iAd : la nouvelle culture pub

Arnaud de la Grandière |
Avec iAd, Apple a repris en main la publicité sur sa plateforme iOS (ex iPhone OS). Si Steve Jobs déclare qu'il ne s'agit que d'aider les développeurs à gagner plus d'argent sur les applications gratuites et bon marché, plusieurs motivations se cachent en réalité derrière cette initiative :

- Pour Apple, il est hors de question de ne pas toucher un pourcentage de toute forme de revenus sur la plateforme qu'elle a elle-même mise au point. Ce principe s'est illustré dès la genèse de l'iPhone, alors qu'elle touchait 30 % sur les abonnements auprès des opérateurs téléphoniques. Nul ne peut faire d'argent sur iOS sans qu'Apple ait droit à sa quote-part. La publicité, jusqu'ici, échappait à cette règle (lire Pourquoi Apple se lance dans la pub mobile).

- Apple garde jalousement son pré carré et compte bien limiter tout moyen de dégrader l'expérience utilisateur. Les publicités peuvent devenir un agent d'appauvrissement qualitatif, comme on a pu le voir sur le net : fenêtres invasives, spywares, couleurs flashy qui clignotent, slogans et images racoleuses, sont autant d'éléments qui peuvent transformer un quartier luxueux où il fait bon vivre en zone industrielle de bas étage. Et il faut bien dire que la publicité sur iOS n'était jusqu'ici pas à la hauteur des critères qualitatifs d'Apple.

- La collecte des données personnelles, un domaine où Google excelle, peut également donner de précieuses informations sur les pratiques de consommation et sur la démographie des utilisateurs d'iOS, jusqu'à leur localisation géographique. Depuis le rachat d'AdMob par Google, ces éléments pouvaient même être mis à profit pour améliorer Android. Une situation parfaitement intolérable pour la firme de Cupertino.

Partant de ces trois principes de base, qui ont poussé Apple à sortir de son cœur de métier pour proposer un nouveau service sur lequel elle n'a pas la moindre once d'expérience, Steve Jobs en a profité pour faire un coup à plusieurs bandes.

iOS, un emplacement publicitaire de luxe pour annonceurs VIP

La première chose qu'Apple a faite, c'est une sélection des annonceurs par le tarif, à l'inverse de ce qu'elle a fait pour les développeurs. En proposant une tarification élevée, Apple s'est assurée que ses publicités auraient un certain standing, avec des marques reconnues voire prestigieuses (lire iAd : Apple va facturer plein pot les premières pubs).

Pour convaincre les annonceurs de sacrifier à de tels tarifs, Apple s'est appuyée sur un atout de taille : à ce jour, elle seule a mis sur pied une plateforme sur laquelle les utilisateurs ne rechignent pas à payer. Après des années de gratuité à tout crin sur Internet, c'est bien cette raison qui fait que nombreuses sont les sociétés à s'être jetées sur l'App Store… éditeurs du monde de la presse en première ligne. Mieux encore, une importante quantité des comptes enregistrés sur iTunes est associée à un numéro de carte bleue (150 millions aujourd'hui). Sans compter l'excellente image de marque d'Apple et de l'iPhone. Enfin, la totale maîtrise technologique de sa plateforme ouvre des possibilités jusque là impensables. Apple a saupoudré le tout d'une juteuse promesse d'un milliard d'affichages par jour. Voilà de quoi convaincre les plus réfractaires à payer un peu plus pour cette cible de qualité.

Restait à convaincre les partenaires de sauter le pas et d'essuyer les plâtres plutôt que de faire de l'attentisme : pour ceux là il aura suffi de faire miroiter leur présentation dans les formes par un VRP de luxe : Steve Jobs en personne, qui a égrené la liste des quelques dix-sept sociétés signataires durant une cinquantaine de secondes au cours de son keynote de la WWDC (lire : Vous achetez une iAd ? Steve Jobs fait votre promo !).

Des publicités différentes

La sélection des annonceurs a permis d'éviter de galvauder l'image d'iOS, ce qui a toujours été une des premières préoccupations d'Apple : voilà bien longtemps que les iPhone auraient pu être intégralement subventionnés par les opérateurs téléphoniques, mais Apple a tenu à conserver un prix d'entrée plus élevé que la concurrence, afin de conserver dans l'esprit du consommateur un positionnement de qualité, à l'image d'ailleurs de ce qu'elle fait avec le Mac. À choisir, la firme de Cupertino préfère faire plus de bénéfices par unité que de vendre plus d'unités, ce qui lui a permis de dépasser les revenus de ses concurrents, aussi bien dans le monde de la micro-informatique que de la téléphonie, tout en ne bénéficiant que d'une part de marché moins importante.

Cependant, pour parfaitement remplir ses objectifs, il ne fallait pas s'arrêter là. Pour que la mayonnaise prenne, il fallait redonner à la publicité en ligne ses lettres de noblesse, à l'aide de quelques règles d'or. La première d'entre elle : ne jamais, sous quelque prétexte que ce soit, faire regretter à un utilisateur d'avoir jeté un œil à une publicité.

Cette règle, trop vite oubliée ailleurs, est une pratique saine qui évite de scier la branche sur laquelle on est assis, et évite de rendre toute publicité complètement caduque et inopérante, à plus forte raison lorsqu'elle requiert la participation active de son spectateur pour se dévoiler. Ainsi, finies les publicités qui vous font quitter votre application pour lancer Safari ou l'App Store, alors que les versions actuellement utilisées d'iOS (et qui continueront à l'être) ne permettent aucune forme de multitâche. À l'inverse des autres régies publicitaires sur iPhone, Apple est d'ailleurs la seule à bénéficier des moyens techniques permettant de faire des achats, sur l'iTunes Store ou sur l'App Store, au sein même d'une publicité sans jamais quitter une application (lire iAd aura son programme VIP).

Une fois ce principe fondamental posé, il faut aller au delà. Après s'être assuré que la publicité n'était pas une punition en tant que telle, il reste à donner envie aux utilisateurs de la regarder. Steve Jobs n'a jamais parlé d'iAd sans insister sur "l'émotion et l'interactivité" - pour reprendre ses termes - qui y seront liées. Les publivores le savent bien, les publicités peuvent être amusantes, surprenantes, déroutantes, voire exaltantes, et c'est souvent comme ça que le public les préfère. Cependant, en fonction de l'air du temps, les annonceurs sont plus ou moins disposés à prendre des risques dans leur communication, et c'est d'autant plus vrai en période de crise dont la publicité est souvent la première victime…

Apple compte bien avoir des publicités plus travaillées et plus réfléchies sur iOS, iAd doit être un label de qualité où la publicité en elle-même devient sa propre finalité. Cette catégorie de publicité ne concerne d'ailleurs qu'une partie restreinte d'annonceurs potentiels, puisqu'il est question avant tout d'image de marque. Il s'agit d'affirmer les valeurs de la marque ou d'un produit, en espérant que le public qui adhérera à ces valeurs, parfois segmentantes, soutiendra la marque en achetant ses produits.

Ce qui explique par exemple que McDonald's puisse prendre fait et cause pour les homosexuels dans sa dernière campagne : il ne s'agit plus seulement de vendre de quelconques hamburgers, mais de promouvoir une façon de concevoir les choses. Apple est particulièrement bien placée pour mettre en avant cette façon de communiquer, elle qui y a presque toujours eu recours (lire Macintosh : 25 ans de pub). C'est d'ailleurs son seul brio en matière de communication qui lui donne un tant soit peu de légitimité sur ce nouveau marché.

Voilà pour le fond, reste la forme : Apple dispose de toute la panoplie technologique d'iOS pour la mettre à disposition des annonceurs : caméra, accéléromètre, gyroscope, boussole, multitouch, microphone, GPS… toutes les capacités de ses appareils peuvent être mises à profit pour un contenu riche et interactif dans iAd. Et s'il est question d'exploiter HTML5 pour la réalisation de ces publicités, Apple peut même se payer le luxe de mettre au point des fonctionnalités qui lui seront propres. C'est d'ailleurs Apple elle-même qui réalise les premières iAds, histoire de placer la barre qualitative à la hauteur de ses attentes, d'ici à ce qu'elle fournisse un SDK à l'avenir (un SDK d'Apple pour créer du contenu en HTML5, voilà qui devrait, au delà de la publicité sur iOS, faire couler beaucoup d'encre…).

D'autre part, Apple peut également mettre à profit les mots-clés qui ont abouti au téléchargement d'une application donnée, et l'historique de chaque utilisateur, pour mieux cibler les publicités affichées. Un autre élément sur lequel les autres régies ne peuvent s'aligner. Enfin, pour mieux signaler à l'utilisateur final que la publicité répondra à tous ces critères, et pour parachever le label qualitatif de sa régie publicitaire, un logo iAd sera présent sur tous les encarts.

Certes, nul n'a eu besoin d'Apple jusqu'ici pour proposer des publicités interactives, innovantes, et travaillées. Toutes les bannières actuellement affichées ne vous feront pas pour autant sortir de votre application en cours. Mais Apple est la seule à pouvoir offrir une garantie avec son label, pour peu qu'elle se tienne à ses engagements. Elle y a du moins tout intérêt : à l'inverse des autres régies publicitaires, les premiers clients d'Apple sont les utilisateurs finaux, et à choisir, c'est à eux qu'ira sa loyauté en dernier recours.

Quant aux développeurs, ils bénéficieront de 60 % des revenus générés par iAd, ce qui représente 36 millions de dollars sur les 60 qu'Apple a déjà signés pour le courant de l'année 2010. Steve Jobs n'a pas caché sa satisfaction : selon les chiffres d'IDC sur le marché US (lire Pub sur mobile : les jeux ne sont pas faits), iAd a d'ores et déjà enregistré pour le second semestre 2010 un chiffre d'affaires 3 fois supérieur à celui de Quattro Wireless sur l'intégralité de 2009, et 48 % du chiffre global du marché américain sur le second semestre 2010 en se basant sur les dernières prévisions de JP Morgan, quoi que ce chiffre reste encore modeste face aux diverses projections réalisées sur iAd (lire iAd : un coup à 2,5 milliards de dollars ?).



Le choc des cultures

Lors de la première présentation d'iAd, Steve Jobs s'est plu à dire qu'Apple avait fait un travail de designer sur la publicité. On en mesure ici toute la portée.

Avec de tels atouts, Apple peut être tranquille : les développeurs, les annonceurs et les utilisateurs finaux devraient préférer iAd aux autres régies publicitaires sans trop de difficulté. D'autant qu'à l'inverse de ces dernières, Apple a plus d'intérêt à mieux servir ses utilisateurs finaux que ses annonceurs : là où Google sera plus disposée à tout dévoiler de ses utilisateurs à ses annonceurs, Apple fera tout pour maintenir le niveau de qualité de sa plateforme, l'objectif étant de vendre plus d'appareils, et non plus de données personnelles.

Ce gage de qualité, s'il peut être plus contraignant pour les annonceurs et les développeurs qui ne calculent qu'à court terme, s'avère plus avantageux pour ceux qui voient plus loin que le bout de leur nez. C'est d'ailleurs le talon d'Achille d'Android : Google ne gagne strictement rien sur les ventes d'appareils équipés de son système d'exploitation. Elle n'y gagne que par sa mainmise sur les données personnelles. Son intérêt n'est donc pas là où se trouve celui d'Apple, et ce dernier, du point de vue de l'utilisateur, ne peut être que fondamentalement plus vertueux : c'est bien ce qui a inspiré confiance aux utilisateurs d'iPod pour acheter leur musique sur iTunes.

Cependant, Apple a malgré tout cru devoir évincer AdMob, la régie publicitaire consacrée aux mobiles, récemment rachetée par Google, de manière assez cavalière en créant une clause qui lui est toute dévolue dans l'accord de licence d'iOS 4 (lire Accord de licence iOS : la valse des clauses). Ce qui n'a d'ailleurs pas manqué de faire réagir la régie en question (lire Accord de licence iOS : AdMob déchante). Et dire qu'AdMob a failli être rachetée par Apple…

Si l'on peut y voire une simple mesquinerie d'Apple dans une guerre désormais à couteaux tirés avec Google, les enjeux sont en réalité bien plus stratégiques : il est pour Apple hors de question qu'Android puisse bénéficier des moindres éléments que Google pourrait tirer de l'iPhone, en dehors de ce qu'Apple a consenti à lui abandonner jusqu'ici (recherche sur le web, cartographie, vidéo en ligne). C'est notamment cette théorie que soulève Eliot Van Buskirk dans un article publié sur Wired, et qui semble largement partagée. John Gruber souligne toutefois qu'Apple n'interdit aucunement à AdMob de travailler sur iOS, mais uniquement d'exploiter les données personnelles. AdMob pourrait même s'en satisfaire s'il était question pour elle de proposer des publicités dont la seule finalité serait l'image de marque des annonceurs, mais là n'est pas son choix.

Les méthodes d'Apple n'ont cependant pas manqué d'en faire sourciller plus d'un, à tel point que les autorités américaines seraient actuellement en train de se pencher sur la question, du moins d'après le Financial Times (lire Ouverture d'une enquête sur iAd). Mais dans un autre article publié hier, le même Financial Times indique qu'Apple ne risque en réalité pas grand chose sur ce plan. Selon les lois américaines, Apple est libre d'exercer le contrôle le plus féroce sur sa plateforme, à partir du moment où elle ne bénéficie pas d'une position dominante. Sachant qu'Apple n'est "que" numéro deux du marché des smartphones aux USA derrière Research in Motion, elle est donc de facto à l'abri. Nul ne semble d'ailleurs s'émouvoir du fait que seule Google peut présenter des publicités sur son moteur de recherche, autrement plus prédominant sur ce marché qu'Apple ne l'est dans la téléphonie.

D'autant qu'Apple aura fort à faire avec ce nouveau marché. Elle a tout à apprendre, et il lui faudra faire face à un écueil de taille : elle s'adresse à un marché mondial. Si certaines des sociétés qui ont signé un contrat publicitaire avec iAd sont effectivement d'envergure internationale (Nissan, Citi, Unilever, Chanel, GE, Disney), c'est loin d'être le cas de toutes (AT&T, Liberty Mutual, State Farm Insurance, Geico, Campbell's, Sears, JCPenney, Target, Best Buy, DirecTV, TBS).

Si Apple veut atteindre ses objectifs stratégiques avec iAd, il lui faudra donc s'adapter à chacun des marchés sur lesquels iOS est présent, y compris au niveau des pratiques commerciales et culturelles, ces dernières étant de la plus haute importance (et de la plus grande diversité géographique) pour la publicité. Une sacrée gageure quant on sait qu'il n'existait jusqu'ici qu'une seule régie publicitaire mondiale : Google.

avatar starbus | 
On savaient que Brewenn and co réagissait sans lire les contenues des articles , c'est pas nouveaux. Ce qui me fait doucement rire, c'est qu'eux ne lisent pas l'article et réagisse avec leur idées toutes faites rempli de haine et c'est nous les fanboy gamins attarder ect.
avatar Le docteur | 
- Il y avait des applications gratuites sans pub. Maintenant ça devient mission impossible d'en trouver une. - Safari mobile n'a pas de bloqueur de pub. Regardez le modèle qui se profile : - Une plate-forme envahie de pubs et sans espoir d'y échapper - des pubs dans les applications comme au bon vieux temps des années 2000 (toutes les merdes avec adware qu'on a essayé de nous fourguer sous Windows à l'époque, mais sous Mac vous n'avez sans doute pas connu). - les horribles mix "moins chers" d'appli mi-payantes mi-pubées. Je ne suis pas pour que tout soit gratos, loin de là. Je n'utilise que du freeware OU du payant, mais jamais des merdes d'adwares. Si pas mal de gens trouvent génial de payer leurs applis moins cher (théoriquement) et de se faire polluer de pub, grand bien leur fasse, mais le modèle s'étendra aux autres. Tiens je me rappelle encore les forfaits mobiles avec pub où même celui que vous appeliez se goinfrer des conneries du niveau des pubs radio ou des pub TV à 2h du mat'. Moi qui adore l'iPad, ça me ferait chier qu'on gâche une superbe machine comme ça à coup de subculture invasive. Bien sûr que le modèle d'Apple est plus calme, mais il légitime la chose.
avatar Brewenn | 
C'est la "mobilité" vu par $teve mais aussi par Google et Microsoft, pouvoir vous inciter à consommer 24h/24 ou que vous soyez vu qu'une commission tombe dans l'escarcelle, on vous faciliteras même le paiement puisque vous pourrez payer avec votre terminal, plus besoin de carte bancaire, terminal qui devrait bien enregistrer le type d'enseignes commerciales ou vous avez réglé vos achats affinant ainsi votre profil de consommateurs. Pas pour rien que Google se décarcasse avec Android, le nexus étant secondaire pour eux, le but étant de fédérer un maximum d'équipementiers auprès de leur Android/éco système.
avatar Arnaud de la Grandière | 
@ Le Docteur : il y a plein d'applications gratuites et sans pub, notamment toutes celles destinées à entretenir le lien entre une marque et ses clients. Quant aux sites et applications qui affichent des publicités : si ça te gêne, rien ne t'oblige à les utiliser. Par contre prendre la liberté de bloquer des pubs, seule ressource pour les sites internet, tout en bénéficiant de leur travail, c'est un peu faux cul… Il faut assumer ses choix.
avatar Arnaud de la Grandière | 
@ Brewenn : répéter quelque chose, ou le dire plus fort, ne rend pas l'argument plus valide pour autant.
avatar starbus | 
[quote] Pas pour rien que Google se décarcasse avec Android, le nexus étant secondaire pour eux, le but étant de fédérer un maximum d'équipementiers auprès de leur Android/éco système. [/quote] Bien sur vu que leur métier c'est de vendre TA vie. Tout cela sans que tu retouches un centime bien sur, ça fait penser un peu à un parasite quelque part , non ? Et c'est vraiment là qu'est la différence, apple veux vendre des appareils et ce n'est pas dans leur intérêt que l'expérience utilisateurs soit envahi par la pub. Alors que google lui veux vendre de la pub et des données utilisateurs. Apple veux controler la pub sur leur produit surtout pour qu'elle ne nuise pas à l'utilisateur si ça leur permet en plus de se faire quelques pepettes suplémentaire, c'est tout bon.
avatar françois bayrou | 
@nonoche "il y a plein d'applications gratuites et sans pub, notamment toutes celles destinées à entretenir le lien entre une marque et ses clients. " En même temps, si ces applications sont sans pub, c'est parce qu'elles sont une pub, justement ;) @Docteur "Regardez le modèle qui se profile :Une plate-forme envahie de pubs et sans espoir d'y échapper" Ca peut faire peur effectivement. D'autant plus que Apple semble y avoir pensé il y a quelques années déjà https://www.macg.co/news/voir/136975/apple-un-systeme-finance-par-la-pub Bref J'espère simplement qu'on aura jamais de la pub imposée sur nos produits préférés !
avatar starbus | 
de toutes façon, vous ne pouvez pas échapper à la pub à moins d'être sur une ile déserte sans aucun moyen de communication. alors pour une pub non intrusive, je vote pour. combien de fois avez vous eu envie de jeter votre téléphone par la fenêtre chaque fois qu'un télévendeur vous appel , perso c'est au moins une fois par jour, les pauvres on pas de bol quand il tombe sur moi, enfin je dois pas être le seul à ne pas les supporter, dur métier. Et ça c'est le metier de google, vendre votre vie à d'autres boite qui viennent vous pourrir.
avatar rva1mac | 
L'iphone me faisait envie. Ben, plus maintenant.
avatar toniof | 
@Nonoche ; je suis mille fois d'accord avec toi, on ne peut pas bloquer les pubs et profiter du travail du rédacteur ou du développeur qui est derrière, ou alors, ça veut simplement dire qu'on considère que son travail ne mérite pas d'être rétribué. A tous les détracteurs du "système pub", à tous ceux qui ne sont pas prêts à payer 79cts une appli parce-que c'est déjà trop cher, et à tous ceux qui sont adèpetes de du "plus radin plus malin" (qui me fait gerber soit dit en passant) merci d'être constructif et de proposer une alternative, dès qu'il s'agit de ça bizarrement, il n'y a plus personne...et plus une seule idée !
avatar YannK | 
"Peut être pour cela que ces propos dérangent les starbus et matcha qui comme tous les gamins sur ces blogs "idéalisent" beaucoup. " Ouais, heu question : ça t'arrive jamais de te remettre en cause ou alors t'as toujours raison ? -_- Nan parce qu'autant en ce qui concerne Google, ça fait des années qu'on peut observer des dérives. Autant iAd, personne en a encore rien vu... -_- Donc effectivement, faut avoir un énorme complexe de supériorité de pseudo intello plein de sagesse pour deviner des dérives qui ont pas encore eu loisir de s'émanciper... T'es la preuve vivante de la paupérisation de la pensée, merci à toi de démontrer que le statut d'intellectuel ne se proclame pas, mais qu'il s'impose par la force de la réflexion... -_- Magnifique gâchis cognitif. Avoir des facultés de raisonnement et les utiliser à la manière des plus grands propagandistes, je crois que c'est encore pire que d'être tout simplement con...
avatar françois bayrou | 
@ toniof Je ne sais pas si tu me mets dans ce panier d'anti pubs radins, si c'est le cas faut pas tout voir en noir ou ou en blanc ! Pour ma part j'ai payé iphone et ipad suffisamment cher pour espérer que la pub ne s'y installe pas de façon intrusive. Tant que iAd ne s'incruste que dans des applis, sur décision de l'éditeur de ladite appli, tout va bien, ça me va. Malheureusement l'histoire montre que la pub finit toujours par s'imposer et s'incruster partout, permets moi donc d'être inquiet. Attendons de voir comment ca évolue et reparlons en plus tard :) Sinon, tu demandes des alternatives à la pub. Tu n'en verras jamais, parce qu'il n'y en a pas. A chaque modèle économique qui fait du chiffre sans pub, il en existe un, le même, avec de la pub, qui fait plus de chiffre !
avatar lovell | 
Les Macfans, au lieu de louer tout et n'importe quoi tant que ça vient d'Apple, regardez la réalité en face. Ca reste un moyen de nous inonder de pubs. Sous un emballage reluisant et un terme iAd, on trouve le même système de pub que partout. Pour l'instant vous trouvez ça cool, parce que iPapy a fait une sobre démo avec une seule pub, mais quand tous les Brand Masters vont vouloir s'infiltrer, notre iPhone ne sera plus qu'un parpaing sponsorisé... Triste communauté que celle des Macfans.
avatar toniof | 
@François Bayrou Je suis d'accord avec toi, je ne suis pas tout noir ou tout blanc, voici d'ailleurs le message que je viens d'envoyer à météofrance : "Bonjour, Je me permets de vous contacter car je suis un utilisateur fréquent de votre site et, dernièrement, une publicité (hôtels accord) vient envahir la carte de France au moment où on souhaite accéder aux informations précises de journées. Je comprends que le site devenu gratuit ait besoin d'une nouvelle manière de se rétribuer mais je trouve extrêmement intrusive cette publicité qui oblige l'utilisateur à cliquer sans qu'il en ait l'envie et volontairement contre son gré... Le but premier d'une publicité est d'être suffisamment attrayante et intelligente pour qu'on ait envie de cliquer dessus et une des règles d'or est qu'elle ne suscite pas l'agacement profond de l'internaute, or, le contraire exact se produit sur votre site, je commence à douter de l'envie de retourner sur votre site déjà qu'il est extrêmement lent et lourd, inaccessible correctement sur iPhone, de plus en plus de solutions alternatives commencent à valoir le coup. J'ai pris le temps de vous écrire ce post (je ne le fais jamais) car ce principe de pub intrusive atteint un sommet ici, j'espère peut-être que mon commentaire vous sera utile. Très sincères salutations." Par contre, un système qui fait du chiffre sans pub à autre chose à vendre que de la matière grise pure non quantifiable ; Il s'agit d'un produit manufacturé ou d'un service intellectuel chiffré sous forme de devis à la base ou sous forme de prestation dont on connait le montant à échanger pour le service reçu et qui est accepté par un CLIENT au final. Dans le cas de MacG : -ils "offrent" un service de prestation intellectuelle (de grande qualité). -Des lecteurs lisent (pour certains d'entre eux) les articles et les commentent (pour certains d'entre eux. Ils profitent donc de ce service. -Les lecteurs ne rendent absoluement aucun service à MacG en retour...
avatar toniof | 
...si ce n'est l'intelligence des commentaires qui peuvent faire évoluer l'observation de la réflexion sur la "Bulle Apple" -Des annonceurs profitent de cette manne drainée par MacG et "offrent" un service financier à MacG... On est dans le commerce triangulaire :-) Tout est question de service rendu et beaucoup d'internautes veulent des services mais ne sont absolument pas du tout prêts à en rendre en retour..."Plus malin, plus radin" Mouarf... Le summum de l'égoïsme dont on trouve toutes les excuses possibles aujourd'hui...
avatar josselinrsa | 
excellent article de contextualisation, et de prospective. Bravo la rédac !
avatar joneskind | 
Très bon article en effet, merci!
avatar TheGodfather | 
Et bien voilà un article intéressant, et des post plus constructifs et moins boutonneux que ceux consultés sur pcinpact... Mais il faut croire que ce site précédemment cité fait sa culture en serre de ce genre d'internautes, dommage, il y a du bon dans leurs articles malheureusement pollués par ces enfants en chaleur (mais bon c'est le printemps aussi)... En tout cas, bravo pour ces informations étayées !
avatar Anonyme (non vérifié) | 
Salut
avatar croquepommes | 
===Nul ne peut faire d'argent sur iOS sans qu'Apple ait droit à sa quote-part Est-ce anormal que cela concerne la publicité, ? Google prélève sa part sur la publicité (sensiblement ou plus le même % qu'Apple) et personne n'y trouve à redire. Il ne s'agit pas d'être obligé de subir cette publicité il semble d'après ce que je comprends qu'elle sera liée à des applis gratuites. Si l'appli est payante je suppose qu'il n'y aura pas de PUB. Pour les développeurs c'est un plus, pour les consommateurs c'est un choix ou est le problème? À moins que je n'ai rien compris du tout et dans ce cas excusez moi c'est moi le problème.
avatar Brewenn | 
@YannK Pour les [url=https://www.macg.co/unes/voir/127601/2010-debut-d-une-nouvelle-ere-pour-l-industrie-high-tech#topComment]dérives (page 4)[/url] tu es relativement bien placé, en voulant faire interner les utilisateurs des services Google, et suggérant le meurtre des fondateurs de cette entreprise. Si ta vision de l'informatique est ainsi, ça fait froid dans le dos d'imaginer ce que tu pourrais réserver à ceux qui n'ont pas les mêmes opinions politiques que toi.
avatar rva1mac | 
Pour moi, une pub intéressante, c'est une pub qui propose quelque chose dont j'ai envie (même si je ne le savais pas avant de voir la pub). C'est aussi une pub qui ne se fait pas imposante. Elles doivent être suffisamment visibles mais sans être gênantes. Bref dans le cas d'Internet, l'idéal serait que les moteurs de recherche nous proposent des pubs en fonction de ce qu'on recherche. C'est incroyable que des sites comme Google ne font pas ça. Pas besoin de collecter des infos sur l'utilisateur pour ça en plus. Dans ces conditions, les pubs plus ou moins contextuelles sont le bien venues aussi sur les sites d'infos et même ailleurs. Quand à l'iPhone, avec lequel on peut connaître nôtre position à quelques mètres près, non aux pubs racolantes qui annoncent les réductions ou autres aux alentours ! Sauf si elles apparaissent dans le contexte d'une recherche de l'utilisateur. Je ne vois pas du tout l'intérêt de iAd donc, mais bon, il y aura sans doute des gens pour jouer avec et certains tomberons dans le panneau, j'en doute pas.
avatar pol2095 | 
L'iad n'apportera rien de plus que Google, je pense Je crois plus à Facebook qui connait tes centres d'interêt et qui est plus à même de cibler des pubs utiles
avatar manu1707 | 
Ouais enfin faut peut être se calmer un peu avec FB aussi hein ! Pour iAd W
avatar pol2095 | 
Non, maintenant on ne passe plus par Google, on va directement sur sa page Facebook

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