Lettera est le nom d’un nouvel éditeur Markdown pour le Mac, une catégorie qui a connu son heure de gloire il y a quelques années et qui suscite moins d’intérêt aujourd’hui. Si on évoque celui-ci, c’est parce qu’il est né d’une équipe de développeurs bien connue à une époque : les créateurs du gestionnaire de notes Bear sont en effet derrière l’initiative. Pour la résumer, Lettera reprend le même moteur de rendu WYSIWYG basé sur la syntaxe Markdown, mais l’app dépend de fichiers texte et non d'une base de données.
Depuis sa sortie il y a près de dix ans, Bear se présente en effet comme un concurrent direct à Notes d’Apple. C’est un gestionnaire de notes qui repose sur une base de données, si bien que l’on n’a pas accès à des fichiers sous-jacents. Ce choix apporte des avantages techniques, notamment pour synchroniser les données ou encore indexer le contenu, même si cela enferme aussi l’utilisateur au sein d’un écosystème.
Bear, un nouveau bloc-notes élégant pour Mac et iOS
À l’inverse, Lettera stocke ses données dans un dossier plein de fichiers texte avec l’extension .md, le standard pour les documents Markdown. L’app ajoute automatiquement un élément à son dossier placé dans iCloud Drive quand on crée une note depuis son interface et à l’inverse, elle peut ouvrir n’importe quel fichier stocké sur le Mac. On peut aussi ajouter un dossier dans sa barre latérale, si on préfère utiliser un emplacement existant. À cet égard, c’est un éditeur de texte traditionnel, qui fonctionne d’ailleurs aussi avec un seul document ouvert à la fois et avec une fenêtre sans navigateur intégré. Si vous le souhaitez, vous pouvez même en faire l’app par défaut pour ouvrir tous les fichiers .md sur votre Mac.
Cette approche a d’autres avantages évidents. Les fichiers texte créés par Lettera sont parfaitement standards et peuvent être ouverts n’importe où, sans problème. Je l’ai vérifié en ouvrant la note créée pour la capture d’écran ci-dessus dans iA Writer, qui reste mon éditeur Markdown de prédilection, et j’y ai retrouvé un document standard, avec une syntaxe pleinement compatible. La seule particularité concerne l’aperçu du lien, qui repose sur un morceau spécifique à Lettera, mais la syntaxe imaginée au début des années 2000 par Aaron Swartz et John Gruber est suffisamment souple pour que cet ajout ne gêne pas.
Bear concurrençait Notes d’Apple, Lettera affronte plutôt un Obsidian, qui a gagné en popularité notamment grâce à son choix d’utiliser des fichiers texte au lieu d’un stockage interne propriétaire. Si le concept vous tente, vous pouvez tester ce nouveau-venu, actuellement en bêta distribuée sur TestFlight. Si l’app est entièrement gratuite pendant cette phase, on sait que la version finale sera payante, sans avoir les détails à ce stade. Il manque aussi plusieurs fonctionnalités, dont la possibilité d’ajuster l’interface avec des thèmes, un point fort de Bear qui est encore absent.
Lettera sera réservée au Mac pour son lancement, même si d’autres plateformes pourraient être gérées seulement après sa sortie. Pour l’heure, l’app nécessite macOS 26 et son interface n’est pas traduite en français.













