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Objective Decision

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Contactizer Pro : au point mort ? [MàJ]

| 06/01/2012 | 14:38 |  

Quel futur pour Contactizer Pro ? C’est la question que se posent un certain nombre de clients sur les forums d’Objective Decision depuis quelques semaines déjà.

Toutes les questions posées sur l’avenir de cet outil qui rassemble un gestionnaire de projets et de tâches, un carnet d’adresses ainsi qu’un agenda, restent sans réponse, et ce depuis plusieurs mois. Pas de nouveautés sur le site et plus de supports techniques également sur les forums... Les utilisateurs de ce programme sont d’autant plus inquiets que la dernière version en date, qui remonte à la mi-novembre, n’est pas totalement compatible avec OS X Lion. Le dernier tweet sur le compte de l'éditeur laisse penser que quelque chose ne tourne pas rond au sein de l'équipe.

Mais de manière générale, le développement semble au point mort depuis un petit moment. Les versions iOS promises depuis des années n’ont toujours pas vu le jour. Dommage !

[MàJ@14h36] Objective Decision nous a envoyé le courrier suivant :
« Pour faire suite à votre article sur Contactizer, nous tenons à préciser que nous travaillons à une réorganisation interne. Nous travaillons également à une 3.8.15 de maintenance qui apportera un certain nombres d'améliorations et de corrections très bientôt.
En ce qui concerne les chantiers plus conséquents que sont la version iOS et la version Mac 4.0, nous préférons reporter leur sortie jusqu'à ce que nos problèmes internes soient réglés.
»

Test du LaCie Little Big Disk Thunderbolt 240 Go SSD

| 08/11/2011 | 12:25 |  

Les périphériques Thunderbolt sont encore rares, alors que cette nouvelle norme est prometteuse : elle concentre un canal données et un canal vidéo, avec un débit jusqu'à 10 Gb/s dans les deux sens. Spécialiste du stockage, LaCie a tout intérêt à s'y intéresser : son Little Big Disk Thunderbolt, dotés de deux SSD 120 Go, est proposé à 849 €. Le prix de ses performances ?

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Designed by Neil Poulton
Ce Little Big Disk Thunderbolt à SSD est disponible quelques semaines après une version à disques dur : 1 To 7200TPM pour 349,95 €, 2 To 5400 TPM pour 449,95 €. Le principe des Little Big Disk est connu : LaCie utilise deux disques reliés en RAID 0 (2x500 Go ou 2 x 1 To), ce qui permet d'additionner leurs capacités, et de multiplier les performances. Vous pouvez néanmoins opter pour du RAID 1 (mode miroir) ou du JBOD (concaténation). Le modèle SSD, d'une capacité totale de 240 Go, reprend le concept : il est doté de deux SSD 120 Go Intel.

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Ce modèle SSD ressemble d'ailleurs comme deux gouttes d'eau à ses confrères à disques durs : mesurant 40x140x85 mm, il pèse 650 grammes. Un poids qui peut sembler assez mesuré, mais il faut y rajouter celui de l'alimentation, nécessaire au fonctionnement : malgré sa petite taille ce Little Big Disk est transportable, voire mobile si l'on utilise un petit studio en valise ou en coffre (avec alimentation donc). La construction, comme souvent chez LaCie, est irréprochable : le boîtier en aluminium brossé, dessiné par Neil Poulton avec un look assez industriel, ne présente aucun jeu, une fois le pied installé par vos soins.

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Ce boîtier n'est pas seulement beau, il est aussi utile : les rainures augmentent la surface de dissipation de 60 %, et permettent donc, en théorie, d'améliorer le refroidissement des composants. Ce Little Big Disk est pourtant doté d'un petit ventilateur au bruit certes limité, mais particulièrement désagréable (assez aigu). Il sera heureusement couvert… par le bruit des ventilateurs du Mac en plein travail auquel ce disque est connecté.

Une bête de travail
Car ce disque est avant tout conçu comme un volume de travail pour les tâches audio, photo ou vidéo les plus exigeantes : c'est la raison d'être du Thunderbolt, accentuée par le choix de deux SSD reliés en RAID 0. LaCie promet de très bonnes performances : 480 MB/s en lecture. Ce Little Big Disk étant un disque externe SSD, on peut le comparer… à un SSD et un disque externe.

Un SSD fiable mais aux performances moyennes, le Toshiba HG2 512 Go, offre un débit de 218 MB/s en lecture, jusqu'à 250 MB/s en écriture.

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Un système RAID 1 2x2 To relié en FireWire 800 (disques Hitachi), atteint lui péniblement les 80 MB/s en lecture, 65 MB/s en écriture. LaCie annonce un débit maximal de 190 MB/s en lecture pour son Little Big Disk Thunderbolt à disques durs.

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La version SSD laisse tout ce petit monde sur place. S'il arrive d'atteindre des pointes à 480 MB/s, comme l'annonce LaCie, une moyenne sur 10 tests s'établit plutôt autour des 440 MB/s. En lecture, les débits atteignent 350 MB/s. Les débits ne sont pas linéaires : LaCie a privilégié la performance brute sur les fichiers les plus lourds (audio, photo, vidéo).

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Ces débits sont conformes à ce que l'on attend d'un RAID 0 de bons SSD, ni plus ni moins. L'avantage du Thunderbolt est d'offrir à ce Little Big Disk une autoroute sur laquelle solidement dérouler. Le boîtier de LaCie offrant deux ports, on pourra chaîner les disques : deux, trois, ou plus, peu importe, on calera autour des 800 MB/s. Souvenez-vous que le chaînage, notamment sur un Apple Thunderbolt Display, a tendance à progressivement dégrader les performances, jusqu'à atteindre un plateau (lire : Un test de l'Apple Thunderbolt Display).

Les SSD s'exprimant à leur plein potentiel dans ce boîtier, ils ont tendance à chauffer : on comprend l'intérêt de cet agaçant ventilateur. L'aluminium joue son rôle de dissipateur : il devient progressivement tiède, jamais chaud. Si le boîtier reste donc plutôt froid, le câble Thunderbolt — qu'il vous faudra acheter séparément — pose quant à lui un véritable problème. Le câble est tiède, les embouts chauds, et les parties métalliques véritablement brûlantes : faites attention lorsque vous débranchez votre disque.

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Un usage standard de ce disque, en studio mobile — avec alimentation.

En conclusion
Thunderbolt permet aux SSD de ce Little Big Disk de « tourner » à plein régime : les performances sont bonnes, très bonnes, même excellentes si l'on chaîne plusieurs disques. À 849 €, la facture est salée, mais ce disque est résolument un produit de niche : les pros de la photo, de l'audio et de la vidéo trouveront là un produit bien fini et très performant, pouvant répondre à leurs besoins en mobilité.

Une promo de 50% sur Contactizer Pro

| 10/01/2011 | 14:33 |  

Contactizer Pro profite d'une promotion de 50% sur son prix habituel [3.8.11 - 30,5 Mo - VF - Mac OS 10.5]. Ce logiciel d'Objective Decision est un tout-en-un qui comprend un gestionnaire de projets et de tâches, un carnet d’adresses ainsi qu’un agenda, il fonctionne en français et à partir de Leopard.

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Petite info au passage, l'éditeur est en train de finaliser le compagnon iOS de cette application, attendu depuis longtemps. L'utilitaire pourra être utilisé seul mais il a vocation à travailler en relation avec son grand frère sur Mac. Ensuite, une version 3.9 va aussi arriver, elle sera gratuite pour les clients de cette version en promo.

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Cette réduction qui ramène le prix de 119$ à 59$ est proposée par MacZot (elle a lieu deux fois par an sur ce titre) pendant 72h. Il faut préalablement s'inscrire sur MacZOT et le réglement depuis l'étranger se fait par Paypal.

Notez au passage que nous avons ouvert un nouveau Twitter où nous signalerons régulièrement des promotions remarquées sur le Mac App Store : @macg_appstore (et son pendant pour l'App Store d'iOS : @igen_appstore).

Test de iPhoto '11

| 28/10/2010 | 14:51 |  

iPhoto compte parmi les trois applications mises à jour dans iLife '11 avec iMovie et GarageBand. Au premier lancement suit le cérémonial habituel après chaque révision importante, celui d'une mise à jour de la base de photos et vidéos. Une procédure expédiée en quelques minutes sur notre catalogue de 12 000 éléments (103 Go), dont 850 petits films produits par des APN ou notre iPhone. Aucun problème à signaler du style de ceux rencontrés par d'autres utilisateurs. Notre base est en plus installée dans le dossier Partagé afin d'être lisible par tous les comptes utilisateurs de la machine. On conseillera toutefois, avant la mise à jour, de lancer une opération de maintenance sur sa base en pressant les touches Alt et Cmd en même temps que vous ouvrez iPhoto.

Nous avons réalisé l'essentiel de ce test sur un iMac 24" (blanc) Core 2 Duo à 2,16 GHz et 4 Go de RAM avec Snow Leopard. Un mélange de système récent (le seul supporté par le nouvel iLife) et de machine ancienne mais encore d'aplomb par son processeur. Le système venait d'être installé de neuf sur ce Mac et iPhoto '11 comptait parmi les rares applications présentes sur son disque dur. Nous avons repris la base de photos depuis une autre machine sur laquelle nous avons conclut le test, un iMac 27" Core i7 (quatre coeurs) à 2,8 GHz avec 4 Go de RAM et toujours le 10.6.4.

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Pas de bouleversements de prime abord mais de nouvelles icônes et disposition dans la barre de bas de fenêtre

Une interface toute intégrée

Une fois votre collection de photos mise à jour, l'interface présente quelques changements. Les logiciels grand public aiment garder l'utilisateur dans un espace mono fenêtre, iPhoto évolue dans ce sens. Tout ce qui flottait (palettes de retouche ou fenêtres d'information) a été consolidé en une seule fenêtre ou ancré au navigateur d'iPhoto dans un volet latéral.

On note des icônes de dossiers et d'albums redessinées dans la colonne de gauche, mais aussi une redistribution des icônes d'actions alignées en bas de la fenêtre. Au lieu de deux barres d'outils, on n'en a plus qu'une seule (contenant les icônes Plein écran, Rechercher, Zoom, Diaporama, Infos, éditent, etc).

Les fonctions de manipulation des images ont été regroupées dans un nouveau menu contextuel que l'on affiche par une petite flèche logée dans le coin de chaque photo. Menu qui propose de jeter l'image, de la noter, de la masquer, de la faire pivoter, la copier/couper/coller (dans un autre album d'iPhoto ou dans un document externe) ou d'afficher l'événement qui la contient.

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Le nouveau menu contextuel sur les photos

Inexplicablement, l'activation du drapeau n'y est pas. Si l'on est en train de visualiser une photo en pleine taille, il faut utiliser le raccourci clavier lié à la commande "Signaler la photo d'un drapeau" (Cmd + .). Ou revenir dans la galerie et cliquer la petite icône grise de drapeau qui s'affiche dans chaque coin des photos lorsqu'on les effleure de la souris.

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Ce rattachement du menu à l'image est néanmoins plus pratique, surtout avec un grand écran, on limite les allers et retours avec la souris entre les images et l'ancienne barre d'icônes. Ce menu peut aussi travailler sur un lot d'images.

Cet aspect pratique se retrouve dans la consolidation des fenêtres d'information. Il était temps ! On pouvait en compter trois différentes dans iPhoto '09, avec autant de manières de les solliciter. Ici on clique sur l'icône Info et un volet latéral va regrouper les principales données Exif de l'image, son lieu de prise de vue, les visages détectés, la note en étoiles, la description ajoutée par l'utilisateur, le nom du fichier, la date de prise de vue, les éventuels partages réalisés vers Flickr ou Facebook, etc.

On a tout sous les yeux, à un seul endroit. Un endroit qu'on ne peut redimensionner en largeur, on se contente de l'afficher ou pas. Sur un 24" ou 27" ça ne gêne pas, sur des écrans plus petits de MacBook d'aucuns s'en plaindront. Cependant c'est ça ou des palettes qui de toute façon encombraient l'écran, venant même masquer une partie de la photo sur laquelle on travaillait.

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Le volet d'information (que l'on peut masquer)

Plein écran… ou presque

L'autre grand changement d'iPhoto '11 est ce mode d'affichage plein écran qui se voit généralisé. Car il existait déjà dans iPhoto '09 mais seulement pour la consultation de sa collection d'images. Cette fois il a pris ses quartiers dans Visages, Lieux et Événements ou dans la vue générale des albums.

Cette présentation masque la barre des menus (que l'on peut faire apparaître temporairement en approchant la souris), la colonne des albums aussi, tandis que la barre d'outils en bas d'écran voit son contenu adapté selon le contexte. Une frise au milieu permet de naviguer dans les images précédant ou suivant celle à l'écran. Sur la droite, le volet général d'information ou d'édition est escamotable.

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Le tout donne une présentation où l'on limite les distractions extérieures. L'ancien iPhoto offrait néanmoins un mode plein écran à l'appellation plus légitime. Car la frise des photos et la barre des outils étaient masqués (ils surgissaient à l'approche de la souris ou on choisissait de les avoir l'un ou les deux affichés en permanence). Cette faculté a complètement disparu d'iPhoto '11 où la photo est toujours encadrée par deux barres d'outils et de navigation. On peut le regretter. Au moins la possibilité de comparer plusieurs images côte à côte, d'en retoucher une et de la jauger avec d'autres a-t-elle été préservée.

On retrouve ce "faux plein écran" dans la lecture des clips vidéo. Côté pile elle ne se fait plus systématiquement à l'extérieur d'iPhoto via Lecteur QuickTime. Le film est joué directement dans le catalogueur et on pourra l'élaguer à loisir. Côté face, Lecteur QuickTime savait jouer les clips en vrai plein écran (là encore). Dans iPhoto '11 on a le choix entre la taille réelle du clip ou son ajustement aux dimensions de la fenêtre, mais on retrouve ces deux barres d'outils inamovibles qui l'encadrent, et pas moyen de forcer occasionnellement la lecture dans QuickTime.

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La lecture de clips intégrée à iPhoto
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Dans iPhoto aussi on peut élaguer son film

Globalement, ces changements d'interface sont néanmoins bienvenus en cela qu'ils suppriment un éparpillement de fonctions et de palettes que l'on subissait avec la précédente version. L'interface est aussi remplie de clins d'oeil à iOS. Que ce soit avec le dessin des icônes, de présentation des albums ou quelques animations. On assiste à la mise en place de ce qui pourrait bien être la ligne directrice dans Mac OS X Lion, son Finder et ses applications. MobileMe et iTunes 10 sont déjà passés par là avant iLife.

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La vue par albums identique à celle sur l'iPad

Deux détails s'agissant de la navigation. La touche Esc permettait de quitter une vue sur une photo pour revenir en arrière jusque dans la galerie plus générale. Ça ne marche plus qu'occasionnellement et pas jusqu'au bout. Par exemple il faudra jouer du double clic ou de la barre d'espacement pour quitter une image ou un événement. C'était pourtant pratique et logique comme choix de touche. Ensuite, le contenu d'un événement peut s'afficher dans une fenêtre indépendante (Menu Événements).

Faible retouche de la retouche

Les outils de retouche d'images ont déménagé, comme les infos, dans le volet de droite. On les retrouve sous trois onglets. Mais on reste sur sa faim quant à leur évolution. "Retouches rapides" reprend, sans zèle, les actions déjà connues de pivotement, recadrage, yeux rouges, de recordage… Son voisin "Effets" contient les neuf filtres d'iPhoto '09 pour appliquer un ton noir et blanc, un sépia, un antique et autres en un seul clic (Atténuation est devenue Fondu ; Bords adoucis est devenu Vignette ; Renforcement s’appelle Augmentation).

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Il y a quand même une nouveauté dans cet onglet Effets, en la personne de six gros boutons (sans originalité dans leur représentation) pour modifier vite fait la tonalité générale d'une photo : Éclaircissement, Obscurcir, Contraste, Plus chaud, Plus froid et Saturation sont au garde-à-vous. Plus on clique sur ces bulles colorées, plus le rendu est prononcé. Ce sont les versions simplifiées des réglages de la palette Ajuster, ni plus ni moins.

Ces petits profils tout prêts aux intitulés explicites pour tous permettront d'améliorer parfois son image sans se casser la tête. Rappelons que depuis iPhoto '09 la touche shift permet d'alterner entre la photo retouchée et son original pour les comparer. Cela évite de réduire leurs dimensions pour les juxtaposer.

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Pour améliorer plus finement son image (dans la limite tout de même des possibilités offertes par iPhoto…) on a l'onglet "Ajuster" qui s'en tient à proposer des réglages identiques à ceux d'iPhoto '09 (luminosité, contraste, histogramme…). Il est dommage que quelques fonctions d'Aperture 3 comme les "Coups de pinceaux rapide"n'aient pas pris la route d'iPhoto '11. À défaut de les proposer tous, une petite sélection aurait été appréciée, car ils permettent de retoucher une zone de l'image avec une simplicité confondante et un résultat de très bonne facture (par exemple une netteté dans les cheveux, un lissage de la peau…). Dans ce domaine de la retouche d'image la répartition des rôles entre iPhoto et Aperture les rôles sont clairement répartis au profit du premier. Adobe et son Photoshop Elements ne s'en plaindront pas.

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Mail s'installe dans iPhoto

Autre intégration, celle de la fonction d'envoi d'images par courrier électronique. iPhoto se transforme en logiciel de courrier électronique, de base, car limité à l'envoi de mail. On peut sélectionner jusqu'à 10 images (pas une de plus) qui seront glissées dans une fenêtre avec un look sans chichis, façon courrier électronique pour "Les Nuls".

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Huit modèles thématiques sont proposés pour mettre en scène ces images. Les cases de ces photos sont figées dans leurs positions, mais on peut zoomer dans les images ou les déplacer entre ces blocs. Un emplacement est prévu pour saisir son texte. Enfin, le choix est donné de n'envoyer que des vignettes de ces images, dans le cas contraire les originaux seront joints en haute ou moyenne résolution.

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L'intention est louable pour les personnes qui ne veulent pas s'ennuyer à basculer entre iPhoto et Mail ou qui trouvent cela compliqué. Là ils sont posés sur des rails et ils rente à l'intérieur d'iPhoto. Mais pour les autres, pas moyen de retrouver l'ancien mode de fonctionnement. Il faudra donc sortir ses images d'iPhoto et les faire glisser sur l'icône de Mail.

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Les mail envoyés sont archivés pour être réutilisés, mais même critique que pour le partage vers Facebook (voir ci-après), il n'y a pas une liste constituée automatiquement avec les messages envoyés. Il faut aller sur la ou les photos utilisées (donc déjà les retrouver parmi sa collection) et consulter le volet Info pour retrouver les dates d'expédition et, au besoin, réutiliser le texte et les autres éléments du courrier.

Flickr et Facebook revus et bien corrigés

Pas de changements visibles dans la publication vers MobileMe, a contrario du partage d'images vers Flickr et Facebook qui s'est bonifié (ce n'était pas difficile…). iPhoto peut devenir le principal compagnon de vos albums en ligne.

Lors de la publication d'une image, iPhoto '11 affiche dans une bulle vos différents albums Flickr existants ou propose d'en créer un nouveau. Auparavant il se contentait d'envoyer l'image sur le site, sans autre option de classement. Cela va même encore plus loin. Une vue dans iPhoto présente tous vos albums sur Flickr, dont vous pouvez parcourir le contenu sans aller sur le site. Il faudra toutefois patienter, le temps qu'iPhoto en récupère les images (ou les clips vidéo). Il le fait automatiquement lorsqu'on double clique la vignette d'un album Flickr. Ce qui peut être très long en fonction du contenu de l'album, mais on peut interrompre la tâche à tout moment. Détail, depuis iPhoto on peut changer la photo servant de page de garde à ces albums sur Flickr.

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Les albums Flickr repris dans iPhoto

iPhoto agit donc avec votre compte Flickr comme il le ferait avec une carte mémoire, il en décharge le contenu dans sa photothèque, en prenant les éléments dans leur définition la plus haute. Clichés qui peuvent être rangés dans d'autres albums, sortis d'iPhoto ou… supprimés. En effet, toute image effacée d'un album Flickr dans iPhoto, sera aussi supprimée sur le site, et vice versa. Il y a synchronisation des contenus. On peut aussi réordonner les photos entre elles dans iPhoto, un réagencement reproduit en ligne. Ce qu'on ne peut pas faire en revanche c'est changer le statut de confidentialité d'une photo Flickr autrement qu'en allant sur le site. Le réglage public/privé n'est proposé qu'au moment de l'export d'une photo vers Flickr.

Un autre regret, dans la vue générale des albums Flickr, il n'y a pas moyen de savoir celui ou ceux qui sont en train d'être récupérés par iPhoto. Lorsqu'on a par exemple lancé cette action sur plusieurs albums et que l'on voudrait interrompre l'action pour la reporter à plus tard. Seule échappatoire, quitter iPhoto.

Facebook suit la même voie d'une meilleure intégration. On publiera depuis iPhoto des images sur son mur avec un commentaire associé, ou bien dans les albums déjà enregistrés sur le réseau social. Tout comme on peut créer un nouvel album sur Facebook depuis iPhoto.

Si vous effacez une image d'un côté ou de l'autre, l'action sera synchronisée. Il y a toutefois une lacune curieuse, il est très facile de voir ses albums Facebook dans iPhoto, mais lorsqu'on a publié des images directement sur son mur, celles-ci ne sont pas rassemblées à un endroit du logiciel d'Apple. Par exemple dans un album intelligent, histoire de revoir rapidement celles que l'on envoyées. Il faudra les glisser soi-même dans un album si l'on veut garder cet historique d'activité. C'est d'autant plus surprenant que dans le volet Infos de ces photos publiées, les commentaires laissés par vos amis sur Facebook sont affichés au fur et à mesure de leur publication.

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Les commentaires publiés sur Facebook sur les images envoyées depuis iPhoto

Classements et mots-clefs

La gestion des mots clefs est toujours aussi sommaire (on dira même indigente vu qu'on en est à la neuvième version du logiciel) et similaire dans son fonctionnement à iPhoto '09. On créera des raccourcis clavier pour associer rapidement un mot clef donné à une photo, mais toujours pas de système comme celui proposé par l'extension Keyword Manager. Elle permet de créer des familles de mots clefs avec des hiérarchies à l'intérieur. Par exemple, si vous entrez le mot clef "Marie" il sera automatiquement accompagné des mots clefs "cousins" et "famille", décrivant la hiérarchie du groupe. C'est très pratique et permet de gagner du temps lorsqu'on prend à coeur le classement de ses images par des mots clefs précis.

Mais sur ce point iPhoto n'évolue plus depuis longtemps. Là encore, voyez avec Aperture. Pire il semble qu'il y ait un bug, les mots-clefs ne s'affichent plus sous les photos dans la galerie, malgré que l'option soit activée. Il faut les trouver dans la colonne d'info et donc en sélectionnant à chaque fois une ou plusieurs images : fastidieux.

Une précision à propos de Keyword Manager, la version actuelle n'est pas compatible avec iPhoto '11 (les mots-clefs inscrits par ses soins sont eux conservés avec les photos et indépendants de la présence ou non de cette extension) et ses développeurs ne savent encore dire si une mise à jour est possible pour iPhoto '11.

Plus inspirée est la fonction "Ajouter". On peut envoyer vers l'un des albums existants dans iPhoto, une ou plusieurs photos sélectionnées, voire, créer un nouvel album spécialement pour elles. C'est l'équivalent de l'action de glisser déposer d'images dans la colonne de gauche (mais en plein écran elle est masquée). Autres destinations offertes depuis ce menu : des diaporamas, livres ou cartes déjà créés par vos soins.

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Le bouton Ajouter est accompagné du bouton "Créer" qui envoie les images vers de nouveaux diaporamas, livres ou cartes. Mais pas de calendriers. Ils ont disparu avec cette version, cependant Apple promet leur retour pour “très bientôt”, on peut espérer que ce soit avant le début 2011…

Incertitude sur les Visages

Lors de la sélection d'un album de visages, le nouveau volet de droite signale aussitôt combien d'images non traitées peuvent contenir la même personne. Est-ce que Visages a vu son acuité améliorée ? Difficile à dire. En comparant ses suggestions dans iPhoto '09 et '11 (depuis la même base de données) il arrivait tantôt qu'il propose (un peu) plus d'images, tantôt (un peu) moins. Parfois les photos en plus étaient recevables, parfois non. Difficile à partir de là d'en tirer une conclusion, si ce n'est que le moteur de détection semble avoir évolué.

Lieux en plein écran

La méthode de consultation de photos depuis la carte de Lieux a changé elle aussi, outre la présentation en plein écran. Si l'on ne veut pas passer par les épingles sur la carte, une rangée de quatre menus permet de préciser l'endroit souhaité de la prise de vue. On choisit successivement le Pays, l'État (sic) - en fait la région - la Ville et un lieu dans cette ville. Et au fur et à mesure la carte se fait plus précise. Auparavant on le faisait au moyen d'un navigateur en colonnes qui affichait progressivement les photos concernées. Ici c'est à partir du lieu obtenu que l'on va afficher les photos.

Quant à l'attribution manuelle d'un lieu à une image, elle se fait dans la colonne de droite via une petite carte (plus petite encore que dans iPhoto '09). Le moteur de recherche propose des endroits au fil de votre frappe, et si les réponses ne conviennent pas on placera manuellement l'épingle.

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Diaporama géolocalisé

iPhoto 2010 propose 12 diaporamas au lieu de six. Les animations sont toujours soignées, certaines sont plus orientés famille, naissance, d'autres plus généralistes. Le plus original est probablement Lieu, mais il implique d'utiliser des images ou vidéos contenant des informations de géolocalisation. Celles prises par exemple avec votre iPhone.

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iPhoto génère des cartes stylisées que le diaporama va faire survoler pour se rendre d'un point à l'autre, les photos y sont épinglées, avec mention de la ville. Le lancement de ce diaporama peut prendre parfois 2 ou 3 minutes, iPhoto devant construire ces cartes en simili 3D, mais le résultat en vaut la peine. Et si les photos n'ont pas d'info géographique, elles sont situées d'emblée à… Cupertino. Pour les options de musique et de Réglages des diaporamas, aucun changement depuis iPhoto '09.

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Livres, cartes et tirages

L'interface de création des cartes et des livres a été largement revue, avec un effet réaliste, ces tons de bois et ces représentations d'étagères qu'Apple affectionne. Au départ un carrousel présente tous les types livres disponibles (avec reliure, spirale ou brochure), donnant le choix de la couleur de leur couverture et de leurs dimensions. Le prix de fabrication est indiqué à chaque instant. Cela va de 9€ pour de la spirale à 25€ pour un livre relié (20 pages minimum à chaque fois), avec un coût de 0,39€ à 0,89€ par page supplémentaire et en fonction de leur format (L, M ou S).

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La mise en place du contenu est assez plaisante et rapide, on dispose d'une vue générale de son ouvrage dont on peut modifier, page par page la maquette avec des agencements tout prêts des blocs d'images et de textes. On déplacera les pages entre elles, on en supprimera ou en rajoutera. Quelques styles de bordures pour les pages sont offerts ainsi que des effets à appliquer sur les pages (sépia, antique, noir et blanc). La photo d'une page pouvant être passée au travers des outils de retouche avant d'être réinstallée, ainsi modifiée, dans la maquette.

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Le travail sur le couverture du livre
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Le chemin de fer de l'ouvrage. Mais il faut aller dans une page pour y glisser une nouvelle image

Il est dommage qu'on ne puisse glisser des images de la colonne de droite directement sur des emplacements lorsqu'on est dans la vue générale de son livre. Cela éviterait de devoir afficher lesdites pages en gros plan pour le faire. Par exemple lorsqu'on veut faire un changement de visuel rapide sur un gros bloc d'image.

Un export PDF, que l'on imprimera, peut ensuite donner une idée du résultat avant la commande proprement dite. On reviendra à l'occasion d'un prochain article sur la qualité que l'on peut espérer de ces livres commandés. Car Apple se vante d'être montée en gamme notamment dans la fabrication de cartes utilisant la technique de typogravure.

iPhoto propose également des commandes de tirages. Les prix sont dans la ligne de ce que l'on trouve par exemple chez un Photoweb, mais il conviendra de comparer et de prendre en compte les frais de port. Comptez par exemple 0,16 € pour un tirage 10x15cm chez Apple ; 0,41€ en 13x18 ou encore 1,50 € en 20x30 cm.

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En conclusion

Il faut signaler aussi quelques bugs çà et là. Nous n'avons pas souffert de ralentissements trop fréquents avec notre ancien iMac Core 2 Duo, mais parfois la roue multicolore est apparue, bloquant tout pendant quelques secondes, sans qu'on en devine la cause. C'est fréquent par exemple lorsqu'on revient sur l'affichage de vignettes d'albums depuis une photo. Un constat que l'on a fait aussi sur l'iMac Core i7.

De vrais blocage sont intervenus à quelques occasions, lors de l'annulation d'un téléchargement depuis Flickr ou de l'envoi interminable d'un mail avec à peine 4 Mo d'images, nous avons alors dû forcer l'application à quitter. On a aussi relevé une fois des artefacts dans l'affichage des certaines vignettes d'événements. Ils ont disparu ensuite. Et l'on peut citer quelques ajustements à revoir dans l'interface et des mots tronqués (assez rares heureusement).

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Ce parasitage ne s'est produit qu'une fois, mais sur plusieurs vignettes
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Des vignettes qui s'échappent du cadre

On rappellera également que la suite iLife '11 n'est pas passée au 64 bits. Est-ce que iPhoto en souffre au vu du public concerné ? A voir… Mais cela aurait participé à justifier l'abandon de Leopard et du PowerPC.

Tout cela fait-il d'iPhoto '11 une mise à jour incontournable ? Selon vos attentes, la réponse est en bonne partie donnée sur le site d'Apple. Sur les six nouveautés mises en avant, cinq ont trait à différentes manières de partager ses photos : par email, vers les réseaux sociaux, sur papier ou par diaporama. Si ces fonctions ne vous sont utiles qu'occasionnellement voire jamais, la réponse est quasiment trouvée…

Les évolutions de l'interface ne sont pas négligeables, mais ceux (et on se compte parmi eux) qui espéraient du neuf dans les fonctions de classement ou de traitement des images repartent le ventre vide. iPhoto stagne sur ces deux points, Apple voulant visiblement le tenir à distance d'Aperture. En évoluant sur une partie seulement de ses fonctions, iPhoto '11 peut décevoir ses habitués au vu de l'attente qui l'a précédé. Les nouveaux venus, eux, trouveront un logiciel assez complet et bien habillé.

Mais cette évolution boiteuse est regrettable alors que de vrais efforts d'amélioration ont été fait à certains endroits. Selon d'où que vous vous placez, cette "demi-mise à jour" peut être épatante ou frustrante, plus encore si sur les trois applications d'iLife '11 ayant évolué, iPhoto est la seule à vous intéresser. Au moins on se consolera par son prix très abordable et sa livraison avec tous les Mac.

Passage en revue de Contactizer Pro 3.8

| 07/09/2009 | 00:04 |  

Contactizer Pro est un logiciel destiné à gérer votre activité professionnelle et qui renferme un carnet d'adresses, un module de calendrier, un gestionnaire de tâches et de projets ainsi qu'un centre de communication. Le logiciel très personnalisable, offre par ailleurs la possibilité de travailler à plusieurs sur un réseau local en poste à poste. Son éditeur lancera officiellement cette semaine la version 3.8 qui est présentée à l'image de Snow Leopard, comme une version dont les fondations ont été fortement revues dans la perspective de la version iPhone. Au passage, cette version 3.8 apporte la compatibilité avec Snow Leopard, mais ce n'est pas la seule nouveauté de cette nouvelle mouture. Passage en revue des améliorations apportées par Contactizer 3.8.

Les abonnements dans le module de calendrier

Tout comme iCal, Contactizer Pro permet (enfin) de s'abonner à des calendriers en ligne au format iCalendar. Comme le montre la capture, il suffit d'indiquer où le calendrier se situe et lui donner un nom.

Vous avez à votre disposition un Gestionnaire de Souscription qui permet d'ajouter, de supprimer, d'éditer ou encore de rafraîchir certains calendriers.

La liste des calendriers auxquels vous avez souscrit est également accessible depuis la colonne de droite du logiciel.

Une meilleure intégration entre les modules Tâches et Projets

Les modules Taches et Projet sont mieux imbriqués dans cette version. Il est plus aisé dans le module tâches de consulter la liste des choses que vous avez à faire pour un projet ou pour une étape d'un projet. Les différents Projets et Etapes sont listés sur la colonne de gauche.

D'autre part, dans le mode édition rapide d'une tâche (ou de tout autre donnée du logiciel d'ailleurs), il est plus facile d'assigner des projets des étapes de projet.

Parmi les nombreuses petites améliorations de Contactizer, on note l'apparition des barres de filtres qui permettent par exemple de filtrer facilement certaines tâches attachées à un projet.

La version iPhone en gestation

Si ces évolutions sont les bienvenues, elles ne parviennent pas à masquer une grosse lacune de cette solution : l'absence d'une version iPhone. Objective Decision travaille sur une version mobile depuis plusieurs mois, et la version 3.8 prépare cette arrivée. L'éditeur nous assure qu'on devrait en savoir plus très prochainement.

Le mot de la fin

Pour en revenir à Contactizer, les améliorations apportent un confort supplémentaire à l'utilisateur au quotidien. Contactizer est un logiciel (trop ?) complet qui regorge de fonctionnalités : intégration des pages Jaunes, module d'impression d'enveloppes et d'étiquettes, un gestionnaire de modèles d'email, l'envoi d'adresses via Bluetooth, pour ne citer quelques fonctionnalités un peu moins connues.

Outre l'absence d'une version iPhone, on regrette l'absence d'une version serveur qui pourrait rendre cette solution plus pratique au niveau du travail collaboratif dans les petites et moyennes structures.

Contactizer se dote d'un assistant

| 09/02/2009 | 12:40 |  

Objective Decision propose au téléchargement une révision de Contactizer Pro [3.7 - 31 Mo - VF - Mac OS 10.4]. Cette version comporte un nouveau module "DayBoard' qui s'affiche en permanence, même lorsque l'application n'est pas lancée. Elle liste vos rendez-vous ainsi que vos tâches et peut même vous donner des informations relatives à la météo.


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À partir de ce module, on peut également ajouter une tâche très rapidement. Ce module peut être appelé à l'aide d'un raccourci-clavier.

Contactizer Pro offre également la prise en charge de QuickLook (sous Leopard uniquement), se charge plus vite, permet de personnaliser les types de taches et d'événements. Outre des corrections de bogues, cette version intègre Sparkle de manière à automatiser l'installation de mises à jour. Enfin, l'interface a connu de nombreux petits changements.

Ce logiciel est un tout-en-un qui comprend un gestionnaire de projets et de tâches, un carnet d’adresses ainsi qu’un agenda. Deux éditions sont commercialisées : Express (49,90 €) et Pro (99,90 €).

Logiciels : 1Password, Contactizer et Firefox

| 23/06/2008 | 10:52 |  

1Password [2.6.5 - 14 Mo - Mac OS 10.4 - US - 29,95$] s'intègre à différentes applications (Safari, Firefox, Camino, OmniWeb, DEVONagent et et NewsWire) et maintenant l'iPhone et les Palm pour gérer et insérer automatiquement les mots de passe demandés. Outre des corrections de bogues, cette version offre la prise en charge des tout navigateurs en cours de développement : OmniWeb Sneaky Peek 5.8, Firefox 3.1, Flock 2 et Safari 4 DP.

Objective Decision propose au téléchargement une révision de Contactizer Pro [3.6.3 - 25 Mo - Mac OS 10.4 - VF - 99,90 €] et de Contactizer Express [3.6.3 - 25 Mo - Mac OS 10.4 - VF - 49,90 €]. Contactizer rassemble dans une même application un gestionnaire de tâches, un agenda (seulement dans la version pro), un carnet d'adresses et un gestionnaire de projets.

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Beatnik Pad propose au téléchargement des versions de Firefox 3 spécialement optimisées pour un processeur. Deux versions sont disponibles au téléchargement, l'une pour les G5 [12 Mo] et l'autre pour les puces Intel [13 Mo].

10.6 et rumeurs : l'analyse de deux développeurs

| 05/06/2008 | 17:42 |  

Les rumeurs à propos du prochain Mac OS 10.6 laissant entendre qu'il ne fonctionnerait qu'avec les Mac équipés de processeurs Intel 64-bits (les Xeon et les Core 2 Duo, exit les Core Duo et Core Solo) nous avons sollicité l'avis de deux développeurs, auteurs et éditeurs d'applications diamétralement opposées dans leurs profils. Michaël Noyon d'une part, d'Objective Decision, éditeur du gestionnaire de contacts Contactizer et Antoine Rosset développeur d'OsiriX un logiciel d'imagerie médicale (voir aussi l'interview OsiriX ou l'imagerie médicale sous X).

Michaël Noyon

"On ne voit, pour une application comme la nôtre, aucun impératif supérieur immédiat à être adaptée pour le 64-bits sur Mac OS X 10.5. D'autant que le noyau de Leopard n'est pas pour le moment entièrement 64-bits, comme l'avait décrit décrit Ars Technica. Ce genre de démarche impliquerait pour Apple de revoir un certain nombre de drivers ou de technologies bas-niveau par exemple."

"Ce serait beaucoup de travail pour des avantages qui me semblent, à ce jour, limités puisque Leopard semble se contenter de supporter l'adresse mémoire en 64-bits. Il semble ainsi, toujours d'après certaines sources, qu'Apple ait simplement ajouté une extension au noyau Mach du système qui sert justement aux applications ayant besoin de l'adressage 64-bits."

"En revanche, si le prochain OS d'Apple va plus loin dans le support des processeurs 64-bits, en exploitant bien plus que l'adressage mémoire, il y aurait un réel intérêt au niveau des performances pour l'utilisateur lambda. Sans que cela implique en ce qui nous concerne une refonte de notre code. Tout se passerait au niveau du compilateur. Les avantages concrets ne seraient alors plus réservés à l'utilisation de très rares applications scientifiques faisant appel à un adressage élargi."

"Sur l'abandon du 32-bits, il y aurait bien la possibilité de s'en servir comme argument marketing "Full 64 bits" mais je n'en vois pas non plus l'intérêt vu que l'environnement mixte 32/64-bits marche très bien et qu'il est complètement transparent pour l'utilisateur."

"Pour ce qui est de l'abandon du PowerPC, même si c'est inéluctable, ça me semble un peu tôt. Sauf à ce qu'il y ait des changements importants à un très bas niveau du système (nouveau gestionnaire de fichiers, nouveau kernel, etc) qui impliqueraient une maintenance trop lourde de 2 codes. C'est déjà quasi miraculeux qu'Apple ait réussi le tour de force de permettre dans le même environnement l'exécution de 4 codes différents (PowerPC, Intel, 32-bits, 64-bits).

Si les rumeurs se confirment et que le prochain OS se "cantonne" à changer des éléments susceptibles d'améliorer les performances, alors certainement que le PowerPC sera abandonné. Rationnellement, il ne serait pas judicieux de continuer son support avec des arguments de prise en charge des spécificités des dernières générations de processeurs Intel."

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Antoine Rosset

"C'est amusant cette annonce sur le 64-bits de Mac OS 10.6, parce que j'avais envoyé lundi un e-mail chez Apple après avoir compilé OsiriX avec la version 4.2 du compilateur gcc, disponible avec XCode 3.1. Je leur disais mon "excitation" au vu des différences de performances entre la version 32-bits et la version 64-bits. Dans le cas de notre application, les gains vont jusqu'à 80% avec le même code source !"

"Ça fait plusieurs mois que je répète autour de moi que le 64-bit, ce n'est pas que pour la gestion de la mémoire, mais aussi pour les performances. Les derniers processeurs Intel fonctionnent de façon "bridée" en 32-bits. Ils sont faits pour "tourner" en 64-bits : avec deux fois plus de registres disponibles et de nouvelles instructions."

"Apple a maintenant toute sa gamme en processeurs 64-bits, il faut qu'elle nous livre non seulement un OS 64-bits, mais aussi des applications 64-bits. L'encodage QuickTime ou AAC d'iTunes tournerait certainement plus vite en 64-bits."

"Néanmoins, je ne vois pas vraiment pourquoi Apple abandonnerait le 32-bits : le travail est déjà fait et ça marche. Pourquoi perdre tous ces acheteurs potentiels qui ne possèdent pas de processeurs 64-bits ?"

"Le même raisonnement n'est pas vrai pour le PowerPC. Le maintien de deux plateformes est très complexe, ça génère certainement beaucoup de bugs. En conservant une "compatibilité" des sources pour les deux plateformes (c'est un de nos problèmes avec OsiriX, on va d'ailleurs certainement arrêter le support PowerPC en 2009) ça empêche de faire une optimisation complète pour Intel."

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Logiciels en bref : Contactizer, Taco HTML Edit et Saft

| 02/06/2008 | 19:35 |  

Objective Decision propose au téléchargement une révision de Contactizer Pro [3.6.1 - 25 Mo - Mac OS 10.4 - VF - 99,90 €] et de Contactizer Express [3.6.1 - 25 Mo - Mac OS 10.4 - VF - 49,90 €]. Au menu : des corrections de bogues notamment au niveau de la synchronisation.

Taco Software offre au téléchargement un éditeur HTML/PHP Taco HTML Edit 2.0. Cette version offre [2.0 - 4.6 Mo - US - Mac OS 10.3.9 - 24,95 $] apporte de nombreux changements au niveau de l’interface avec la prise en charge notamment des onglets. Les fonctions rechercher/remplacer et batch ont été améliorées.

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Saft [10.5.0 - 2.4 Mo - FR - Mac OS 10.5 et Safari 3.1 - 12$] ajoute une palanquée de fonctions à Safari (mode kiosque, blocage de pubs, enregistrement des onglets ouverts, etc.). Cette version est pleinement compatible avec les dernières moutures de Leopard et de Safari, prend en charge Google Safe Browsing et corrige quelques bogues.

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WWDC 2008 : quelle humeur chez les développeurs ?

| 13/05/2008 | 17:47 |  

Il y a quelques jours nous avons sollicité l'avis de développeurs Mac, auteurs de logiciels très différents, sur leur état d'esprit avant la conférence mondiale des développeurs Apple 2008. A chacun trois questions qui portaient sur Leopard, l'iPhone et leur profession. Au bout du compte, on obtient des réponses contrastées de Brent Simmons (NetNewsWire), Oliver Breidenbach (iStopMotion, Fotmagico…), Michaël Noyon (Contactizer Pro) et Glen Aspeslagh (Call Recorder, MegaPhone, iGlasses…).

Six mois après la sortie de Leopard est-ce que vous rencontrez toujours des problèmes à l'utiliser dans vos développements ?

Oliver Breidenbach : Leopard est un bon OS pour le développement. Même si les dernières nouveautés ne sont pas aussi abouties que certains composants du système présents depuis plusieurs années. Mais en gros ça va et Apple bosse dur pour régler les problèmes. On a pas eu trop de difficultés avec nos logiciels, certaines nouveautés de Leopard relevant plus du marketing que de la technique. On travaille aujourd'hui à intégrer quelques-unes des nouveautés comme on l'a fait avec Quick Look et iChat Theater dans Fotomagico.

Brent Simmons : Je suis assez content de ce système et du développement que je fais avec. Comme pour toute mise à jour majeure il y a eu des problèmes au départ, rien de terrible, juste des petites choses, mais elles ont été corrigées avec la 10.5.2.

Leopard amène tellement de choses sympas que j'aimerai pouvoir développer uniquement pour lui, mais que ce soit au niveau des outils de développement ou des possibilités dans l'interface, le résultat c'est que ça ne fonctionnerait plus avec Tiger.

NDR : Simmons a depuis annoncé une version iPhone de NetNewsWire et une version Leopard uniquement de NetNewsWire 4.0 (voir l'article NetNewsWire 3.2 et 4.0 : premières infos).

Michaël Noyon : On va se garder de toute langue de bois : Mac OS X Leopard est sorti trop tôt ou plus exactement le développement de l’iPhone a amputé sa “finition” de façon flagrante. Les nouvelles technologies qu’offre Mac OS X 10.5 aux développeurs ne sont pas au point. Plus globalement, le système nous parait être encore en beta, du moins, sur ce que nous utilisons pour nos applications - c’est-à-dire un nombre non négligeable de frameworks signés Apple.

Faire en sorte qu’une application professionnelle comme Contactizer, qui doit s'intégrer au système (récolter les emails ou les historiques de Chat, utiliser la synchronisation, etc.), et qui, en outre, “est” et “doit” rester compatible avec Tiger est une vraie partie de plaisir…

Aujourd’hui, nous dirions que la transition de Tiger vers Leopard a été pour nous bien plus douloureuse que de Panther vers Tiger. C'est dû à notre sens - bien entendu à de profondes refontes des arcanes (interface comprise) du système - mais aussi et surtout à un soin bien moindre apporté par Apple à ses développements. Nous pensons en fait qu’Apple est en sous-effectif pour ses développements. Il leur manque clairement des développeurs opérationnels.

Néanmoins, point positif, les outils de développement - XCode & Co - ont été grandement stabilisés et optimisés.

Glen Aspeslagh : On est satisfaits de Leopard mais on a encore beaucoup de clients sur Tiger. On ne fait pas d'applications 100% Leopard et ça nous a empêchés d'utiliser certaines technologies assez géniales du 10.5. Sinon, on n'a pas de problèmes particuliers. Apple ayant fourni des versions préliminaires de Leopard très en amont on a eu le temps de s'y préparer.

Est-ce que vous avez des plans de développement pour l'iPhone et qu'est-ce qui vous intéresse dans cet appareil ?

Oliver Breidenbach : L'iPhone est très tentant. C'est la première plateforme Internet mobile à mériter ce qualificatif. C'est un petit ordinateur sans fil dont le potentiel se révèle une fois qu'il est jailbreaké et pourvu de nouvelles applications.

Mais les 30% demandés par Apple sur les ventes de logiciels sur l'App Store sont ridiculement élevés. Ça peut marcher pour un jeux à 9,95$ mais sur un logiciel à 200$ Apple se fera plus d'argent que son développeur. Il y a aussi le fait qu'on prend un risque à développer un produit sur lequel Apple a droit de veto quant à sa vente sur l'App Store.

Brent Simmons : (NDR : voir aussi la réponse plus haut). Tous mes développements (NetNewsWire est un lecteur RSS) se sont fait autour du Web. Ce que j'aime dans l'idée de l'iPhone c'est que vous avez le Web tout le temps avec vous. Et que l'iPhone peut savoir où vous vous trouvez, ce qui ouvre pas mal de possibilités.

Michaël Noyon : Oui comme tout le monde semble-t-il. Mais soyons francs, le SDK dans sa forme actuelle ne convient pas à des applications “pro”. On peut à la rigueur développer des sudokus ou des gestionnaires de vieilles cassettes VHS mais à cause de manquements graves, on ne peut guère faire autre chose.

Pas d’accès aux emails stockés dans l’iPhone, aux évènements locaux non plus, pas de gestion des tâches à ce jour. Plus technique : pas de système de base de données aisément utilisable - à la Cocoa - non plus. Bref, il faut soit attendre une autre version, soit se recycler dans le ludique.

Glen Aspeslagh : On a évidemment plein d'idées ! Le multi-touch et cette idée d'être connecté en permanence nous intéressent plus particulièrement. Mais on est obligé d'attendre qu'Apple élargisse le champ d'action de ses interfaces de programmation.

Et je suis très excité à l'idée de voir ce que les milliers de développeurs indépendants pour l'iPhone vont proposer. Je me souviens de la communauté incroyable et du marché qu'il y avait autour du Palm au moment de son apogée. Je pense qu'on a les moyens de recréer cette magie, mais cette fois avec un appareil du nouveau millénaire.

Est-ce qu'en 2008 vous êtes un développeur Mac heureux ?

Oliver Breidenbach : L'année a très bien démarré pour nous avec des ventes en hausse par rapport à 2007. Donc nous profitons du succès d'Apple. Mais on sent chez elle des signes d'arrogance comme avec ces conditions sur l'App Store. On verra si les choses persistent dans ce sens et la WWDC sera une bonne occasion pour prendre la température.

Brent Simmons : Oui. Les perspectives que l'on pouvait discerner à l'époque du tout premier Mac OS X commencent à devenir réalité. Il y a tellement d'excitation en ce moment autour du Mac et de l'iPhone avec des développeurs et des produits de grande qualité. Je l'ai déjà dit autrefois, on est dans l'âge d'or du développement sur Mac.

Michaël Noyon : Pour reprendre une phrase célèbre “si on s’analyse, on s'inquiète, si l’on se compare, on se rassure”. Plus concrètement, il est évident que nos collègues sous Windows sont plus à plaindre que nous pour une multitude de raisons ou pour le mauvais goût général qui règne sur cette plateforme, en matière d’ergonomie par exemple.

Même si tout n’est pas rose dans notre camp, à minima, les utilisateurs Mac restent plus exigeants et souhaitent des produits agréables, fonctionnels et “sexy”. Cela aide à tirer les développements vers le haut. De même, quand on pense que certains de nos collègues qui ont encore des logiciels codés en grande partie en Carbon ou assimilé, on peut s'estimer heureux, car nous n’avons pas eu cette transition à gérer, nous avons tout codé dès le départ en Cocoa.

Glen Aspeslagh : Honnêtement, il n'y a jamais eu de meilleure période. On développe pour un Mac OS X en pleine croissance et les développeurs Mac sont bien placés pour travailler sur le plus chaud des systèmes d'exploitation mobiles. Faites la comparaison avec la WWDC 2007. Leopard avait été montré un an plus tôt et il avait quatre mois de retard sur le planning. En plus, Steve Jobs annonçait qu'il n'y aurait pas de kit de développement pour l'iPhone, juste des services Web ! 2008 va être très différent.

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