Bloqueurs de pub : c’est grave docteur (pour MacGeneration) ?

Christophe Laporte |

Pour beaucoup, c'est la nouveauté n°1 d'iOS 9. Le classement de l'App Store en atteste d'ailleurs : l'arrivée des ad blockers (bloqueurs de pub) va indiscutablement créer une secousse sans précédent dans l'industrie publicitaire.

La plus grosse crise de l'histoire de MacG ?

Et MacGeneration dans tout cela ? Ce n'est pas dans nos habitudes de communiquer sur notre cuisine interne, mais vous avez été assez nombreux à nous demander, soit par mail, soit dans les commentaires, si la montée en puissance des outils de blocage publicitaire a un impact économique sur notre société.

Pour la faire courte : oui. La montée en puissance des bloqueurs de pub a un impact important sur notre activité économique et met en péril notre entreprise à moyen terme si nous n'arrivons pas à apporter une réponse efficace à ce problème.

La semaine dernière, MacGeneration a discrètement fêté son seizième anniversaire. 16 ans, c'est l'adolescence et parfois c'est compliqué, très compliqué. Cela résume bien la situation actuelle.

La problématique des bloqueurs de pub n'est pas nouvelle. Mais elle représente pour nous un véritable manque à gagner depuis 18 mois environ. Et cela va en s'accélérant. En moyenne, sur un site high-tech, plus d'un internaute sur deux bloque la publicité.

L'internet mobile n'était que très peu touché par ce phénomène. Mais avec iOS 9, on ne serait pas étonné de voir des taux similaires d'ici quelques mois (voire quelques semaines).

Vous vous en doutez bien, nous ne sommes pas restés les bras croisés face à ce phénomène. Mais les réponses simples et efficaces n'existent pas. En attendant que les différents projets que nous menons arrivent à leur terme, nous avons engagé un plan d'économie drastique. Durant l'été, nous avons changé d'hébergeur et avons revu notre architecture en profondeur. Pour la première fois de son histoire, MacGeneration se séparera d'un collaborateur pour raison économique. Pour la première fois de son histoire aussi, MacGeneration va finir l'année dans le rouge.

Là où la situation est frustrante, c'est qu'en parallèle, nous enregistrons des chiffres records en matière d'audience. On n'a jamais eu autant de lecteurs et pourtant nos recettes fondent. Drôle de logique…

Tout n'est pas noir pour autant. Nous ne découvrons pas ce problème aujourd'hui, et l'un de nos mérites (autant se lancer des fleurs) est d'avoir anticipé la situation en travaillant depuis des années à d'autres formes de financement. Notre activité d'éditeur de livres (on vous recommande la lecture de notre petit dernier consacré à iOS 9) et les abonnements au Club MacG dans nos apps iPhone/iPad sont en progression constante. Mais cela ne suffit pas (pour le moment) à inverser la tendance. Mais sans cela, nous aurions peut-être déjà mis la clé sous la porte.

Comment MacGeneration gagne-t-il sa croûte ?

MacGeneration est une société comme une autre, avec 9 salariés travaillant à temps plein. Cela n'a rien d'extraordinaire en soi, mais derrière son écran, parfois on ne se rend pas très bien compte du travail réalisé de l'autre côté.

Nous sommes totalement indépendants. Nous ne sommes pas une entité d'Apple (on nous le demande fréquemment) et nous n'appartenons pas à un groupe de presse ou quoi que ce soit.

Nous gagnons de l'argent de quatre manières différentes :

  • la publicité classique que nous vendons soit directement soit à l'aide de régies partenaires
  • l'affiliation
  • la vente de livres
  • le Club MacG

C'est notre première source de revenus que les bloqueurs de publicité mettent en péril, mais pas uniquement… Certains s'en prennent de plus en plus aux liens traqués qui nous empêchent de toucher une commission lorsque vous passez commande par une boutique en ligne en passant par l'un de nos sites…

Si l'on voulait vraiment se plaindre, on évoquerait également le comportement d'Apple qui n'est pas très loyal en matière d'affiliation avec tous les sites qui l'utilisent pour l'Apple Store. À chaque lancement d'un produit qui marche fort (ex: l'iPhone), Apple stoppe pendant quelques semaines le calcul d'une commission sur les ventes effectuées sur l'Apple Store auprès de clients venus de sites extérieurs. À l'inverse, pour un produit qui se vend dans des proportions bien moindres (ex: le Mac mini…) les commissions ne sont jamais mises en pause, ou alors elle reprennent très vite lorsque visiblement les ventes ne sont pas aussi fortes qu'escomptées (ex : iPhone 5c ou l’Apple Watch).

En ce qui concerne la publicité, nous n'avons pas de doctrine arrêtée, si ce n'est que nous sommes les premiers utilisateurs de nos sites (avec la pub qui va avec). Comme vous, nous n'aimons pas les formats trop intrusifs comme les habillages. Cela nous arrive d'en vendre, mais à un prix premium ! Et pour les autres formats comme les vidéos, si on l'accepte, c'est avec un "capping" faible (en clair, vous ne la subirez qu'une fois pendant toute la durée de la campagne).

Beaucoup de régies ont du mal à comprendre notre mode de fonctionnement. Cela nous a contraints à changer plusieurs fois de partenaires commerciaux. On a connu beaucoup de déboires notamment sur le mobile où c'est encore la jungle.

Le problème avec les bloqueurs de pub

Partir en guerre contre les bloqueurs de pub, cela reviendrait à faire exactement la même chose que l'industrie de la musique lorsque Napster a débarqué. C'est perdu d'avance.

Malheureusement, les bloqueurs de pub sont une mauvaise réponse à un vrai problème : la publicité sur internet qui est devenue envahissante sur certains sites.

Très honnêtement, en terme de pression publicitaire, on ne joue pas dans la même cour que d'autres médias. Il y en a toujours trop. Et je ne suis pas certain que de « la bonne publicité » existe. Quoi qu'il en soit, comme expliqué plus haut, nous essayons en permanence de trouver le meilleur équilibre possible.

Comparaison n'est pas raison, mais bon... - Cliquer pour agrandir

Le souci avec les bloqueurs de pub, c'est qu'ils ne font pas la différence. À partir du moment où un d'entre eux est installé, il ne fait pas le distinguo entre un site lesté de dix bannières et un site qui en a seulement deux.

Il y a le mécanisme de la liste blanche, mais c'est fastidieux pour l'utilisateur. Il y a également « les publicités acceptables » d'Adblock Plus, mais son fonctionnement est loin de faire l'unanimité.

Dans un monde parfait, le mode opératoire des ad blockers devrait être inversé. L'utilisateur devrait l'activer uniquement lorsqu'il s'estime importuné. Ou mieux encore, il devrait y avoir une sorte de netiquette pour la publicité. Si certaines règles ne sont pas respectées, alors le mécanisme de blocage de publicité se met en œuvre. Ce serait beaucoup plus juste…

Dans cette passe d'armes sur la publicité, nous avons l'impression d'être des victimes collatérales. Beaucoup suspectent Google de regarder Adblock Plus avec une certaine bienveillance. Le géant de l'internet paie sa dîme à la société allemande, une stratégie motivée dans le but d'affaiblir ses concurrents.

Si Apple avance ses pions dans ce domaine, elle est loin d'être innocente. Certes, elle pense au confort et à la vie privée de ses utilisateurs. On ne peut pas lui reprocher. Mais c'est également une manière de s'attaquer directement à Google. C'est sans doute la plus grande initiative d'Apple contre son meilleur ennemi depuis bien longtemps.

Bloqueurs de pub : quel est le but d'Apple ?

Et il y a une hypocrisie assez incroyable. Au lieu d'intégrer directement dans Safari un bloqueur de publicité (Apple se serait probablement heurté à quelques problèmes), elle a juste intégré le dispositif le permettant… Et ce qui est encore plus "amusant", c'est que dans toutes ses présentations, elle n'a jamais promu le Content Blocking comme un moyen d'éradiquer la publicité ! En off, les responsables de cette fonctionnalité ont un langage beaucoup plus cru : il s'agit de tuer la publicité.

Toute l'hypocrisie d'Apple, c'est de lancer dans la foulée du mécanisme de blocage de pub, la nouvelle application Apple News : une solution (plus ou moins réussie) qui permet au lecteur de s'informer et une nouvelle manière pour les éditeurs de gagner de l'argent. Pour l'heure réservée aux seuls américains, laissant le reste du monde sur le carreau sans alternative au content blocking.

On peut regretter tout d'abord que le modèle retenu par Apple soit celui de la publicité. Un Apple Music de la presse, avec un abonnement mensuel, aurait été beaucoup plus intéressant… mais aussi beaucoup plus complexe à mettre en place au vu des innombrables acteurs du secteur.

D'un côté, Apple facilite comme jamais le blocage de contenus publicitaires pour iOS, de l'autre, elle s'assure que son service d'actualité ne sera pas gêné par ce type d'outils. Par contre, elle impose certaines règles aux régies qui vont très certainement pousser les éditeurs à utiliser iAd, sa régie publicitaire…

L'autre truc marrant avec Apple News, c'est qu'on ne voit jamais de pub dans les démos !
L'autre truc marrant avec Apple News, c'est qu'on ne voit jamais de pub dans les démos !

Vers un monde meilleur ?

L'une des idées reçues répandues au sujet des bloqueurs, c'est qu'ils vont rendre le web meilleur. Alors, si la logique va jusqu'au bout des choses, certains sites web vont effectivement rapidement perdre leur sapin de Noël.

Mais la nature a horreur du vide. La publicité va revenir d'une manière ou d'une autre. On voit déjà certaines grandes marques privatiser des sections entières de sites de news (lire aussi Apple News : une exclusivité pour mieux vendre de la pub). Sur bien des sites, la ligne entre éditorial et contenu sponsorisé risque d'être de plus en plus floue, pour ne pas dire invisible. Il n'y a qu'à voir le nombre de sites qui « oublient » d'indiquer en début ou fin d'article lorsqu'il s'agit d'un publirédactionnel.

Extrait d'une home page d'un site d'actualité, 4 des 5 articles sont soit une publicité, soit réalisé avec un partenaire soit sponsorisé
Extrait d'une home page d'un site d'actualité, 4 des 5 articles sont soit une publicité, soit réalisé avec un partenaire soit sponsorisé

On se plaignait que la publicité était trop intrusive, elle risque de devenir incolore et je ne suis pas certain (en tant qu'internaute) qu'on y gagne au change.

L'autre conséquence, c'est qu'on risque de voir disparaître une certaine idée du net à laquelle on tient beaucoup au sein de MacGeneration, celle de la « gratuité » de l'information. La magie d'Internet à notre sens, c'est de pouvoir accéder à une montagne d'information sans bourse délier. Désormais, dans la plupart des médias, dès qu'un article fait plus de trois paragraphes, l'internaute est invité à mettre la main au porte-monnaie pour le consulter.

Nous avons toujours été attachés à ce que le contenu de MacGeneration soit disponible gratuitement. Et c'est sans doute cela qui a tant retardé le lancement de notre offre payante sur le web. Nous ne voulons pas privatiser une partie de notre contenu. Nous pensons avoir trouvé une formule intéressante. Enfin, ce sera à vous de juger quand celle-ci sera lancée dans quelques mois…

En attendant, si vous voulez nous soutenir, ce ne sont pas les moyens qui manquent. Vous pouvez vous abonner au Club MacG, acheter nos livres, mettre nos sites sur liste blanche… Nous avons une page qui vous explique tout cela…

D'autre part, si vous avez toujours voulu faire de la réclame sur l'un de nos sites, c'est le moment ou jamais de vous manifester.

Ne voulant pas finir sur une note trop sombre, nous avons une bonne nouvelle à partager avec vous : MacGeneration et iGeneration vont bientôt avoir une petite sœur !

avatar Kinesam | 

J'apprécie votre transparence !
Courage !

avatar Draburach | 

Quand on compare Macg/Igen à d'autre site d'actu High-tech (ou autre), Macg/Igen sont de loin les sites ou les publicités sont le moins intrusives et les site est propre et agréable à utiliser tout en aillant du contenu de qualité.

Adblock ou tout autre bloqueurs de pub ne sont pas vraiment utile.

Chaque utilisateur règle son bloqueur de pub à sa convenance, mais la plupart des utilisateurs laisse les options par défaut qui ne font aucune différence entre une pub intrusive ou pas. La seule fois ou ils veulent bien le désactiver c'est pour regarder leur films en streaming, car ces sites là détecte la présence d'un bloqueur de pub et chope par la suite des malware/adware de partout et garde un mauvais souvenir des pub pour finalement le laisser activer partout.

Ce sont les autres site où les pubs sont discrètes qui en pâtisse.

avatar TmrFromNO | 

Mouais, même si je vous aime pas, j'ai pitié va.
Je vous mets en liste blanche sur Ublock.

avatar PierreBondurant | 

Tout travaille méritant salaire, j'ai pris mon abonnement au club MacG. Dommage que ca ne suffise pas.

Pour vous aider, ca ne me dérangerait pas de renseigner de manière anonyme mes caractéristiques de cible marketing: CSP, age, location, sexe, niveau d'éducation qui sont les déterminants de l'analyse de l'audimat utilisés par l'industrie de la pub. Plus quelques autres renseignements genre locataire ou proprio...

A voir si ça peut convaincre un media-planner compétent de vous filer de la pub ou de vous commander un publi reportage.
Au vu du niveau moyens des commentaires sur ce site, votre lectorat est de bonne qualité marketing: y a du niveau et donc probablement des revenus.

A vous de nous proposer des solutions et d'essayer de voir comment on peut vous aider à revenir dans le vert.
Pierre, un lecteur régulier

avatar patrick86 | 

« Une action complétement stupide de la part d'apple.
Qui va amener a ce que les sites deviennent tous payants.
Sans compter tout ceux qui vont fermer car personne ne vit d'amour et d'eau fraiche.
Apple enclenche le web de type minitel. »

Le ‘minitel 2.0’ n’a aucun rapport avec la gratuité ou non des contenus des sites web.

Minitel 2.0 désigne la recentralisation d’Internet, autour de très gros acteurs par lesquels tout passe.
Le Minitel 2.0, c’est le Cloud Souverain Généralisé (Google Drive, iCloud, DropBox, etc.), les gros mail-providers (gmail, Outlook, les mails des FAI, etc.), les plateformes de partage de contenus centralisées (Youtube, DailyMotion, Viméo, etc.), le streaming de masse (Apple Music, Spotify, et j’en passe). C’est aussi l’écrasement de la diversité de petits opérateurs Internets par quelques gros en situation de monopole.

« Minitel 2.0 » désigne l’inverse d’Internet, un réseau centré, avec l’intelligence au milieu du réseau et des terminaux passifs autour, là où Internet mais l’intelligence en périphérie et un réseau idiot au milieu.

L’idée fondamentale d’Internet est que, lorsque je veux publier un contenu gratuit ou payant, je le fais depuis MA machine, qui est connectée au réseau. Mon site Web est hébergé sur ma machine. Là est la différence entre l’Internet et le Minitel. Que j’utilise mon site Web pour vendre contenu ou le donner à titre gracieux n’y change rien.

D’une manière plus poussée, Minitel 2.0 désigne aussi la manie qu’ont certains gros opérateurs de dire aux gros diffuseurs de contenu « je transporterais pas ta merde si tu me donnes pas des sous ».
Sur Internet — le vrai, l’original, le « Neutre » — que je m’appelle « patrick86 » ou Google, je paye la bande passante que je consomme à mon opérateur. Point.
Les autres utilisateurs accèdent au contenu que je publie via les multiples réseaux des multiples opérateurs — 40 000 dans le monde — qui constituent Internet.

avatar rikki finefleur | 

Je voulais parler des sites aujourd’hui gratuit , demain payant.
Car sans la pub, il n'y a pas d'autres moyens de financement (autre que la contribution qui reste marginale.

Voilà le danger.
Je vois pas le rapport entre la bande passante et le contenu. Tu peux avoir une télé mais cela te donne pas canal gratuit.

avatar patrick86 | 

Pour répondre précisément à votre propos : AppleNews et du « Minitel 2.0 » (sauf sur sa partie lecteur de flux RSS, si elle est réalisée en local), mais que son contenu soit payant ou ‘gratuit’ n’y change strictement rien.

Si vous faites référence à l’idée de payer le contenu, alors le seul cas où vous pourriez comparer cela au minitel, c’est si on vous faisait payer la connexion à la minute : « 0,30 € la minute de connexion à MacG ». Il ne s’agit pas de ça dans le présent débat.

Cependant, il n’est pas impossible que la « minitélisation » du Net soit l’une des causes de la prolifération du modèle publication-publicité, qui donne l’illusion d’une fausse gratuité. Peut-être que si les gens qui publient des vidéos — de leurs chats qui se casse la gueule — le faisaient sur leurs machines plutôt que sur YouTube, ils se rendraient compte du coût de la chose et cesseraient de croire que YouTube est gratuit.

L’illusion de « devoir de gratuité » du Web provient, à mon sens, essentiellement d’un problème plus fondamental que nous avons, dans notre société, avec l’ARGENT.
Il est « mal » d’avoir de l’argent, d’en donner et même, d’en recevoir, et donc d’en demander. D’où l’idée que nous devrions travailler gratuitement chez les uns, ou le refus de payer le travail d’autrui chez les autres. Observez la facilité que nous avons à considérer qu’une chose est trop chère. C’est révélateur de notre façon de penser et de notre attitude face à l’argent.

On en a eu encore un exemple récemment avec le jeune développeur d’Adios, pour qui — de ce que j’ai compris de ses propos — un logiciel libre ne devrait pas être payé.

avatar patrick86 | 

« Libre = gratuit » est la plus grande idée reçue du logiciel Libre (peut-être due aussi à l’ambiguïté du vocable anglais dans lequel free signifie libre ou gratuit). Qu’importe. Cette illusion se propage aussi à tout Internet — pas étonnant en fait, Internet et le logiciel Libre étant intimement liés depuis le départ — où l’on devrait pouvoir consommer tout ce qu’on veut sans rien donner en retour.

Je ne crois pas réellement à la gratuité. On me rétorquera que l’on peut aider une vieille dame à monter un escalier sans lui facturer. Bien sûr, mais est-ce véritablement gratuit ? N’attendons-nous pas un peu de reconnaissance, ou simplement la satisfaction ou la joie d’aider son prochain ?

Je veux dire par là que, pour revenir à l’exemple d’un site comme MacGénération, bien que le contenu puisse être monnayé — et qu’il n’y ait absolument aucun mal à cela —, le retour peut aussi ne pas être pécuniaire. Il serait malhonnête d’ignorer l’apport des commentateurs — j’exclue ici les râleurs et autres kikoolol — au contenu lui-même. Personnellement, je viens sur MacG pour le contenu de ses auteurs, mais aussi pour les participations de certains commentateurs, voire les échangent et débats qu’il peut y avoir. Cela participe aussi à l’intérêt du site, à lui donner de la valeur.

Il y a donc échange entre l’auteur et le lecteur, lorsque celui-ci devient commentateur et ajoute sa participation.

En bref. Les sites web peuvent choisir de prétendre à la gratuité par l’intermédiaire du modèle publication-publicité. Ils ont le droit. Mais c’est un pacte faustien dangereux, à cause de la nature envahissante, prédatrice et manipulatrice de l’industrie publicitaire et maintien le lecteur dans l’idée fausse que du contenu publié sur Internet ne pourrait avoir de valeur.

Les bons comptes font les bons amis.

avatar rikki finefleur | 

les commentateurs ne rapportent pas de l'argent , ils donnent vie au site.
Mais la question n'est pas là.
Va-t-on vers un web dans lequel les sites vont devenir payants ?
Je parle des sites tenus professionnellement bien sur.
C'est a dire ceux qui amènent régulièrement une information.

PS : pas confondre libre et accessible librement. Il n'y a aucune confusion la dessus.
C'est le deuxième dont on parle. Mais vous le savez bien.

avatar TmrFromNO | 

Bof, elle est pas spécialement envahissante leur pub en fait. C'est juste des petits carrés de merde qui s'incrustent dans les pages, pas de quoi fouetter un siamois.
Y'a pas l'air d'y avoir de pop ups casse noisettes.

Pas spécialement invasif comme pub.

avatar gerard ceccaldi | 

Moi, je veux bien désactiver AdBlock pour Macg, mais il faudrait m’expliquer pourquoi.

En désactivant AdBlock sur cette page, j’ai droit à une pub pour acheter un iPhone 6s sur Orange, une pour Parallels Desktop et une pour Mackeeper.

Or, si je ne me trompe pas, tant que je ne clique pas sur une de ces pubs, Macg ne touche pas un centime, non ? Et même si je clique, il faut encore que j’achète le produit en question, non ? Et, je ne vais pas cliquer : j’ai déjà un iPhone, déjà un émulateur Pécé et ne vais certainement pas installer cette saloperie de Mackeeper.

Pire, comme je traine sur le net depuis hachement longtemps - plusieurs décennies - ma vision s’est adaptée pour ne même pas voir les bandeaux publicitaires, en haut, en bas et sur la colonne de droite. Je lis l’article sans même les voir.

Et, à moins que les newbies Apple soient majoritaires ici, je suppose que beaucoup de lecteurs sont dans mon cas.

Quel est donc l’intérêt de me farcir ces pubs si ça ne rapporte rien à Macg ?

avatar robrob | 

@gerard ceccaldi
Ca fonctionne a l'affichage, pas au clic. Si tu les vois pas raison de plus pour desactiver ton adblock.

avatar gerard ceccaldi | 

C'est sûr ça ? Macg touche du pognon juste quand les pubs s'affichent ? Quelqu'un confirme ?

Parce que, si c'est la cas, la solution serait de mettre un gros paquet de pubs en bas de la page, sous les commentaires et le tour est joué. Ou demander aux lecteurs d'aller de temps en temps sur une page bourrée de pubs :)

avatar patrick86 | 

@gerard ceccaldi :
Les régies publicitaires ne sont pas débiles. Elle ne paieront pas bien cher pour des bandeaux relégués en toute fin de page.

La visibilité d'une annonce sur une page rentre en compte dans le calcul du prix.

avatar gerard ceccaldi | 

Bon, ben on désactive AdBlock alors ...

avatar hogs | 

Bloqueur de pub activé sur toutes mes machines et celles que je gère au sein de ma famille.

Trop c'est trop ! Lorsque le volume de publicités tend à dépasser le volume d'informations utiles, la limite est atteinte. Il n' y a plus de "temps de cerveau disponible" si cher à Patrick Le Lay tellement celui-ci est saturé de sollicitations. Faites le ratio entre la somme des surfaces de publicités affichées et la surface utile de l'information cherchée une fois celle-ci atteinte. Il n'est pas rare que la surface de pub totale dépasse celle de l'information.

Franchement, de la pub pour des godasses, des produits capillaires (exemple d'il y a 5 minutes en désactivant, pour voir, mon bloqueur), etc sur un site dédié à Apple ... c'est exactement ce genre de comportement qui me fait utiliser un bloquer. Ce n'est plus de la publicité, cela devient juste de la pollution. Que les acteurs du web choisissent un peu plus la qualité que la quantité et peut être les bloqueurs perdront un peu de leur intérêt.

Et je ne parle même pas du tracking.

avatar robrob | 

@hogs
Donc tu veux que les pubs qui te soient proposees soient mieux adaptees a tes interets, mais tu ne veux pas de tracking???
Logique...

avatar hogs | 

Si mon centre d'intérêt c'est les produits Apple, ce que je démontre en venant ici, les pub proposées devraient avoir un minimum de rapports (produit, accessoire, logiciel, etc.) avec la thématique abordée par le site que je visite. Du coup elles sont en accord avec le contexte temporel et "webistique" de ma navigation. La pub pour les produits capillaires ne me dérangera pas si je navigue vers des sites traitant de près ou de loin cette thématique.

Cela peut se faire sans tracking.

La presse "papier" travaille ainsi et il est rare de voir des publicités qui ne soient pas en lien avec le style du magazine, cf iCreate par exemple dans lequel on ne trouve pas de publicité pour des céréales ou des médicaments pour traiter la mycose plantaire.

avatar iPop | 

Je crois que l'on bat les records de Post.

avatar Olivenere | 

J'ai pas lu tous les posts mais je ne comprends pas ceux qui veulent la gratuité du net mais utilisent adblock. C'est incompatible les gars !!!
Perso j'ai pas de bloqueur et je m'abonne aux sites qui m'intéressent (MacG entre autres).
Sur les sites d'actualité j'accepte la pub où je m'abonne, bref je rémunère le travail d'une manière ou d'une autre, il faut bien !

avatar TmrFromNO | 

Si onse tape du tracking, le MacG de certains ça va devenir Youporn bis ...

avatar Ralph_ | 

Moi je suis membre du club MacG et c'est vrai que je ne viens plus trop sur le site et préfère utiliser l'app

Par contre, votre article fait penser qu'effectivement, on devrait penser à débloquer plus souvent les pubs sur certains domaines, ce que j'ai fait.

Concretement, la seule pub qui me dérange, la tout de suite, c'est celle intégrée dans le flux de news et celle avant le flux de iGen...si vous pouviez les déplacer, je vous laisserai volontiers gagner des sous grace à la pub...

avatar Ken-de-barbie | 

je vais donner mon point de vue, en essayant d'être le plus neutre possible, je navigue dans le monde du mobile depuis quasi 20 ans (jamais fait de pub ou que ca soit je n'en ai pas besoin), si il y a 2 and ou 18 mois environs j'aurai soutenu MacG/iGé en faisant de la pub, je suis moins tenté de le faire, POURQUOI : Simplement parce-que le contenu a changé et pas en bien a mes yeux. il ne se passe pas 2 jours sans qu'on ai de la retape pour les livres, lerefurb, et autres articles en partenariat ... les articles de fonds ont disparu au profit des titres a clic. ""

MacG ne sort pas de ses bureaux alors que y a de la matière a faire intéressante, par exemple des interviews de cadre d'Apple France , des distrib , des APR , des devs , visite des grands salons TYPE: Medpi , IFA , CEBIT et autres articles de fond qui certes n'intéresse pas tous le monde mais quand même pas mal de gens qui viennent et participe a la vie du site.

Ce n'est qu'une opinion mais le MacG/iGé va vers du TF1 et ca ne fait pas monter le niveau du lectorat et donc l'intérêt general, un camarade de jeu m'a dit il y a quelques jours si je veux une news je vais pas la chercher sur les sites Français c'est de la recopie faite a la va vite.

Juste un dernier exemple: hier Skype était en panne , a t'on eu un article avec interview d'un des cadres de Skype avec un semblant d'explication ??

voila voila

PS: c'est juste mon point de vue

avatar patrick86 | 

"par exemple des interviews de cadre d'Apple France"

C'est sûr, ça vaut le coût de se déplacer à Paris pour, au mieux, être reçu 5 min par le gars qui de toute façon répondra "nous ne parlons pas des éventuelles choses futures", ou au pire, se faire rembarrer par un attaché de presse ou un agent de sécurité.

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