App Store : le blues du développeur

Nicolas Furno |
À une époque où tout le monde, de RIM à Microsoft en passant par Google ou Palm, est décidé à copier Apple avec son App Store, jusqu'au nom même (lire : SFR ouvre son Appli Store pour le Mac et les autres), les critiques autour de ce magasin prennent d'autant plus de relief. Avec déjà plus de 10 000 applications disponibles et plusieurs cas de développeurs ayant amassé de jolies sommes grâce à une seule application, on a plutôt le sentiment d'une affaire rondement gérée.

Pourtant, à y regarder de plus près, une grande partie des applications proposées est sinon inutile du moins sans grand intérêt. À cet égard, un exemple frappant est la multiplication des logiciels ayant comme seul objet d'appeler un numéro d'un tapotement depuis l'écran d'accueil (leur icône est une sorte d'alias vers un contact de votre carnet d'adresses). Si l'idée n'est pas mauvaise en soi, bon nombre de développeurs l'ont déclinée à l'infini (une application pour papa, une pour maman, etc.). Ces applications, souvent surnommées "Crapwares" (de l'anglais "crap" comme merdique) menacent de transformer l'App Store en "Crap Store" de l'avis de certains développeurs.


ring tones app


Le prix moyen des applications est un bon indicateur de cette tendance. Il ressort d'une étude réalisée au mois de novembre, que la majorité des applications est vendue 79 centimes, puis viennent les gratuites et, loin derrière, toutes les autres. Le prix moyen était, à cette époque, de 3,21 $ (4,15 $ en ne considérant que les applications payantes). Certes les projets ambitieux existent et ils sont appelés à se développer (lire : SimCity : enfin un grand jeu sur iPhone et iPod touch ?), mais ils sont encore peu nombreux au vu du total.


répartition prix
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Par ailleurs, l'App Store manque de transparence dans la navigation, un point qui a déjà été largement souligné. Les applications profitant d'une bonne visibilité sont celles placées en page d'accueil de l'App Store et dans les listes de classements. Les autres plongent plus ou moins dans l'oubli : à part quelques titres connus, on ne tombe que par hasard sur la majorité des applications. Certes, des sites ou applications spécialisés essaient d'améliorer l'App Store, mais ces solutions sont loin d'être idéales.

Le juste prix
Dans une lettre ouverte à Steve Jobs, Craig Hockenberry, développeur de Twiterrific [1.1 – US – Gratuit | 1.1 – US – 7,99 € (version premium)] et Frenzic [1.0 – US – 3,99 €], fait part de ses doléances à propos des problèmes évoqués précédemment. Selon lui, le modèle de l'App Store inciterait les développeurs à ne proposer que de petites applications sans intérêt et pas chères et les empêcherait de travailler sur de gros projets. Il avance plusieurs arguments pour soutenir sa thèse.

Il explique d'abord qu'il est très difficile, pour un développeur, de maintenir la visibilité de son titre autrement qu'en baissant son prix. Puisque les clients ne connaissent d'une application qu'un court descriptif et cinq captures d'écran au maximum, leur seul véritable critère de tri est, selon lui, le prix.

Après tout, pourquoi payer plus cher si c'est pour avoir la même chose ? Par ailleurs, il n'y a aucun moyen de savoir si une application fonctionnera vraiment, dès lors, et il est plus prudent de payer 79 centimes que quelques euros. Résultat, les applications les moins chères se vendent plus facilement, elles se retrouvent ensuite dans les listes des plus vendues et par ricochet sur la première page de l'App Store. Leur visibilité est alors très grande et elles se vendent mieux, dans un processus vertueux très simple. Si Hockenberry oublie le rôle fondamental des critiques, il n'a pas, pour autant, entièrement tort. L'achat impulsif est plus aisé sur un titre à 79 centimes qu'à 8 euros.


appstore


Si, pour conserver une visibilité, un développeur doit baisser ses prix et s'aligner sur la concurrence, cela a des conséquences très importantes sur les applications elles-mêmes. La démonstration de Hockenberry, agrémentée d'exemples chiffrés, est sans appel : pour rentabiliser une application réalisée en un mois par trois personnes, un prix de vente à 79 centimes peut suffire si l'application connaît un certain succès. Mais c'est impossible pour un gros projet représentant six à neuf mois de travail : il faudrait en vendre entre 10 000 et 15 000 par jour pendant plusieurs semaines, ce qui est, en effet, assez improbable.

Hockenberry et son équipe ne développent pas, comme ils aimeraient le faire, de gros projets, mais de petites applications qui seront sans doute vendues à ce tarif ras du sol. D'un strict point de vue financier, les risques seraient trop élevés de ne pas rentabiliser le développement. Avec le temps, le nombre d'applications augmentant sans cesse et la visibilité de chaque application devenant mécaniquement plus réduite, la perspective tant redoutée d'un "Crap Store" se fait plus prégnante.


everything99


L'avis d'Andy Finnel, un autre développeur, rejoint celui de Hockenberry tout en étant beaucoup plus radical. Il incite en effet ses pairs à tous augmenter leurs prix de manière très significative : les applications à 0,79 € devraient passer à 7,99 €, celles à 3,99 € à 13,99 €, etc.

Les développeurs doivent pouvoir vivre de leur métier, et il leur faudra forcément augmenter leurs prix de vente sur l'App Store. Avec des applications à 79 centimes, la boutique d'Apple ne peut que courir à sa perte, en devenant un repère d'applications abandonnées faute de moyens, ou de petits logiciels conçus par des amateurs pour le plaisir, ou des étudiants qui les abandonneront tout aussi rapidement. Pour que l'App Store garde son intérêt, il faudra obligatoirement que les développeurs augmentent leurs prix et que les clients acceptent de payer le prix de la pérennité de leur acquisition. En revanche Andy Finnel oublie toutes ces petites applications, parfois fort utiles, mais qui ne pourraient pas, raisonnablement, trouver preneur à plus de 79 centimes.

Dan Cornish, PDG de Cosential, abonde dans ce sens : selon lui, les applications proposées sur l'App Store ne seront que le fait de passionnés, plus ou moins bénévoles, mais pas de grosses entreprises qui ne pourront pas y faire suffisamment d'argent. Pour le dire autrement, l'App Store sera sans doute plein de bonnes idées, mais sans argent.

Quelles solutions ?
Hockenberry conclut sa lettre par une question : est-ce qu'Apple n'attend de l'App Store que de l'insignifiant ou veut-elle des applications sérieuses qui exploitent réellement les capacités des iPhone et iPod touch ? C'est aussi la question posée par Fraser Speirs, développeur d'Exposure, un client pour Flickr.

Il explique que les appareils mobiles d'Apple constituent une plateforme aux nombreuses possibilités, mais que les applications gratuites ou à 79 centimes seront incapables d'exploiter. Si Cupertino le voulait, ses terminaux mobiles pourraient même devenir, selon lui, de véritables ordinateurs miniatures.

Il renvoie la balle à Apple et il se trouve que celle-ci a déjà pris quelques initiatives. Après avoir permis aux développeurs d'offrir plus facilement leurs applications, l'App Store vient d'être légèrement réaménagé afin de mettre en avant les meilleures applications de chaque catégorie (lire : Apple améliore l'App Store).


app store catégories


On est encore loin de résultats satisfaisants, mais il n'existe pas vraiment de solutions idéales : on pourrait imaginer un système identique à la location des films avec des applications qui se désactiveraient automatiquement au bout d'un certain temps. Pourquoi ne pas aussi imaginer un système d'achat dans les magasins en dur : par exemple, les plus gros jeux pourraient être vendus dans les magasins spécialisés, aux côtés des autres plateformes. Les boites ne contiendraient qu'un code pour télécharger le jeu qui serait aussi disponible dans l'App Store, bien sûr, mais un public différent serait assurément touché. De plus, il est sans doute plus facile de demander un prix important quand un objet physique est acheté.


jeux boite


Autre idée suggérée déjà depuis quelque temps, modifier le critère des classements des applications. Aujourd'hui, le seul critère retenu est le nombre de ventes, ce qui a permis à de nombreuses applications de monter directement tout en haut de la liste des applications payantes en étant d'abord proposées gratuitement. Cette concurrence déloyale aux applications payantes, très vite dénoncée, pourrait être annulée en pondérant le nombre de ventes par le prix. En clair, une application à 79 centimes vendue 100 fois (soit 79 euros) serait moins bien classée qu'une autre vendue 15 fois à 7,99 euros (soit un peu moins de 120 euros).

Si l'App Store est un incontestable succès à ce jour, on ne peut pas écarter d'un revers de la main les arguments de Hockenberry. Bien sûr, les grands studios de développement, comme Gameloft, sont capables d'égaliser leurs revenus avec d'autres sources, mais les petits développeurs indépendants pourraient rapidement arrêter de développer pour l'App Store s'ils venaient à perdre de l'argent. Étant donné qu'ils ont tout intérêt à vendre des applications plus cher (rappelons qu'Apple prélève 30 % des ventes).

Un problème, quel problème ?
La lettre de Hockenberry a rapidement fait le tour de la toile et les réponses ne se sont pas fait attendre. Peter Cohen, sur Macworld, tempère sur la responsabilité d'Apple. Selon lui, le problème est réel, mais c'est aux développeurs de se prendre en main pour gagner en visibilité.

Il ne faut pas juste avoir le meilleur produit, ça ne suffira pas ; il faut également dérouler un marketing puissant et innovant pour "se faire un nom". Rendre sa marque visible, se faire connaître auprès du public, voilà ce qui est indispensable pour que ses produits soient vendus, quel que soit leur prix. Et Peter Cohen de citer l'exemple de ngomoco.inc qui a commencé à être connu et reconnu sur l'App Store pour ses applications.

Peter Cohen conclut malicieusement son article en rappelant que le destinataire de la lettre, Steve Jobs, est bien le premier à savoir ça. Depuis ses débuts, rappelle-t-il, le Mac est meilleur que le PC, ce qui n'a pas permis pour autant une domination du premier sur le second, alors que le succès actuel vient, pour une bonne partie, du marketing…

Autre réponse à cette lettre ouverte, celle d'appcubby est à la fois très complète et très intéressante sur, justement, la question du marketing. Du site aux applications, David et son équipe de développeurs indépendants ont choisi l'unité graphique (esprit "fait main") pour essayer de créer une image.


appcuby


Loin des succès surmédiatisés de l'App Store qui ne sont que des exceptions, son exposé financier remet les pendules à l'heure : depuis le mois de mars, il est parvenu tout juste à l'équilibre financier et espère quelques bénéfices légers pour le début 2009. Il s'estime de ce fait plutôt content, mais reste inquiet sur l'avenir : les ventes d'applications sur l'App Store, et donc ses revenus, ont été jusque-là plus proches de montagnes russes que de ventes durables. Et il cherche comment stabiliser les ventes de ses applications de niche - Gas Cubby (1.1 – US – 3,99 € puis 7,99 €) pour gérer la consommation de son véhicule et son entretien et Trip Cubby (1.1.1 – US – 3,99 € puis 7,99 €) pour calculer ses frais de déplacements.

David détaille avec précision tout ce qu'il a essayé en marketing pour gagner des clients (bandeau pub sur un site Mac, liens Google, promotion auprès des sites d'actualité, etc). Il en ressort que le levier le plus efficace est en fin de compte celui d'Apple. Gas Cubby a été choisie par les équipes d'Apple et placée en première page du magasin, dans la liste des applications recommandées puis celle des actualités. Du jour au lendemain, ses revenus ont augmenté de manière considérable comme le montre le graphique ci-dessous. Inversement, sitôt que l'application a quitté la première page, ses revenus ont pris le chemin inverse avec régularité. S'il est, bien sûr, ravi de l'aubain fournie par Apple, il ne sait pas sur quels critères son application a été retenue, ni qui a présidé à ce choix. Ainsi, bien que l'impact soit réel, un développeur ne peut pas compter sur ce coup de pouce tant il semble aléatoire.


applerecommandés


Hors Apple, le soutien le plus efficace est venu des articles parus sur de grands sites comme Gizmodo. Malheureusement, l'effet est à chaque fois très court (de l'ordre d'un jour) et cette méthode n'est donc pas viable. Il a été en revanche déçu par la publicité, que ce soit sur Internet (AdWords de Google) ou directement intégrée dans les applications (AdMob). Sans nier que la publicité ait eu le moindre impact, il ne peut pas le quantifier et considère que les gains sont trop faibles ou imprévisibles par rapport aux coûts.

Si David a envisagé de proposer une version "Lite" et gratuite de ses applications, il ne l'a pas fait et il doute même de son utilité, la jugeant même contre-productive. Le risque étant que les clients se contentent de cette version gratuite. En définitive, ce qu'il attend, c'est un système de téléchargement de versions démo. Et celui-ci ne pourra venir que d'Apple.

crédit image : Flickr - taptaptap
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avatar CBi | 
http://www.amazon.com/ Des centaines de milliers ou des millions de livres, des appareils photo, des ordinateurs, des outils de jardinage... Et pourtant on s'y retrouve sans peine. Mais les romans de gare y ont probablement une vie aussi courte que les crap apps sur l'Appstore. La différence principale entre Amazon et l'Appstore = sans doute une hiérarchie de classement des articles un peu plus raffinée.
avatar thierry61 | 
Je ne sais pas très bien pourquoi certains montent sur leur grands chevaux. je n'éprouve pas spécialement de difficultés à naviguer ou à sélectionner les softs qui m'intéressent. Le fait que les logiciels soient critiqués et notés par les utilisateurs aide beaucoup à faire son marché. Quant aux crapwares, il y en a partout ; l'appstore ne fait donc pas exception. Certes, avec l'accroissement du nombre de logiciels, il sera peut être bien d'étoffer le système de nomenclature. Néanmoins, et puisque Amazon a été cité, je ne voies pas de différences fondamentales d'efficacité de navigation entre Appstore et Amazon (je suis assez bon client de Amazon). Amazon a certes quelques petits guides supplémentaires (du style "les autres clients ont aussi acheté...), mais ça ne va pas bien loin.
avatar Mickjagger | 
Euh ouais Amazon, y'a bien des sous catégories qui simplifient un peu le truc mais depuis l'explosion via Marketplace c'est un peu le bordel, même si on peut choisir de n'afficher les résultats Amazon uniquement, on se retrouve tout de même avec un prix le moins cher qui correspond toujours à une boutique Marketplace qui aura peut être des frais d'envoi bien chers. Donc Amazon, pas mal et très riche, mais assez touffu aussi. Exemple, tapez "clé USB 4go" et vous aurez une montagne de résultats pas toujours très pertinents. Pour l'AppStore, ce qui serait bien, ça serait d'avoir la notation par étoiles visible dès l'accueil et au sein des résultats de recherche, un peu comme pour VersionTracker.
avatar Hindifarai | 
[quote = qhenmue]mais peut-être Hockenberry se plaint-il de l'INCAPACITE de pas mal de devs à se sortir les doigts du c.. [/quote] Oui c'est étonnant qu'autant de devs d'applis sur iphone soient des incapables... Pourquoi les développeurs ne sont pas dévoués à cette plateforme qui leur offre tout le confort possible et imaginable associé à un public de connaisseurs sachant reconnaitre les bonnes applis? Ces développeurs prennent les utilisateurs pour des vaches à lait sans cerveaux avec la participation d'Apple qui devait filtrer les applis...vive l'appstore. Apple filtre les applis faisant de la concurrence à leurs propres applis ou utilisant des libs privées mais par contre les crapware (comme on doit les appelé c'est à la mode) peuvent passer et se vendent. Shenmue continuez à vous égosiller pour défendre votre console de jeux qui n'a comme avantage que le fond de son OS et son maquillage en guise d'interface, tout le reste est mal ficelé mais vous vous en fichez puisque vous ne l'utilisez visiblement que pour jouer. La news qui m'avait le plus frapper il y a quelques temps était cette appli vendue hors de prix mais ne faisant rien. C'est représentatif des dérives induites par cet appstore et la vision qu'ont les utilisateurs de cet iphone. C'est un produit de luxe, si c'était un produit serieux et professionel de nombreuses boites développeraient sur la plateforme et des progiciels pourraient être imaginés... PS : Des amis thésards se sont lancé un pari, ils ont créé des applis pourries sur l'appstore pour voir qui d'entre eux choppera le plus de crétins capables de les acheter, les scores augmentent vite ça en ait effrayant, continuez à acheter, continuez!
avatar kisco | 
Vous êtes déjà deux à déclarer ici que : [quote]Amazon a certes quelques petits guides supplémentaires (du style "les autres clients ont aussi acheté...), mais ça ne va pas bien loin.[/quote] Regardez un peu en bas à droite de chaque application, sur l'AppStore, une section nommée : "Les clients ont aussi acheté"... Exemple ici : http://itunes.apple.com/WebObjects/MZStore.woa/wa/viewRecommendations?id=298540154&type=Purple+Software
avatar Vivid | 
>FredX Excactement !!!
avatar Workke | 
SI je compare l'AppStore avec le monde WindowsWE où aucun store n'existe je pense que l'on peut affirmer que : - L'Appstore permet quand même aux Devs de Vendre simplement - L'Appstore permet d'Acheter facilement une application Je pense que l'AppStore est pleins de défaut mais il a au moins permis une chose : Faire ACHETER des softs à des utilisateurs de téléphone/PDA. Il suffit de faire un petit tour dans mon bureau où beaucoup de personne ont des téléphone/PDA, presque aucun n'a acheté de soft pour son téléphone ! (Je ne parle pas des installation Pirate cela est un autre débat). Je pense par conte qu'il manque une réelle concurrence à l'Appstore pour des applications qui mérite une canal de vente particulier (je pense notamment aux application GPS Si elle sortent un jour (Tomtom, Navigon et consors). Oui je comprends le point de vue des rédacteurs de lettres et je pense que le problème générale de l'AppStore (comme de l'ITMS) est quand même son petit côté Monopolistique. Merde quoi on est en démocratie mais nos chers société commerciale n'ont qu'un seule but : Le Monopole du marché, Eliminer la concurrence ... Pour finir, j'ai parcouru pour la première fois l'Appstore depuis un iPhone la semaine dernière : C'est vrai qu'a part les 10 premières applications ça ne donne pas forcément envie de creuser, mais ... Est-ce que le consommateur potentielle que je suis doit succomber aux charmes de l'achat compulsif (ce dont j'ai horreur) ou de me renseigner pendant des heures/jours/mois avant de faire mon achat ? Les deux mon capitaines et ce n'est pas une seule application comme l'AppStore qui satisfera tout le monde. Il est peut-êter utile de laisser le marché du dev sur iPhone se "nettoyer" tout seule même si je suis partisan d'un petit coup de pouce ... Sur ce je vous souhaite quand même de trouver votre bonheur sur l'AppStore à un prix raisonnable (Amusez-vous à demander à voter entourage quelle est le bon prix d'une application sur un mobile !)
avatar setnan | 
Je dév en ce moment un soft pour iPhone/Touch et cet article fait réellement écho à mes préoccupations sur l'aspect distribution et rentabilité (eh oui derrière les softs il y a des vrais humains qui les conçoivent, sisi :-] et ils ont besoin de $$ pour continuer à dév et améliorer, sisi ;-) ). En survolant rapidement les réactions, ça donne l'impression qu'il n'y a pas vraiment d'alternative à l'AppStore pour trouver de bonnes iApp, ce qui est pas vraiment faux d'ailleurs. Et pourtant en tant que dév, je pense que l'avenir s'orientera naturellement vers le fait que l'user choisira ses iApp sur des sites spécialisés (comme www.apptism.com qui est vraiment dédié aux iApps contrairement aux sections iPhone de macupdate ou versiontracker par ex), puis via clic sur la ou les iApp choisies, le lien renvoit sur iTunes pour la phase d'achat, l'AppStore+iTunes devenant plus simplement la plateforme d'acquisition, pratique, sécurisée, claire, et simple à gérer coté dév aussi. Evidemment iTunes, c'est simple on lance on clique et on y est, c'est implacable. Il faudra donc éduquer l'user à de nouvelles habitudes pour trouver ses iApp :) Une fois que ces sites "listing" (généralistes avec toutes les iApp, ou spécialisés avec par ex les iApp fr seulement) auront acquis une notoriété, fiabilité et indépendance, l'user oubliera surement le cauchemar AppStore :) Chers webdev, investisseurs et marketeux, ya du boulot droit devant :) Et coté dév, une iApp qui mérite une mise en avant se retrouvera surement un jour sur igénération via une news (enfin j'espère :) ), car actu ce sont ces sites qui ont surement le plus d'impact. Le buzz est une part importante du succès..
avatar PO_ | 
Il y a plusieurs problèmes avec l'AppStore. EN premier lieu, c'est sa navigation linéaire. Il serait très pratique qu'à l'instar de safari, on puisse mettre en onglets des applications qui nous intéressent pour pouvoir les examiner plus tard. Ou alors pouvoir se créer une sorte de liste de favoris, ou un "caddy virtuel" dans lequel on met au fil de sa navigation tout ce qui est susceptible de nous intéresser pour examen ultérieur. EN second lieu, tout ces crapwares devraient logiquement être regroupés tous ensembles dans une catégorie bien à part et non pas être éparpillés dans plusieurs catégories comme c'est le cas actuellement. EN plus j'estime que pour toute application payante, il devrait y avoir obligation de fournir également une version d'évaluation suffisamment fonctionnelle pour pouvoir se faire un avis. De nombreux développeurs de jeux, même pas cher du tout procèdent ainsi, et c'est intéressant. LE côté "magasin unique" avec passage obligé par l'AppStore ne me dérange pas plus que cela ...
avatar Didier Guillion | 
Bonjour, Mais, par la malepeste, pourquoi Apple n'integre t'elle pas l'émulateur iPhone dans iTunes pour permettre de tester les applications avant de les acheter ? Cordialement
avatar kewell1983 | 
C'est sûr que l'App Store n'est pas parfait mais le concept est jeune et Apple est le premier constructeur de mobile à proposer un tel service. Mais Apple doit cette fois-ci tenir compte des remarques de ses developpeurs. Sinon, il est vrai que les Android, Symbian ou Windows Mobile, une fois qu'ils auront l'équivalent de l'App Store, risquent de s'accaparer ces mêmes developpeurs. Le risque à long terme est la marginalisation de l'App Store ! Mais pour l'instant, il n'y a pas d'inquiétude à avoir, Apple peut encore améliorer le concept et rectifier ces petites erreurs de jeunesses.
avatar Anonyme (non vérifié) | 
C'est vrai qu'à la longue l'appstore risque de devenir une poubelle avec toutes les nouvelles applications ajoutées quotidiennement. Ce qui est marrant c'est le discours larmoyant qui ressort des postes sur le sort des pauvres petits developpeurs victimes de piratages. Mais de qui se moque t'on? Arretez vous faites preuve d'un beau corporatisme et surtout d'une belle hypocrisie, vous etes les premiers a telecharger de tout temps les morceaux de musiques!Alors si je comprend bien tant qu'on est pas musicien on peut telecharger mais alors des qu'on appartient au milier informatique alors la bouuu c mal! Quant aux commentaires du genre "celui qui telecharge une app à 0,79 cts c'est vraiment un rat, c meme pas le prix d'un cafe" Je leur dirais la meme chose pour un titre de musique, c le meme prix. Ainsi va le monde, trop d'offre tue l'offre. Le monde evolue de plus en plus vite, une technologie en remplace une aussi innovante soit elle et ainsi de suite... Faites y vous , vous deviendrez pas millionaires avec l'appstore. Acheter vos appli, et puis quoi encore, la musisque, le cine, les logiciels, tout se partage, pouqrquoi pas lesapplications de l'appstore. Pour conclure je dirais que ce fus une brillante idee dont le succes repose sur l'effet nouveaute, mais qui ineluctablement, et rapidement tendra à se banaliser. Pour preuve , les concurrents n'ont pas tarder a repliquer, voir Google, Microsoft, et meme les operateurs qui s'y mettent comme sfr, et maintenant bouygues. Un peu du gand n'importe quoi à l'instar des mvno dans la telephonie mobile du genre auchan mobile ou le dernier sfr mobile. A quand la poste mobile, ou bien encore mac do mobile? ils sont capables de le faire ces cons!

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