Qui sera l'iTunes de l'impression 3D ?

Jean-Baptiste Leheup |

La rubrique Pomme d'avis, récemment inaugurée sur le Club iGen, est l'occasion de sortir des sentiers battus et d'élargir un peu notre horizon. Aujourd'hui, Jean-Baptiste nous livre quelques réflexions personnelles sur l'avenir de l'impression 3D.

Autant le dire franchement : je ne connais quasiment rien à l'impression 3D. J'ai vu quelques vidéos, j'ai lu quelques articles et compris les grands principes, j'ai observé la lente évolution de cette technique. Mais je crois que justement, c'est parce que je regarde ça de loin que les écueils actuels ne douchent pas mes espoirs de voir un jour ce concept bouleverser en profondeur notre quotidien.

L'imprimante personnelle non plus n'avait aucun avenir

Car ce que je regarde, ce n'est pas la technologie d'aujourd'hui, mais celle de demain. C'est une démarche qui coule de source quand on analyse l'impression 3D au regard de l'évolution de l'impression « tout court » depuis les années 1970. Au-delà de leur dénomination commune, ces deux technologies semblent suivre le même chemin, à quarante ans de distance.


avatar Valiran | 

@DerFrancois

Ça existe déjà, mais ça coûte un bras, et ça permet juste de transformer ton plastique en bobine de filament, après il faut ´l’imprimante 3D. C’est pas rentable pour un particulier.

avatar romainB84 | 

@DerFrancois

l’idée est bonne en effet.
Il y a déjà des machines (des extrudeurs à filament) qui permettent de récupérer les déchets lors de l’impression 3D.
Car ceux qui font de l’impression 3D savent que justement tu génères pas mal de déchets à cause des supports d’impression par exemple (oui… la pièce ne va pas flotter dans le vide… donc tu es souvent emmené à avoir du plastique qui n’est pas utilisé pour la pièce mais juste pour la tenir pour que l’impression se passe correctement) ou encore réutiliser des anciennes fabrications qui ne sont plus utiles (anciens protos etc…).
C’est assez pratique et ça permet de limiter l’achat de bobines de PLA par exemple.

avatar Lucas | 

Article passionant, merci Jean-Baptiste !

avatar Gandalf | 

Il y a un acteur qui commence à s’imposer dans l’impression 3D, c’est HP.
Le fabriquant d’imprimante, c’est lancé il y a quelques année dans l’impression 3D avec l’ambition de simplifier celle-ci.
Ce qu’ils propose est très intéressant et si cela est réservé aux professionnels pour l’instant je pense que d’ici quelques années on trouvera des imprimantes 3D pour tous publics.
Il font du monochrome et même de la couleur par colorisation de la poudre de plastique avec des encres. Un mélange d’imprimante jet d’encre avec une imprimante 3D à poudre de plastique.
La poudre est agglomérée grâce à un liant évaporé par chauffage.

avatar Fanoo | 

On pourrait même fabriquer soi-même sa propre bouteille en plastique, à partir de bouteilles en plastique recyclées...

Le rêve !

avatar Valiran | 

On peut déjà

avatar Sindanárië | 

@Fanoo

C’est pas plus facile de réutiliser et laver sa bouteille en alu ou verre ?

avatar pariscanal | 

Bravo pour cette conclusion ! C est ce qu on espère.

avatar Sindanárië | 

Moi je préfère partir de blocs (Bois, metaux, altuglas, plastiques...) et directement sculpter à la CNC ...

avatar Gandalf | 

@Sindanárië

L’impression 3D permet des géométries que l’usinage ne permet pas. Elle permet de ne mettre de la matière que là ou c’est nécessaire pour la résistance de la pièce.
Chez Buggatti ils ont pu ainsi réduire de façon significative le poids des étriers de freins par avant usinés dans la masse.
Chez Safran ils ont pu faire en une seule pièce des systèmes d’injection qui par usinage nécessitaient plusieurs pièces.
Chez nous nous avons des pièces avec des canaux de lubrifications comportant des courbes, ce qui permet de diminuer les pertes de pression en limitants les angles entre les différents canaux obtenus par avant par perçage.
Chez un de nos client pharmaceutique la fabrication 3D à même pris l’avantage sur l’usinage car la surface plus granuleuse permettait un meilleur glissement des seringues sur la chaîne de conditionnement que la surface plus lisse obtenue par usinage, par la diminution la surface de contact.
Les logiciels de CAO (Conception Assitée par Ordinateur) sont capables en fonction des contraintes appliquées à une pièce de répartir la matière proportionnellement aux contraintes subies par la pièce. Les retraits de matière se font sous la forme de réseaux maillés plus ou moins denses appelés latices impossible à réaliser par usinage ou moulage.
Il ne faut pas croire pour autant que les pièces sont faciles à obtenir car il faut parfois prévoir des supports pour que les géométries ne se déformes pas (qu’i faut ensuite éliminer)
Il est nécessaire de prévoir du chauffage ou des traitements thermiques de stabilisation car certaines parties peuvent être refroidis alors que d’autres sont encore chaudes, ce qui crée des tensions dans la matière.
Et surtout ce n’est pas encore la fin de l’usinage car la précision n’est pas suffisante.

avatar John McClane | 

Vivement l’impression 3D de ponts, routes et autres infrastructures comme dans Death Stranding 😎

avatar Nesus | 

Juste pour info, il n’y a aucun avantage au bio plastique par rapport au plastique. Ça reste un plastique avec les mêmes inconvénients et sa fabrication génère autant de CO2.

avatar Alex Giannelli | 

Une concurrence à la fabrication de beaucoup de produits made in China ? (Et autres pays fabricants des objets compatibles imprimantes 3D) Les conséquences économiques bouleverseraient bien davantage que l’imprimante classique selon moi.

avatar pakal | 

le logo est moche mais l’analyse est intéressante

avatar Sindanárië | 

@pakal

Quel logo?

avatar koko256 | 

Test

avatar koko256 | 

@koko256

Test réponse

avatar koko256 | 

Test 3

avatar koko256 | 

@koko256

test test

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