Interview : qu'est-ce qui manque à Apple pour dominer le jeu vidéo ?

Christophe Laporte |

Apple et le jeu vidéo… C’est une longue histoire ! Parfois, ce couple marche du tonnerre, parfois c’est beaucoup plus compliqué. Côté pile : le Mac qui dans ce domaine reste toujours à la ramasse par rapport au PC. Côté face : iOS qui est devenu en peu de temps une plateforme majeure pour l’industrie du jeu vidéo.

Il y a quelques mois sortait un livre au titre évocateur : L’écosystème, l’arme d’Apple et de Google pour dominer le jeu vidéo ? (Éditions Universitaires Européennes, 32,89 € en papier, 5,99 € sur Apple Books). Dans ce livre, Nicolas Levé explique une notion bien connue par les lecteurs de MacGeneration, celle de l’écosystème, et pointe son importance dans l’industrie des jeux vidéo.

Qu’est-ce qu’il manque à Apple et Google pour dominer ce marché ? Quelles sont les stratégies de Microsoft, Nintendo et Sony dans le milieu du mobile ? Nous avons posé ces questions à Nicolas Levé pour y voir plus clair.

MacGeneration : Les consoles auraient pu être tuées par le PC, le streaming, et par les smartphones qui ont eu la peau des lecteurs MP3 et des PDA, mais rien n’y fait jusqu’à présent. Alors, pourquoi Apple et Google pourraient y arriver finalement ?

Nicolas Levé : Si les consoles ont effectivement remporté de grandes batailles contre des concurrents parfois féroces, c’est parce qu’elles ont eu de bons arguments aux bons moments. Leur simplicité d’utilisation par rapport à celle des PC en est certainement une des illustrations les plus frappantes.

La vraie question est donc : est-ce que les consoles auront toujours des arguments suffisamment forts à faire valoir par rapport aux produits d’Apple et de Google ? Jusqu’à présent cela a été le cas, notamment grâce à une puissance de calcul supérieure et à des contrôles de meilleure qualité via les manettes.

Néanmoins, nous ne pouvons que constater que d’un côté l’écart de puissance, et donc de qualité technique des jeux entre les deux supports, diminue, et d’un autre côté que le problème des contrôles sur écran tactile pourrait être corrigé en utilisant une manette de jeux classique. La mort des consoles au profit des mobiles est une option envisageable.

Admettons que les consoles finissent par ne plus avoir d’arguments forts par rapport aux mobiles, cela ne signifie pas non plus que les mobiles auront des arguments à faire valoir face aux consoles.

Vous avez absolument raison, sauf que la console est le produit outsider, c’est donc à elle de faire ses preuves par rapport aux mobiles. La question de ce que vous devez choisir entre une console et un mobile ne se posera certainement jamais car vous aurez de toute façon besoin d’un mobile quoi qu’il en soit pour d’autres activités. La seule question qui se posera sera : est-ce que cela vaut le coup que j’achète une console sachant que j’ai un smartphone ?

En matière d’écosystème, que pensez-vous justement de la stratégie mobile de Nintendo qui se sert en quelque sorte de ses apps iOS et Android pour recruter des clients consoles ?

Nintendo utilise en effet le mobile pour recruter des clients console. La société japonaise crée des versions diminuées de ses jeux phares qui ne les remplacent pas, mais donnent plutôt envie de jouer aux versions « plus avancées », qui restent évidemment exclusives aux consoles.

Il faut reconnaitre à Nintendo que transposer certaines de leurs licences sur mobile sans que cela ne vienne concurrencer leurs jeux console est un succès en soi, d’autant que cet aspect revêt une importance stratégique capitale.

Sur des aspects plus secondaires, nous pourrions en revanche être plus critiques. En matière d’écosystème à proprement parler, les versions mobiles n’ont pas d’incidences dans le sens où elles n’apportent pas de valeur aux jeux consoles comme le ferait une companion app. Elles sont donc davantage à considérer comme une action marketing.

Comme c’est très bien expliqué dans le livre, le marché des consoles est assez simple à appréhender : d’un côté Nintendo qui joue sur ses points forts (pour aller vite) et de l’autre côté Microsoft et Sony qui sont sur des positionnements assez proches. Lequel selon vous est capable de mieux résister aux écosystèmes d’Apple et de Google ?

Le camp qui sera le plus à même de résister est celui qui sera le moins attaqué. S’ils décident d’investir davantage le marché du jeu vidéo, Apple et Google devront positionner leur offre, c’est-à-dire qu’ils devront avoir au moins un angle d’attaque, un argument de vente, comme de la puissance technologique, des innovations de gameplay ou des licences exclusives.

Dans le cas où ils choisiraient par exemple de mettre en avant une puissance technologique, alors ils attaqueraient directement Sony et Microsoft sur leur terrain. Nintendo resterait alors relativement hors du combat puisque l’entreprise serait sur un terrain différent, et aurait donc moins besoin de résister.

Mais l’inverse est aussi envisageable : Apple et Google pourraient avoir des difficultés à proposer des produits mobiles capables de rivaliser avec des consoles de salon et pourraient donc se concentrer sur les joueurs plus casuals, en proposant des expériences plus proches de celles de Nintendo.

Dans ce dernier cas, Nintendo pourrait toujours faire valoir ses licences exclusives (Mario, Zelda, Pokémon, Animal Crossing…) ultra populaires.

À défaut d’être rayées de la carte, les consoles n’ont-elles pas entamé un long déclin ? Certes, elles continuent d’exister, même à bien se vendre, mais si l’on met Nintendo de côté, est-ce que le champ de l’innovation et de l’expérimentation n’a-t-il pas déjà changé de camp ? L’un des derniers phénomènes dans le monde du jeu vidéo reste Pokemon GO, un titre disponible uniquement sur smartphone.

La problématique de la pérennité des consoles est très complexe parce qu’il est impossible de prédire le futur de ce marché. Nous n’avons par exemple aucune idée de ce à quoi ressembleront les prochaines consoles.

Ce que nous savons pour l’instant, c’est que les consoles continuent à se vendre correctement comme en témoignent le récent succès de la Nintendo Switch, dont les ventes ont déjà dépassé celles de la Wii U, ou les chiffres de la PlayStation 4, relativement proches de ceux de sa prédécesseure, alors que son cycle de vie n’est pas terminé.

Nous pouvons expliquer cela par le fait que ces dernières offrent des expériences plus profondes que les mobiles notamment grâce à des contrôles plus précis et plus complets, et à une puissance de calcul offrant plus de possibilités. À partir de là, on peut émettre l’hypothèse que si les mobiles prennent l’avantage du point de vue de l’innovation, alors ils s’amélioreront jusqu’à ce que la valeur ajoutée des consoles disparaisse.

On pourrait constater le manque de nouveautés du côté des consoles ces dernières années, mais cela serait oublier qu’elles innovent de manière non continue et qu’il est nécessaire de considérer des cycles entiers. Il faut donc attendre les présentations des prochaines PlayStation et Xbox afin de voir si elles seront à la hauteur.

Ne donnons pas les mobiles gagnants trop tôt. Même s’ils sont un champ d’expérimentation, peu d’innovations réelles se créent et moins encore remettent le modèle des consoles en question. Pour reprendre l’exemple de Pokémon GO, le phénomène a été certes mondial, mais il s’est rapidement essoufflé.

Du point de vue de l’innovation, le constat est également en demi-teinte puisque le jeu met en valeur la réalité augmentée et la géolocalisation, deux innovations ayant montré qu’elles pouvaient avoir un intérêt certain, sans pour autant avoir changé la face du jeu vidéo pour l’instant.

Sur le plan de l’innovation, les fabricants de consoles ne sont-ils pas en train de s’adapter ? L’innovation n’est-elle pas un peu plus linéaire dans le domaine des consoles avec par exemple l’arrivée du casque de réalité virtuelle PSVR sur PS4, l’évolution hardware avec la PS4 Pro et la Xbox One X ou encore Nintendo Labo pour Switch ?

En effet, et j’ajouterais même que certaines de ces initiatives mettent un terme à la non-continuité de l’écosystème entre deux générations. Avec la PS4 et la PS4 Pro, les jeux PS4 sont 100 % lisibles par la PS4 Pro et ceux optimisés pour la PS4 Pro sont quand même lisibles dans des versions légèrement diminuées sur PS4. En ce sens, il n’y a pas eu de rupture brutale entre les deux modèles.

Ceci étant, il est trop tôt pour dire si ces innovations en cours de génération marquent un réel changement de stratégie en vue de faire disparaitre le principe de générations (qui ne sera d’ailleurs pas facile) ou si elles ne viennent que ponctuer la génération en cours, comme l’ont fait les motions controller ou le Kinect, en attendant l’arrivée d’une nouvelle génération compatible uniquement avec de nouveaux jeux exclusifs. Aujourd’hui, la PS4 Pro reste une PS4 de la même manière qu’une Xbox One X reste une Xbox One, comme les marques l’indiquent.

Quant au Nintendo Labo, il est à considérer différemment dans cette problématique. Si intéressant soit-il, cela n’est « qu’un » accessoire, peut-être comme l’était la Wii Balance Board qui, bien qu’ayant connue de beaux moments, est finalement tombée en désuétude.

On pourrait faire un parallèle avec les tablettes et les smartphones. Les premières ne parviennent pas à tuer le PC, principalement à cause de leur absence de clavier, les seconds souffrent de l’absence de manettes. Malgré toutes les avancées technologiques, on imagine mal, à tort peut-être, les gens se passer totalement de ces objets physiques. On ajoutera au passage que c’est également le gros défaut de l’Apple TV. Alors, que faire ? Et est-ce qu’il y a selon vous une réelle volonté d’Apple et de Google de plier ce marché ?

L’absence de contrôleurs physiques est effectivement l’un des freins les plus importants pour les mobiles. En fait c’est à moitié vrai car des manettes compatibles avec les mobiles existent, néanmoins la liste de jeux compatibles est si limitée et les utilisateurs si peu au courant que l’on ne peut pas réellement considérer que le sujet soit réglé. Pour que ce soit le cas, il faudrait du bon vouloir de la part d’Apple ou de Google ainsi que la volonté d’une grande entreprise de régler ce problème.

Le bon vouloir d’Apple ou Google peut sembler étrange si l’on avance qu’une autre grande entreprise pourrait décider de régler le problème elle-même. Néanmoins, cet élément sera bien indispensable car en tant que leaders des écosystèmes, ce sont eux qui décident des règles s’y appliquant. Aujourd’hui, même si les joueurs se disaient prêts à utiliser largement des manettes, que les créateurs de jeux avaient la volonté d’implémenter ces types de contrôles dans leurs créations et qu’un constructeur de périphériques fabriquait les manettes, les règles mises en place par Apple et par Google seraient défavorables à leur adoption.

Par exemple, une règle de validation d’un jeu iOS est qu’il soit jouable dans de bonnes conditions avec l’écran tactile, or certains types de jeux ne le seront jamais vraiment. Paradoxalement, les types de jeux qui sont donc acceptés et qui pourraient être joués avec une manette sont ceux qui en ont le moins besoin. Cela est encore plus absurde sur l’Apple TV où les jeux publiés doivent pouvoir être jouables avec la très limitée Siri Remote. D’autres éléments contrôlés par Apple et Google devraient également être mis en place comme une signalétique des compatibilités avec les manettes dans les marchés d’applications.

Le second élément indispensable au développement des manettes sur mobiles serait une entreprise déjà installée et désireuse de régler le problème. Différents scénarios sont imaginables. L’un d’eux est qu’Apple et Google pourraient décider de produire leur propre périphérique afin de renforcer leur écosystème et prendre l’avantage l’un sur l’autre. Une autre solution serait qu’une autre entreprise voit une opportunité à créer une manette. Microsoft ou Sony par exemple pourraient accélérer leur virage vers les services et créer une application permettant d’accéder aux jeux de leur catalogue et d’y jouer avec une manette. Cela pourrait ainsi ressembler à un Netflix du jeu vidéo.

De manière plus terre à terre, il pourrait y avoir la volonté d’Apple et de Google à investir davantage ce marché, parce que c’est assez évident. Passons rapidement sur le fait que le jeu vidéo représente bien une opportunité tant sur le plan financier que sur le plan concurrentiel. Ceci étant dit, et malgré son importance, le marché du jeu vidéo gamer, celui pour qui l’utilisation d’une manette a de l’importance, n’est pas aussi mainstream que d’autres marchés comme celui de la musique par exemple.

Ainsi, bien que ce soit un marché intéressant, il n’est peut-être pas prioritaire stratégiquement. Malgré tout, certains indices peuvent nous laisser penser qu’Apple et Google ont un intérêt pour ce marché. De la part d’Apple, je pense notamment à la mise en avant prononcée des jeux dans le nouvel App Store [ndlr : depuis cet entretien, une rumeur de service de cloud gaming en préparation par Google est apparue].

Quelles sont les technologies selon vous qui sont les plus à même de redistribuer les cartes ? Le streaming combiné à la 5G ? L’avènement de la réalité augmentée et/ou de la VR ?

Toutes les technologies que vous citez ont effectivement le potentiel de bousculer le statu quo. Le streaming pourrait jouer aussi bien en faveur des mobiles que des constructeurs traditionnels de consoles. Le streaming fait disparaitre un argument très important des consoles : la puissance de calcul. Ainsi, les mobiles auraient les ressources pour proposer des expériences similaires du point de vue de la puissance.

D’un autre côté, Sony et Microsoft sont bien placés pour profiter de cette technologie : ils se tournent déjà de plus en plus vers les services et le dématérialisé, cela est compatible avec leurs compétences fondamentales et ils pourraient profiter de la puissance de leur marque, de leur catalogue, etc.

L’AR et la VR ont aussi le potentiel pour changer les choses, et cela pour tous les acteurs également. Ces technologies peuvent bénéficier aux consoles dans le sens où elles sont extrêmement gourmandes en puissance. Ainsi l’écart avec les mobiles pourrait être re-creusé temporairement.

D’un autre côté, la puissance a bien entendu un coût et cela pourrait jouer en faveur des mobiles : acheter une console et un casque de VR pourrait être un investissement trop important pour beaucoup, d’autant plus si les mobiles proposent une alternative dans laquelle le smartphone sert d’écran, et réduit ainsi les coûts.

Autour de 2010, John Carmack, le créateur de Doom, a beaucoup disserté sur la capacité des smartphones et des tablettes à remplacer la console de jeu. A l’époque, il était question de puissance, de moyens d’interaction, mais également de budget. Il disait qu’il ne serait pas surpris si un jeu pour iPhone avec un budget de 1 million de dollars était en cours d’élaboration. Cela peut faire sourire aujourd’hui, mais justement question budget et titre, est-ce que ce n’est pas encore cela qui manque aux smartphones ?

Est-ce que cela manque ? Oui. Est-ce que cela bloque ? Je ne crois pas. Bien entendu les mobiles n’ont pas de blockbusters aussi importants et réguliers que les consoles avec Call of Duty, FIFA ou GTA, entre autres.

Néanmoins, la question ne se pose pas en ces termes puisque justement les mobiles n’ont pas résolu leurs problèmes. Ainsi, la création de titres plus ambitieux reste compliquée au-delà des budgets car certaines autres conditions ne sont pas réunies. Mon avis personnel est que les budgets ne sont pas limitants : si les conditions étaient réunies, les budgets pourraient augmenter.


avatar joelpince | 

Une machine.

avatar joelpince | 

« Regarde à la sortie des écoles si tu as un enfant, un iphone 6-7-8, S8 et autres sont légions dès 9-10 ans... »
MDR... Des téléphones à 600€ au primaire ?... c’est rarissime... On en voit au college, mais ils ne sont pas « légion » quand même... Et je sais de quoi je parle...
Mais bon, à Neuilly, peut-être la donne est-elle différente... ???

avatar rolmeyer | 

@joelpince

Pas rarissime. Découvert moi même à mon grand étonnement et regrets depuis que mon gamin est collégien. Suis en province, ville moyenne, même constat. Souvent pas un primo achat, mais les parents ont la flemme ou une méconnaissance des circuits de revente, l’ado récupère l’ancien iPhone, et c’est pas un 5c. J’ai constaté que chez les grands, comprendre les lycéens,Samsung/Android fait aussi un tabac. Je fais du covoiturage pour amener les gamins au collège-lycée, alors je sonde de temps en temps. Mais bon j’en fais règle. Mais j’ai le même constat.

avatar daxr1der | 

Il faut pas comparer un iphone et ses jeux casuel avec un pc avec steam.

Apple a énormément de chemin a faire pour être la plateforme n1 du jeux vidéo.

Le top en ce moment c’est Fortnite Battle Royale en terme de jeu et c’est sur pc, ps4 et xbox

avatar joelpince | 

@rolmeyer
Bon, alors, correction. Entre 9 et 10 ans on est en CM1/CM2. Et à cet âge, les iPhones sont rarissimes. Et encore, je suis gentil : je n’en ai jamais vu. Je suis moi aussi papa et en plus prof des écoles...
La chose est différente au collège : mes deux enfants au collège ont d’ailleurs eux-mêmes un iPhone SE. Les iPhones sont fréquents, des 5, des SE mais aussi des 6, 7... Au collège, l’iPhone semble être un marqueur social fort. Là, je suis d’accord avec vous.
Les parents partent du principe qu’un iPhone vieux d’un an ou deux n’est pas cher... enfin je suppose... les SE de les gosses étaient neufs. Je suis fou. Mais, un an après, ils n’ont toujours pas un pet. Ils semblent être conscients de la valeur relative de leurs machines. Enfin j’espère !

avatar exzi-by | 

Je pense pas que Google ou Apple devienne des acteurs du jeux vidéos. Ils seront à thermes juste des distributeurs.
Leurs écosystèmes servira uniquement à faire tourner une application au même titre qu’il distribue Netflix.

avatar alouette22 | 

Au-delà du prix, le plus important, c’est quand même les contenus. Malgré les perspectives du Cloud Gaming ou de la 5G, Nintendo n’y sacrifiera jamais ses grosses licences (et a suffisamment investi dans les catalogues de rétro gaming et les solutions à la netflix qui verront bientôt le jour). L’échec de la Wii U à montré que sans des grands titres comme Zelda au lancement, l’écosystème ne sert pas à grand chose.

avatar VanZoo | 

Apple progressement lentement car ils savent que le jeu vidéo pendant n'a pas eu une bonne côte auprès de leurs clientèle. Cela change. Petit à petit, l'AppleTv va venir au niveau des consoles de salon et je ne doute pas qu'Apple comme Google rivaliseront facilement avec Sony et MS

avatar Ghaleon111 | 

Pour rivaliser il faut des studio et de vrais jeux, pas des petits jeux de smartphone

avatar Grahamcoxon | 

Mouais. La personne interviewée ne s engage pas du tout et fait des réponses de Normand, enfonce des portes ouvertes. Pour moi ce qui manque très clairement c est une manette ! Même en option. Une manette officielle Apple. Idem sur Apple TV. En attendant je garde mes consoles !

avatar eastsider | 

Il leurs manques, l’élimination du freemium et l’elimination de la latence quand on joue avec cable hdmi + adapt.

avatar Matt01220 | 

Si l’iPad ou l’iPhone disposait d un périphérique genre berceau qui le ferait ressembler à une switch au niveau de l’ergonomie, il y aurait du potentiel. Et je suis surpris que personne ne l’évoque.
Un tel périphérique donnerait une jouabilite digne de ce nom.
Perso je ne suis pas prêt de lâcher la Switch.

avatar Lyonnais83 | 

Une vraie carte graphique ?

avatar harisson | 

Il ne manque rien, le Mac n'est pas identifié comme une machine PC de gamer et le seul axe, c'est via iOs, les casual games et éventuellement les futurs AR/VR Games.

avatar Orus | 

Le jeu vidéo, c'est les PC-Windows. Point.

Quant Apple mettra dans ses Macintosh des vrais cartes graphiques, là, on en reparlera.
Quant à la VR/AR... Mdr... Apple est déjà dans le choux.

Tout le reste, du blabla.

avatar Ourson | 

Les mecs avec vos PC sous hormones la, taisez-vous, à justifier votre passion pour vos matos vous assumez simplement sans le savoir que dans moins de trois ans vous appartiendrez au passé et aurez investi là dedans à perte.

Le haut débit sera accessible à tous que ce soit par fibre ou 5G et à ce moment là le Cloud Gaming proposé sur TOUTES les plateformes suffira pour jouer au jeux AAA les plus gourmands sans contraintes aucunes, que ce soit sur console PC smartphone tablette box voir même télé connectée.

Continuez à faire vos geek du dimanche. Depuis les premiers commentaires je m’efforce de vous expliquer ce que dit vraiment l’article et toutes les News tech en général depuis maintenant un an, mais chacun continue à prêcher pour sa secte

Je me marre devant autant d’autisme ?

avatar prommix | 

Il n'y a pas que le plaisir de jouer sur PC. Il y celui plus jouissif d'en monte un piece par piece.
Mais ça c'est un truc qu'il faut avoir vécu pour pour comprendre :)

avatar huexley | 

Ca fait depuis 20 ans que je joue sur PC / et Mac et je t'explique pas le nombre de fois ou des gens dans ton genre nous ont prédit la mort quand les consoles types PS sont sorties, puis les smartphones, puis les trucs genre Shield et Apple TV, et il en sera de même pour le Cloud Gaming. La raison ? Tu ne connais pas ce milieu et tu ne sais pas de quoi tu parles. Retournes jouer a Candy Crush Saga.

Si tu aimes les chiffres du décès annoncé du PC, Overwatch c'est 35 millions de joueurs par exemple.

avatar Ourson | 

@huexley

Je suis justement un ancien joueur PC depuis les heures glorieuses de Starcraft counter strike et autre command and conquer depuis des années. Dépenser des milliers d’euros en pièces détachées tout les deux ans pour avoir le top était un phantasmes d’adolescent boutonneaux puis une passions de Tanguy avec les premiers salaires qui passaient par la fenêtre juste pour « jouer ».

Puis vient l’âge de raison, celui on ne veut pas quitter le jeu vidéo mais ou la vie de couple, de parent, de salariés ambitieux nous contraint à ne plus passer autant de temps et d’argent dans cette passion qui ne rapporte rien mais plutôt de les investir dans des choses plus rentables à l’avenir (carrière, maison, voiture, éducation...)

C’est là que les consoles de jeux entre en scènes : elle procure « presque » autant de plaisir pour bien moins cher. Et c’est dans cette logique pécuniaire un premier et de performance graphique en deuxième que le Cloud Gaming deviendra une manière de jouer indiscutable dans peu de temps. A ce moment là on verra si ça sera toujours aussi pertinent de claquer des thunes dans un PC pour faire la même chose sur Cloud de l’autre côté, simple logique ?

Et celui qui revient me parler de Candy Crush ou je ne sait quelle autre merde ferait tout aussi bien de la fermer car il démontre encore et encore qu’il ne sait soit pas comprendre un text, soit à une réflexion quasi inexistante. Je parle de jeux AAA - sur tout les supports (PC console smartphone tablette télé) - AVEC périphérique d’entree bluetooth (c’est comme ça qu’on appelle une manette les puveaux ?) - dans les nuages (ça veut dire la puissance de calcul pour jouer à Overwatch est très loin de ta chambre pleine de Kleenex sales)....

Shadow y parvient très bien avec de l’ADSL grâce à son Blade ; la fibre s’installe dans de plus en plus de foyer et vous n’imaginez pas à quelle vitesse ; la 5G arrive à grand pas ; à l’époque les jeux en ligne sur PC n’ont pas attendu le très haut débit dispo chez tous pour exister.... résultat le Cloud Gaming pour tous ce n’est pas dans aussi longtemps que vous voulez bien le croire

Alors arrêtez de venir nous bourrer le mou avec vos « carte graphiques plus puissante dans les mac » ou des « une meilleure batterie », les enjeux sont ailleurs depuis deux ans maintenant !!!

???

avatar ActionScript | 

J'ai essayé shadow, malgré une connexion fibre sur le réseau d'Orange ( 200 mbits, un ping compris entre 15 et 20 ms) je n'ai pas eu une expérience satisfaisante. J'était pourtant branché en ethernet (depuis le client windows) mais l'image était saccadé, le son grésillait, l'imput lag étant acceptable sur des jeux d'aventure type AC, mais il était vraiment pénalisant sur une simulation auto ou même arcade... L'image était assez propre, bien que l'on voyait un peu la compression en faisant attention, mais les problèmes décrit plus haut m'empêchait d'avoir une expérience satisfaisante.

Donc les promesses du cloud gaming, je veux bien les entendres, mais tant que le service n'arrivera pas à faire oublié que le jeux est exécuté à distance, se ne sera pas une solution envisageable pour moi.

PS : Sa ne rapporte rien sauf à en faire sont métier :p

avatar Ourson | 

@ActionScript

Je pense ce service gagnerait en fluidité avec plus de serveurs reparti un peu partout, mais je trouve l’expérience très prometteuse

avatar cochonou | 

Il manque à Apple des batteries dignes de ce nom.

avatar hautelfe | 

Ce qu'il manque à Apple ?
Des clients et la VR, tout simplement.

avatar Espcustom | 

1) Le gros avantage des consoles c’est leur simplicité d’utilisation : on ne se prend pas la tête, on met la galette et on joue. Et on ne se prend pas la tête a savoir si tel ou tel driver sera nécessaires ou si la cg sera à la hauteur...etc

(Et puis jouer sur son canapé/lit ou autre, manette à la main c’est qd même bien plus confortable.)

2) l’ergonomie est devenue primordiale dans les jv. Ça a fait le succès de la wii et ça rend les consoles/pc indétronable dans leur catégorie. iOS c’est bien pour les jeux « à la con » mais pour des vrais jv ce sera jamais adapté.

3) Et enfin dernier grand argument peut être bien plus important que tout le reste, ce qui fait le succès d’une/des consoles voir même d’une plate-forme: les JEUX!
C’est ce qui d’ailleurs a mis la PS4 sur la 1ere place. Et ce qui a transformé à l’époque la wii en plus gros succès de Nintendo.

Apple a déjà le 1) et le 2) avec l’Apple tv. Donc pour qu’Apple domine le jv il lui faut des jeux; de ces jeux qui marquent, qui donnent vraiment envie d’y jouer. Mais la il faut investir, un peu comme ils font avec leur studio de prod. de série tv. Mais le jv n’est clairement pas une priorité pour Apple.

avatar webHAL1 | 

@Espcustom :
« 3) Et enfin dernier grand argument peut être bien plus important que tout le reste, ce qui fait le succès d’une/des consoles voir même d’une plate-forme: les JEUX!
C’est ce qui d’ailleurs a mis la PS4 sur la 1ere place. Et ce qui a transformé à l’époque la wii en plus gros succès de Nintendo. »

Je suis d'accord avec constat. J'ajouterais qu'un des aspects importants, pour pouvoir se faire une place sur le marché des jeux vidéo au niveau mondial, c'est d'avoir le soutien des éditeurs de jeux japonais.
On le voit avec Microsoft, ils ont eu beaucoup de mal à percer sur le marché et, encore aujourd'hui, la XBox One est loin de bien se vendre au pays du soleil levant. Je ne pense pas qu'Apple ou Google arriveront mieux à pénétrer ce marché très fermé.

De plus, je pense que les plateformes mobiles comme iOS ou Android ont habitué leurs utilisateurs à payer de petits montants pour les jeux et les applications. Il sera difficile de sortir de là et soudainement proposer des jeux à 50€, même des grosses licenses. On l'a vu avec Super Mario Run, que beaucoup de gens ont trouvé trop cher. À mon avis, une personne qui est prête à acheter des jeux à 50€ sera aussi prête à investir dans une console ou un PC dédié, donc il y a assez peu d'intérêt à utiliser son smartphone ou son Apple TV pour ça.

Cordialement,

HAL1

avatar Ourson | 

@webHAL1

Peut-être aussi que quelqu’un qui paie deux trois jeux à 60€ en plus d’un abonnement pour jouer en ligne 60€ par an est prêt à 25€ pour un abonnement Cloud tout compris et la l’Apple tv et le chromecast et une manette est à reconsidérer sur le long terme

avatar webHAL1 | 

@Ourson

Je ne pense pas que le prix soit un frein important.

avatar Grizzzly | 

Si Apple et google prennent une place sur le marché ce sera au detriment des consoles de salon surtout, pas du PC
en tout cas tant que le cloud gaming n’est pas pret

avatar Req75 | 

« ...sauf que la console est le produit outsider, c’est donc à elle de faire ses preuves par rapport aux mobiles. »

MDR. J’ai arrêté de lire l’article à partir de là.

avatar Grizzzly | 

@Req75

C’est pourtant vrai.
Pourquoi les consoles sont en position d’outsider ? Parce que tout le monde a un smartphone.

Si demain le smartphone propose une offre proche de ce que propose une console de salon, la console sera bel et bien en position d’outsider et aura l’obligation de proposer une reelle valeur ajoutée pour resister.

avatar hautelfe | 

Exactement.

Et c'est encore plus visible avec la switch.

Tout le monde a une tablette ou un pc portable (détachable, hybride ou autre)
Du coup, il faut vraiment que la switch apporte quelque chose d'important pour valoir le coup.

Sans Zelda et Mario, la switch n'aurait encore chance de survivre.
(Même avec, j'ai du mal à comprendre son engouement, mais peut importe...)

avatar funnoam | 

DES PILOTES GRAPHIQUES !

Et un support d'OpenGL récent sur macOS...

avatar ActionScript | 

je vois plutôt cela comme deux marchés complémentaire. Les smartphones ont incontestablement permis d'augmenté le nombre de joueurs, mais aucun chiffre n'indique qu'ils ont pénalisé les ventes sur Console/PC, ce marché semble au contraire progresser...

La parallèle avec les appareille photos, baladeurs, ou GPS ne me semble pas pertinent, puisque les smartphone offre ici une expérience très proche. Les iPhones font mieux que beaucoup d'appareil compact d'entrée de gamme qui composait le gros du marché, très peu de personnes écoute leurs musique en looseless et entende la différence avec un appareille audiophile, les carte de Google Maps ou Plans sont toujours a jour...

Pour le jeux vidéo les contenus ne sont pas les même, et les interface physique impose de développé des concepts de jeux différents, en résumé, les smartphone offre une expérience différente, qui semble plus ressemblé à un élargissement de l'offre plutôt qu'a sont remplacement.

avatar Nicolas Levé | 

Bonjour à tous !

Il semble que je déterre le sujet avec ce post mais, étant la personne qui a écrit le livre sur lequel porte l’interview, je voulais absolument répondre à certains commentaires. Avant d’entrer dans le vif des débats, je voulais absolument tous vous remercier pour vos contributions parfois très pertinentes ou drôles.

J’aimerais également rendre hommage aux quelques trolls qui ont œuvré en me faisant moi-même un petit plaisir en « répondant » tout de suite à deux commentaires :

@daxr1der :
« Il faut pas comparer un iphone et ses jeux casuel avec un pc avec steam. Apple a énormément de chemin a faire pour être la plateforme n1 du jeux vidéo. Le top en ce moment c’est Fortnite Battle Royale en terme de jeu et c’est sur pc, ps4 et xbox »
Visionnaire…

@Orus :
« Le jeu vidéo, c'est les PC-Windows. Point. »
Ok. Merci.

Plus sérieusement, j’ai essayé de relever les oppositions, confusions ou critiques principales que contiennent vos commentaires et voici les quelques éléments de réponse point par point :

1. Confusion créateur de jeux / créateur de plateforme
La première chose sur laquelle je voulais rapidement revenir est la confusion que certains font entre ceux qui produisent des jeux et ceux qui produisent les plateformes pour jouer. Ici, il n’est pas question de se demander si Apple pourrait faire des jeux lui-même et devenir un acteur principal dans ce domaine mais bien si certaines de ses plateformes (iOS en tête) pourraient concurrencer les consoles de jeux. Nous pourrions faire le parallèle avec l’industrie de la musique : Apple est un acteur très important grâce à AppleMusic ou iTunes, pas parce que l’entreprise a créé des chansons.

2. Apple n’a pas à tout faire, laissez le jeu vidéo tranquille
Certains d’entre vous ont simplement demandé pourquoi vouloir qu’Apple domine un nouveau marché. Ici aussi, je répondrais que ce n’est pas réellement le sujet, mon bon vouloir personnel n’ayant à lui seul pas grand intérêt ni influence… La question que nous posons (et qui, elle, a un intérêt) est : est-ce que, si l’entreprise Apple (ou Google) voulait avoir une plus grande importance sur ce marché, elle le pourrait ?

3. Mais Apple ne font pas de jeux vidéo, c’est donc une drôle de question…
À vrai dire Apple est déjà un acteur important dans le monde du jeu vidéo via sa plateforme iOS principalement (comme l’a très bien relevé @IceWizard chiffres à l’appuie). En plus de cela, ce n’est pas parce qu’une entreprise ne fait pas encore quelque chose qu’elle ne doit jamais le faire ! Apple en particulier en a été un bon exemple : à la base l’entreprise faisait des ordinateurs puis d’un coup ils ont fait un lecteur Mp3, puis d’un coup ils ont vendu de la musique en ligne, puis d’un coup ils ont fait un téléphone. L’activité de toute entreprise ou presque change avec le temps.

4. Apple se fiche du jeu vidéo…
Vous avez été assez nombreux à soulever ce point, ce qui m’a étonné mais que je pense avoir compris après coup. Effectivement, nous pourrions dire que Apple aurait déjà pu faire bien plus pour investir le monde du jeu vidéo et que comme ça n’est pas le cas, la seule conclusion est que ça ne doit pas les intéresser beaucoup. C’est un point intéressant mais il ne colle pas avec le fonctionnement de cette entreprise et nous en avons plusieurs exemples : le streaming musicale (Apple a lancé AppleMusic très tardivement alors qu’ils avaient largement un pied sur le marché via iTunes) ou l’Apple Pencil (Apple a longtemps déclaré ne pas vouloir de stylet jusqu’à… ce qu’ils produisent un stylet).
En plus de cela, plus ou moins discrètement, Apple montre des signes forts d’intérêt pour le jeu vidéo. À titre d’exemple nous pourrions citer le fait que les jeux ont pris une part plus importante que n’importe quelle autre catégorie d’application dans la dernière version de l’AppStore sur iOS, ou le fait que les jeux sont souvent mis en avant lors des Keynote de présentations de nouveaux iPhone ou iPad.

5. L’importance du confort : un grand écran, une manette, pas de latence
J’ai l’impression que ce point a été le plus important et le plus débattu. Les arguments ont été que jouer en ayant un grand écran est quand même plus confortable que jouer sur une petite surface et que le tactile n’est pas très confortable non plus, ni très précis.
Tout cela est très vrai et ce sont des avis que l’on ne peut que partager. Ceci étant dit, projetons-nous légèrement. Même si cela ne se fait pas encore aujourd’hui, faut-il être particulièrement visionnaire pour imaginer pouvoir connecter un mobile un à écran plus grand (sans latence) et le controller avec une manette ? Avec cette simple configuration, pas plus avancé que celle d’un magnétoscope, y aurait-il une différence de confort comparé à une console de salon classique ? Le pépin semble être passé.

Voici donc les points les plus présents dans vos commentaires et les quelques réponses que l’on peut y apporter. Si vous avez d’autres points à soulever, c’est avec plaisir que je les lis et que je pourrais éventuellement essayer d’y répondre. Encore une fois, merci à tous.

PS : Je sens que cela peut m’attirer les foudres de certains mais j’avais malgré tout envie de répondre à cela :

@McDO :
« Crois moi que si les éditeurs vendaient leur portage PC à perte on aurait déjà remarqué.
Square Enix n'aurait pas bossé 1 an sur le portage PC de FFXV et le peaufiné un max si la plate-forme PC n'était pas rentable. PC > all »

Comme tu le remarques très bien, sur PC le portage est rentable. Mais faire un portage et faire un jeu ce n’est pas la même chose… Dans la majorité des cas (il y a des exceptions), les jeux sont aujourd’hui créé pour les consoles (ils sortent d’ailleurs parfois d’abord sur ces supports), sur lesquelles ils sont rentables, puis un portage PC est fait pour amortir les coût sur un autre support. C’est d’ailleurs pour cela que les PC n’ont plus vraiment d’exclus AAA comme c’était le cas avant.

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