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Office 2019 Mac sera réduit à la lecture seule à partir du 13 juillet, licences perpétuelles comprises

Greg Onizuka

jeudi 28 mai à 22:15

Logiciels

Vous utilisez encore Office 2019 sur Mac ou iPhone ? Malheureusement, il va falloir bientôt vous en passer : Microsoft a décidé qu’elle allait bientôt être enterrée, et y a mis les grands moyens. À partir du 13 juillet 2026, les utilisateurs de cette version ne pourront accéder à leurs fichiers qu’en lecture seule, que ce soit une version boîte ou une licence perpétuelle.

Fin brutale pour Office 2019. Image MacGeneration.

Microsoft a mis en place une page explicative concernant un comportement attendu à partir du 13 juillet 2026, mais qui peut paraître aberrant : certains utilisateurs pourraient ne plus avoir accès à leurs fichiers qu’en lecture seule, avec pour seule possibilité de les lire ou de les imprimer. Si la solution proposée concernant Office 2021 et Office 365 est une simple mise à jour, Office 2019 a droit à un traitement bien plus radical : il doit être abandonné.

Ce comportement de la part de Microsoft est d’autant plus étrange que certaines versions d’Office 2019 ont été achetées en boîte, avec licence perpétuelle, et pourtant l’entreprise de Redmond prévient que mêmes ces utilisateurs ne pourront plus modifier leurs fichiers à partir de cette date. Officiellement, Microsoft parle d’un problème de certificat de sécurité qui nécessite une mise à jour, mais celle-ci n’est proposée que pour Office 365 ou 2021, pas pour Office 2019.

Microsoft a beau rappeler que le support a été abandonné depuis le 10 octobre 2023 sur cette version, c’est un changement de fonctionnement radical, qui tend malheureusement à se répandre dans le monde du logiciel : plutôt que de laisser l’utilisateur tranquille avec sa version périmée, l’entreprise lui met des bâtons dans les roues. Chez Adobe, c’est en désactivant les serveurs d’activation des anciennes Creative Suites pourtant payées argent comptant, et Microsoft lui a engagé le pas avec de très vieilles versions d’Office comme la 2001.

Cependant, Microsoft avec Office 2019 passe une étape supplémentaire : cette fois, même l’utilisateur ayant une version installée sur son ordinateur ne pourra plus l’utiliser à partir du 13 juillet, hormis comme simple lecteur. Si Redmond n’indique pas la méthode utilisée, il est probable qu’une précédente mise à jour de cette version contienne une bombe à retardement logicielle désactivant toutes les fonctions d’édition de documents à partir d’une date donnée.

L’éditeur de logiciels a beau donner des solutions, comme le passage à Office 2021 ou ultérieur, celle-ci est non seulement non neutre financièrement parlant, mais aussi impossible à mettre en place sur certaines machines : les utilisateurs bloqués sur macOS 11 Monterey ou plus ancien, ou ceux ne pouvant aller plus loin qu’iOS 17 en sont pour leurs frais, et devront s’ils veulent pouvoir continuer d’éditer leurs documents racheter une machine !

Pour les utilisateurs d’Office 2021, si pour le moment ils échappent au couperet, ce n’est que partie remise : cette version perdra son support fin 2026. Est-ce à dire que d’ici 2029, ils ne pourront eux non plus accéder à leurs documents autrement qu’en lecture seule ? Si Microsoft ne change pas sa copie (et il est facile pour l’entreprise de camper sur ses positions par le simple argument de la sécurité informatique), c’est un comportement qui devrait devenir la norme, au moins chez cet éditeur.

L’UE triplerait la mise avec 120 milliards d’euros pour rattraper son retard dans les puces

Greg Onizuka

jeudi 28 mai à 21:00

Ailleurs

Vous pensiez qu’il n’y avait que les USA et Taiwan pour attirer les fondeurs et autres entreprises de puces de haute technologie ? L’Union européenne veut en tout cas prouver le contraire : elle se préparerait à lancer un plan de plusieurs dizaines de milliards d’euros sur dix ans pour attirer les entreprises du secteur, selon Bloomberg.

STMicroelectronics est un fleuron de l’UE, mais elle ne peut pas tout… Image STMicro.

Alors que les États-Unis d’Amérique s’embrouillent dans leurs projets, entre le Chips Act d’origine du président Biden et la version radicalement différente du président Trump, et que Taiwan sent le vent du boulet se rapprocher de plus en plus du fait des tensions avec son encombrant voisin chinois, l’Union européenne souhaite prendre sa part du gâteau tant qu’il en est encore temps.

Un premier « Chips Act » (ou Règlement européen sur les semi-conducteurs) à l’européenne a bien été tenté en 2023, mobilisant 43 milliards d’euros publics et privés dont 3,3 milliards d’euros venant directement du budget européen, afin de donner une autonomie dans le domaine des semi-conducteurs à l’Union et ses partenaires.

42 milliards d

42 milliards d'euros pour faire de l'Europe un champion des semi-conducteurs

Dans un premier temps, de nombreux projets ont été annoncés : STMicroelectronics et GlobalFoundries ont lancé une nouvelle usine de puces près de Grenoble, créant 1 000 emplois et doublant la capacité de production du site original ; Bosch a investi 3 milliards d’euros dans sa division semi-conducteurs, permettant d’améliorer l’autonomie du secteur automobile concernant les puces dédiées ; TSMC a aussi annoncé l’implantation de nouvelles usines en Europe, dont une à Dresde.

Malheureusement, d’autres projets d’envergure ont été annulés peu de temps après leur présentation : Intel prévoyait une usine géante à Magdebourg, pour un coût total de 30 milliards d’euros, supprimée. Une autre usine du fondeur de Santa Clara, dédiée à l’assemblage des puces dans leurs packaging en Pologne pour 4,6 milliards d’euros, a suivi le même chemin vers la corbeille. Enfin, une dernière usine du fondeur (décidément) devait être créée en Italie afin d’y produire des puces, elle n’est plus d’actualité.

STMicroelectronics et GlobalFoundries vont ouvrir une nouvelle usine de semiconducteurs en France

STMicroelectronics et GlobalFoundries vont ouvrir une nouvelle usine de semiconducteurs en France

Dans le sillage d’Intel, d’autres projets plus petits ont eux aussi été annulés, refroidis par le départ du fondeur. L’objectif de départ de compter pour 20 % de la production de puces avancées dans le monde, avec tous ces départs, a totalement été enterré. Devant le recul massif, de nombreux parlementaires ont voulu un « Chips Act 2.0. », et seraient sur le point de l’obtenir.

Les bouchées doubles

Si le premier projet dédiait 43 milliards d’euros de budget, la nouvelle version passe à 120 milliards d’euros, toujours répartis entre le public et le privé. De quoi montrer les velléités de l’UE dans le domaine et être prise au sérieux ?

Toujours est-il que le plus gros morceau du projet concernerait la création d’une nouvelle usine de fabrication de semi-conducteurs en 3 nm (rien que ça !), pour la somme de 30 milliards d’euros. Si le projet est intéressant, une grosse inconnue reste : qui serait à la tête de celui-ci ? STMicro ? L’entreprise s’est arrêtée au 22 nm pour ses propres fabs, et améliorer la finesse n’est pas forcément une priorité pour ses produits. Une piste plus probable pourrait être Mistral AI, aidée par l’investissement récent d’ASML. Cependant, cette hypothèse ne résout pas tous les mystères : si Mistral AI devenait commanditaire, il lui faudrait tout de même les plans d’une puce à produire, et les employés compétents pour utiliser les machines. On ne passe pas d’un claquement de doigt de la conception d’IA à la conception et industrialisation de puces.

L’Union européenne prévoit aussi de jouer le rôle d’intermédiaire entre les entreprises de télécommunications, de la défense et de l’automobile, et les fournisseurs de puces du domaine, afin de négocier au mieux des contrats et des puces répondant au besoin des acteurs européens.

D’après le document consulté par Bloomberg, le financement de ce projet interviendrait grâce aux budgets des projets Horizon Europe et Digital Europe, jusqu’en 2028. Les fonds nécessaires à la période 2029-2035 seraient, eux, à confirmer dans le prochain plan budgétaire européen.

Ce nouveau plan est qualifié de pilier de l’Union européenne, tant il est primordial pour assurer la souveraineté de l’UE dans le domaine de l’intelligence artificielle, et de l’informatique en général face à la Chine et aux USA. Permettra-t-il de se libérer au moins en partie de l’influence de ces deux pays ? Rien n’est moins sûr, surtout sans l’aide d’un fondeur principal comme Intel ou TSMC. Mais ce n’est pas en restant les bras croisés que les choses changeront.

Prise en main d’Iris, un catalogueur pour le Mac idéal pour (re)découvrir ses photos

Nicolas Furno

jeudi 28 mai à 20:30

Logiciels

Iris (15 €) est un nouveau catalogueur d’images pour le Mac, une app spécialisée dans la consultation de photos et vidéos. C’est un concurrent de l’app Photos d’Apple, avec un positionnement légèrement différent : pas question ici de modifier les fichiers, on les consulte uniquement. En contrepartie, son développeur a imaginé une interface mieux optimisée pour cet usage, avec de nombreux outils pour (re)découvrir sa photothèque. Deux axes de lecture du catalogue sont particulièrement soignés au lancement : les personnes et les dates.

Iris en action, ici avec le panneau qui indique l’évolution du traitement initial, entièrement réalisé en local. MacGeneration.

Deux sources d’images sont prises en charge, éventuellement en même temps. On peut d’abord pointer Iris vers la photothèque gérée par l’app Photos d’Apple. Si les fichiers sont stockés sur la machine (impossible pour le moment de les récupérer depuis les serveurs d’iCloud), ils seront correctement indexés. Deux précisions importantes à ce sujet : l’app utilise le dossier des originaux dans la photothèque, ce qui veut dire que vous ne verrez pas les modifications. Par ailleurs, l’accès se fait en lecture seule, une bonne garantie de ne rien casser. Sinon, ou bien en plus, vous pouvez choisir des emplacements dans le Finder et leur contenu sera lui aussi indexé.

Iris formera un catalogue complet, avec une vue principale qui affiche par défaut les clichés par ordre chronologique inversé (les plus récentes en haut). Comme beaucoup d’autres paramètres, on peut ajuster ce choix en passant par les menus. L’app distingue automatiquement les images, des vidéos et captures d’écran, mais il lui manque une option pour masquer ces dernières dans les photos. Si un filtre peut systématiquement être appliqué sur chaque vue, il n’est pas mémorisé dans cette première version. On a aussi accès aux favoris depuis la barre latérale, même si les autres albums ne sont pas importés de Photos.

La barre latérale facilite la recherche d’images. Iris affiche tout d’abord un sélecteur de date, qui montre en premier les décennies, puis les années, les mois et même les jours. Si vous voulez uniquement voir les photos prises en mai 2017 ou toutes celles des années 1990, par exemple, vous y accéderez en quelques clics dans la barre latérale. Photos sait chercher par date, mais ne gère pas les décennies, un concept intéressant. Ajoutons que l’on peut modifier la date des images, avec une granularité variable, du jour précis à la décennie. Cette dernière option est bien vue pour les vieux clichés numérisés, où il est parfois difficile de déterminer l’année.

BenQ PD2730S vs Apple Studio Display : le match des 5K à 27 pouces 📍

Article sponsorisé

jeudi 28 mai à 20:00

Services

Un écran 5K de 27 pouces à 218 pixels par pouce, calibré pour le P3, relié au Mac par un seul câble. On pourrait croire qu'il n'en existe qu'un. Apple a longtemps occupé ce créneau sans concurrence sérieuse. Et pourtant...

Le BenQ PD2730S vient changer la donne.

La dalle : même définition, un contraste très différent

Les deux moniteurs partagent l'essentiel : dalle IPS 27 pouces, 5K (5 120 × 2 880), 218 ppi, la densité exacte de l'écran Retina des MacBook Pro. Mise à l'échelle parfaite sous macOS. Jusque-là, coude-à-coude.

L'écart se creuse sur le contraste. Le PD2730S embarque une dalle IPS Black de dernière génération affichant 2 000:1 en natif, là où le Studio Display reste aux alentours de 1 000:1. Les noirs sont plus denses chez BenQ, les ombres plus lisibles, les dégradés sombres plus détaillés. Pour quiconque retouche des photos, étalonne de la vidéo ou modélise en 3D, cette profondeur dans les basses lumières a un impact très concret.

Apple mène en revanche sur la luminosité (600 nits contre 400), un avantage réel en plein soleil. Dans un bureau correctement éclairé, 400 nits suffisent, et c'est le contraste qui façonne la qualité perçue au quotidien.

👉 Lire le test complet du PD2730S de MacG

Fidélité des couleurs : avantage BenQ

Le PD2730S affiche 98 % du DCI-P3, 100 % du sRGB, 100 % du Rec.709, avec une calibration usine à Delta E inférieur à 2 (écart imperceptible à l'œil nu) et les validations Pantone et Calman. Apple couvre le P3 sans communiquer de chiffre précis.

Côté logiciel, le fossé s'élargit. Le PD2730S fonctionne avec Palette Master Ultimate (calibration matérielle à la sonde), Display ColorTalk (synchronisation des profils entre MacBook et moniteur sans sonde) et ICCsync (gestion automatique des profils ICC sous macOS). Le Studio Display propose des modes de référence prédéfinis qui fonctionnent bien, mais restent figés. Pour un créatif exigeant sur ses espaces colorimétriques, la latitude du BenQ a une valeur très concrète.

Connectique : le gouffre

Le Studio Display 2026 propose deux Thunderbolt 5 et deux USB-C. Correct, mais mesuré pour ce tarif.

Le PD2730S aligne un Thunderbolt 4 en entrée (charge 90 W), un Thunderbolt 4 en sortie pour le chaînage de deux écrans 5K, un HDMI 2.1, un DisplayPort 1.4, plusieurs USB-A et USB-C, une sortie casque et un KVM intégré. Un véritable hub de bureau.

Ergonomie et prix : le grand écart

Le PD2730S arrive avec un pied réglable en hauteur, en inclinaison et en rotation, compatible VESA, plus le Hotkey Puck G3 (molette de contrôle sans fil). Tout est dans le carton, pour environ 1 050 à 1 100 € en France.

Le Studio Display démarre à 1 699 € avec un simple support à inclinaison. Le réglage en hauteur porte la note au-delà de 2 000 €. L'écart atteint 600 € au minimum, et dépasse les 1 000 € selon la configuration Apple.

Webcam et audio : le terrain d'Apple

Le Studio Display embarque une caméra 12 MP avec Center Stage, six haut-parleurs avec Spatial Audio et trois micros studio. Pour la visioconférence intégrée, sa proposition reste sans rivale. Le PD2730S fait l'impasse sur la webcam et se contente de deux haut-parleurs de 3 W.

Bon nombre de professionnels travaillent toutefois déjà avec Continuity Camera via iPhone et des enceintes dédiées. Les 600 € économisés financent largement une webcam haut de gamme et une paire d'enceintes de monitoring qui surpassent les équivalents intégrés chez Apple.

Alors, verdict ?

Le Studio Display reste un très bon moniteur, fluide dans l'écosystème Apple et complet pour la visioconférence. Sous l'angle de la performance d'affichage, le PD2730S fait jeu égal et souvent mieux : contraste deux fois supérieur, fidélité colorimétrique certifiée, outils de calibration complets, connectique généreuse, pied réglable inclus. Le tout pour 600 € de moins.

Le genre de moniteur qu'on oublie de regarder parce qu'on est trop occupé à regarder ce qu'il affiche !

👉 Je me renseigne sur l'écran 5K de BenQ : le PD2730S

Age of Empires II revient sur Mac avec une version optimisée Apple Silicon

Nicolas Furno

jeudi 28 mai à 17:38

Logiciels

Age of Empires II, ce jeu de stratégie mythique de la fin des années 1990, est de retour sur Mac ! La version « Definitive Edition », qui intègre toutes les extensions publiées au fil des années, a été adaptée pour macOS par Feral Interactive. Résultat, on a un titre optimisé pour les Mac les plus récents… et uniquement eux : l’adaptation nécessite en effet une puce Apple Silicon et n’est pas compatible avec les processeurs Intel. Si la nostalgie vous tente, le jeu est vendu exclusivement sur Steam à ce stade, pour 32,99 €.

Si vous n’étiez pas né en 1999, sachez que ce jeu de stratégie en temps réel a marqué son temps, avec la possibilité de construire de grands empires à travers les époques, de lever d’immenses armées et de mener des batailles épiques. Pour l’époque, le niveau de réalisme était impressionnant, avec un grand souci du détail pour les unités et les bâtiments. L’ambiance sonore était aussi particulièrement soignée, l’intelligence (très) artificielle des ennemis était bien meilleure et Age of Empires II est resté dans les annales du jeu vidéo.

À tel point que vingt ans après la sortie du jeu original, ses concepteurs ont publié une mise à jour majeure. Les graphismes ont été entièrement revus pour passer à la 4K, avec de nouvelles textures de bien meilleure qualité et une bande-originale améliorée. Cette édition définitive ajoute aussi une large quantité de contenus, avec de nouvelles campagnes en solo et un grand nombre de civilisations supplémentaires.

En contrepartie, il faut un ordinateur bien plus puissant qu’en 1999, même si n’importe quel Mac Apple Silicon devrait prendre en charge Age of Empires II sans problème. Même le petit MacBook Neo est dans la liste des modèles compatibles ! Ses 8 Go de RAM suffiront amplement, en revanche la variante entrée de gamme avec ses 256 Go de stockage posera peut-être problème. Il faut en effet 16 Go d’espace libre sur le SSD pour installer le jeu, on est loin du CD-ROM unique du jeu original…

Une bataille entre Francs, l’une des civilisations proposées par Age of Empires II depuis le départ. Image Feral Interactive.
Une bataille entre Francs, l’une des civilisations proposées par Age of Empires II depuis le départ. Image Feral Interactive.

Steam est la seule boutique choisie au lancement pour la version macOS. L’avantage, c’est qu’il s’agit du même jeu que sous Windows. Si vous aviez acheté Age of Empires II pour votre PC, vous pourrez désormais le télécharger sur votre Mac. Pour ceux qui préfèrent le Mac App Store, il n’a pas été oublié, même si la sortie est prévue « plus tard dans l’année », sans davantage de précision.

Le jeu est entièrement traduit en français. Outre la puce Apple Silicon, Feral Interactive demande macOS 15.7 au minimum pour pouvoir l’installer.