de certains dispositifs sous conditions comme la mesure d’audience.

Les recommandations d'application du RGPD de la CNIL sont plus strictes que dans les autres pays européens à l'heure actuelle. Si vous naviguez sur des sites italien, allemand, espagnol, belge ou encore néerlandais, vous verrez qu'il n’y a pas (encore) de bouton « tout refuser » aussi en avant que le bouton « tout accepter ». Bien que plus strictes qu'ailleurs, les recommandations de la CNIL ne font que suivre la lettre et l'esprit du RGPD. Autrement dit, la France a pris de l'avance sur ses voisins.

L’application du RGPD quoi qu’il en coûte !

Que signifie concrètement le fait d’appuyer sur le bouton « Tout refuser » ? Dans l’état actuel des choses, l'industrie publicitaire ne sait pas travailler sans cookies. Il n’y a pas de véritable alternative à ce jour. Appuyez sur « Tout refuser », et vous aurez un site quasiment comme si vous aviez installé un bloqueur de publicité.

Cela revient de fait, pour le moment, à rendre inopérants les serveurs de publicité aussi bien pour des opérations de base, comme faire en sorte que vous ne voyiez pas en permanence la même pub (de manière à ce qu’elle soit le plus efficace possible, ce que l’on appelle le capping), que pour vous afficher des publicités de vélo parce que Google ou Facebook a bien compris que vous étiez intéressé par le sujet.

On peut très bien être contre la publicité — certains membres influents de l’équipe de développement de Safari ne s’en cachent pas —, mais il convient de réfléchir aux conséquences. En l'état, le nombre de refus augmente mécaniquement et de nombreux sites web vont connaitre une baisse importante de chiffre d’affaires.

Tim Cook a beau jeu de dire que la publicité numérique va continuer de prospérer. Les différents mécanismes mis en place pour bloquer le tracking dans Safari ont eu des conséquences importantes. Un utilisateur sous Chrome rapporte 60 % plus qu’un utilisateur sous Safari… Et dans le monde de la publicité mobile, le nouvel encadrement du suivi d’iOS 14.5 va faire encore baisser les rentrées publicitaires. Au passage, Apple fait quand même preuve d’un sacré cynisme. Alors que son nouveau système pénalise de nombreuses régies publicitaires, elle profite de l’occasion pour introduire un nouveau format d'annonces dans l’App Store. Nul doute que les régulateurs apprécieront cette étrange coïncidence.

Heureusement, les choses ne sont pas figées. Google a fait part de son intention de mettre fin à l’utilisation des cookies tiers dans son navigateur en 2022. Les technologies vont évoluer et il sera, j’imagine, possible à terme de proposer aux internautes des publicités à la fois pertinentes et plus respectueuses de la vie privée. Mais la France a mis le doigt dans un engrenage alors que personne n’est prêt… Pourquoi vouloir passer à la vitesse supérieure alors que l’on ne dispose pas d’autres outils technologiques qui permettent aux éditeurs de travailler et d’avoir des solutions compatibles RGPD tout en conservant un certain niveau de rentabilité ?

À qui profite vraiment la situation ?

C’est tout le problème de cette affaire… Cela pose des questions de fond qui ne sont sans doute pas assez mises en avant sur la place publique. L’Europe est en pointe en matière de protection des données. On l’a dit et on le répète, c’est une très bonne chose. Mais l’est-elle philosophiquement ou parce que le « crime » profite à des sociétés étrangères ? Serait-elle si agressive si Google et Facebook étaient des sociétés basées à Bruxelles, Munich ou Paris ?

La question en va de même d’ailleurs pour Apple. Pour Tim Cook, la question de la vie privée est quasiment inscrite dans les gènes d’Apple. Est-ce réellement le cas ? Ou est-ce une manière d’affaiblir des concurrents comme Facebook ou Google ? Rendre le web moins rentable ou plaisant n’est-il pas une façon pour Cupertino de renforcer son modèle applicatif et sa poule aux oeufs d’or qu’est l’App Store ? Faut-il oublier qu’Apple a essayé de se lancer sans succès sur le juteux marché publicitaire de la publicité mobile avant de se faire le chantre de la vie privée ?

iAd a été présenté par Steve Jobs en 2010. Image Apple / MacGeneration

Le rôle de Google est également questionnable. Comment se fait-il que le numéro 1 de la publicité sur internet traîne tant à s’adapter d’une manière ou d’une autre à la législation européenne ? Est-ce une volonté de pourrir la situation dans son bras de fer avec Bruxelles ? FloC, la solution en gestation de Google soi-disant plus respectueuse de la vie privée et qui fait polémique, n’est pas à l’heure actuelle compatible avec le RGPD.

Je lis souvent dans les commentaires des réactions du type « c’est bien fait pour ces publicitaires, ils l’ont bien cherché ». Mais d’expérience, il y a fort à parier que les entreprises qui parviennent à se tirer le mieux de ce mauvais pas, ce sont les Google et autres Facebook. Ce sont ces entreprises qui possèdent le plus de data sur les internautes, qui disposent des plateformes les plus puissantes (qui leur permettent de collecter ces data et de tracer les internautes sans cookies) et qui emploient à la fois les meilleurs développeurs et les meilleurs avocats.

Si l’ambition de la Commission européenne derrière ces décisions est de tenter d’affaiblir les GAFA, c’est sans doute un combat perdu d’avance… Quand Apple a commencé fin 2017 à s’attaquer de manière frontale aux traqueurs, quelle société a le plus pâti de ces changements ? Criteo, la société française spécialiste dans le domaine, ou Alphabet (Google), le champion de la publicité en ligne ? Une simple étude des cours de bourse permet d'avoir la réponse.

La courbe qui monte représente la progression de l'action Google ces cinq dernières années. En consultant celle en dessous de Criteo, on peut dater précisément le début des ennuis pour la société française.

L’encadrement du pistage dans iOS 14.5 pourrait aboutir au même résultat. Parti en guerre contre ce dispositif, Mark Zuckerberg a fait plus ou moins volte-face. Non, il n’a pas changé d’avis sur le fond de l’affaire, mais il pense finalement que la mise en place de ce mécanisme pourrait finalement rendre service à son groupe.

À la fin, ce sont les éditeurs de sites qui vont pâtir de tout cela et par extension ce sont aussi les internautes qui vont payer les pots cassés : ils ne seront sans doute pas ravis de voir le web se transformer chaque jour un peu plus en super péage. La transformation a déjà commencé : de plus en plus de médias comptent partiellement ou exclusivement sur les abonnements alors que le marché publicitaire devient toujours plus un terrain miné. Après le ras-le-bol de la pub, c'est le ras-le-bol des abonnements qui guette les internautes, et ça, un bloqueur de pub ne peut rien y faire.

À l'heure où nous écrivons ces lignes, Google est clairement hors-la-loi, car il ne permet pas de refuser simplement la collecte de données !

Comment rétablir la confiance entre les internautes et les sites ?

Pendant des années, les internautes étaient dépendants des sites — en fait surtout des régies publicitaires — en matière de traitement des données personnelles. Ils n’avaient pas conscience de l’importance de leurs données et aucun outil pour les gérer.

On est arrivé à une situation diamétralement opposée. Même les outils de base pour permettre le bon fonctionnement de la publicité en ligne ne marchent pas dans le cadre du RGPD. La mise en place de ces nouveaux mécanismes est synonyme de perte de revenus pour les éditeurs, sans parler du coût d'installation et de maintenance qui n’est pas négligeable. Et si le RGPD a permis aux internautes de prendre conscience de l’importance de ces données, il a également instauré chez certains un sentiment de paranoïa, que les interfaces boiteuses des CMP n’ont fait que renforcer.

Alors que faire pour à la fois concilier une meilleure protection des données personnelles avec une publicité de qualité qui soit rentable pour les médias qui la diffusent ? Il y a deux idées que l’on aimerait mettre en avant.

- Pour une CMP unique et centralisée dans le navigateur

La mise en place de certains dispositifs liés au RGPD a couté à une petite société comme MacGeneration plusieurs dizaines de milliers d’euros, si l’on prend en compte le temps passé à :

  • appréhender le RGPD, comprendre les enjeux, se former, demander des conseils …
  • adapter nos applicatifs à la législation, s’assurer que les mécanismes mis en place fonctionnent comme ils doivent, tester les différentes CMP (dont beaucoup ont la particularité de mal fonctionner avec Safari), mettre en place de nouvelles procédures…

Au fil des mois, le RGPD est devenu en interne un sujet récurrent et surtout chronophage. Et des dizaines de milliers d’entreprises auraient sans doute gagné du temps et de l’argent si ce sujet avait été traité de manière plus centralisée.

Alors que Firefox et Safari consacrent une part importante de leurs préférences et réglages à la vie privée, pourquoi n’intègrent-ils pas une interface où chaque internaute pourrait gérer ses préférences en matière de vie privée une fois pour toutes ? Le tout dans une interface simple, claire et pédagogique ?

On pourrait très bien imaginer les réglages RGPD dans Confidentialité par exemple !

Lorsque l’utilisateur se connecterait à un site, il expliciterait ainsi clairement les informations qu’il est prêt ou non à divulguer au site. C’est moins de travail pour les éditeurs, et pour les internautes c’est la fin du clic clic à chaque fois qu’ils se rendent sur un nouveau site. Voilà ce qu’aurait dû faire Apple si elle avait voulu montrer qu’elle peut apporter des solutions dans ce domaine. Et sinon voilà ce que Bruxelles aurait dû imposer aux éditeurs de navigateurs web.

- Redonner à l’internaute le contrôle et l’usage de ses données

Depuis le début de cet article, nous n’avons de cesse d’expliquer que nos données ont une valeur. Jusqu’à présent, les Big Tech trouvaient un moyen de capturer vos données et de les exploiter en vous donnant accès à un service. Mais le deal tacite n’est pas juste. Ces plates-formes tirent de vos données une valeur bien plus importante que le service fourni.

Dès lors, pourquoi ne pas mettre un prix derrière celles-ci ? C’est l’idée soutenue depuis plusieurs années déjà par le think tank Generation Libre. Facebook est intéressé par vos données personnelles, alors vous décidez de « confier » les données dont vous autorisez l'exploitation et outre l’accès à ce service, Facebook vous paie. À l’inverse, vous ne voulez confier aucune donnée, c’est possible, mais dans ce cas, vous payez pour utiliser ce service…

Pour Génération Libre, la mise en place d’un tel mécanisme permettrait également de résoudre en partie le problème de la taxation des GAFA à l’échelle européenne. La vente des données serait assujettie à la TVA…

Des médias prêts à tout pour garder leurs cookies

Mais revenons maintenant à des choses plus terre à terre. Depuis le 1er avril, beaucoup de sites se sont mis en conformité avec les demandes de la CNIL. Certains ont expérimenté des approches « originales ». Sur ZDNet, pendant quelques jours, si vous cliquiez sur le bouton « Tout refuser », le site n’affichait plus les articles en entier et vous demandait de vous inscrire.

Plusieurs sites du groupe Webedia adoptent encore aujourd'hui une stratégie assez cavalière. Allociné vous demande de choisir entre une formule gratuite avec cookies et une formule sans cookies à 2 € par mois (avec de la publicité non ciblée !). Un message que l’internaute non averti aura bien du mal à appréhender. Même topo sur jeuxvideo.com.

Envie de cuisiner autre chose que des cookies ? Marmiton vous invitera aussi à vous abonner un mois pour trouver la recette de vos rêves. Pour beaucoup, c’est la goutte qui fait déborder le vase. Dans un secteur où les marges sont faibles et où les bloqueurs de publicité ont déjà fait pas mal de dégâts, cela met inévitablement des sites en position délicate.

Quel impact pour MacGeneration ?

À notre petit niveau, nous avons également pu mesurer les répercussions de ce changement. En fonction des sites, le taux de consentement a chuté en moyenne de 15 à 20 %. Dit autrement, le chiffre d’affaires généré par Google sur nos sites connait une baisse à deux chiffres à peu près du même ordre. On ne vous cache pas que c’est un rien démoralisant. Mais le web est fait de défis, et nous ferons tout pour les relever.

Chaque jour, on se rend compte de la bonne idée que nous avons eu de lancer notre abonnement le Club iGen. Elle permet de régler toutes ces affaires de vie privée (notre site ClubiGen.fr est dépourvu de publicité et de traqueurs) et de nous centrer sur ce qui compte le plus, à savoir proposer le meilleur contenu possible. Jusqu’à présent, cela nous a plutôt réussi puisque vous êtes plus de 6 700 à nous suivre et nous vous en remercions… Alors si vous aimez notre travail et que vous n’avez pas rejoint encore le Club, c’est le moment !

Malgré tout, nous restons dépendants de la publicité. Et surtout, nous avons toujours envie de proposer « gratuitement » une partie de notre contenu. Mais est-ce qu'à terme cette réglementation ne va pas contrecarrer cette envie ? Est-ce qu’inconsciemment on va faire bouger le curseur entre contenu gratuit et contenu payant ? On n’en sait rien à vrai dire… Mais si la monétisation d’un article baisse fortement, il nous faudra avoir une profonde réflexion sur notre offre.

Si nous avons décidé de publier ce billet, c’est parce que quelque part on a l’impression de vivre une énorme injustice. D’autre part, parce que c’est un sujet relativement tabou dans les médias. Encore une fois, il est plus aisé de taper sur les Big Tech que d’expliquer une situation où les tenants et les aboutissants sont nombreux. Bref, si on l’a fait, c’est aussi pour que vous soyez tous au courant du contexte global et que vous agissiez en connaissance de cause lorsque vous croisez une CMP, que ce soit sur l’un de nos sites ou ailleurs sur le web.

Parce que beaucoup nous le demandent, nous publierons prochainement un article expliquant les différents changements que nous avons effectués ces derniers mois en matière de RGPD. Le web, tel que nous l’avons connu, avec ses qualités et ses défauts, est en danger. Le tout gratuit est peut-être en train de disparaitre, pour le meilleur et pour le pire…


avatar YetOneOtherGit | 

@CorbeilleNews

"Vous cherchez parfois des complications dans des propos ou ils n’y en a pas"

Nope je cherche justement au contraire à enlever l’ambiguïté pour ne pas partir sur une mécompréhension.

La simplicité d’un propos n’est souvent qu’une illusion simpliste, je le répète faire en sorte de débuter un échange sur des bases communes est un pré-requis que beaucoup oublie ici.

Et il n’y là strictement rien de rabaissant 😎

Contrairement à ce que tu imagines parfois je n’ai aucun mépris pour toi et ne cherche nullement à te rabaisser

avatar CorbeilleNews | 

@YetOneOtherGit

Ok 😉

Mais cela passe mieux avec d’autres manières, vous le savez très bien, puisque c’est en partie ce que vous me reprochez 😀

avatar YetOneOtherGit | 

@CorbeilleNews

"Ironie, c’est facile d’utiliser ce mot quand le vent tourne, j’men souviendrais tiens 🙂"

Bon je te redonne l’ensemble de mes propos smilles inclus:

“C’est ta seule raison d’être en ces lieux : rappeler à tous « qu’apple vilain pas beau, moi je ne me fais plus avoir parce que contrairement à vous je sui initié »
Soyons honnête 😄”

Puis:

“Ce n’est pas un reproche juste un constat.
Chacun ses perversions et elles sont respectables 😁
Il n’y aucune honte à assumer la part masturbatoire de tes petits plaisirs en ces lieux 😁🖖”

Si tu ne vois pas que je m’amuse à te taquiner et à te caricaturer, je suis assez surpris.

Je pensais que l’on échangeait depuis assez longtemps pour que tu vois clairement qu’il s’agit là d’une caricature assumée de tes postures.

Qui comme toutes caricature à évidemment un fond de vérité sur ce que je pense de tes postures.

Le second degré c’est parfois difficile, il faut être au moins deux 😋🤩🥳

avatar YetOneOtherGit | 

@CorbeilleNews

"Ouais ben vous vous êtes bien trompé"

Sur quoi?

Toujours assez difficile de suivre la logique de tes propos et leur articulation.

Je veux bien m’être trompé et je n’ai aucun souci à le reconnaître mais encore faudrait-il que je sache sur quoi tu penses que je me serais trompé 😉

avatar CorbeilleNews | 

@YetOneOtherGit

« C’est ta seule raison d’être en ces lieux »

avatar YetOneOtherGit | 

@CorbeilleNews

"« C’est ta seule raison d’être en ces lieux »"

Comment veux tu que je puisse connaître ta motivation personnelle tel que tu la perçois?

Comment peut tu penser que mes propos sont autre chose qu’une caricature au second degré.

Tu me sais assez franc pour appeler un chat un chat, là je te taquine dans ce que j’imaginais être une certaine complicité.

Je me suis trompé et si je t’ai vexé je m’en excuse sincèrement.

Ce n’était absolument pas mon objectif ici 😎🖖

En soit quelqu’un qui déteste Apple mais passe son temps sur un lieu dédié à l’écosystème de l’entreprise c’est en soit assez ironique et paradoxal: je m’amusais simplement de cela, rien de plus 😉

avatar CorbeilleNews | 

@YetOneOtherGit

Le second degré c’est bien mais c’est pas toujours évident. Je vous sais assez intelligent pour en jouer

avatar bombrad | 

@YetOneOtherGit

La lecture de vos commentaires est très désagréable et il n'y en a pas qu'un !

avatar YetOneOtherGit | 

@bombrad

“La lecture de vos commentaires est très désagréable”

Serviteur 🧐

Là ce ne sont pas des commentaires mais un bavardage avec notre camarade CorbeilNews 😎

avatar ob1 | 

Je suis pas trop fan des commentaires, mais je me permets de coller ici un bout du message que j'ai envoyé à Christophe :
- Si tu veux du contenu de qualité, il faut payer.
- Pour payer, soit tu acceptes les pubs, toutes les pubs ; soit tu payes.

Merci et bravo à MacG pour ce que vous faites.

avatar tbr | 

Ces messages d’alerte avant chaque visite sont non seulement des polluants visuels, mais pire encore, ils sont totalement inutiles. Aussi « informatifs », soient-ils — autant que le sont les contrats de 42 pages écrits en corps 6 à signer avant emploi —, qui perd son temps à les regarder en profondeur et une fois les bonnes cases cochées, à en comprendre les implications ? Je suis certain que la réponse est « quasiment personne », bref autant que de gens qui lisent le fameux contrat de 42 pages avant d’utiliser un produit ou un service.

On est tellement noyé d’infos inutiles, de pubs, de fakes news… que ce « truc » est pris pour un élément à dégager au plus vite avec un OK.

avatar Glop0606 | 

Euh non. Je fais un énorme distinguo entre publicité et pillage de la vie privée des gens. Quand je surfe, je ne vois aucune raison valable pour que ce soit l’occasion d’amasser des données personnelles. Vous avez raison en disant que le RGPD fait plus de mal aux petits qu’aux grands et pourtant la solution serait simple: interdiction de récolter les infos personnelles. Point.
Le modèle de Macg payant est une bonne alternative mais la pub sans suivi est tout aussi pertinente( sur votre site je m’attendrai à avoir des pubs pour des trucs high tech à la place je me prends que des pubs bidons pour des assurances et trucs financiers car ils ont du se dire il peut payer de l’apple donc clients potentiels alors que pas du tout)
J’ai acheté plusieurs équipements sur Amazon en suivant les liens promos macg car je sais qu’il touche une petite commission. Je trouve que c’est une façon positive de les soutenir.

avatar allphi | 

Je ne comprends pas votre volonté de dénigrer les règles européennes, utiliser nos données sans autorisation est une violence inadmissible. Sans parler du fait que les données récoltées fuitent et se retrouvent sur la place publique.
C’est pourquoi je ne me sert plus de Facebook et évite d’utiliser Google.

avatar Xoran | 

J’ai 51 ans je suis développeur et farouchement contre les publicités et foncièrement pour le bouton tout refuser. Il y’a d’autres technologies pour la gestion publicitaire. Je paie pour les services intéressants et qui à mes yeux le mérite et je ne veux dans ce cas voire de publicités et encore moins disséminer mes données numérique.

avatar Un Type Vrai | 

Un peu biaisé comme article...
Si le marché des pubs sur internet est de 1 milliard de $, alors il est de 1 milliard de $, RGPD ou pas.
Si on est obligé d'afficher moins de pub, alors le prix des espaces va remonter.

Parce que le problème à l'origine est bien là, la multiplication des espaces publicitaires a fait chuter la rémunération et a tué énormément d'alternative à Google Ads.
RGPD ou pas...

Bref.

avatar Lucas | 

@Un Type Vrai

Je partage ta logique mais je ne sais pas si c’est complètement vrai (que le total ne change pas quoi qu’il arrive), notamment quand la distorsion est localisée (soit juste en UE grâce au RGPD, soit juste sur iOS avec ATT et Safari) : dans les faits aujourd’hui un usager de Safari rapporte moins d’argent publicitaire qu’un usager de Chrome (ce qui est à moitié absurde parce qu’il aura souvent un pouvoir d’achat plus important) justement à cause de toutes les protections anti-traçage et anti-profilage de Safari alors qu’avec Chrome c’est open bar !

Donc en attendant une interdiction de traçage internationale et universelle, c’est possible que certains y perdent plus que d’autres (les petits et les européens)… Mais je me trompe peut-être…

avatar Christophe Laporte | 
c'est assez vrai ce que tu dis, mais le gâteau entre les adblock, la RGPD, les protections de certains navigateurs ... il ne cesse de diminuer… Et à la fin, il va rester que la cerise. Alors certes c'est le meilleur, mais après l'avoir mangé, on reste sur sa faim…
avatar hirtrey | 

@macg : vous êtes pas vraiment à plaindre, votre chiffre d’affaire augmente, les salaires versés augmentent en moyenne de 10%/an pour 40000€ brut/an/salarié

avatar _Lion04_ | 

@hirtrey

C’est bien le but d’une entreprise de faire du chiffre d’affaire 😅

avatar hirtrey | 

@_Lion04_

Est ce que j’ai dit le contraire, non. Mais cela serait bien de ne pas essayer de se faire plaindre aussi et de prévenir que peut-être qu’un jour il n’y aura plus d’accès gratuit.
Mais quel injustice 🥲

avatar Fanoo | 

@hirtrey

En quoi ce serait « injuste «  ?

avatar Lucas | 

@hirtrey

Comment tu sais ça ? Il y a des chiffres publiés quelque part ?

avatar cv21 | 

@hirtey
Je suis mal à l'aise avec la lecture des bilans mais vous avez peut-être également remarqué la baisse du résultat net et la catégorie NAF de l'entreprise dans le domaine de la publicité, d'ou l'importance du sujet pour macG.

avatar Christophe Laporte | 

oui en 2005, la chambre de commerce de Lyon nous avait refusé le statut d'entreprise de presse parce qu'on vendait des ……… tee-shirts pour financer le site.

Ceci dit, comme vous pouvez le voir en bas de chacun de nos sites, ils sont depuis quelques années déjà reconnus comme service de presse en ligne par la Commission paritaire des publications et agences de presse.

avatar cv21 | 

@Christophe Laporte Merci pour l'explication..

De toute façon je vous lis comme un site d'information avec ressources l'économie de la publicité, l'abonnement et la vente de produits tiers (livres, tee-shirts, etc..) qui servent à vous soutenir... Il me tarde de le recevoir. A part d'autres ressources, cela ressemble à celles de base d'un média privé classique.

avatar Paquito06 | 

Il y a plusieurs types de publicite qui ne sont pas evoqués en detail. La publicite sur un site pour generer des clics, et donc remuneration. Et la publicite sur site externe afin de generer du traffic et donc d’augmenter les taux de conversion, souvent par l’intermediaire de campagnes marketing avec des agences tierces qui s’occupent de ca sur les reseaux sociaux/web search engine. Dans le premier cas, faut cibler et utiliser les cookies sinon on se retrouve avec des pubs de couche culotte ou jet ski sur mac gé, mais dans le second cas on peut seulement faire du display/direct. Le display ne va pas changer et il y en aura toujours plus, surtout grace (ou a cause) d’iOS 14.5, afin de garder un volume de vente equivalent (meme si les taux de conversion vont se faire bousculer) mais pour ce qui est de la pub sur site, s’il n’y a plus de tracking, plus grand interet, donc il sera interessant de voir comment les entreprises vont reagir: faire payer un abonnement c’est du gagnant-gagnant, car sans en proposer, les revenus liés aux clics vont mecaniquement baisser, faute de ciblage, donc autant proposer de passer a la caisse pour eviter d’afficher du contenu hors sujet.

avatar Lucas | 

@Paquito06

Merci pour ces précisions ! (Je suis souvent impressionné par les connaissances et expertises de certains lecteurs/commentateurs ici !)

avatar Paquito06 | 

@Lu Canneberges

"Merci pour ces précisions ! (Je suis souvent impressionné par les connaissances et expertises de certains lecteurs/commentateurs ici !)"

👍🏼 ca depend des sujets toutefois.
Pour ma part, j’ai que dix ans d’experience en banque d’investissement (finance de marché/ingenierie financiere a wall st/la defense/mumbai) et banque de detail (solutions paiement/digital marketing) en ayant taffé de près ou de loin avec les FAANG (enfin que Apple, Google et Facebook).

avatar Lucas | 

@Paquito06

Est-ce qu’il y aurait moyen d’échanger nos coordonnées @Paquito06 ? Je bosse depuis 5 ans (enfin essentiellement bénévolement, j’ai créé mais ne me paye pas) dans la finance solidaire/alternative, et je travaille sur un plus gros projet professionnel/entrepreneurial pour lequel des personnes comme toi auraient soit un regard à apporter soit la possibilité de trouver un emploi qui leur correspondrait davantage… Merci d’avance !

« Pour ma part, j’ai que dix ans d’experience en banque d’investissement (finance de marché/ingenierie financiere a wall st/la defense/mumbai) et banque de detail (solutions paiement/digital marketing) en ayant taffé de près ou de loin avec les FAANG (enfin que Apple, Google et Facebook). »

avatar Kriskool | 

Moi je suis pour un système gagnant-gagnant annonceur - éditeur - internaute. Chacun doit y trouver son compte. Si ce système n’existe pas il doit être inventé ?

Grâce à l’Europe et au RGPD, on est passé de « l’annonceur tout puissant » dans le dos de l’internaute a « l’internaute informé décisionnaire » c’est un juste retour des choses. Quoiqu’il en coûte ! Même si c’est le web est défiguré par ses pop ups bien plus supportables à mes yeux que cette traque sournoise invasive des traceurs invisibles.

C’est aussi aux éditeurs qui ont très bien vécu de ce système de s’adapter désormais.
Vous écrivez : « la France a mis le doigt dans un engrenage alors que personne n’est prêt… » mais personne ne se serait préparé si la France et l’Europe n’avaient pas forcé les choses !!

Rien ne sera plus précieux à l’avenir que la préservation des données personnelles ! Aujourd’hui les annonceurs, demain l’état, les compagnies d’assurance, etc… luttons pour la préservation de nos données. Ça passe aussi par moins d’exhibitionnisme à tout crin sur les réseaux sociaux ! Il y en a qui pleureront plus tard…

avatar CorbeilleNews | 

@Kriskool

« Il y en a qui pleureront plus tard… »

S’ils savaient ils pleureraient déjà depuis longtemps 🤧

avatar doobie28 | 

« Comment rétablir la confiance entre les internautes et les sites ? »
Pour ma part c’est quand je n’aurais plus 30 spams à effacer par jour.

avatar TiTwo102 | 

Y’a énormément d’acteurs qui se sont goinfrés plus que de raison pendant des années. Aujourd’hui qu’on les empêche de nous prendre pour des c*ns ils viennent pleurer.

Il y a énormément en jeu parce que ces sommes étaient possible à atteindre par absence totale de déontologie. Aujourd’hui, de l’argent il y en a toujours, mais en respectant les règles il y en a moins. C’est jamais agréable d’entendre que tu vas gagner moins, mais les publicitaires ont gagné trop sur notre dos. Ils gagneront toujours assez, même en laissant leur part aux sites. Ils gagneront finalement ce qui est juste.

Si l’équivalent de la RGPD existait depuis le début, tout le monde y serait habitué et personne ne se plaindrait car ça aurait été la norme.

Quant aux abonnements… les gens ont « accepté » d’être tracé pendant des années parce qu’ils ne savaient pas qu’ils l’étaient. Payer des abonnements pour tout et n’importe quoi, ils le verront a chaque fin de mois et mettront pas des décennies pour s’en apercevoir…

Ca me fait penser un peu au foot, qui a tiré sur la corde des abonnements au points qu’aujourd’hui les IPTV explosent, c’est d’ailleurs leur nouveau cheval de bataille. Même constat. Des gens ont gagné plus que de raisons, et quand on leur dit que la fête et finie et qu’il faut arrêter d’arnaquer le utilisateurs, ils ralent.

avatar kitetrip | 

Imaginez une vie où chaque commerçant vous colle un post’it sur le dos.
Pour savoir que vous étiez passé par là, à quelle heure et quel jour.
Dans ce monde des agents à chaque coin de rue vont lire ces postits pour vous classer dans un profil.
Vous allez chez le coiffeur ? Postit
Dans un sex-shop ? Postit
Dans un pharmacie ? Postit

Ces postits ce sont des cookies.
Et tout un business a été monté dessus.
Pourtant à la base chacun voulait se balader, flâner, peut-être acheter.

A un moment on a le droit de dire stop et d’arrêter de nous coller des postits, on à droit d’avoir notre vie privée.

Donc les petits malins qui scrutent notre vie privée, stop.
Et pour les petits commerçants qui ont bâti le business model en utilisant ces petits malins, il est temps de revenir au bon vieux temps : celui des magazines, que l’on achetait. Tout simplement.

avatar appleadict | 

@kitetrip

très bien l'image du post-it !!

avatar byte_order | 

@kitetrip
> Ces postits ce sont des cookies.
> Et tout un business a été monté dessus.
> Pourtant à la base chacun voulait se balader, flâner, peut-être acheter.

Pas uniquement. Le flaneur voulait aussi que le coiffeur se souvienne automatiquement de lui et lui rappele l'heure de son rdv à chaque visite, le sex-shop le fait qu'il avait bien plus de 18 ans, la pharmacie le numéro de sécu qu'il oublie tout le temps.

On oublie souvent, mais au départ les internautes ont été ravi qu'un site déjà visité se rappelle de pleins d'infos sur lui, parce que lui s'en souvenait plus.

Ce qu'on oublie encore plus souvent, c'est que flâner nécessite que quelqu'un paye pour entretenir les lieux de visite. Soit le flaneur, soit quelqu'un d'autre, mais cela ne peut pas être totalement gratuit, car tout cela à, à minima, un coup en électricité et en matos à maintenir en état de marche.

> il est temps de revenir au bon vieux temps : celui des magazines, que l’on achetait.
> Tout simplement.

Ouais, enfin les buralistes qui râlent sur les flaneurs qui lisaient les magasines sans les acheter, ça aussi c'était au bon vieux temps. Je doute fort que la proportion ait changé, je crains même qu'elle a fortement augmenté.

avatar Lucas | 

Et « DO NOT TRACK » alors ?

L’article et des commentaires proposent « une CMP unique et centralisée dans le navigateur » ou « des réglages RGPD dans le navigateur » et je suis tout à fait d’accord avec cette proposition, mais n’est-ce pas ce qu’ont tenté de faire Mozilla (Firefox) et Apple (Safari) - suivies par Opera, Microsoft et Google - entre 2011 et 2019, et qui a finalement été arrêté parce que d’une part les publicitaires/sites n’en avaient rien à foutre donc ça ne marchait pas, et d’autre part que ça pouvait se retourner contre les usagers avec le « fingerprinting » (identifier une personne avec ses paramètres navigateur/appareil)… ?

Ou alors ça ne pourrait fonctionner que si la loi l’imposait, alors que DNT c’était juste sur la bonne (mauvaise) volonté/foi ?

C’est là qu’on voit que l’action politique est essentielle, parce que quand l’industrie essaye de s’auto-réguler ça ne marche pas car tout le monde ne joue pas le jeu, alors que le RGPD s’est imposé et le monde entier est obligé de suivre…

Vous en pensez quoi ? Je n’ai pas du tout vu passer de référence à feu « do not track ». Merci d’avance !

avatar kinon | 

@macG
>L’Europe est en pointe en matière de protection des données. On l’a dit et on le répète, c’est une très bonne chose. Mais l’est-elle philosophiquement ou parce que le « crime » profite à des sociétés étrangères ? Serait-elle si agressive si Google et Facebook étaient des sociétés basées à Bruxelles, Munich ou Paris ?

Je suis à peu près sûr que oui!
L'administration de l'Europe par exemple est la plus sourcilleuse concernant l'observation de la règle du libre échange même lorsque elle est la seule à la respecter, ce qui nous défavorise vs presque tous les autres pays qui protègent leurs industries nationales en taxant les concurrents internationaux à bas coût

avatar Laurent38 | 

Personnellement je suis pour un web payant ! Après tout, je préfère payer pour un service utile plutôt que de me faire voler ma vie privée pour entretenir des site qui vendent des services merdiques voire pas de service du tout. Si il faut payer ça fera un sacré ménage, mais un ménage salutaire. Fini les sites comme celui de "France Soir" qui fait croire à tout le monde que c'est un journal alors que c'est un ramassis d'article merdiques, mensongers et complotantes. Si il faut payer, gageons que les utilisateurs y regarderons à deux fois (enfin j'espère)... A l'inverse, les sites d'information sérieux auront toujours un public, qui s'y retrouvera. L'information gratuite a tué l'information.
Comme pour les jeux. La multitude de jeux "gratuits" aux contenus payants ont tués l'offre de jeu. Même si c'est un autre problème, on a des jeux alléchants sur le papier mais injouables à moins de vendre un rein tous les mois pour acheter de quoi simplement pouvoir évoluer. Maintenant, je comprends que le modèle se soit développé, à la place d'un jeu que l'on payerait 10, 20, 30 € une fois pour toute, des joueurs raquent 50, 100 € tous les mois... Ca rapporte beaucoup plus ! Et parfois même pas besoin de développer, on peut acheter les jeux clé en main. Mais du coup, pour celui qui ne veut pas se faire tondre il faut soit se farcir une pub toutes les minutes de jeu, soit raquer... Quelle progrès... Ca a tué a mon sens la créativité.
Ça fera peut-être aussi un coup de balais sur tous les sites de "coaching" et autres "conseils", managés par des escrocs voire tout simplement des personnes qui pensent que parce qu'elles ont lu un bouquin ou deux ou qu'elles pillent des sites comme les leurs, leurs conseils sont pertinents. Tant que c'est gratuit, le putacklic rapporte, mais le jour où il faut payer, pas sûr que l'internaute moyen le fasse.
Bref, l'Internet gratuit c'est la prime à la lie, l'Internet payant fera je pense le ménage, mais un ménage salutaire même si ça ne sera pas parfait (mais rien n'est parfait). Après, je comprends que ceux qui gagent leur vie en tondant les autres soient mécontents, ceux monétisent les vidéos de leurs gamins, qui déballent des colis sur Youtube, etc... mais c'est juste une anomalie qui disparaitra.

avatar marenostrum | 

une chose t'as pas compris, que ton avis sur le sujet (et même n'importe quel sujet) n'intéresse personne. bref pas la peine d'écrire des romains.

avatar Laurent38 | 

Des "romans", pas des "romains" par toutatix ! Du coup, si ça t'intéresse pas, pourquoi tu commentes ?

avatar marenostrum | 

pour te le signaler de ne pas perdre ton temps, ou te prendre au sérieux dans ce jeu.

avatar oomu | 

@marenostrum

oui mais j'ai envie de lui signaler l'inverse.

Il a parfaitement raison sur le jeu freemium, et sur les sites aux contenus malsains comme "coaching".

Il est temps de balayer le net à pub.

avatar oomu | 

@marenostrum

ha chais pas, j'ai adoré lire son avis et je lui aurais volontier mis un "pouce" ou une "étoile" ou un "petit coeur" des autres sites.

Je pense que c'est la peine d'écrire 3 PARAGRAPHES (même pas la taille d'une nouvelle... pfff.. moi je vous écris un roman en commentaire, quand je veux !)

avatar Brice21 | 

@Laurent38

"les sites comme celui de "France Soir""

Malheureusement je soupçonne que c’est ce genre de sites auquel un public féru de vérités alternatives (assez pléthorique sur le net) s’abonnerait plutôt que celui du Monde ou de Libé.

avatar moh_schumi | 

Pour ma part, l’idéal serait effectivement une fenêtre CMP unique qui serait éventuellement intégrée au navigateur.

La problématique est que même si on pense qu’un site (type MacG) ne va pas forcément vouloir utiliser nos données d’une façon négative, on voit que comme tout le monde, les pubs sont sur la base des outils Google…
Il n’est donc pas possible pour quelqu’un de sensibilité à ces sujets d’adapter ses choix en fonction du site, pour ma part je bloque pour tout sites.

En passant, j’ai toujours trouvé que MacG ne faisait pas beaucoup d’efforts pour laisser les utilisateurs bloquer les cookies via une fenêtre CMP simple (surtout avec l’ancien bandeau qui donnait pas beaucoup de leviers)…

avatar corben64 | 

C’est une excellente chose cette décision. Les boss qui dirigent c’est sites s’en tape royalement de l’expérience utilisateur. Le but c’est faire du fric avec nos données point.
Quand au contenu… Bein macg c’est un site de rumeurs tech comme tant d’autres…
Et c’est pas les 4 tests de produits qui donne l’envie de payer un abonnement, tout ce que l’on trouve ici par exemple on la 24 ou 48h avant sur YouTube ou Twitter.
Mais ça choque personne que des apps comme celle ci ce gave sur nos données, par des copier coller d’autres sites.
Bref.

avatar theo555 | 

Il faudrait se réveiller.. L'ancien modèle publicitaire est mort. Il existe maintenant beaucoup de plateformes qui permettent de rémunérer directement les auteurs (type publish0x.com), beaucoup plus démocratiques et mettant enfin à sa juste valeur les opinions de chacun. De plus ils ne volent pas nos données personnelles, et le système de "tip" permet de trier les contenus et on est sûr que quand les gens ont payé pour un contenu celui-ci est bon. C'est le modèle de journalisme de demain.

avatar byte_order | 

> d’expérience, il y a fort à parier que les entreprises qui parviennent à se tirer le mieux
> de ce mauvais pas, ce sont les Google et autres Facebook. Ce sont ces entreprises
> qui possèdent le plus de data sur les internautes, qui disposent des plateformes
> les plus puissantes (qui leur permettent de collecter ces data et de tracer les
> internautes sans cookies) et qui emploient à la fois les meilleurs développeurs
> et les meilleurs avocats.

Pourquoi avoir cité Google et Facebook mais pas Apple ?
Apple active par défaut la collecte des données privées de l'utilisateur dans iOS.
Les iPhones sont des centaines de millions, cela constitue de facto une puissante plateforme (qu'en plus n'est pas payée par Apple mais qu'Apple a fait acheté à l'utilisateur). Cela ne repose pas sur des cookies, et il me semble difficile de considérer que Apple ne disposent pas des meilleurs développeurs et avocats !

Parce que la pub n'est pas le business model principale d'Apple ne change rien. Apple a une activité de service qui génère des profits sur cette collecte de données, et sa branche de services est clairement là où elle fait le forcing depuis quelques années. L'auto-exclusion dans iOS 14.5 de son propre mécanisme de collecte de l'obligation du consentement préalable indique également qu'elle souhaite mettre en avant cette exception, qu'elle s'est auto-proclamée posséder.

On peut imaginer, par exemple, que de plus en plus de développeurs d'apps se laissent convaincre d'utiliser le framework publicitaire d'Apple pour éviter de devoir afficher un message dont la teneur a tendance à amener l'utiliser à choisir plus le refus que l'accord, et Apple a tout fait pour qu'il en soit ainsi, vu qu'elle a décidé, seule, arbitrairement, que sa solution à elle n'en avait pas besoin, ni au préalable ni jamais.

Etrange comment, parce que Apple a initialement été une entreprise centrée matos, on continue d'appréhender ses activités sous cet angle alors qu'elle affiche une part de plus en plus croissante des services dans ses revenus, avec une marge bien supérieure.

avatar Brice21 | 

@byte_order

"Apple active par défaut la collecte des données privées de l'utilisateur dans iOS."

Apple réserve ses données à son propre usage. C’est la liberté de toute entreprise et c’est ce qu’on appelle les données de first party.

Ici on parle du bannissement des cookies de tierce partie qui servent à des fin « publicitaires » dans des médias (par définition des intermédiaires).

Faire la publicité de ses propres services sur ses propres plateformes ne tombe pas dans la définition de la publicité mais dans celle de la promotion des ventes.

La publicité consiste à diffuser de l’information concernant un produit ou un service par l’intermédiaire d’un média.

Si ton boucher te dit ‘aujourd’hui la saucisse est en promotion’ c’est de la promotion des ventes. S’il te dit ‘le boulanger vend des baguettes’, c’est de la publicité.

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