RGPD : comment Bruxelles et la CNIL précarisent le web

Christophe Laporte |

En voulant protéger les données personnelles des internautes, l'Union européenne et la CNIL remettent en cause le principal pan de l'économie du web. Si l'objectif est on ne peut plus louable, les moyens pour y arriver risquent de faire des victimes collatérales. Ces perdants du RGPD ne seront sûrement pas les multinationales publicitaires… On fait le tour de cette problématique qui affecte aussi directement MacGeneration.

L’Union européenne a toujours eu une passion pour les cookies. Cela a commencé en 2009 avec la directive 2009/136/CE incluse dans ce qui était appelé à l’époque le « Paquet Télécom ». Celle-ci visait à renforcer l’obligation d’information des internautes sur l'utilisation de leurs données personnelles (par le biais des cookies) et à réformer leur prise de consentement. Cette directive fut transposée dans le droit français en 2011, mais elle n’a eu des conséquences dans la vie des internautes qu’à partir de 2013, au moment où la CNIL a expliqué comment mettre ces nouvelles dispositions en application et a promis des contrôles réguliers.

Conséquence pour les internautes : l’apparition systématique d’un message informatif un rien lassant, qui aux yeux de certains polluaient autant l’espace que les bannières publicitaires. Mais c’était un premier pas vers une prise de conscience plus importante concernant les enjeux des données privées aussi bien de la part des internautes que des législateurs.

Les premiers bandeaux cookies

Avant d’aller plus loin dans ce rapide historique, je me permets d’insister sur le fait que c’est une excellente chose que les internautes puissent avoir le contrôle sur les données qu’ils diffusent volontairement ou non sur le réseau.

Dans l'enfer des cookies…

Mais le vrai big-bang a eu lieu avec le fameux règlement général sur la protection des données (RGPD) en 2018. Le RGPD poursuit au moins deux objectifs : le premier consiste à accroitre la protection des personnes concernées par un traitement de leurs données à caractère personnel. Le second, au moins aussi ambitieux que le premier, est de responsabiliser les acteurs de ce traitement. Hasard du calendrier, l'adoption de la loi adaptant le droit français au RGPD est intervenue quelques semaines après le scandale Cambridge Analytica.

Depuis sa mise en oeuvre, le RGPD a permis entre autres aux internautes de savoir précisément quelles données sont collectées par tel ou tel service, d’avoir accès à toutes les données personnelles que possèdent un service sur eux, ou encore de faire effacer rapidement leurs données.

Dans la vie de tous les jours, la mise en place du RGPD a eu une conséquence peut-être plus fâcheuse pour les internautes : l’apparition quasi constante d’une nouvelle fenêtre — bien plus grande que l'ancien bandeau dédié aux cookies — lors du chargement d’un nouveau site demandant en quelque sorte la politique à appliquer en matière de données personnelles. Cette fenêtre appelée CMP (pour Consent Management Platform ou en bon français Plateforme de gestion du consentement) est devenue le nouveau tue-l’amour du web.

Une CMP qu'on ne peut pas rater

Se voulant simples, elles sont en fait souvent complexes et accompagnées d’un verbiage aussi clair que n’importe quel contrat de licence utilisateur d’un produit informatique. Pire, elles sont bêtes. Vous refusez que l’on stocke la moindre chose sur vous et vous vous énervez que cette CMP s’affiche systématiquement ? C’est normal, on a le droit de ne rien savoir sur vous, donc le système tente sa chance à chaque fois, des fois que… Et puis, il y a aussi ce chevalier blanc de Safari qui, au nom de votre vie privée, se décide soudainement d’effacer quelques cookies, dont celui de la CMP, qui réapparaitra donc lors de votre prochain passage.

Pour en finir avec ce court historique, le 1er avril a marqué une nouvelle étape dans l’histoire du RGPD en France qui a mis le feu aux poudres, tout particulièrement pour les sites vivants de la publicité. Depuis le début du mois, il doit être aussi facile pour l'utilisateur de refuser les cookies que de les accepter. Cette obligation ne date pas d’hier à vrai dire, mais c’est à compter de cette date que la CNIL a annoncé son intention de s’attaquer au portefeuille des éditeurs récalcitrants.

Là où l’internaute avait souvent le choix dans la CMP entre donner son consentement ou le personnaliser, maintenant il peut — si le site est en conformité avec la loi — refuser en un clic tous les cookies, à l’exception de certains dispositifs sous conditions comme la mesure d’audience.

Les recommandations d'application du RGPD de la CNIL sont plus strictes que dans les autres pays européens à l'heure actuelle. Si vous naviguez sur des sites italien, allemand, espagnol, belge ou encore néerlandais, vous verrez qu'il n’y a pas (encore) de bouton « tout refuser » aussi en avant que le bouton « tout accepter ». Bien que plus strictes qu'ailleurs, les recommandations de la CNIL ne font que suivre la lettre et l'esprit du RGPD. Autrement dit, la France a pris de l'avance sur ses voisins.

L’application du RGPD quoi qu’il en coûte !

Que signifie concrètement le fait d’appuyer sur le bouton « Tout refuser » ? Dans l’état actuel des choses, l'industrie publicitaire ne sait pas travailler sans cookies. Il n’y a pas de véritable alternative à ce jour. Appuyez sur « Tout refuser », et vous aurez un site quasiment comme si vous aviez installé un bloqueur de publicité.

Cela revient de fait, pour le moment, à rendre inopérants les serveurs de publicité aussi bien pour des opérations de base, comme faire en sorte que vous ne voyiez pas en permanence la même pub (de manière à ce qu’elle soit le plus efficace possible, ce que l’on appelle le capping), que pour vous afficher des publicités de vélo parce que Google ou Facebook a bien compris que vous étiez intéressé par le sujet.

On peut très bien être contre la publicité — certains membres influents de l’équipe de développement de Safari ne s’en cachent pas —, mais il convient de réfléchir aux conséquences. En l'état, le nombre de refus augmente mécaniquement et de nombreux sites web vont connaitre une baisse importante de chiffre d’affaires.

Tim Cook a beau jeu de dire que la publicité numérique va continuer de prospérer. Les différents mécanismes mis en place pour bloquer le tracking dans Safari ont eu des conséquences importantes. Un utilisateur sous Chrome rapporte 60 % plus qu’un utilisateur sous Safari… Et dans le monde de la publicité mobile, le nouvel encadrement du suivi d’iOS 14.5 va faire encore baisser les rentrées publicitaires. Au passage, Apple fait quand même preuve d’un sacré cynisme. Alors que son nouveau système pénalise de nombreuses régies publicitaires, elle profite de l’occasion pour introduire un nouveau format d'annonces dans l’App Store. Nul doute que les régulateurs apprécieront cette étrange coïncidence.

Heureusement, les choses ne sont pas figées. Google a fait part de son intention de mettre fin à l’utilisation des cookies tiers dans son navigateur en 2022. Les technologies vont évoluer et il sera, j’imagine, possible à terme de proposer aux internautes des publicités à la fois pertinentes et plus respectueuses de la vie privée. Mais la France a mis le doigt dans un engrenage alors que personne n’est prêt… Pourquoi vouloir passer à la vitesse supérieure alors que l’on ne dispose pas d’autres outils technologiques qui permettent aux éditeurs de travailler et d’avoir des solutions compatibles RGPD tout en conservant un certain niveau de rentabilité ?

À qui profite vraiment la situation ?

C’est tout le problème de cette affaire… Cela pose des questions de fond qui ne sont sans doute pas assez mises en avant sur la place publique. L’Europe est en pointe en matière de protection des données. On l’a dit et on le répète, c’est une très bonne chose. Mais l’est-elle philosophiquement ou parce que le « crime » profite à des sociétés étrangères ? Serait-elle si agressive si Google et Facebook étaient des sociétés basées à Bruxelles, Munich ou Paris ?

La question en va de même d’ailleurs pour Apple. Pour Tim Cook, la question de la vie privée est quasiment inscrite dans les gènes d’Apple. Est-ce réellement le cas ? Ou est-ce une manière d’affaiblir des concurrents comme Facebook ou Google ? Rendre le web moins rentable ou plaisant n’est-il pas une façon pour Cupertino de renforcer son modèle applicatif et sa poule aux oeufs d’or qu’est l’App Store ? Faut-il oublier qu’Apple a essayé de se lancer sans succès sur le juteux marché publicitaire de la publicité mobile avant de se faire le chantre de la vie privée ?

iAd a été présenté par Steve Jobs en 2010. Image Apple / MacGeneration

Le rôle de Google est également questionnable. Comment se fait-il que le numéro 1 de la publicité sur internet traîne tant à s’adapter d’une manière ou d’une autre à la législation européenne ? Est-ce une volonté de pourrir la situation dans son bras de fer avec Bruxelles ? FloC, la solution en gestation de Google soi-disant plus respectueuse de la vie privée et qui fait polémique, n’est pas à l’heure actuelle compatible avec le RGPD.

Je lis souvent dans les commentaires des réactions du type « c’est bien fait pour ces publicitaires, ils l’ont bien cherché ». Mais d’expérience, il y a fort à parier que les entreprises qui parviennent à se tirer le mieux de ce mauvais pas, ce sont les Google et autres Facebook. Ce sont ces entreprises qui possèdent le plus de data sur les internautes, qui disposent des plateformes les plus puissantes (qui leur permettent de collecter ces data et de tracer les internautes sans cookies) et qui emploient à la fois les meilleurs développeurs et les meilleurs avocats.

Si l’ambition de la Commission européenne derrière ces décisions est de tenter d’affaiblir les GAFA, c’est sans doute un combat perdu d’avance… Quand Apple a commencé fin 2017 à s’attaquer de manière frontale aux traqueurs, quelle société a le plus pâti de ces changements ? Criteo, la société française spécialiste dans le domaine, ou Alphabet (Google), le champion de la publicité en ligne ? Une simple étude des cours de bourse permet d'avoir la réponse.

La courbe qui monte représente la progression de l'action Google ces cinq dernières années. En consultant celle en dessous de Criteo, on peut dater précisément le début des ennuis pour la société française.

L’encadrement du pistage dans iOS 14.5 pourrait aboutir au même résultat. Parti en guerre contre ce dispositif, Mark Zuckerberg a fait plus ou moins volte-face. Non, il n’a pas changé d’avis sur le fond de l’affaire, mais il pense finalement que la mise en place de ce mécanisme pourrait finalement rendre service à son groupe.

À la fin, ce sont les éditeurs de sites qui vont pâtir de tout cela et par extension ce sont aussi les internautes qui vont payer les pots cassés : ils ne seront sans doute pas ravis de voir le web se transformer chaque jour un peu plus en super péage. La transformation a déjà commencé : de plus en plus de médias comptent partiellement ou exclusivement sur les abonnements alors que le marché publicitaire devient toujours plus un terrain miné. Après le ras-le-bol de la pub, c'est le ras-le-bol des abonnements qui guette les internautes, et ça, un bloqueur de pub ne peut rien y faire.

À l'heure où nous écrivons ces lignes, Google est clairement hors-la-loi, car il ne permet pas de refuser simplement la collecte de données !

Comment rétablir la confiance entre les internautes et les sites ?

Pendant des années, les internautes étaient dépendants des sites — en fait surtout des régies publicitaires — en matière de traitement des données personnelles. Ils n’avaient pas conscience de l’importance de leurs données et aucun outil pour les gérer.

On est arrivé à une situation diamétralement opposée. Même les outils de base pour permettre le bon fonctionnement de la publicité en ligne ne marchent pas dans le cadre du RGPD. La mise en place de ces nouveaux mécanismes est synonyme de perte de revenus pour les éditeurs, sans parler du coût d'installation et de maintenance qui n’est pas négligeable. Et si le RGPD a permis aux internautes de prendre conscience de l’importance de ces données, il a également instauré chez certains un sentiment de paranoïa, que les interfaces boiteuses des CMP n’ont fait que renforcer.

Alors que faire pour à la fois concilier une meilleure protection des données personnelles avec une publicité de qualité qui soit rentable pour les médias qui la diffusent ? Il y a deux idées que l’on aimerait mettre en avant.

- Pour une CMP unique et centralisée dans le navigateur

La mise en place de certains dispositifs liés au RGPD a couté à une petite société comme MacGeneration plusieurs dizaines de milliers d’euros, si l’on prend en compte le temps passé à :

  • appréhender le RGPD, comprendre les enjeux, se former, demander des conseils …
  • adapter nos applicatifs à la législation, s’assurer que les mécanismes mis en place fonctionnent comme ils doivent, tester les différentes CMP (dont beaucoup ont la particularité de mal fonctionner avec Safari), mettre en place de nouvelles procédures…

Au fil des mois, le RGPD est devenu en interne un sujet récurrent et surtout chronophage. Et des dizaines de milliers d’entreprises auraient sans doute gagné du temps et de l’argent si ce sujet avait été traité de manière plus centralisée.

Alors que Firefox et Safari consacrent une part importante de leurs préférences et réglages à la vie privée, pourquoi n’intègrent-ils pas une interface où chaque internaute pourrait gérer ses préférences en matière de vie privée une fois pour toutes ? Le tout dans une interface simple, claire et pédagogique ?

On pourrait très bien imaginer les réglages RGPD dans Confidentialité par exemple !

Lorsque l’utilisateur se connecterait à un site, il expliciterait ainsi clairement les informations qu’il est prêt ou non à divulguer au site. C’est moins de travail pour les éditeurs, et pour les internautes c’est la fin du clic clic à chaque fois qu’ils se rendent sur un nouveau site. Voilà ce qu’aurait dû faire Apple si elle avait voulu montrer qu’elle peut apporter des solutions dans ce domaine. Et sinon voilà ce que Bruxelles aurait dû imposer aux éditeurs de navigateurs web.

- Redonner à l’internaute le contrôle et l’usage de ses données

Depuis le début de cet article, nous n’avons de cesse d’expliquer que nos données ont une valeur. Jusqu’à présent, les Big Tech trouvaient un moyen de capturer vos données et de les exploiter en vous donnant accès à un service. Mais le deal tacite n’est pas juste. Ces plates-formes tirent de vos données une valeur bien plus importante que le service fourni.

Dès lors, pourquoi ne pas mettre un prix derrière celles-ci ? C’est l’idée soutenue depuis plusieurs années déjà par le think tank Generation Libre. Facebook est intéressé par vos données personnelles, alors vous décidez de « confier » les données dont vous autorisez l'exploitation et outre l’accès à ce service, Facebook vous paie. À l’inverse, vous ne voulez confier aucune donnée, c’est possible, mais dans ce cas, vous payez pour utiliser ce service…

Pour Génération Libre, la mise en place d’un tel mécanisme permettrait également de résoudre en partie le problème de la taxation des GAFA à l’échelle européenne. La vente des données serait assujettie à la TVA…

Des médias prêts à tout pour garder leurs cookies

Mais revenons maintenant à des choses plus terre à terre. Depuis le 1er avril, beaucoup de sites se sont mis en conformité avec les demandes de la CNIL. Certains ont expérimenté des approches « originales ». Sur ZDNet, pendant quelques jours, si vous cliquiez sur le bouton « Tout refuser », le site n’affichait plus les articles en entier et vous demandait de vous inscrire.

Plusieurs sites du groupe Webedia adoptent encore aujourd'hui une stratégie assez cavalière. Allociné vous demande de choisir entre une formule gratuite avec cookies et une formule sans cookies à 2 € par mois (avec de la publicité non ciblée !). Un message que l’internaute non averti aura bien du mal à appréhender. Même topo sur jeuxvideo.com.

Envie de cuisiner autre chose que des cookies ? Marmiton vous invitera aussi à vous abonner un mois pour trouver la recette de vos rêves. Pour beaucoup, c’est la goutte qui fait déborder le vase. Dans un secteur où les marges sont faibles et où les bloqueurs de publicité ont déjà fait pas mal de dégâts, cela met inévitablement des sites en position délicate.

Quel impact pour MacGeneration ?

À notre petit niveau, nous avons également pu mesurer les répercussions de ce changement. En fonction des sites, le taux de consentement a chuté en moyenne de 15 à 20 %. Dit autrement, le chiffre d’affaires généré par Google sur nos sites connait une baisse à deux chiffres à peu près du même ordre. On ne vous cache pas que c’est un rien démoralisant. Mais le web est fait de défis, et nous ferons tout pour les relever.

Chaque jour, on se rend compte de la bonne idée que nous avons eu de lancer notre abonnement le Club iGen. Elle permet de régler toutes ces affaires de vie privée (notre site ClubiGen.fr est dépourvu de publicité et de traqueurs) et de nous centrer sur ce qui compte le plus, à savoir proposer le meilleur contenu possible. Jusqu’à présent, cela nous a plutôt réussi puisque vous êtes plus de 6 700 à nous suivre et nous vous en remercions… Alors si vous aimez notre travail et que vous n’avez pas rejoint encore le Club, c’est le moment !

Malgré tout, nous restons dépendants de la publicité. Et surtout, nous avons toujours envie de proposer « gratuitement » une partie de notre contenu. Mais est-ce qu'à terme cette réglementation ne va pas contrecarrer cette envie ? Est-ce qu’inconsciemment on va faire bouger le curseur entre contenu gratuit et contenu payant ? On n’en sait rien à vrai dire… Mais si la monétisation d’un article baisse fortement, il nous faudra avoir une profonde réflexion sur notre offre.

Si nous avons décidé de publier ce billet, c’est parce que quelque part on a l’impression de vivre une énorme injustice. D’autre part, parce que c’est un sujet relativement tabou dans les médias. Encore une fois, il est plus aisé de taper sur les Big Tech que d’expliquer une situation où les tenants et les aboutissants sont nombreux. Bref, si on l’a fait, c’est aussi pour que vous soyez tous au courant du contexte global et que vous agissiez en connaissance de cause lorsque vous croisez une CMP, que ce soit sur l’un de nos sites ou ailleurs sur le web.

Parce que beaucoup nous le demandent, nous publierons prochainement un article expliquant les différents changements que nous avons effectués ces derniers mois en matière de RGPD. Le web, tel que nous l’avons connu, avec ses qualités et ses défauts, est en danger. Le tout gratuit est peut-être en train de disparaitre, pour le meilleur et pour le pire…


avatar azolur | 

J’ai l impression d’être pris en otage d un côté je ne veut pas partager mais donner mais si je le fais pas je doit payer et si je ne peut pas payer bas j’ai accès a rien demain seul les riche pourront accéder a un internet sans être suivis les moin riche non

avatar marenostrum | 

même ceux qui payent sont suivis quand même (leurs données personnelles n'ont pas de prix). bref ça ne change rien de ce point.

avatar marenostrum | 

"Etrange comment, parce que Apple a initialement été une entreprise centrée matos, on continue d'appréhender ses activités sous cet angle alors qu'elle affiche une part de plus en plus croissante des services dans ses revenus, avec une marge bien supérieure."

en matos ils vont pas faire long feu. ils peuvent pas concurrencer les chinois (même s'ils vont les attaquer dans un autre terrain, comme l'ont fait pour Huawei et les garder un certain temps loin). d'où les services.
le jeu qui se joue maintenant est de se poser en intermédiaire unique (virer tous les autres petits acteurs du marché (des données personnelles) entre l'état et l'individu (qui est forcement leur utilisateur) et devenir rentier de manière stable (comme le service banquier).

avatar oomu | 

@marenostrum

bah c'est quand même un feu bien long de toute évidence.

avatar Gregoryen | 

Je me suis toujours demandé pourquoi les navigateurs n'inclus pas une option pour tout refuser ou tout accepter une bonne fois pour toute !

Jusqu'à que je lise le paragraphe qui le suggère également 😄

Peut-être vont-ils l'annoncer lors de la prochaine WWDC ?

avatar Brice21 | 

@Gregoryen

"Je me suis toujours demandé pourquoi les navigateurs n'inclus pas une option pour tout refuser ou tout accepter une bonne fois pour toute ! "

M’enfin, c’est justement une des options de Safari, sur iOS et sur MacOS !! Veuillez ouvrir les réglages de Safari au moins une fois.

C’est même ce qui a mis le feu aux poudres et a poussé Google à annoncer la même chose sur Chrome pour l’an prochain…

https://www.macg.co/logiciels/2020/03/safari-bloque-nouveau-tous-les-cookies-tiers-112795

avatar Gregoryen | 

@Brice21
Nullement besoin de me parler sur ce ton.. ne vous inquiétez pas pour les réglages, c'est même la première chose que je fais.

Mais des que je visite un site web ou certaines applications, on dois tout le temps cocher cette fichue RGPD ! (C'est de cela dont je parlais dans mon premier commentaire.)
Et comme dans le paragraphe qui le suggère j'aimerais qu'il y ai une option spécifique.

avatar robindumontchaponet | 

Il n'existe pas de plate-forme comme Setapp mais pour le Web ?
(Pour éviter d'avoir à s'abonner partout et en même temps découvrir des sites.)

Alors oui, il faudrait quand même renseigner sur chaque site son identifiant "Setapp-like", à défaut de cookie inter-domaine...

avatar PierreBondurant | 

Excellent article!

avatar justlikeheaven | 

Et les pubs sur la télévision on en parle ??…!!!
Car c’est tout aussi agressif et imposant constamment en plein PTG alle ou autre ..

pourtant on paye aussi une taxe audiovisuel , on devaient alors pouvoir choisir dans le même but si on accepte ou non les spots publicitaires imposés par les chaînes car sous contrat avec les marques , sauf que nous on a pas forcément envie d’avoir ça chez nous …
mais c’est moins facile de s’attaquer à ça et sûrement moins louable que de racler les géants du web …

avatar oomu | 

@justlikeheaven

pourtant les politiciens en ont bien assez fait en limitant la publicité sur le service publique.

avatar justlikeheaven | 

@oomu

Oui c’est déjà mieux .

avatar Brice21 | 

@justlikeheaven

"Car c’est tout aussi agressif et imposant constamment en plein PTG alle ou autre .. "

Aux dernières nouvelles la publicité à la télévision ne te volent pas tes données personnelles pour les distribuer à tout vents.

Ici le but n’est pas d’éradiquer la publicité, indispensable à notre économie, mais à respecter le droit à la vie privée.

La publicité contextuelle, par exemple, n’est pas concernée par toutes ces nouvelles règles et elle subsistera (sauf si tout le monde installe un adblocker).

avatar oomu | 

ho vous savez, moi du moment qu'on anéantit le commerce de la publicité, je suis prêt à perdre internet et tout ce que j'aime y voir.

avatar Brice21 | 

@oomu

"moi du moment qu'on anéantit le commerce de la publicité, je suis prêt à perdre internet"

Je te conseille de déménager en Corée du Nord, tu y trouveras un monde à ton goût.

avatar spockyss | 

RGPD pour la protection des données personnelles : l’article n’évoque que le sujet de la publicité pour des « produits ».

Mais il n’évoque pas de la publicité insidieuse pour des idées. Les outils utilisés sont cependant les mêmes.

Ainsi, de la publicité ciblée pour inciter des personnes à voter pour des idées « critiquables » est possible. Cela s’est déjà produit, par exemple, lors de la première campagne électorale de D.Trump.

Alors soyons tous attentifs aussi à ces risques potentiels. Préserver les données personnelles, c’est aussi un outil pour les limiter.

avatar AppleDomoAdepte | 

@spockyss

On est bien d’accord.

Le RGPD est la pour éviter le profilage des individus.
Ça dépasse largement le cadre de la pub sur internet (ça vaut aussi pour les services RH des entreprises, pour les CRM, etc. )

L’objectif est d’éviter les effets pervers de tels outils comme les tentatives d’influences de l’opinion publique (Brexit, Trump quand on parle de politique)

Les conséquences pour la pubs ciblées sont évidentes
Quand on voit les techniques de Dropshipping, qui pourrait s’en offusquer

Le RGPD n’a pas comme objectif d’interdire la pub mais le budget publicitaire sera redistribué différemment. Peut-être la presse écrite en sera-t-elle une gagnante, elle qui a été laminée par la publicité ciblée.

Pour les abonnements à des sites internet pour compléter les revenus, oui leur multiplication pourra freiner l’internaute mais pas celui qui trouve pertinent de payer les personnes qui alimentent les sujets.
Pour les autres, ceux qui ne veulent rien payer, si l’acceptation du deal « je te donne mes services / contenus contre ton identité numérique » ne pose pas de soucis, ils pourront continuer à en bénéficier.

Au moins, les politiques ont agis contre une vrai dérive du data mining et personne ne devrait le leur reprocher en tant que citoyens.

avatar starsk | 

Mais que vivent la Cnil et la Rgpd ! Et tant mieux que Apple fasse de la vie privée un argument commercial ( non par machiavélisme, mais bien parceque c'est ce que les gens demandent... ). Certes la pub a peut-être fait vivre certains sites, mais sincèrement, ces dernières années c'était au détriment des sites eux-mêmes... Je prends le cas de Allociné... mais quel enfer d'y aller, bannières animées partout, pop up... j'y passais vraiment quand je devais trouver une petite info sur un film... au final le site a choisi de fermer son accès si on n’accepte pas la pub, ben au final ça m'arrange, je n'y vais plus et je vis très bien sans. Mac Generation est 1000 fois plus agréable aujourd'hui sans pub qu'avant. Et si je veux du contenu payant, je suis ok pour payer. Je ne suis pas complètement anti pub mais le fait est que sur bon nombre de sites, voir la totalité, elle a pris une place folle, bien trop importante... Il y a eu une époque ou les sites du Monde et Libé (surtout), étaient insurfables tellement la pub était envahissante... il fallait chercher à la loupe les lignes de l'article qu'on voulait lire... Alors bien fait! Je met du bloqueur de pub partout. Il fallait y penser avant. Ils ont poussé le bouchon trop loin. Et voilà le retour de bâton. Paf !
EDIT : j'ai quand meme des pubs complètement débiles sur votre site, dans la rubique "Ailleurs sur le web" ... c'est meme pas de pubs, des liens vers des articles idiots... c'est dommage...
EDIT 2 : Depuis que MacG est devenu payant, la qualité générale du site et des articles est devenue meilleure à mes yeux... ce qui contribue à me pousser à payer votre abonnement avec plaisir.

avatar Christophe Laporte | 

@starsk

Sur le premier ÉDIT, tu as tout à fait raison. On va virer ce partenaire dès que possible d’ailleurs. Mais ça illustre aussi la situation actuelle, du fait qu’ils ne ciblent pas, ils font du trash et du n’importe quoi

avatar starsk | 

J'ai raison sur tout :) ( comme toujours dirait ma femme )

avatar Brice21 | 

@starsk

"au final le site a choisi de fermer son accès si on n’accepte pas la pub"

Tu n’as pas compris. AlloCine propose de payer pour avoir accès au site AVEC de la publicité contextuelle, Ou d’accéder au site gratuitement AVEC de la publicité ciblée pour t’intéresser (comme avant la mise en application des règles de la CNIL).

Si tu y allait avant, tu peux continuer à y aller maintenant dans les exactes meme conditions. Mais il y a une nouvelle option pour les autres.

avatar jbendayan | 

Et bien, moi j'aime bien payer pour ce que je consomme et ne pas être envahi par la publicité, y compris dans ma boîte à lettres. Et c'est ce que je fais avec MacG.
À qui fera-t-on croire, comme le prétend Zuckerberg qui s'en félicite, que Facebook est "gratuit" ? Idem pour Google ? Tout est payant : service public dans les impôts, dans le prix des produits achetés pour la publicité...
Il faut être naïf pour penser que, dans une économie libérale et capitaliste (où le profit est la règle), un produit puisse être gratuit !
À part le bénévolat, je ne connais rien qui soit gratuit, sauf un sourire peut-être.

avatar Christophe Laporte | 

Vous avez été très très nombreux à réagir. Alors quelques commentaires par rapport à ce qui a été dit… Si j’ai écrit cet article, c’est d’une part parce qu’on a l’impression de vivre une situation qui n’est pas très juste (de notre point de vue d’éditeur) et pour vous expliquer les tenants et les aboutissements de la situation actuelle qui touche tous les éditeurs de site…

Je suis pour la protection des données, y a pas de souci là-dessus, mais je trouve la situation trop déséquilibrée…

L’image de kiterip sur les post-it est intéréssante. Mais justement, il devrait y avoir un juste milieu entre je donne aucune information et je me fais tout tracer et on sait tout sur moi et sur tous les sites que j’ai visités depuis quelques jours. Quitte à avoir de la publicité, autant qu’elle m’intéresse. C’est mon postulat. Une régie pub n’a pas à tout savoir sur moi, mais si elle connaît vaguement deux trois de mes centres d’intérêt, ça peut être bénéfique à tout le monde. C’est mon point de vue.

avatar ech1965 | 

Bruxelles par-ci, Bruxelles par-là: Bruxelles est la capitale de la Belgique. Et c'est un "concept", PAS UNE ENTITE DOUEE DE CAPACITE DE DECISION.
Bruxelles ne DECIDE RIEN, DE PRECARISE RIEN, NE POURSUIT RIEN
Veuillez utiliser un terme plus précis SVP

avatar YetOneOtherGit | 

@ech1965

"Veuillez utiliser un terme plus précis SVP"

La métonymie est une figure de style classique et absolument pas une imprécision 😎

avatar ech1965 | 

Pour les français peut-être mais je vous assure (d'expérience) que les paysans de la plaine du Danude, quand on leur dit "Je suis Belge"... L'opinion c'est "Ah oui, ceux qui nous emmm. à Bxl avec leurs lois européennes à la con".

avatar YetOneOtherGit | 

@ech1965

Si on doit adapter son langage aux contraintes des malcomprennants c’est sans fin 😄😉

On finit avec le niveau de vocabulaire et de pensée de Donald Trump 😄

avatar ech1965 | 

Encore une idée bien francophone: quand le langage doit être plus "esthétique" que précis au risque d'être moins compréhensible ! le langage est un VEHICULE de message pas un support à oeuvre d'art ! ( la poésie à la rigueur mais pas les sources d'informations)

avatar YetOneOtherGit | 

@ech1965

"Encore une idée bien francophone"

Rabaisser une langue à des fonctions pratiques est une abjection appauvrissant terriblement la pensée.

Et non ce n’est en rien le propre de la langue française que d’offrir des figures de style enrichissant sa beauté fort heureusement.

Une langue sans poétique est mortifère.

avatar starsk | 

Vous pouvez très bien avoir, vous, je parle d'un site internet comme MacG, des revenus tirés de pubs non ciblées, qui ne trackent pas... Vous êtes un site de Mac, toutes les pubs autour du Mac, informatique etc... feraient sens sur votre site, à condition de bien les délimiter dans des bannières qui ne portent pas préjudice au contenu…un minimum de discrétion. Et c'est exactement, le contraire de ce que je décris qui s'est passé sur le net ces dernières années : une orgie de pub, au détriment du contenu, qui te trace, sans retenue, sans limites aucune... Il ne faut pas être étonné du rejet que cela provoque maintenant. Quelque part les sites qui se sont laissé aller dans cette débauche publicitaire sont aussi responsables. Et franchement Allociné en est l'exemple parfait... au final ils ont définitivement perdu des internautes comme moi. Les temps ont encore changé. Après avoir subit le "dégeulassage" ( pardonnez-moi l'expression, mais c'est le terme qui me vient à l'esprit ) du web ( et j'ai connu le temps de Netscape... le temps jadis du net sans pub ) une large partie des internautes en ont marre... Désolé si ça coupe les éditeurs de sites d'un certain revenu, mais peut être fallait-il anticiper. C'était prévisible... en tout cas maintenant c’est comme ça et c’est tant mieux. No way back

avatar TontonBen | 

En gros donc, la RGPD réclamait ce bouton Tout refuser depuis le début mais tous les sites violaient allègrement cette loi. Puis soudain on met en place des mesures de rétorsion financière, comme prévu, et en trois secondes comme par miracle tous les sites découvrent une mise à jour de leur CMP (qui devait dormir dans les cartons) et se mettent en conformité. Donc, violer la loi, pas grave tant qu'on ne se fait pas prendre ? Au passage selon la RGPD les deux boutons devaient être de même taille ce qui n'est toujours pas le cas (il faut cligner pour apercevoir le Tout refuser tout grisouille avec sa mini fonte et sa relégation dans un coin du panneau) et donc la plupart des sites continuent tranquillement de violer la loi... quant à dire que cela prend le secteur de court pour trouver des solutions, dites-moi, cela fait combien de temps que la RGPD a été promulguée ? Soyons sérieux.

avatar Mike Mac | 

Le durcissement des règles antipub, c'est recouvrer de la liberté !

Moins glander sur le Web et profiter de la vraie vie.

A l'attention de tous les maniaques de la pollution par cascades de commentaires emprunts d'autosatisfaction béate... Il n'y a pas que la pub qui rende le Web indigeste.

avatar ClownWorld 🤡 | 

Un utilisateur sous chrome rapporte 60% plus qu’un utilisateur sous Safari.
D’où tous les articles nous enjoignant à télécharger chrome

avatar Red_Fox | 

Cela devait bien arriver un jour et je salue personnellement l’initiative européenne. Des années où sous prétexte de pseudo gratuité on se fait aspirer nos données et notre vie privée. Il est temps de changer de modèle économique sur le web. Perso je suis abonné et n’ai nullement envie de me faire tracer par Google et consorts !

avatar marc_os | 

« Cette fenêtre appelée CMP (pour Consent Management Platform ou en bon français Plateforme de gestion du consentement) est devenue le nouveau tue-l’amour du web. »

En plus, nombre de sites comme macg obligent à cliquer sur plein de boutons quand on veut tout refuser. Il faut passer tout en revue pour décocher ces merdes soit disant "légitimes".
Je ne vous dis pas merci macg de pourrir notre vie quand on ne veut accepter que les pubs normales (sans tracking).
Et ce d'autant moins que certains sites offrent cette possibilité:
Tout refuser réellement en un clic.
(Qui veut, peut.)

Faites ce que je dis, mais pas ce que je fais....

avatar marc_os | 

« Pour en finir avec ce court historique, le 1er avril a marqué une nouvelle étape dans l’histoire du RGPD en France qui a mis le feu aux poudres, tout particulièrement pour les sites vivants de la publicité. Depuis le début du mois, il doit être aussi facile pour l'utilisateur de refuser les cookies que de les accepter. »

Et alors, ça vous dérange ?
Vous êtes pour emmerder l'utilisateur un max s'il veut refuser les cookies ?
Ah bravo ces donneurs de leçon qui participent à la confusion!

avatar marc_os | 

« Appuyez sur « Tout refuser », et vous aurez un site quasiment comme si vous aviez installé un bloqueur de publicité. »

Vraiment ?
N'est-il pas plutôt question de bloquer le traçage des visiteurs d'un site à l'autre à des fins publicitaires ?

avatar iBaby | 

Pourquoi à tout prix faire de l’argent avec le web ? Vous faites un abonnement, très bien, s’abonne qui veut. Si l’esprit d’Internet est la gratuité, pourquoi vouloir proposer du contenu à moitié gratuit qui est rentable grâce à des pubs et des cookies cacologiques ? Vous pourriez aussi bien avoir un métier respectable, faire un blog sans pub qui vous coûterait trois fois rien à l’année et financé par votre passion. Ça permettrait aussi de ne pas proposer du contenu addictif et captivant à nous branleurs du web qui nous pignolons dans des débats stériles, que vous réserveriez donc aux abonnés. Il n’y a plus assez d’amateurs, tout le monde veut faire du blé avec Internet et sa cacophilie, et le web et la terre entière en deviennent cacophoniques. Résultat, on perd de vue l’amour et la nature. Grands rêveurs que vous êtes ! Pour avoir fait d’une industrie (mi-pro mi- ludique) un champ d’expertise, de savoir absolu, une rente addictologique et un espace de cuistrerie, vous avez ultralibéralisé l’info, les pouces, le temps, et la connerie. Faites un blog sans pub, pour les abonnés, ou un blog gratuit ouvert à tous sur WordPress ou blogger, ça désengorgera l’esprit de sérieux qui obstrue les tuyaux à se pignoler sur le dernier bijou de marque. Alors il y aura plus de blog et moins de fèces news, alors on soufflera un peu mieux, et on y verra plus clair. En clair : NO COOKIES.

Ou bien PUB GRATUITÉ AMATEURISME AU SENS NOBLE

Ou bien NO PUB ABONNEMENT ENTREPRISE SÉRIEUSE

avatar YetOneOtherGit | 

@iBaby

iBaby aka #yakafokon

avatar Jeanlucesi | 

Je ne me fais aucun souci pour les médias ils sont tous ou presque subventionnés.
Les sites indépendants par-contre ce n'est pas la même affaire.

avatar YetOneOtherGit | 

@Jeanlucesi

"Je ne me fais aucun souci pour les médias ils sont tous ou presque subventionnés."

Tu as une vague idée du périmètre des aides à la presse ?

Tu as une vague idée de la situation en dehors des frontières française ?

avatar Lemmings | 

Les commentaires de la majorité des gens sont tellement déconnectés des réalités que ça en devient dingue... Ceux qui sont là à vouloir du "sans cookie" mais sans payer... Non mais dans quel monde vous vivez ?

avatar YetOneOtherGit | 

@Lemmings

"Les commentaires de la majorité des gens sont tellement déconnectés des réalités que ça en devient dingue..."

Pas plus qu’habituellement un classique desire d’avoir le beurre, l’argent du beurre et le cul de la crémière, en mettant ses désirs personnels au dessus de tout autre considération rationnelles.

C’est un basique de certains enfants rois ici : mes désires priment sur tout, ils doivent impérativement être adressés, je me fout des enjeux business, un égoïste est quelqu’un qui ne pense pas à moi 😀🤪

avatar menton67 | 

Toute information de qualité doit être payante. Il y a quand même un travail derrière. Depuis quand ce travail devrait il ne pas être rémunéré ?

avatar marc_os | 

> Est-ce qu’inconsciemment on va faire bouger le curseur entre contenu gratuit et contenu payant ?

La gestion d'entreprise par l'inconscient, c'est pour le moins original.
Moi j'aurais pensé qu'on parlerait bénéfices, rentabilité, questions sociales, voire et surtout morale et valeurs éthiques quant au traçage de la population par des entreprises privées, mais non.
Si c'est l'inconscient qui pilote une entreprise, et bien ça me fait peur. Et surtout ça me paraît révélateur... disons d'une certaine morale.

avatar marc_os | 

> RGPD : comment Bruxelles et la CNIL précarisent le web

Moi j'aurais écrit:
Comment Google et les agences publicitaires précarisent le web

Pour rappel, ce sont eux qui en veulent toujours plus.
Personne ne leur demande de publicité ciblée, surtout si c'est pour vous afficher toujours des plaques de cuissons si un jour vous faites une recherche de plaques de cuisson chez Darty, même après que vous ayez pris votre décision à ce sujet. Ce qui serait intelligent, ce serait de proposer des produits connexes. Mais non.

Leur merde énerve tout le monde et en plus elle est inefficace.
Pourquoi y tenez-vous chez macg ?

avatar YetOneOtherGit | 

@marc_os

"Pourquoi y tenez-vous chez macg ?"

Parce que « toute peine mérite salaire »
Luc 10:7 un crypto communiste le taureau 🤓

avatar YetOneOtherGit | 

@marc_os

"Comment Google et les agences publicitaires précarisent le web"

Comment ils ont fait la révolution du Web tu veux sans doute dire ?

Une des plus importantes créations de richesse en très peu de temps de l’histoire de l’humanité 🤑😂😂😂😂😂😂😂🤑😂

avatar Dahas | 

Perso je suis pour qu'on vire toute cette pub intrusive et qu'on revienne presque au net des années 2000. Des sites disparaitront, certes, on aura des blogs de passionnés et pas tous ce torrents d'infos dont la crédibilité est mise à mal. Comme le zèle des journalistes politiques qui s'autocensure, y a aussi une presse numérique qui "s'adapte" aux annonceurs. Voir moins mais s'informer mieux.

avatar Dust | 

Il faut quand même reconnaître que beaucoup de sites on vraiment abusé sur la publicité. Par défaut les navigateurs n'ont pas de bloqueurs, si les utilisateurs font la démarche d'installer cette extension (et souvent la seule), il y a une raison.

Et ce n'est pas récent, il y a une vingtaine d'années on avait les pop-up, les pubs flash, etc.

Je suis partisan d'une publicité en fonction du contenu, pas du suivi de l'utilisateur.

Autre alternative à la publicité et aux abonnements payants: une forme de licence globale, comme on a pu le voir avec la musique. Le streaming a sauvé la musique, on paie un peu chaque mois et on a accès à des millions de titres. Et les "petits" artistes en profitent aussi.

Je lis des articles en ligne mais je ne veux pas m'abonner à chaque titre différent. Je lis un article de temps en temps sur des dizaines de sites différents, je ne peux pas m'abonner à tous.

On pourrait imaginer un système ou une plateforme où les sites seraient rémunérés en fonction des vues des utilisateurs payants.

On peut déjà voir quelque chose comme ça avec youtube. Les utilisateurs Premium ne subissent pas de pub et les créateurs de contenu sont rémunérés. YouTube est devenu une énorme zone de clickbait, c'est un autre sujet, et Google fait un peu la loi (certaines chaînes démonétisées), mais c'est un système intéressant qui va peut-être se développer à terme?

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