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Sous le capot de macOS 27 : des gains de performances très ciblés

Christophe Laporte

vendredi 26 juin à 07:44

macOS

Il est toujours délicat d’évaluer les performances d’une bêta. Utilisez Geekbench d’une version d’iOS ou de macOS à l’autre et vous obtiendrez des petits changements de quelques pourcents. Mais il semble acquis avec macOS 27 Golden Gate que certaines fonctionnalités s’exécuteront plus vite que sous macOS 26 Tahoe, et ce, même sur un MacBook Air M1.

Au passage, The Basic Apple Guy a réalisé un fond d’écran pour macOS 27, que vous pouvez télécharger ici !

Nos confrères de MacOTakara ont utilisé les traditionnels outils de bench sur un MacBook Air M1 doté de 16 Go de mémoire vive et d’un SSD de 1 To, en confrontant l’actuel macOS 26.5.1 à la deuxième bêta de macOS 27. Voici ce qui change et, surtout, ce qui reste désespérément identique.

Le calme plat sur le front du CPU et du GPU

Disons-le d’emblée : l’installation de Golden Gate ne va pas transfigurer votre vaillant MacBook Air M1 en foudre de guerre. Les tests de force brute menés sur Geekbench 6 Pro révèlent une stagnation absolue des scores, qu’il s’agisse des performances en mode monocœur ou multicœur. Le processeur principal fait son travail à l’identique, sans que le nouveau système ne vienne bousculer l’architecture établie.

Même constat ou presque du côté de la puce graphique avec l’API Metal, où les mesures globales restent parfaitement plates. Une seule exception notable vient toutefois égayer ce tableau : le sous-score lié à la détection des visages s’offre un bond assez spectaculaire de 21 % en faveur de la bêta de macOS 27. Un premier indice qui montre où Apple a choisi de porter ses efforts d’optimisation logicielle.

Le Neural Engine passe la seconde

Cette tendance se confirme de manière beaucoup plus éclatante lorsque l’on passe l’architecture à la moulinette de Geekbench AI. Si les calculs d’intelligence artificielle confiés de manière générique au CPU ou au GPU stagnent en simple comme en demi-précision, le Neural Engine, lui, se réveille enfin. Sous macOS 27, le moteur dédié aux tâches neuronales de la puce M1 affiche des gains substantiels. Les opérations de détection des visages grimpent ainsi de 15 à 25 %, tandis que les scores en matière de traduction automatique progressent de 15 %. Ce n’est évidemment pas un hasard : Apple prépare activement le terrain pour ses fonctionnalités d'intelligence artificielle, à l'image de Siri AI, et même les puces de première génération profitent de ce nettoyage des algorithmes.

WWDC 2026 : toutes les petites nouveautés passées sous silence

WWDC 2026 : toutes les petites nouveautés passées sous silence

Pas de miracle pour le stockage, des promesses très spécifiques Du côté du stockage interne, le verdict de l’outil AJA System Test est sans appel : la vitesse du SSD reste strictement identique d’une version à l’autre. Point de magie logicielle ici pour accélérer les débits de vos fichiers.

Cette observation entre d’ailleurs en parfaite résonance avec la communication officielle de Cupertino. Lors de la WWDC, Apple avait mis l’accent sur des optimisations spectaculaires mais très ciblées pour iOS et iPadOS, évoquant des lancements d’applications 30 % plus rapides sur un iPhone 11 Pro Max, un chargement des photos accéléré de 70 % sur l’iPhone 15, ou encore des transferts AirDrop boostés de 80 % sur l’iPhone 16 Plus. L’iPad Pro M4 n’était pas en reste avec des transferts vers les disques externes annoncés comme cinq fois plus rapides en USB4.

macOS 27 Golden Gate : les principales nouveautés

macOS 27 Golden Gate : les principales nouveautés

Pour le Mac, le discours se fait nettement plus ciblé. La page de présentation de macOS 27 se garde bien de promettre une accélération globale du Finder. En revanche, elle promet une réactivité accrue lors des transferts AirDrop, une navigation plus fluide dans les fichiers réseau et un affichage accéléré de la page d’accueil de Safari 27. En clair, macOS 26 Tahoe exploitait déjà le matériel au maximum de ses capacités brutes. macOS 27 Golden Gate se contente d’ajuster les rouages là où l’expérience utilisateur le nécessite le plus.

Après Anthropic, OpenAI voit GPT-5.6 limité à 20 partenaires par Washington

Greg Onizuka

vendredi 26 juin à 06:30

Intelligence artificielle

Après avoir demandé à Anthropic de bloquer l’utilisation de ses derniers LLM Mythos 5 et Fable 5, c’est maintenant OpenAI qui se voit limitée par l’administration Trump, comme le rapporte Bloomberg.

Les LLM sont passés en quelques années de curiosité amusante à atout national. Image OpenAI.

En effet, le gouvernement américain a imposé à la firme de Sam Altman des restrictions draconiennes sur la liste d’utilisateurs autorisés à utiliser GPT-5.6, que la firme comptait sortir rapidement. Seule une très courte liste de partenaires spécifiques pourront pour le moment voir les résultats de ce nouveau LLM, à la suite d’une demande de l’administration américaine.

Un employé présent durant la réunion et souhaitant garder l’anonymat donne le ton : la Maison Blanche semble de plus en plus inquiète des possibilités des LLM, et Sam Altman a insisté pour que les employés travaillent sans discuter sur les points soulevés par l’administration, y compris si cela va à l’encontre des décisions originales d’OpenAI.

Les restrictions seraient telles que la liste des entités autorisées à utiliser GPT-5.6 se limiterait à 20 partenaires, pas plus. De son côté, Anthropic n’a toujours pas remis ses modèles en ligne après le blocage imposé, et tente de raisonner l’administration US plutôt que de se plier à toutes les demandes :

Nous ne pensons pas que la découverte d’une possibilité limitée de contournement des protections justifie le retrait d’un modèle commercial déjà déployé auprès de centaines de millions de personnes. [...] Si ce critère était appliqué à l’ensemble du secteur, nous pensons qu’il conduirait pratiquement à l’arrêt de tout nouveau déploiement de modèles chez tous les fournisseurs de modèles d’IA de pointe.

Si les deux entreprises ont une approche radicalement différente, l’une ayant choisi de se conformer rapidement aux demandes de l’administration tandis que l’autre conteste publiquement leur bien-fondé, le résultat est cependant identique pour le moment : des restrictions sont imposées, et l’administration ne compte apparemment pas assouplir ses décisions.

Les États-Unis verrouillent les IA les plus avancées d’Anthropic

Les États-Unis verrouillent les IA les plus avancées d’Anthropic

Au-delà des implications économiques, c’est bien entendu la possibilité de détenir un atout majeur qui se joue ici : en limitant l’accès aux modèles les plus évolués à un nombre restreint d’acteurs approuvés, le gouvernement américain s’assure de disposer d’une avance capitale dans la course à l’IA. Et cet atout est stratégique : quand le grand public voit un chatbot qui a de plus en plus réponse à tout, un État y voit un outil économique, militaire ou encore de surveillance comme rarement il en a disposé.

Hausse des prix : la Bourse fait payer la note à Apple

Christophe Laporte

vendredi 26 juin à 06:21

AAPL

Apple marchait sur un fil, et celui-ci a fini par rompre. L’action de la Pomme a dévissé de 6 % dans le sillage de la hausse des prix annoncée hier. Le contraste est d'ailleurs saisissant avec la trajectoire de Micron : dans le même temps, le titre du fabricant de composants s'est envolé de plus de 16 %, propulsé par des résultats trimestriels records.

Un terrain préparé, mais une pilule qui passe mal

Les investisseurs ont visiblement peu goûté le coup de bambou tarifaire appliqué, à des degrés divers, sur les gammes de Mac et d’iPad. Apple avait pourtant tenté d'arrondir les angles et de la jouer avec tact. Une semaine auparavant, le constructeur avait soigneusement préparé le terrain en laissant entendre qu’un ajustement de sa grille devenait inévitable.

Apple augmente les prix des Mac de 100 à 700 € : 799 € pour un Neo, 1 399 € pour l’Air et 2 999 € pour le Studio

Apple augmente les prix des Mac de 100 à 700 € : 799 € pour un Neo, 1 399 € pour l’Air et 2 999 € pour le Studio

Surtout, Cupertino s’est bien gardé de toucher, pour l'instant, à l'étiquette de sa poule aux œufs d'or : l'iPhone. Un statu quo stratégique qui ne durera sans doute qu'un temps ; la douloureuse sur les smartphones attendra vraisemblablement le traditionnel keynote de septembre.

Image : Dimitri Karastelev - Unsplash

Cette volonté de retarder l’échéance sur l'iPhone coule de source. La dynamique autour du produit phare étant particulièrement soutenue depuis quelques trimestres, il aurait été malvenu de la casser en plein vol. Apple a logiquement préféré actionner le levier des prix sur d'autres segments. D'une part, parce que son avance sur la concurrence lui offre une plus grande marge de manœuvre sur les tablettes et les ordinateurs. D'autre part, parce que c'est sur ce matériel que la flambée du coût des composants est la plus dramatique. Une réalité particulièrement criante sur les Mac haut de gamme, gavés de mémoire vive et d'espace de stockage.

Les compteurs boursiers remis à zéro

Quoi qu’il en soit, la réaction de Wall Street a été épidermique. Ce brutal coup de frein vient effacer d'un revers de main la quasi-totalité des bénéfices boursiers engrangés cette année. L'action Apple ne s'accroche plus qu'à une timide progression de 1,5 % depuis le 1er janvier.

Prime Day : UGREEN casse les prix de ses NAS

Greg Onizuka

jeudi 25 juin à 23:15

Ailleurs

UGREEN est un acteur récent dans la catégorie NAS, et il compte bien faire son trou comme l’ont fait ses camarades à leur arrivée. Pour ça, l’une des meilleures techniques reste de casser les prix, et le Prime Day 2026 est l’occasion pour la marque de mettre ce principe en application : la gamme est quasi entièrement en promotion !

Probablement l’un des meilleurs candidats pour remplacer une Time Capsule. Image MacGeneration.

Nous avions déjà parlé dans un test complet du petit 2 baies DH2300, et durant cette période de remises, il tombe à moins de 200 €, avec un prix affiché de 184,98 €. C’est le candidat parfait pour remplacer la Time Capsule, qui va devenir compliquée à utiliser avec macOS 27 ! Flairant bien le filon, UGREEN a aussi fait une version 4 baies, offrant plus de possibilités de stockage à son entrée de gamme avec le DH4300, lui aussi en promotion : vous pourrez le retrouver à 339,99 €.

Test du DH2300 d’Ugreen : un petit NAS convaincant pour remplacer une Time Capsule

Test du DH2300 d’Ugreen : un petit NAS convaincant pour remplacer une Time Capsule

Vous avez besoin de plus costaud ? Ça tombe bien, la marque a pensé à vous : avec un Ryzen R2514, 8 Go de RAM (un luxe à notre époque !), 4 baies de stockage, deux emplacements M.2 pour accélérer les transferts, la compatibilité ECC pour plus de fiabilité, 2 ports RJ45 10 Gb et même une sortie HDMI 4K, le DXP4800 GT est la machine à tout faire de la gamme, en allant d’un stockage sérieux jusqu’à la possibilité d’en faire un serveur multimédia, avec compatibilité 4K HDR et Dolby Vision ! Il est actuellement proposé à 527,99 €, soit tout de même une belle remise de 132 € !

Performants, et pas chers. Ça aide. Image UGREEN.

UGREEN se donne les moyens de ses ambitions : non seulement les caractéristiques sont complètes, avec notamment des ports 10 Gb sur une bonne partie de la gamme Pro, Plus et GT, mais UGREEN offre également des prix très serrés pour des configurations plutôt efficaces. Avec un UGOS qui ne demande qu’à ouvrir ses ailes, les offres Prime Day proposées par la marque sont dans la période actuelle une occasion intéressante de récupérer un NAS efficace et pratique sans achever son porte-monnaie !

RAMpocalypse : Micron accuse Apple d’avoir semé les graines de la crise

Greg Onizuka

jeudi 25 juin à 22:35

AAPL

Alors qu’Apple met toutes les augmentations de tarif décidées ce soir sur le dos des fournisseurs de mémoire et de stockage flash, un responsable de Micron n’a pas traîné pour répondre à cette accusation. Et selon lui, Apple est loin d’être une oie blanche dans la situation actuelle, comme le rapporte WCCFTech.

Bientôt même une photo de mémoire vive sera hors de prix à ce train-là…

Selon Tim Cook, qui a annoncé dès la semaine dernière qu’une hausse de prix était inévitable, les raisons de ces hausses sont toutes à mettre sur le dos d’un coupable désigné : l’industrie de la mémoire vive et du stockage flash, qui a vu ses prix augmenter drastiquement en quelques mois, d’un facteur trois voire quatre selon les fournisseurs.

Or pour Summit Sadana, Chief Business Officer de Micron, son entreprise n’est pas coupable du péché originel : la situation actuelle serait à mettre sur le compte de gros clients (dont Apple, bien entendu) qui ont tellement mis la pression sur les fabricants de RAM et de SSD qu’ils n’avaient plus aucune marge de manœuvre, et surtout n’avaient pas les capacités financières pour investir dans de nouvelles lignes de production. Le CBO en veut pour preuve le fait que Micron a même été en déficit pendant une brève période, entraînant le reste des fabricants de RAM dans un marasme avec des marges très réduites.

Apple, depuis l’ère Cook, a toujours été très agressive dans son rapport avec les fournisseurs, ce n’est pas un secret : avant même qu’il soit CEO, le patron sortant avait déjà démontré sa capacité à tirer le maximum possible du marché pour l’arrivée de l’iPod nano, où Apple avait acheté des quantités considérables de mémoire flash pour l’époque, réduisant les coûts et asphyxiant ses adversaires par la même occasion.

Voir Micron tirer à boulets rouges sur Apple est logique : c’est l’entreprise la plus médiatique du secteur, et Tim Cook n’a pas hésité à pointer du doigt les fabricants de RAM comme responsables de la hausse des prix. Cependant, il serait très réducteur de valider aveuglément le « c’est celui qui le dit qui y est » de Summit Sadana : avec 85 % de marge brute affichée officiellement sur son dernier trimestre, Micron semble avoir bien profité de la situation actuelle…