Steve Jobs : Le PC est un camion

La redaction |
Steve Jobs a inauguré la Conférence D8, une série d'interviews organisée par le Wall Street Journal, avec Walt Mossberg et Kara Swischer comme hôtes de ces discussions à bâtons rompus. Il est revenu sur Flash, l'iPhone perdu, Google, la création de l'iPad, le secteur de la télévision, etc.

Apple/Microsoft
Jobs ne s'est pas étendu sur le fait qu'Apple avait dépassé la capitalisation boursière de Microsoft "C'est surréaliste, mais ça ne veut absolument rien dire". Mossberg lui a rappelé qu'Apple était au bord du gouffre lorsque Jobs est revenu aux commandes "C'était épique, on était à 90 jours d'une banqueroute. Je pensais que tous les gens compétents étaient partis, puis j'ai trouvé ces gens étonnants et je leur ai demandé pourquoi ils étaient toujours là. Ils m'ont dit qu'ils croyaient en Apple et en ce que cet endroit représentait. C'est ce qui nous a poussés à travailler plus dur".

Flash et la lettre ouverte
Mossberg a abordé la question de la lettre ouverte sur Flash et du choix de Jobs de priver les utilisateurs de Flash de manière aussi abrupte. Jobs a répondu qu'Apple, du fait de ses ressources moindres que celles d'autres entreprises, devait choisir les technologies qui avaient un avenir "Nous essayons de sélectionner celles qui sont dans leur printemps. Et si vous choisissez bien, vous avez des chances de bien réussir". Jobs a dressé un parallèle avec d'autres abandons qu'elle a fait par le passé et qui lui avaient été reprochés : la disquette, le port série sur l'iMac au profit de l'USB, le lecteur optique intégré avec le MacBook Air. Pour lui, Flash "a fait son temps et HTML5 est en train d'émerger. La vidéo est de meilleure qualité, ça marche mieux et vous n'avez pas besoin d'un plug-in. Et bien que 75% des vidéos sur le web soient en Flash, beaucoup sont aussi disponibles en HTML5".

Jobs d'estimer également les utilisateurs ne se rendent pas compte de cette absence de contenus "sauf quand il y a un vide à la place" a rétorqué Mossberg "Ces vides sont en train d'être remplis… et ce sont principalement des pubs" lui a retourné Jobs.

Relancé par Mossberg sur les conséquences de cette décision auprès des développeurs, Jobs en a appelé à un autre environnement de développement : "Hypercard était énorme à son époque" et de suggérer que les milliers d'applications sur l'App Store prouvaient l'implication des développeurs.

Pour le patron d'Apple, cette affaire avec Flash se résume à un choix "Notre objectif est très simple - nous avons juste pris une décision technologique. Nous n'allons pas faire un effort pour le [Flash] mettre sur notre plate-forme. Nous avons demandé à Adobe de nous montrer quelque chose de mieux, et ils ne l'ont jamais fait. Ce n'est que lorsque nous avons lancé l'iPad qu'Adobe a commencé à rouspéter. On n'a jamais voulu se battre avec eux, on a juste décidé de ne pas utiliser un de leurs produits. Ils en ont fait toute une histoire, c'est pour ça que j'ai écrit cette lettre. J'ai dit maintenant ça suffit, on en a assez que ces types nous flinguent dans la presse.".

Mossberg l'a alors relancé sur le volet utilisateurs "Et si les gens réclament Flash, s'il disent que l'iPad est handicapé sans Flash ?"

Jobs : "Les choses forment un ensemble. Certaines choses dans un produit sont bonnes, certaines sont mauvaises. Si le marché nous dit que nous faisons de mauvais choix, nous ferons des changements. Nous essayons simplement de faire de bons produits, nous ne pensons pas que Flash constitue un bon produit, donc on le laisse de côté. À la place on se concentre sur des technologies qui sont en phase ascendante. Et on va se faire engueuler parce que nous voulons proposer à nos clients les meilleurs produits au monde ? Si on réussit, les gens en achèteront [des iPad], sinon ils n'en achèteront pas. Jusqu'à présent, je dois dire que les gens semblent aimer l'iPad. On en vend quelque chose comme un toutes les trois secondes."

Les emails de Steve Jobs
Jobs a confirmé qu'il avait bien échangé plusieurs mails avec un journaliste de Gawker Media et qu'il fut étonné de les voir publiés (lire Steve Jobs : "Vous avez fait quoi de si génial ?") "Il ne s'est jamais identifié comme journaliste. Il était tard, j'étais en train de travailler et ce type commence à m'envoyer des e-mails désagréables ... et j'ai voulu le remettre d'aplomb".

L'iPhone égaré
Mossberg a fait un résumé de l'affaire de l'iPhone égaré et notamment posé la question de la pertinence de la saisie du matériel informatique d'un journaliste. Jobs "Il y a une enquête en cours. Mais je peux vous dire ce que je sais. Pour fabriquer un produit, vous devez de le tester. Vous devez l'emmener à l'extérieur. Un de nos employés en avait un. Il y a débat pour savoir s'il l'a laissé dans un bar, ou s'il a été volé dans son sac. La personne qui l'a trouvé a essayé de le vendre, ils ont appelé Engadget, ils ont appelé Gizmodo."

"La personne qui a pris le téléphone l'a branché sur l'ordinateur de son colocataire. Et ce gars essayait de détruire des preuves… et son colocataire a appelé la police. C'est une histoire étonnante - il y a eu vol, il y a eu recel, il y a eu extorsion, je suis sûr qu'il y a aussi eu du sexe [rires] il faudrait en faire un film ! Toute cette affaire est très pittoresque. La justice s'en occupe, et à ma connaissance il y a une personne qui s'assure qu'ils ne s'intéressent qu'aux éléments liés à cette affaire. Je ne sais pas comment tout cela finira."

Les suicides chez Foxconn
Jobs a réitéré ses propos déjà formulés dans l'un de ses e-mails envoyés à un utilisateur (lire Mails de Steve Jobs : Foxconn et App Store) : "Ce sujet a toute notre attention. Nous faisons attention à tout dans ces entreprises. Et je peux vous dire une ou deux choses que je sais. Foxconn n'est pas un sweatshop ("atelier de misère"). C'est une usine - mais mon dieu, ils ont des restaurants et des cinémas… mais c'est une usine. Mais ils ont eu des suicides et des tentatives de suicides - et ils ont 400 000 personnes là-bas. Le taux [de suicide] est inférieur à celui des Etats-unis, mais ça reste préoccupant."

Jobs a ensuite dressé un parallèle avec une vague de suicides qui avait touché sa localité, Palo Alto, puis de conclure "on a envoyé des gens à nous là-bas ainsi que d'autres, pour essayer de comprendre, c'est une situation difficile".

Nouvelles plateformes, nouvelles batailles
Chrome OS, Android, Facebook… pour Mossberg ces nouvelles plateformes sont l'occasion de nouvelles batailles pour Apple.

"Non, nous ne nous voyons pas dans une guerre de plateformes" a répondu Jobs. "Nous ne nous sommes jamais vus dans une guerre de plateforme avec Microsoft non plus... C'est peut-être pour ça qu'on a perdu d'ailleurs. Mais nous ne nous sommes jamais considérés comme étant dans une bataille de plateformes, nous voulons simplement faire de bons produits."

Mossberg s'est intéressé au changement de relations entre Apple et Google depuis l'arrivée d'Android. Jobs a de nouveau indiqué que Google avait décidé de venir les concurrencer sur les mobiles, alors qu'Apple n'avait jamais essayé de les concurrencer sur l'activité de la recherche "Donc vous vous êtes réveillé un matin et vous avez entendu parler d'Android ?" a demandé Mossberg "en quelque sorte" a répondu Jobs. Et pressé de dire s'il s'était senti trahi et de commenter l'état de sa relation avec Google, Jobs a esquivé "Ma vie sexuelle est excellente, comment va la vôtre ?"

S'agissant de Chrome OS, Jobs a surtout rappelé qu'il s'appuyait sur WebKit, le fruit de travaux d'Apple. Un WebKit utilisé par Android, Nokia, Palm, RIM "Nous avons conçu un véritable concurrent pour Internet Explorer, et c'est le premier dans le monde du mobile".

Jobs a ensuite affirmé qu'Apple n'avait aucune intention d'aller sur le marché de la recherche "On n'est pas intéressés, d'autres le font très bien". Ainsi, l'acquisition de Siri (lire Apple rachète l'application de recherche Siri) aurait d'autres motifs "Ils ne sont pas dans la recherche, ils sont dans l'Intelligence artificielle" s'est défendu Jobs.

Jobs a aussi répondu qu'Apple n'allait pas retirer Google de son iPhone (lire Bing : Microsoft aimerait une place dans l'iPhone).

AT&T
Le patron d'Apple a renouvelé sa confiance à AT&T- souvent critiqué pour la qualité de son réseau - décrit comme un partenaire qui a osé miser gros sur l'iPhone alors qu'Apple arrivait avec un nouveau modèle économique pour un téléphone. À la question de savoir s'il ne serait pas dans l'intérêt d'Apple d'avoir au moins deux opérateurs aux États-Unis, Jobs n'a pas démenti, mais il n'a pas plus développé sur ce sujet.

La création de l'iPad
Jobs : "Je me souviens vous avoir dit que je pensais que l'écriture manuelle était la méthode de saisie la plus lente qui soit. Nous avons réinventé la tablette, nous n'avons pas fait comme Microsoft. Ils avaient une approche complètement différente. Et c'est ce qui a guidé tout le reste. Leur tablette était basée sur un PC. Elle en avait le poids, l'autonomie et elle avait un curseur comme un PC. Mais dès l'instant où vous prenez un stylet, vous vous retrouvez avec une précision équivalente à celle d'un doigt, vous ne pouvez pas utiliser le système d'exploitation d'un PC. Vous devez le concevoir de zéro"

Jobs a ensuite expliqué que l'idée de l'Pad avait précédé l'iPhone. Il avait eu cette idée d'un écran de verre multitouch sur lequel on pourrait taper. Six mois plus tard, ses ingénieurs lui ont montré cet écran. Un des spécialistes en interface s'est penché dessus et il a notamment mis au point ce système de défilement avec inertie. Et là, Jobs de réaliser qu'ils pourraient en faire un téléphone, du coup le projet de tablette a été mis de côté.

NDR : John Markoff, dans le New York Times, écrivait en 2008, qu'Apple travaillait sur produit de la taille d'un petit portable et baptisé "Safari Pad", avec déjà l'utilisation du multitouch. Et ce n'est que petit à petit, sous l'intuition de Steve Jobs, que le projet évolua vers l'iPhone (lire : Safari Pad précéda l'iPhone).

L'ère mobile expliquée

Dans sa lettre adressée à Adobe, Steve Jobs avait affirmé que nous étions entrés dans l'ère mobile, qui était en train de se substituer à l'ère du PC. Le cofondateur d'Apple a précisé son idée à l'aide d'une analogie "Quand nous étions une nation agraire, toutes les voitures étaient des camions. Mais à partir du moment où la population a commencé à migrer vers les villes, les gens ont commencé à utiliser des voitures. Je pense que les PC vont connaître le même sort que les camions. De moins en moins de monde en aura l'utilité."

Il ignore combien de temps la transition durera, si elle sera achevée dans un an, cinq ans ou dix ans et si l'iPad sera la voiture de monsieur tout le monde ou si ce sera un autre objet. Une chose est sûre, la tablette d'Apple est loin d'avoir montré tout son potentiel. Steve Jobs a évoqué quelques pistes comme la création de contenus ou l'édition de vidéos. Plus que jamais, pour Jobs, la clé c'est le logiciel…

Deux plates-formes : le HTML5 et l'App Store

Steve Jobs a également apporté des précisions intéressantes sur la politique d'Apple concernant l'App Store. Pour lui, les choses sont simples, Apple supporte deux plates-formes : l'App Store et le HTML5.

Il estime qu'Apple est en pointe concernant la prise en charge du HTML5. Sur cette plate-forme, les développeurs sont libres de faire tout ce qu'ils veulent. La seconde, plus contrôlée, c'est l'App Store, pour lequel il y a trois règles majeures en ce qui concerne la validation : que l'application soit conforme à la présentation qui en est faite, qu'elle n'utilise pas d'APIs privées et qu'elle soit stable.

Jobs a rappelé que 95 % des applications soumises étaient approuvées en moins d'une semaine. Il a également expliqué qu'Apple est confrontée fréquemment à de nouveaux cas et adapte ses règles en permanence. Dans ce domaine, il reconnait qu'Apple a pu faire des erreurs par le passé, mais met tout en oeuvre pour améliorer son système de validation.

Apple : la plus grosse start-up au monde ?

"J'ai l'un des meilleurs jobs au monde". Steve Jobs estime travailler avec "les plus brillantes au monde" et "jouer dans le meilleur bac à sable". Si l'on se fie à son témoignage, Apple est organisée comme une start-up, la plus grosse start-up au monde. Sans comité, sans lourdeur, une société divisée en petites équipes avec des objectifs bien définis. Steve Jobs passe son temps à les rencontrer, à échanger avec elles. Une fois par semaine, tout le monde se réunit pour aborder tous les sujets du moment.

Incapable de se projeter dans le futur (à 5 ou 10 ans), Jobs a affirmé que les valeurs et les ambitions d'Apple n'avaient pas changé : faire les meilleurs produits possible. Et c'est cela qui le motive et il n'y a rien de plus motivant pour lui que de recevoir un courriel d'un client lui affirmant à quel point il trouvait l'iPad génial.

Jobs s'est également brièvement exprimé sur iAd, certains craignant qu'Apple compte éliminer la concurrence en concentrant fourniture des pubs et des statistiques. Steve Jobs a répondu par une anecdote : la régie de statistiques Flurry a réussi à détecter un nouvel appareil utilisant l'iPhone OS, une tablette utilisée majoritairement à Cupertino. Cela l'a mis dans une colère noire : Flurry fournit en fait aux développeurs une solution qui envoie les données d'utilisation vers leurs serveurs, avec profil de l'appareil et géolocalisation.

Au-delà de l'anecdote et du fait que Steve Jobs ne parlera plus avec des firmes spécialisées dans les statistiques avant de « s'être calmé, ce qui ne sera pas tout de suite », le patron d'Apple explique que ce qui le met particulièrement en colère est le fait que Flurry ne prévienne pas l'utilisateur de l'utilisation de données personnelles. D'où l'intégration d'un plus grand degré de contrôle sur les données personnelles dans l'OS 3, et sur la géolocalisation dans l'OS 4. Apple ne fermera cependant pas la porte à la concurrence tant que les choses se font en bonne intelligence.

Apple : la tête dans les nuages

À la fin de la conférence, Steve Jobs a répondu à quelques questions de l'assistance. Il a assuré que le réseau AT&T allait connaître de grosses améliorations prochainement, que les protections mises au point par Hollywood pour protéger ses contenus étaient une catastrophe. Il s'est également dit surpris par la qualité de certains jeux sur iPhone et iPod touch. Un nouveau marché s'est créé et Apple va tout faire pour qu'il se développe. D'où l'intégration du Game Center dans iPhone OS 4. Il a par ailleurs indiqué que certaines limitations d'iPhone OS (l'accès au système de fichiers par exemple) pourraient sauter à l’avenir.

Enfin, Steve Jobs a eu l'occasion de s'exprimer sur deux points qui font beaucoup parler en ce moment : la synchronisation de médias et l'Apple TV. Il a clairement indiqué qu'Apple travaillait sur une solution permettant de synchroniser ses médias sans fil. Aucune information bien entendu concernant le lancement d'une telle solution : "nous travaillons dessus" a-t-il affirmé.

L'Apple TV : toujours un hobby

Le mot de la fin était pour l'Apple TV. Il a expliqué que l'industrie de la télévision avait pour stratégie de subventionner l'achat du terminal. Celui-ci est souvent gratuit ou presque. Selon Steve Jobs, cela a considérablement nui à l'innovation dans ce domaine. La seule façon de changer les choses selon lui, c'est de proposer au grand public un produit payant que les gens ont vraiment envie d'acheter. Mais il le reconnait, ce n'est pas simple et c'est pour cela que l'Apple TV reste pour le moment un hobby pour Apple.

L'interview de Jobs est disponible en (vidéo).

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avatar JPTK | 
@ Hal-9000 T'as déjà installé des toilettes japonaises chez toi où t'as rien compris à ce qu'il disait ? :-D
avatar E-Play | 
C'est vraiment marrant de voir qu'après avoir lu un article ou le PDG d'Apple explique que son entreprise se tourne vers les produits mobiles parce que c'est selon eux l'avenir, certains répondent : et quid de Mac OS X, et quid de l'imac, etc... Le monsieur est en train de vous expliquer que tout ça c'est derrière nous et qu'ils préfèrent s'intéresser a ce qui est devant !!! Si cette vision ne vous correspond plus, allez chez Windows ou chez Linux, vous reviendrez tôt ou tard :-)
avatar hartgers | 
@Mabeille hum, la visio c'est comment dire... Accessoire. Tous les pc ont une webcam souvent minable (les mac ont même été les premiers à en intégrer une). Eh bien ce truc amuse quelques jours sur Photobooth, et on en a vite fait le tour. Je pense que MSN (beuarghl), skype, iChat ne sont que des gadgets dont on peut allègrement se passer. parler d'"essentiel" est un peu fort. L'essentiel je dirais serait unnavigateur de fichiers, une autonomie plus importante vis a vis de l'ordinateur, mais tout va venir, soyez patients. Pour l'instant il faut habituer les gens à côtoyer iPhone OS limité pour ensuite le débrider et en faire l'avenir de l'informatique. IPapy a me semble-t-il tout dit avec pertinence. @HAL : et toi tu es la mouche à merde ?
avatar Log_Boy | 
@E-Play T'es gentil mais certains ont besoin et vont continuer à avoir besoin de puissance et se foutent completement de la mobilité, fait moi tourner une session de 140 pistes sur Logic avec une multitude de plugins vst sur un produit mobile et installe moi des cartes pciexpress universal audio sur un produit mobile... la belle blague !! Et c'est quand vous voulez que vous corrigez votre article ^^
avatar philus | 
@ HAL-9000 Le problème quand on est pas intelligent et qu'on donne son avis à tour de bras, c'est qu'on risque de passer pour un clown en faisant un contre-sens. Ton post laisse sous-entendre que Steve Jobs dénigre les camions (les PC). Ca n'est pas le cas. Il faut savoir qu'un camion (truck) chez les américains, c'est aussi un pick-up (chez nous), à savoir le véhicule le plus vendu il y a encore quelques années aux USA. il ne dit pas que c'était mal, il dit que cela correspondait à l'usage d'une population principalement rurale. Mais le contexte a évolué, et le camion 'truck' n'est plus adapté de nos jours au marché des USA. Il en est de même selon lui pour le marché de l'informatique. Si les PC ont été les rois il y a quelques années (et je pense qu'il inclus les Mac dans cette définition générique), c'est moins le cas maintenant et le sera de moins en moins à l'avenir...
avatar E-Play | 
@Log_Boy Tu ne crois pas si bien dire ( tape mon pseudo sur Google ) je produis aussi de la musique, aussi sur Logic, aussi avec des dizaines de pistes, aussi avec des cartes UAD-2, et pour ca j'ai un Mac Pro, ce que je critique ce n'est pas le fait de dire : ne nous oubliez pas on a aussi besoin de machines pour travailler, c'est le fait de dire : bouuuuuh nous on veut continuer à utiliser nos vieilles machines on ne veut pas du progès... Laisser l'iPad murir, laissez les developpeurs faire leur taff et vous verrez que dans quelques années on n'y pensera plus, le modèle ordinateur - clavier - souris a bientot 30 ans, n'est il pas temps de passer à autre chose ??? ;-)
avatar JayTouCon | 
euhhhhhhhhh y'a rien dans l'interview. l'avenir est dans la ferme de caroline avec ses nuages. ok rideau. Peut être l'anecdote sur flurry qui aurait mérité de la lui renvoyer en pleine face en lui demandant en quoi ca le piquait vu que c'est justement ca qu'il est en train de proposer. sinon c'est de la com com dhab et il est plutot (très) mauvais dès lors que ce n'est pas écrit comme lors d'une keynote. enfin bon ici y'en a qui voit que par les nuages. gé-ni-al, accessible de everywhere dans le monde, ca réduit le poids du bidule, ca synchro ouais génial. ouais top c'est l'avenir ouais génial. dis mamie ton ipod tu avais de la musique dessus que tu pouvais écouter tout le temps partout? oui mon chéri et même que je ne payais pas d'abonnement pour le faire...ouhouuuu l'avait rien compris mamie
avatar bardaf67 | 
@E-play C'est un peu croire a une société qui vit sans secteur primaire, se débarrasse du secteur secondaire en se disant qu'elle va fonctionner uniquement sur le tertiaire. C'est complètement illusoire. AAPL fait plus du 3/4 de CA hors OSX désormais. SJ met (quasi)toutes les ressources de AAPL pour les i-bazard. Autant faire croire au gens (le bon consommateurs lambda) que ca sert plus a rien un ordi, que ça va disparaitre. Enfin ça n'engage que moi mais c'est une nouvelle manipulation de sa part. Et toi t'es aisément manipulable.
avatar Manueel | 
Je viens de lire l'article du Monde : Steve Jobs règle ses comptes on y découvre un Steve sur la défensive, voir teigneux à l'opposé de ce que j'avais ressenti à la lecture de son intervention. A ma lecture je l'avais trouvé apaisé, refusant la polémique plus désireux de paraître cool et simple qu'arrogant et revenchard La presse a un sacré pouvoir...
avatar sebastiano | 
@JayTouCon : menstruations douloureuses ? Faut pas s'énerver hein ^^ Les gens aiment l'immobilisme en général, mais toute l'histoire de l'humanité est basée sur l'évolution : les tablettes on y passera tous. On dirait les plus réfractaires des PC au milieu des années 90 et qui finalement en utilisent un comme tout le monde !
avatar Anonyme (non vérifié) | 
@bardaf67 : non et re-non, Steve Jobs fait la distinction (et l'a toujours faite dans ses interviews à All Things D) entre PC (la station de travail, sous Mac OS / Windows / Linux, etc., de bureau ou portable, qu'il appelle aussi le hub numérique), et ce qu'il appelle les devices post-PC, tous les appareils qui tournent autour du PC comme le PC tourne autour du serveur (car ils peuvent en être indépendants, contrairement à ce qu'était le mainframe). Pour lui, le PC, donc le Mac, sont amenés à être de moins en moins utilisés, alors que les devices post-PC vont l'être de plus en plus. Ca tombe bien, l'iPod, l'iPhone et l'iPad sont des devices post-PC.
avatar Damze | 
D'un coté Steve je le trouve sympa, d'un autre coté, je le trouve très bizarre d'esprit. Je suis tout à fait d'accord avec le fait que le PC est amené à être de moins en moins utilisé pour certains loisirs (J'ai pas encore d'iPhone, mais tout ceux qui en ont un ont baissé de 40% leur temps devant leur Mac) mais il y a quand même certaines applications qui, elles, ne quitteront jamais le PC (ou pas avant longtemps), en particulier pour les pros.
avatar ironseb | 
En tout cas il faudra continuer à les abreuver les iMachin ! Avec un Mac ou plus certainement un PC. Vu là politique d'Apple ces derniers temps, je ne donne pas cher de la peau du Mac.
avatar bardaf67 | 
@Anthony Nelzin Le mot PC est le terme communément utilisé pour désigner une machine Wintel, Apple l'utilise d"ailleurs pour ses campagnes Mac vs PC (pour se différencier du PC justement). Demande un peu a un utilisateur Mac comment va son PC,.... Je doute qu'il ne te corrige pas en arguant qu'il s'agit d'un Mac. Donc prétendre que : mais non SJ veut dire Workstation ou Desktop ou Laptop, c'est pour le moins assez ahurissant. Mon avis que je maintiens donc est qu'il s'agit d'une nouvelle manipulation de SJ (qui n'en est pas a son coup d'essai), libre a toi d'avoir un (mauvais)avis différents. :-)
avatar Log_Boy | 
@E-Play La on est d'accord ^^
avatar mfam | 
Le Mac c'est comme la drogue, c'est addictif. Achetez et SJ aura raison sur toute "la ligne". : )
avatar Benlop | 
@bardaf Clairement, Jobs parle ici de PC au sens large de Personal Computer. Ce qui inclut les Mac. Ce n'est pas une question d'avis, c'est très clair quand il le dit. @ironseb Au contraire, Apple sera heureuse de créer aussi les machines qui serviront à créer le contenu pour les iDevices, comme elle le fait déjà aujourd'hui. Il dit juste que l'utilisation des machines traditionnelles sera plus spécialisé. On peut déjà un peu faire le parallèle aujourd'hui : on achète des applications sur iPhone ou iPad, qui sont créées sur Mac. Que les gens utilisent majoritairement des iDevices n'empêchera pas Apple de faire des Mac, il n'y a vraiment aucune opposition.
avatar Newton Pippin | 
je pense qu'il parle plutôt des pick up style Dodge Ram ou autres Ford F250 que de camions dans le sens de chez nous. Chaque endroit ses besoins, effectivement un pick up sera plus approprié dans le Montana qu'à NYC.
avatar Liyad | 
Ce n'est pas possible de voir l'interview en entier, sans coupure ?
avatar sekhmet | 
Ce que j'adore avec Steve Jobs c'est sa concentration sur ses objectifs. Ce gars est plus un directeur de recherche ou de produit qu'un grand patron. La compta, la bourse l'administratif il s'en fout, son objectif depuis toujours est de sortir les meilleurs produits... même après 20 ans à le suivre, je trouve toujours que c'est rafraichissant...
avatar Gimli fils de Gloin | 
HAL 9000 should stay inside his Windows Store. Sent from my MacBook Unibody late 08.
avatar michaelprovence | 
Bof bof cette interview on apprends rien c'est du rabachage sur adobe, google qu'il déteste désormais avec son truc déjà dit "nous ont a pas fait un moteur de recherche" ... Sur l'avenir rien d'intéressant a dire a côté eric schmidt n'a pas peur de dire des choses et de rentrer dans le détail ... Bof bof comme la marque apple qui a perdu quelque chose c'est plus magique ;(
avatar pickwick | 
Mais si l'ipad n'est pas magique alors c'est quoi ??? Je suis ravi depuis vendredi c'est le maillon manquant qui me manquait, je l'utilise au boulot pour faire du mind mapping est travailler avec omnigraffle, je n'aime pas Visio, et je peux faire des synchro limitées avec itunes sur le PC, que demander de mieux !
avatar liocec | 
Très bien résumé.
avatar Anonyme (non vérifié) | 
@bardaf67 : y'a pas d'avis à avoir, c'est un fait. Il y a eu la même question à la D5, Mossberg demande 'par PC, vous voulez dire Personal Computer', Jobs répond : 'oui', et explique parler aussi du Mac. Même cas ici, je suis certain que Mossberg a aussi demandé la précision. C'est fou ça… @Liyad : elle devrait être mise en ligne en version complète d'ici quelques jours / semaines, selon Kara Swischer.

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