L’équipe acoustique d’Apple change de tête

Stéphane Moussie |

L’équipe d’Apple responsable des haut-parleurs et des micros des AirPods, des Mac et des autres appareils va bientôt avoir un nouveau patron, selon Bloomberg. Gary Geaves, vice-président en charge de l’acoustique, va céder sa place à son premier adjoint, Ruchir Davé.

HomePod 2. Image Apple.

Après avoir quitté Bowers & Wilkins pour Apple en 2011, Gary Geaves aura notamment contribué avec son équipe de 300 personnes à la création des AirPods et des HomePod. Au cours des deux dernières années, le cadre s’est concentré sur la refonte à venir de la gamme des écouteurs, glisse Bloomberg, qui ajoute qu’il a aussi participé à un projet d’appareil fusionnant un iPad et un HomePod.

Avant de prendre sa retraite, le spécialiste de l’audio va rester dans le périmètre de l’équipe acoustique en tant que conseiller pour Matt Costello, le responsable des produits Beats et des HomePod. Gary Geaves avait pu s’exprimer dans la presse au sujet des limites du Bluetooth au moment de la sortie des AirPods 3.

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« Gestion à distance » : le fléau des Mac et des iPhone d’entreprise mal reconditionnés

Anthony Nelzin-Santos |

Vous avez effacé votre Mac ou votre iPhone pour réinstaller le système, mais patatras, l’installation est bloquée par la « gestion à distance ». Vous n’êtes malheureusement pas le premier auquel cela arrive : ce problème de plus en plus courant touche généralement des appareils reconditionnés écoulés sur les places de marché (comme celle dont le nom commence par « Back ») ou des modèles revendus dans des boutiques d’occasion (comme celle dont le nom finit par « Cash »). Comment l’expliquer ? Comme le résoudre ? Suivez le guide.

Image MacGeneration (merci Julien).

La « gestion à distance », ou remote management en anglais, permet aux administrateurs de configurer les réglages du système, d’installer et de configurer des applications, ainsi que de configurer les connexions au réseau et les comptes de messagerie. Le numéro de série de l’appareil est enregistré sur un serveur de gestion de flotte mobile, ou MDM pour mobile device manager, géré par l’entreprise ou l’institution. Ivanti, Jamf, ou encore VMware fournissent ces MDM qui permettent d’administrer — et donc de bloquer — des appareils à distance.

Les reconditionneurs achètent souvent des lots d’appareils, dont des flottes d’entreprise décommissionnées, mais certains acteurs peu scrupuleux bâclent le travail en « oubliant » de vérifier qu’elles ont bien été supprimées du MDM. Cela ne pose pas de problème… jusqu’à ce que vous essayiez de réinstaller le système. « Cela fait notamment partie des vérifications obligatoires stipulées dans notre charte qualité », explique Back Market, « notre charte précise également que l’appareil doit être restauré et mis à jour, ce qui peut être impossible en présence d’un MDM actif à ce moment-là. »

Nous avons pourtant recueilli plusieurs témoignages de clients de la place de marché qui se sont retrouvés gros Jean comme devant en voulant réinitialiser leur Mac ou leur iPhone. « Parfois, un appareil peut être intégré à un MDM après avoir été reçu par le client, lorsque cela est effectué par l’ancien propriétaire », précise Back Market. « C’est un problème similaire aux téléphones blacklistés », déplore Alex, vendeur de la boutique Easy Cash de Sarcelles, spécialisée dans les produits électroniques, « les opérateurs peuvent bloquer un téléphone après sa revente. »

Une quatrième bêta pour macOS Sonoma 14.4

Pierre Dandumont |

Apple continue de proposer de nouvelles bêtas pour son prochain OS, avec une quatrième itération pour macOS Sonoma 14.4. C'est probablement la dernière avant la sortie prévue pour le mois de mars. Comme le Mac n'est pas concerné par la nouvelle réglementation européenne, il y a peu de nouveautés visibles pour le moment mais comme souvent nous vous les détaillerons si elles méritent une actualité.

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Comme tous les autres moteurs de rendu, WebKit (ré)adopte la bibliothèque graphique Skia

Anthony Nelzin-Santos |

Une décennie après l’avoir abandonnée, WebKit retrouve la bibliothèque graphique Skia1. Le moteur de rendu de Safari rentre ainsi dans le rang, puisque le moteur Blink de Google Chrome et le moteur Gecko de Firefox utilisent déjà cette bibliothèque de manipulation des images vectorielles en 2D écrite en C++. Cela commence à devenir une habitude, Apple n’est nullement responsable de cette avancée, entièrement due à Igalia, principale contributrice externe au projet WebKit.

La coopérative galicienne veut depuis longtemps améliorer les performances graphiques de WPE, la version de WebKit pour les systèmes embarqués qui a fait sa réputation, et de WebKit GTK, utilisé par la plupart des environnements de bureau des distributions GNU/Linux. Igalia avait d’abord choisi Cairo, qui est basé sur Postscript comme le moteur graphique Quartz des anciennes versions de Mac OS X, mais il était difficile de l’adapter à de nouvelles plateformes.

Après avoir comparé toutes les bibliothèques graphiques du marché, la coopérative a commencé à écrire la sienne, avant de finalement choisir Skia. Pourquoi ne pas avoir choisi cette bibliothèque open source réputée dès le départ ? « Parce qu’elle ne proposait pas de bibliothèque publique avec une API stable que nous aurions pu empaqueter comme la plupart de nos dépendances », explique le développeur Carlos Garcia Campos. L’expérience gagnée entretemps avec d’autres bibliothèques a levé cet écueil.

Créée en 2004 par une paire d’ingénieurs, Skia avait été achetée l’année suivante par Google, qui s’en était réservé l’usage avant de publier son code sous licence open source en 2008. Depuis, cette bibliothèque prenant en charge l’accélération graphique avec OpenGL ES, Vulkan et Metal a été adoptée par tous les moteurs de rendu. WebKit l’avait abandonnée en 2013 avec le « schisme » de Google, qui avait quitté le projet pour développer son propre moteur de rendu, Blink.

Igalia n’aura pas eu besoin d’un mois pour intégrer suffisamment de fonctionnalités de Skia pour passer tous les tests MotionMark. Après une réunion avec Apple, Google, Sony et Red Hat, la coopérative galicienne a proposé de reverser ses contributions au projet WebKit. Seule la version WPE en profite pour le moment, mais la version GTK suivra et Igalia pense que toutes les autres versions de WebKit utilisant Cairo bénéficieront grandement d’un « retour » à Skia.


  1. À ne pas confondre avec la police de caractères du même nom dessinée par Matthew Carter pour Apple en 1994. Skia était alors la première police compatible avec le système TrueType GX du Système 7.5, aujourd'hui pleinement intégré à la spécification OpenType Variable Fonts. Outre Skia, Carter est aussi connu pour ses polices Charter, Georgia, Tahoma, Verdana…  ↩︎

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iThoughts abandonné, son éditeur arrête son activité

Stéphane Moussie |

iThoughts, un éditeur de cartes mentales né sur iOS dès 2008 puis porté sur Mac et Windows, est abandonné. Son éditeur a mis la clé sous la porte le mois dernier.

« Mon entreprise, toketaWare, a cessé son activité après 11 ans [elle avait été établie officiellement cinq ans après la première version d’iThoughts, ndlr]. Je tiens à remercier tous ceux qui m’ont aidé et encouragé à améliorer les applications au fil des ans », déclare simplement Craig Scott sur son site. D’après un autre développeur, le fondateur de toketaWare va bien, il a juste décidé de passer à autre chose.

Les clients pourront continuer à utiliser iThoughts indéfiniment, ou en tout cas jusqu’au jour où une mise à jour d’iOS, de macOS ou de Windows cassera la compatibilité. Le développeur rendant son tablier, il n’y aura plus aucune correction de bug. Le compte développeur Apple de toketaWare a déjà disparu, l’application n’est plus disponible sur l’App Store. De plus, impossible d’obtenir une nouvelle licence ou un remboursement.

Les cartes mentales créées avec iThoughts peuvent être exportées vers les principaux logiciels du genre, comme Mindmanager, XMind ou Freemind. Craig Scott indique également que le format ITMZ utilisé est relativement « ouvert » et peut être décodé facilement par un autre développeur.

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BYD concurrence le thermique en Chine avec une voiture électrique à 14 000 €

Nicolas Furno |

BYD a annoncé l’arrivée de deux nouvelles versions de sa Qin Plus EV, une berline vendue sur le marché chinois depuis 2012. L’annonce ne nous concerne pas directement, puisque cette voiture n’est pas destinée à l’Europe et ne devrait pas venir rouler sur nos routes. Elle reste intéressante par le tarif demandé par le géant chinois, avec un prix qui concurrence désormais frontalement le thermique : la gamme commence en effet à 109 800 CNY, soit à peine plus de 14 000 €.

La Qin Plus EV de 2024. Image BYD.

Pour ce prix, vous n’avez pas une voiturette de golf, il s’agit bien d’une berline complète et basée sur la même plateforme de troisième génération que l’on retrouve dans toutes les voitures entièrement électriques de BYD. La batterie reste les fameuses lames LFP qui sont spécifiques au constructeur et qui ont fait sa réputation, avec un prix réduit face à d’autres chimies et surtout une meilleure densité qui permet de l’exploiter dans un grand nombre de véhicules. D’autres constructeurs exploitent ces batteries conçues par BYD, dont Tesla qui les utilise sur une partie des Model Y entrée de gamme produits en Allemagne.

À ce niveau de prix, le pack batterie est forcément modeste, même si BYD intègre au minimum 48 kWh et annonce jusqu’à 420 km grâce à ce petit pack. Attention, il s’agit de la norme chinoise beaucoup moins dure que la nôtre, si bien que l’autonomie théorique serait nettement plus basse en Europe, probablement autour de 320 km, et l’autonomie réelle encore plus réduite. Ce n’est pas un véhicule qui sera à l’aise pour traverser les continents, même s’il en sera parfaitement capable, mais à ce niveau de prix, on ne pouvait pas espérer beaucoup mieux. Une batterie de 57,6 kWh sera aussi proposée en montant en gamme, pour une autonomie théorique de 510 km et un tarif à peine supérieur : à partir de 119 800 CNY, soit environ 15 500 €.

Image BYD.

Le rouleau compresseur de BYD devrait encore frapper fort en 2024 et il n’y a aucun doute que le constructeur chinois sera le numéro un mondial sur le marché de l’électrique, dépassant Tesla pour la première fois. Ces ventes se feront à nouveau principalement en Chine, où l’entreprise est particulièrement agressive comme ces nouvelles annonces le prouvent bien. C’est moins évident dans le reste du monde et notamment en Europe, où BYD est présent de manière encore bien discrète.

Il faut dire que la gamme commercialisée dans nos pays ne brille ni par ses tarifs compétitifs, ni par la finition de ses voitures, en particulier côté logiciel. Le constructeur le prouve à nouveau, il a une énorme marge de manœuvre s’il souhaite s’étendre à l’international et la construction d’une première usine de production en Hongrie est bien la preuve du sérieux de BYD vis-à-vis du continent.

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PaletteBrain, un client ChatGPT sur Mac pour les adeptes de commandes personnalisées

Stéphane Moussie |

En attendant qu’Apple mette à profit ses grands modèles de langage, les développeurs tiers rivalisent d’efforts pour intégrer du mieux possible ChatGPT dans macOS. On a déjà parlé de QuickGPT, S-GPT ou encore du très bon MacGPT, mais pas encore de PaletteBrain.

Comme MacGPT, PaletteBrain permet de discuter avec le robot conversationnel dans une fenêtre à part entière sur Mac, mais son intérêt principal réside dans ses actions personnalisées. L’application de Gwendal Brossard permet de créer des actions spéciales, comme « corrige ces phrases en anglais sans changer le style » ou « résume ce texte en trois points clés », que l’on invoque grâce à des raccourcis clavier depuis n’importe où.

Par exemple, pour corriger un message en anglais que l’on s’apprête à poster sur le web, on sélectionne celui-ci puis on effectue le raccourci clavier correspondant pour que le texte soit rectifié par ChatGPT avec la bonne commande. Cela évite d’avoir à demander explicitement au robot « corrige en anglais le texte suivant : … », ce qui fait gagner beaucoup de temps quand on répète souvent les mêmes directives. Pour chaque commande personnalisée on peut personnaliser l’icône, le modèle (GPT-3.5 ou GPT-4, si on y a accès), la température (le niveau de créativité du modèle), le raccourci clavier et bien sûr la commande elle-même.

La limite de PaletteBrain dans certains cas est que le texte corrigé ne prend pas directement la place du texte original, il y a une étape intermédiaire où le texte corrigé apparait d’abord dans la fenêtre du client ChatGPT qui surgit au premier plan. On peut néanmoins remplacer le texte original par la version amendée ensuite assez rapidement grâce à un second raccourci clavier.

L’utilisation de l’API ChatGPT n’étant pas gratuite, ce client demande comme les autres que vous saisissiez votre clé d’API OpenAI afin que vous soyez facturé en fonction de vos usages. Le coût pour GPT-3.5, la version de base du robot conversationnel, est très bas : 0,0005 $ pour 1 000 tokens en entrée, sachant qu’un token équivaut à environ 4 caractères dans un texte en anglais. À moins de lui faire avaler des livres à longueur de journée, l’API de ChatGPT ne va pas vous ruiner.

Comparé à MacGPT, PaletteBrain ne s’intègre pas aussi profondément à macOS (impossible d’invoquer ChatGPT au sein d’une app à l’aide d’une commande, notamment), mais il est plus adapté pour effectuer des actions répétitives grâce à ses commandes personnalisées. L’application, qui est conçue avec le framework Electron, nécessite macOS 10.12 Sierra au minimum. Elle coûte 29 $ pour une licence individuelle. Il n’y a pas de version de démonstration.

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