Tim Cook laisse la porte ouverte à un retour de Parler sur l’App Store

Nicolas Furno |

Tim Cook s’est exprimé sur Parler lors d’une interview exclusive donnée à la chaîne CBS qui évoquait principalement les initiatives d’Apple pour lutter contre l’inégalité raciale aux États-Unis. Gayle King a aussi interrogé le CEO d’Apple sur l’actualité et notamment sur ce réseau social qui revendiquait l’absence de modération et qui a attiré les mouvements d’extrême-droite et contribué à l’attaque contre le Capitole le 6 janvier dernier.

Comme Google sur le Play Store, Apple a retiré Parler de l’App Store pour non respect de ses règles et en particulier pour le manque de modération de messages violents et autres appels haineux. Des contenus illégaux qui ont aussi conduit Amazon à fermer ses serveurs, conduisant ainsi à une fermeture complète de Parler depuis quelques jours. Est-ce que le service pourra revenir un jour ? Du côté d’Apple en tout cas, la porte n’est pas fermée.

Le patron d’Apple a ainsi expliqué que le compte développeur de Parler a été suspendu, mais pas banni. Cela veut dire qu’il suffirait d’apporter les preuves qu’une modération efficace a été mise en place pour restaurer ce compte et avec lui l’app iOS. En apparence, c’est une bonne nouvelle pour les fans du service, mais pour que l’app puisse revenir, encore faudrait-il que le service trouve un nouvel hébergeur.

Parler reposait jusque-là sur AWS, le service de cloud d’Amazon qui a banni le réseau social pour la même raison qu’Apple. Ses concurrents directs, de Google à Microsoft, en passant par DigitalOcean, ont d’ores et déjà tous prévenu qu’ils n’étaient pas question d’héberger le service. La seule option restante serait d’acheter des serveurs et de louer un emplacement dans un data-center qui les accepterait, ou bien de faire appel à un hébergeur peu regardant.

Sauf bien sûr si Parler se décidait à faire respecter la loi, auquel cas le service pourrait aisément retrouver un hébergeur et revenir sur l’App Store. Mais alors, quel intérêt face aux réseaux sociaux en place ?

avatar gattuz | 

Liberté d’expression... juste pour les bobos gauchos écolos.

avatar pagaupa | 

@gattuz
« les bobos gauchos écolos »...
L’expression bateau du siècle ! Quand on a rien à dire...

avatar gattuz | 

@pagaupa

Je le maintiens. C’est le cas. Les pseudos démocrates font ce qu’ils veulent et les autres doivent la fermer. J’ai le droit de le dire. Si vous n’êtes pas d’accord avec moi, pas de pb j’accepte 🤷🏻‍♂️

avatar marenostrum | 

Eux ils utilisent la langue de bois. J’appelle pas ça liberté d’expression.

avatar Fredouille14 | 

@gattuz

+1

avatar Derw | 

@gattuz

Certes. Vous pouvez aussi dire que les reptiliens ont décidé d’envahir le monde en prenant le contrôle de ratons-laveurs sanguinaires… je pense que je l’accepterai tout autant.

Pour revenir sur le sujet, la liberté d’expression est donnée à tout le monde, de l’extrême gauche à l’extrême droite, en passant par les bobos, la Macronie et les esclavagistes, tant qu’on enfreint pas les lois.

avatar deltiox | 

@Derw

Non pas sur les réseaux sociaux
La loi y est appliquée mais aussi leurs valeurs et chartes
Et parfois même si la loi ne demande rien ils censurent
Essayer de faire passer les unes de Charlie Hebdo sur tous les réseaux sociaux
Certains mots certes vulgaires sont bannis
Bien des tableaux impressionnistes sont jugés trop dénudés et bannis également et parfois autorisés de nouveau car cela fait scandale
Et chaque réseau social ajoute à la loi ses propres règles et interprétations

La question finale devenant sont ils des hébergeurs neutres qui retirent des messages contraires à la loi quand un juge ou une administration de justice leur demande ou sont ils eux mêmes capables de sanctionner de leur initiative selon leur interprétation
Dans ce dernier cas ce sont des éditeurs en ligne
Et la ils ne veulent surtout pas de cela

Enfin la jurisprudence en France considère les réseaux sociaux comme un espace public (avec condamnations à la clé parfois liées à cela ) et non un espace privé pour les propos qui y sont tenus

avatar Derw | 

@deltiox

« Non pas sur les réseaux sociaux
La loi y est appliquée mais aussi leurs valeurs et chartes
… »

Tout à fait d’accord avec ça. Et je suis aussi d’accord pour dire que c’est un problème. Mais là, la censure qui leur est reprochée est une censure qui s’appuie sur des lois (ou des règles internes qui retranscrivent la loi).

Par ailleurs, elle intervient à un moment où il y a des risques insurrectionnels liés à cet outil.

Après, je ne suis pas forcément contre les insurrections. Les révolutions sont des insurrections qui ont réussi… mais je comprends qu’une société privée se protège à la fois des insurrections (qui sont nuisibles au business) et des attaques juridiques.

Par ailleurs, je pense aussi que le problème de départ c’est l’anonymat qui règnent sur les réseaux sociaux (dit le mec anonyme). Si chaque intervenant pouvait être identifié et donc judiciarisé en cas de propos illégaux, un les réseaux seraient plus paisibles, et deux, les GAFAM ne seraient pas le cul entre 2 chaises…

avatar deltiox | 

@Derw

Oui et non
Je suis d’accord que l’anonymat permet des choses à certains qu’ils ne feraient pas sans mais d’un autre côté cela revient à demander à toute personne dans la rue ou le bistrot du coin qui s’exprime de décliner son identite et de lui dire qu’on enregistre ses paroles au cas ou qqun voudrait lui reprocher
Bref c’est trop complexe même pour moi qu’en j’essaie d’avoir un avis personnel dans un sens ou l’autre

Pour le cas de Parler et des évènements récents ce n’est évidemment pas le bon exemple mais cela fait jurisprudence et met en lumière une pratique bien réelle : la censure ou auto censure des réseaux sociaux peut intervenir pour raison de propos jugés illégaux par des personnes physiques (modérateurs / dirigeants) qui ne sont justement pas des juges
Et la je ne suis pas d’accord car dans le même temps les réseaux sociaux se revendiquent l’également comme hébergeurs neutres et sans aucune responsabilité légale (ie pas de poursuite ) par rapport à leurs décision de censure.
Donc peut on juger sans être un juge et en même temps se considérer comme non responsable légalement dans le cas ou son jugement se verrait jugé non légal par une décision de justice ?

Mon avis reste inchangé : pour la liberté d’expression c’est illégal si une décision de justice le déclare. Toute autre décision (autre que technique hein) relève d’une édition des contenus et n’est pas du domaine d’un hébergeur ou d’un réseau social se déclarant juridiquement sous le statut d’hébergeur

avatar 8enoit | 

Entièrement d'accord.
Le 6 janvier ce n'est pas Biden qui a hérité du pouvoir, ce sont les Gafa qui l'ont pris. Il y aura une réaction mécanique, et néfaste à la démocratie. Des gens agissant hors du cadre de la Justice n'ont pas à limiter la liberté d'expression a priori. Uniquement a posteriori.

avatar gattuz | 

@8enoit

👍🏼

avatar morpheusz63 | 

@gattuz
+1¹⁰⁰⁰⁰👍

avatar vince29 | 

La clientèle de France Inter. C'est plus clair ?

avatar ancampolo | 

@pagaupa

Non c’est une realité marre de la dictature gauchiste

avatar Romuald | 

Il a oublié d'ajouter bien-pensant

avatar adrien1987 | 

@gattuz

+1

avatar milka | 

@gattuz

Ihih 🥰

avatar gemini69 | 

@gattuz

+1

avatar faya | 

@gattuz

Pas compris le rapport

avatar Ol'Dirty | 

@gattuz

Couper Parler n’enlève rien à la liberté d’expression. Les membres peuvent encore s’exprimer ailleurs. Sur Parler on trouve des propos appelant à la violence ou à la haine sans modération sérieuse. C’est illégal. Quand la télévision vous impose ses spécialistes on vous entends pas les gardiens de la libertayyyy.
Trump a fait sauter la neutralité du net et aujourd’hui il s’est pris les pieds dans le tapis. Fallait pas jouer.
Quand vous défendez (mal) la liberté d’expression, je me demande si vous ne défendez pas en réalité des propos ou idéologies dégueulasses sous couvert de liberté d’expression.

avatar Fredouille14 | 

@Ol'Dirty

la liberté d’expression ce n’est pas uniquement quand ça nous arrange

avatar Derw | 

@Fredouille14

Non, mais c’est uniquement quand c’est légal.

avatar sshawn | 

@Ol'Dirty

+1

avatar BleuRooster | 

@Ol'Dirty

Justement si! Les réseaux sociaux c’est devenu incontournable, c’est limite du service public, cette entreprise n’a aucun droit supérieur à la liberté de pensée ou d’expression! ils n’ont pas à déterminer les opinions valable ou non valable, les états doivent réagir! Les GAFAM ont trop de pouvoir!

avatar Derw | 

@BleuRooster

🤦‍♂️

La suppression de Parler apparemment1 ne s’est pas faite pour des raisons d’expression d’opinion, mais pour des raisons d’expression illégales (incitation à la haine et à la violence, organisation d’événements violents)

1. je dis « apparemment » parce que je n’en sais rien en fait, c’est juste la raison donnée par Apple et les autres. Mais jusqu’à ce quelqu’un prouve qu’ils mentent, ils disent la vérité…

Pages

CONNEXION UTILISATEUR