Adobe enfonce le cloud avec Lightroom CC et Lightroom Classic CC

Stéphane Moussie |

Deux pour le prix d’un, ce pourrait être le slogan d’Adobe cette année à propos de Lightroom. Le logiciel professionnel se dédouble en effet pour proposer une nouvelle manière de gérer vos clichés.

Adobe marche sur les plates-bandes de la photothèque iCloud avec Lightroom CC, un nouveau service (accompagné d’une nouvelle application) qui héberge toutes vos photos dans le nuage et les synchronise sur tous vos appareils.

Le Lightroom tel que vous le connaissez ne disparaît pas pour autant. Rebaptisé Lightroom Classic CC, il évolue en douceur et devient désormais indissociable du Creative Cloud.

Lightroom Classic CC (Lightroom 7)

Autant commencer par ce qui fâche : Adobe ne laisse plus le choix entre licence perpétuelle et abonnement au Creative Cloud pour le successeur de Lightroom 6. Si vous voulez utiliser Lightroom 7 (autrement appelé Lightroom Classic CC), il faut vous abonner au Creative Cloud.

Lightroom était jusqu’à aujourd’hui le seul logiciel d’Adobe à être encore disponible en licence perpétuelle. Mais des signaux avant-coureurs avaient été envoyés : les dernières nouveautés de Lightroom 6.x étaient déjà réservées aux abonnés Creative Cloud.

L’éditeur, qui enchaîne les excellents résultats financiers grâce aux abonnements, fait néanmoins preuve d’une certaine mansuétude à l’égard des photographes. Alors que les graphistes doivent payer 23,99 €/mois pour Illustrator et les maquettistes le même prix pour InDesign, les photographes disposent toujours d’une formule dédiée à 11,99 €/mois qui comprend Photoshop CC en plus de Lightroom.

Et si vraiment l’abonnement au Creative Cloud ne vous convient pas, sachez que Lightroom 6 restera en vente pour une durée indéterminée. Mais sachez aussi que son support s’arrêtera à la fin de l’année. Cette version ne recevra plus de mise à jour à partir de janvier 2018, ce qui signifie que les bugs ne seront plus corrigés et que les nouveaux appareils photo ne seront pas gérés.

Sur le long terme, Lightroom 7 — et son abonnement à 11,99 €/mois — est donc l’unique solution viable… À moins bien sûr de passer à la concurrence. Mais au fait, il y a quoi dans cette nouvelle version ?

Un regain de performances

Lightroom 7, c’est avant tout la mise à jour qui améliore les performances. Adobe répond enfin aux critiques sur la lenteur de son logiciel en accélérant spécifiquement les opérations suivantes :

  • lancement de l’application ;
  • génération des aperçus ;
  • importation avec l’option « fichier annexe incorporé » pour les aperçus ;
  • passage du module Bibliothèque au module Développement ;
  • pinceau de retouche.

L’éditeur ne chiffre pas ce gain de performances, comme il le fait parfois quand l’amélioration est annoncée comme significative. Sur un MacBook Pro 13" 2016 (Core i5 2,9 GHz, 8 Go de RAM) et un catalogue de près de 20 000 photos, nous avons constaté un peu plus de réactivité en utilisation courante : le lancement de l’application est effectivement un peu moins long (6 secondes contre 8) et le passage de la Bibliothèque au Développement un peu plus rapide.

L’interface n’a pas bougé d’un iota. Lightroom 7 est toujours organisé en plusieurs modules, les principaux étant la bibliothèque et le développement. Cliquer pour agrandir

L’accélération de la génération des aperçus dépend du type de fichiers RAW. Autant le gain est nul avec les RAW d’un hybride Olympus, autant il est significatif avec ceux plus gros d’un Canon 5D Mark IV (aperçus créés environ 30 % plus rapidement). À ce sujet, les aperçus sont maintenant générés en parallèle de la copie des fichiers (on peut rétablir l’ancien comportement si on le souhaite dans l’onglet Performances des Préférences).

Adobe ne le mentionne pas, mais nous avons remarqué une très nette optimisation de la fonction de reconnaissance faciale. Si vous aviez le malheur d’activer cette fonction sur une large collection de photos, Lightroom 6 pédalait dans la semoule pendant de très longues secondes. Ce n’est plus le cas avec la nouvelle version.

Lightroom 7 est globalement plus réactif que son prédécesseur, mais tous les utilisateurs ne le ressentiront pas de la même manière et l’éditeur reconnaît qu’il y a toujours un « gros travail » d’optimisation à faire. C’est notamment le cas de l’utilisation sur les machines les plus puissantes et les moniteurs ultra haute définition. Si vous travaillez sur écran 4K ou 5K, ce sont 2 Go de mémoire vidéo qui sont actuellement recommandés, plutôt qu’un.

Quelques améliorations fonctionnelles

Sur le plan fonctionnel, les nouveautés ne se bousculent pas. L’outil filtre gradué devient plus précis grâce à une option de masque de gamme. Après avoir placé le filtre, vous pouvez sélectionner une couleur avec la pipette ou une gamme de luminance sur laquelle appliquer exclusivement l’effet. C’est très pratique pour retoucher un ciel sans affecter les éléments à l’avant-plan, par exemple. Il était déjà possible d’utiliser le pinceau combiné à la touche ⌥ pour cela, mais la nouvelle option facilite l’opération.

Cliquer pour agrandir

Les autres nouveautés sont l’amélioration de la réduction du bruit quand on utilise le masquage automatique, la possibilité de filtrer par type de fichier dans la fenêtre d’import et deux critères supplémentaires pour les collections dynamiques (texte est vide/pas vide et profil de correction de l’objectif).

Lightroom CC (ex-Project Nimbus)

On l’a dit en introduction, il n’y a pas un Lightroom cette année, mais deux. Le Project Nimbus qui avait été dévoilé en partie il y a un an est maintenant finalisé et s’appelle Lightroom CC. Il s’agit d’un service de photos dans le nuage qui s’adresse à un public plus large que Lightroom Classic CC.

Schématiquement, Lightroom CC est la photothèque iCloud ou le Google Photos d’Adobe. Toutes vos photos sont stockées dans le nuage et synchronisées sur tous vos appareils (Mac, PC, iOS, Android, web, Apple TV). Sur Mac et PC, ce n’est pas Lightroom Classic CC qu’il faut ouvrir pour utiliser le service, mais une nouvelle application baptisée Lightroom CC.

Pourquoi une nouvelle app alors que toutes vos photos sont déjà dans Lightroom Classic CC ? Parce qu’Adobe a voulu partir sur une nouvelle base plus optimisée, plus accessible et plus cohérente sur tous les terminaux. C’est ce qu’Apple avait fait en remplaçant iPhoto par Photos, sauf qu’ici le Lightroom « classique » reste disponible.

Selon les formules, Lightroom CC propose 20 Go (abonnement Creative Cloud pour la Photo à 11,99 €/mois) ou 1 To de stockage (abonnement à 23,99 €/mois avec Lightroom Classic CC et Photoshop CC ou abonnement à 11,99 €/mois sans les autres apps).

Une service dans le nuage qui s’appuie sur des applications natives

Lightroom CC est une application indépendante de Lightroom Classic CC. Au démarrage, cette nouvelle app est vide. Vous pouvez choisir de migrer l’intégralité de votre catalogue Lightroom Classic CC (et ainsi synchroniser vos photos entre les deux apps, on y reviendra), ou sélectionner manuellement les photos que vous voulez synchroniser.

Lightroom CC

Les originaux (y compris les RAW) sont stockés dans le nuage, et en local ce sont des aperçus dynamiques qui sont enregistrés. Ainsi, la capacité de stockage de votre SSD n’est plus un problème. Adobe offre un peu plus de latitude qu’Apple puisque vous pouvez définir vous-même le pourcentage d’espace disque disponible que vous accordez aux aperçus. Si la place n’est pas un souci, une option permet de stocker en local une copie de tous les originaux (il est aussi possible de faire du cas par cas).

Vous pouvez travailler hors ligne sur les aperçus dynamiques. Les modifications sont simplement synchronisées quand vous vous connectez de nouveau à Internet. Comme les autres logiciels du Creative Cloud, Lightroom CC demande simplement que vous vous connectiez au moins une fois tous les 99 jours pour vérifier l’abonnement. Il y a tout de même une fonction qui passe à la trappe quand vous êtes hors ligne, on y reviendra plus tard…

Si vous mettez fin à votre abonnement Lightroom CC, vous pouvez toujours lancer l’application pour télécharger tous vos originaux. Un an après la fin de l’abonnement, Adobe supprime les photos de ses serveurs.

Une toute nouvelle application de bureau

À part le nom, Lightroom CC n’a rien à voir avec Lightroom Classic CC. La nouvelle application est beaucoup plus simple, et cultive cet aspect en affichant des messages explicatifs lors de la première utilisation ainsi que lorsqu'on laisse le curseur quelques secondes sur un outil.

Cliquer pour agrandir

Lightroom CC se concentre sur l’essentiel : il n’y a pas de module d’impression, ni de création de livres, ni de diaporama, ni de nombreuses options. Le catalogage et l’édition s’exécutent dans le même espace. On passe de l’un à l’autre par le biais de panneaux rétractables. C’est efficace, même s’il y aurait matière à optimiser l’occupation de l’espace (les deux boutons à gauche ont-ils vraiment besoin d’une barre occupant toute la longueur ?).

En termes de fonctionnalités, Lightroom CC est à mi-chemin entre Photos et Lightroom Classic CC. Par rapport au premier, la nouvelle application d’Adobe propose des outils en plus (réduction du voile atmosphérique, suppression des éléments indésirables, dégradés, correction de la perspective, paramètres prédéfinis…). Par rapport au second, on perd des fonctionnalités avancées, comme les instantanés, les collections dynamiques, les mots-clés parents (tous les mots-clés sont au même niveau) et les modules externes.

Cliquer pour agrandir

Symbole de l’aspect plus grand public de Lightroom CC — même si c’est aussi utile pour les professionnels —, il n’est pas nécessaire d’attribuer des mots-clés à ses photos, les objets et scènes sont automatiquement reconnus par Adobe Sensei, la technologie d’apprentissage automatique de l’éditeur. Nos essais se sont révélés concluants dans l’ensemble ; des recherches sur « statue », « mer », « château », « ordinateur », « guitare » ou encore « enfants » ont donné des résultats satisfaisants, même si pas parfaits.

Par contre cette recherche intelligente a un défaut : elle ne fonctionne pas sans internet. Google Photos a la même limitation, mais pas l’application Photos d’Apple qui sait toujours reconnaître les objets hors ligne. Les mots-clés attribués manuellement ne sont donc pas totalement dépassés. Les filtres sont sinon toujours présents pour retrouver des photos répondant à un ou plusieurs critères (note, drapeau, mot-clé, appareil photo, géolocalisation).

Reconnaissance automatique pour « mer ». Cliquer pour agrandir

Lightroom CC a d’autres lacunes : il ne propose ni carte géographique ni reconnaissance faciale contrairement à ses rivaux. Il est aussi en retrait en matière de partage puisque seul l’export vers Facebook est disponible (ou alors il faut utiliser la web app pour partager une collection ou bien créer une galerie publique).

La collaboration entre Lightroom CC et Lightroom Classic CC

Bien que Lightroom CC soit une application indépendante, elle peut fonctionner de concert avec Lightroom Classic CC. Vous pouvez synchroniser vos photos entre les deux logiciels ; si vous importez de nouvelles photos dans Lightroom CC, les originaux sont synchronisés dans Lightroom Classic CC. Il en va de même pour les modifications réalisées depuis Lightroom CC : elles sont toutes répercutées dans l’autre logiciel, à l’exception des mots-clés.

Lightroom CC permet aussi d’ouvrir les images dans Photoshop CC pour effectuer des changements spécifiques. L’application prend en charge les mêmes fichiers RAW que Lightroom Classic CC et Camera RAW.

Une application iOS cohérente

Lightroom CC ne serait pas pertinent sans applications mobiles associées. Le service doit en effet vous donner accès à toutes vos photos sur tous vos appareils. Mais il doit aussi vous permettre de retoucher et gérer vos photos en mobilité sans compromis.

Lightroom CC sur iPad

La mission est respectée, à un détail près. Les applications iPhone et iPad sont de bonnes adaptations de l’application Mac (à moins que ce ne soit l’inverse) qui permettent d’en faire quasiment autant que sur bureau. Il manque uniquement la correction de la géométrie et les paramètres prédéfinis personnalisés, si nous avons bien fait nos comptes.

Lightroom CC sur iPhone et iPad permet d’importer des images depuis la Pellicule et de prendre directement des photos. Son appareil photo sait enregistrer en RAW (DNG) et dispose d’un mode « professionnel » pour gérer manuellement divers paramètres.

Lightroom CC sur iPhone

Lightroom CC prend en compte plusieurs nouveautés d’iOS 11, dont Fichiers (export vers cette app et bientôt import) et l’ajout d’images depuis d’autres apps par le biais d’un glisser-déposer. En revanche la version iPad n’est pas compatible Split View, ce qui est inexcusable aujourd’hui.

Mais le plus embêtant, c’est la façon dont sont gérés les aperçus sans connexion. Contrairement au Mac où tous les aperçus sont modifiables hors ligne, ce n’est pas le cas sur iOS. Par défaut, l’application mobile ne télécharge que des vignettes non modifiables. Il faut ouvrir individuellement les photos pour que l’aperçu dynamique (ou le fichier original si on le souhaite) et modifiable soit téléchargé.

Le choix d’Adobe permet certes de ne pas saturer le stockage du terminal mobile et d’accélérer la synchronisation pour une simple consultation, mais cela peut compliquer le travail d’édition dans certains cas. Une option pour télécharger automatiquement les aperçus dynamiques serait la bienvenue. Évidemment, les photos qui sont importées directement sur l’iPhone/iPad (via l’appareil photo ou une carte SD) peuvent être éditées immédiatement hors ligne.

Web, Android, Windows, Apple TV

Outre des outils avancés exclusifs, Lightroom CC se distingue de la photothèque iCloud par son caractère multiplateforme. Certes, le service d’Apple est accessible sur Windows et Android par l’intermédiaire d’une web app, mais ce n’est pas aussi complet et commode qu’une application native. Nous n’avons pas essayé les versions Windows et Android de Lightroom CC, mais elles sont censées être identiques aux versions Mac et iOS.

Partage web

Lightroom CC est également disponible sur le web, où sont d’ailleurs expérimentées de nouvelles fonctionnalités, comme la reconnaissance automatique de la « meilleure photo » parmi un groupe de clichés similaires. C’est aussi la version web qui est mise à profit pour partager ses photos autrement que sur Facebook.

Par ailleurs, l’application Lightroom sur Apple TV a été mise à jour pour prendre en compte le mode sombre de tvOS, pouvoir lire les vidéos et faire défiler plus rapidement les grandes collections.

Pour conclure

En dédoublant son logiciel de photographie, Adobe ménage la chèvre et le chou. Les photographes attachés à leur flux de travail de bureau ne sont pas bousculés avec Lightroom Classic CC, une mise à jour apportant une optimisation des performances plus que bienvenue, même s’il reste encore une marge de progression. Enfin, pas bousculés à condition de ne pas être opposés au Creative Cloud. Lightroom 7 signe en effet la fin de la licence perpétuelle, une issue inéluctable au vu de l’appétit d’Adobe pour le modèle de l’abonnement.

Lightroom CC est quant à lui un service qui parvient à se distinguer suffisamment de la concurrence pour être pertinent. Si vous êtes satisfait de la photothèque iCloud ou de Google Photos, il n’y a pas de raison de passer au service d’Adobe, mais si vous êtes à la recherche d’une solution plus puissante et multiplateforme, Lightroom CC est très prometteur à défaut d’être complet.

Les abonnements disponibles sont les suivants :

  • Creative Cloud pour la Photo à 11,99 €/mois : Lightroom CC + Lightroom Classic + Photoshop CC + 20 Go de stockage
  • Creative Cloud pour la Photo à 23,99 €/mois : Lightroom CC + Lightroom Classic + Photoshop CC + 1 To de stockage (promotion à 17,99 €/mois pendant un an pour les clients actuels)
  • Lightroom CC seul avec 1 To de stockage à 11,99 €/mois

On peut acheter du stockage en plus si besoin (9,99 $/mois le To supplémentaire). Il y a une quatrième formule plus anecdotique qui comprend uniquement les applications mobiles et 100 Go de stockage à 4,99 $/mois.

Le tarif de Lightroom CC seul est un peu plus cher que la concurrence. 1 To de stockage sur Google Drive (qui peut servir pour d’autres choses que des photos) coûte 9,99 €. Chez Apple, on a 2 To de stockage sur iCloud pour 9,99 €. On regrette surtout qu’Adobe ne propose pas de formule intermédiaire, par exemple 500 Go pour moitié moins cher.

Les 20 Go offerts dans le cadre du Creative Cloud pour la Photo à 11,99 €/mois permettent uniquement de tester le service ou d’en faire une solution de synchronisation d’appoint. Le photographe qui veut exploiter à fond Lightroom CC sans lâcher Lightroom Classic CC devra se tourner vers l’offre supérieure à 23,99 €/mois. C’est malin de la part d’Adobe…

Dans tous les cas, Lightroom CC ne marque pas la fin du Lightroom classique. L’éditeur s’engage à continuer de développer Lightroom Classic CC aux côtés de Lightroom CC. Espérons que le premier bénéficie des avancées du second en matière d’intelligence artificielle.


avatar occam | 

@Yoskiz

« Quelle application permet de gérer son catalogue photo et développer ses RAW en même temps avec les qualités de Lightroom ? »

Il n'y a pas d'avantage intrinsèque à relier ces deux fonctionnalités bien distinctes dans le carcan d'un même logiciel.

LR en a fait amplement la démonstration au cours de son histoire, chaque fois que des nouvelles moutures se heurtaient à d'anciens OS, et prie encore quand les OS devançaient le train-train Adobe.

En fin de compte, un gestionnaire de catalogue ne fait que parer aux — ou pallier les — déficiences des fonctions de catalogage de fichiers du système lui-même.

Outre les innombrables solutions DYI, à base de SQLite (ou PostgreSQL, à la rigueur), de tags, et de quelques scripts, il y a les logiciels de catalogage dédiés, qui vont des plus simples, tels

• Xee (3)
• Lyn

aux apps professionnelles respectables, comme

• PhotoMechanic ( https://www.camerabits.com/tour-v5/ )
• ou Media Pro SE, édité par Phase One
( https://www.phaseone.com/en/Products/Software/Media-Pro/Highlights.aspx )

Le cas de Media Pro SE est particulièrement intéressant. Il s'agit du 3e avatar de feu iView Media, jadis la base de données multimedia de référence sur Mac, vendue à Microsoft, qui n'en fit strictement rien (sauf à la re-baptiser Expression Media et en suffoquer la version Mac), puis reprise et remise sur pied par Phase One pour complémenter CaptureOne.

Tant que LR existait en stand-alone, et que le prix était devenu abordable, grâce entre autre à la concurrence nommée Aperture, un gestionnaire de catalogue à part pouvait sembler un luxe.

À l'heure du tout-en-abonnement Adobe (comme on disait : tout-à-l'égout), un gestionnaire de catalogue indépendant est par contre un investissement sage, si les besoins sont conséquents.

avatar Yoskiz (non vérifié) | 

@occam

Je te remercie beaucoup pour tes explications.

Je ne suis pas pour l’abonnement, étant un particulier je considère que c’est trop cher pour mon utilisation.

CaptureOne et Média Pro SE sont adaptés à une utilisation non pro ?

avatar occam | 

@Yoskiz

"CaptureOne et Média Pro SE sont adaptés à une utilisation non pro ?"

• CaptureOne, sans hésitation, oui.
Je dirais même que, entre LR, DxO et Capture One, c'est le workflow de C1 qui découle le plus naturellement de la façon de faire et de voir d'un photographe expérimenté, peu importe qu'on le nomme amateur ou pro.

On se rend vite compte que C1 a été conçu pour accompagner des caméras, Phase One d'abord, les autres grands systèmes ensuite. Sa logique est opérationnelle.
En studio ou en labo, on l'utilise dès la prise de vue. C'est dire le degré d'intégration pratique que le logiciel peut atteindre, si la caméra le permet.

Et, comme l'ont rappelé d'autres lecteurs, C1 est gratuit en version de base pour les appareils Sony capables d'enregistrer le RAW. L'upgrade en version Pro ne coûte en ce cas qu'une cinquantaine d'euros.

• Media Pro SE : tout à fait, si son maniement vous convient.
La version d'essai disponible chez Phase One vous éclairera à ce sujet.
Media Pro SE et Capture One sont complémentaires, mais indépendants. L'usage de l'un n'oblige pas à acquérir l'autre, mais il peut en bénéficier.

avatar Yoskiz (non vérifié) | 

@occam

Merci beaucoup pour vos explications.
?

avatar 7X | 

J'utilise toujours iView Media Pro 3 avec Mavericks et Sierra. Un logiciel réellement magique : sans mise à jour depuis des lustres, il affiche sans broncher les RAW de mes EOS récents. J'avais un peu souffert à la prise en main, mais il est vraiment très souple, rapide et efficace pour la gestion des fichiers.
La nouvelle version est vraiment mieux ?

avatar Adrienhb | 

iView Media Pro fonctionne sur Sierra ? On parle bien du logiciel original ? Pas de la version MS ?

avatar 7X | 

iView MediaPro 3.1.3 de iView Multimedia Ltd. Microsoft y revendique un copyright de 2006. Je suis fasciné par ce logiciel.10 ans sans mises à jours et ça fonctionne très bien.

avatar Dodo8 | 

@Yoskiz

C’est ta passion et tu peux pas mettre 12 euros par mois dedans ??
Va falloir revoir la définition de passion mon vieux. ?

avatar occam | 

@Dodo8

On peut dépenser ses deniers à meilleur escient pour assouvir sa passion photographique.

Sauf si la passion, selon votre définition, consiste à gonfler indéfiniment les caisses d'Adobe.

avatar Yoskiz (non vérifié) | 

@Dodo8

C’est pas ça mais 12€ par-ci 10€ par-là... au bout d’un moment ça se cumul.

Et comme tout devient payant par abonnement ça devient compliqué quand même.

Je préfère payer une licence perpétuelle qui me laisse le choix.

avatar frankynov | 

Je suis hyper content d’affinity photo que j’ai découvert ici sur macG :)
Il n’a effectivement pas de catalogue mais je n’en n’ai personnellement pas besoin.

avatar Paquito06 | 

“L’éditeur, qui enchaîne les excellents résultats financiers grâce aux abonnements, fait néanmoins preuve d’une certaine mansuétude à l’égard des photographes. Alors que les graphistes doivent payer 23,99 €/mois pour Illustrator et les maquettistes le même prix pour InDesign, les photographes disposent toujours d’une formule dédiée à 11,99 €/mois qui comprend Photoshop CC en plus de Lightroom.”

Il y aussi la version etudiante à $20/mois qui inclut tous les produits de la Suite Adobe Creative Cloud:
https://www.adobe.com/creativecloud/plans.html
Je l’utilise, c’est consequent ?? Suffit d’avoir ete etudiant une fois.

avatar Yohmi | 

Je trouve déjà étrange qu’Adobe réserve des fonctions à sa « nouvelle app » alors qu’elle permet précisément d’en faire moins. Dans mon cas, j’apprécierais beaucoup que les mot-clefs « devinés » soient disponibles sur la version « Classic ». Il est impensable pour moi de travailler un cliché sans versions, ni d’abandonner les autres fonctions d’édition avancées (et les albums dynamiques évidemment…) donc il n’y aura pas de migration pour le moment.

Par contre c’est très intéressant de voir qu’Adobe se remue pour faire une bonne application iOS. J’ai tripoté un iPad Pro hier à la Fnac, cet objet est incroyable, et je pense qu’avec un stylet il pourrait totalement ringardiser la manière dont je procède actuellement avec mon trackpad et cette application fort mal fichue.

avatar Stéphane Moussie | 
"Dans mon cas, j’apprécierais beaucoup que les mot-clefs « devinés » soient disponibles sur la version « Classic »." Idem. Dommage de réserver ça au nouveau service.
avatar Gensei | 

Perso pendant un laps court de temps je pensais passer de Apeture 3, quand il a été annoncé comme plus développé, à Lightroom et là en cherchant un peu, j'ai découvert Capture One pro et je ne regrette pas du tout d'être passé à ce logiciel. Alors sans doute que son mode de catalogue n'est pas encore au niveau de celui de Lightroom, mais il s'améliore de version en version. De même il n'y a pas la possibilité de créer ou d'imprimer des livres avec Capture One, mais à mon sens se sont bien là les deux seuls atouts qu'à le logiciel d'Adobe.

Sur le développement des raw, ou sur les outils que propose Capture One, je trouve ce dernier parfait et en discutant avec ceux qui ont utilisé les deux logiciels, ils sont d'avis que le moteur de Capture One est plus puissant et je n'ai jamais eu de lenteur, c'est d'une fluidité impressionnante alors que mon imac date (fin 2009).
D plus si le catalogue ne nous conviens pas, il y a le mode session qui est excellent surtout si l'on travail à plusieurs sur un projet.

Pour ce qui est des livres j'ai trouvé un compromis, soit je passe (rarement) par un site genre saal-Digital, soit j'exporte de Capture One et je fais mon livre photos dans Photos.

Tout ceci pour dire que des solutions autres que Lightroom il y en a et pas des mauvaises bien au contraire. J'en ai trouvé et choisi une, mais je ne doute pas qu'il y en ait d'autre.

avatar seblen | 

entièrement d'accord avec toi. Ca fait bien longtemps que j'ai abandonné Aperture et Lightroom pour Capture one pro pour toutes les raisons que tu mets en avant : mais surtout, le moteur de dérawtisation est clairement le meilleur du marché, et ce depuis un bon moment.

Quand on est pro, abonnement ou pas, ce que l'on regarde, c'est la qualité finale de l'image. Le prix n'a que peu d'importance : si tu factures tes prestations, tu l'inclus obligatoirement dans tes coûts de production.

avatar debione | 

Coût de production qui augmentent et tu te retrouves à bosser pour plus chers que tes concurrents. De fait tu vendras moins... Ce n'est pas parce que tu inclus tes frais de productions que cela n'influe pas le prix final, qui sera plus cher, donc moins vendeur.
Au final tu perds aussi de l'argent...

avatar So0paman | 

Passioné de photo et gros utilisateur de Lightroom et Photoshop ça fait longtemps que j'ai souscrit à la formule par abonnement à environ 12€ par mois et à ce prix là franchement ça ne me pose aucun soucis par rapport à la qualité des logiciels que ça m'apporte.

Donc tant que je peux à continuer à utiliser Photoshop et Lightroom Classic CC au même tarif pas de soucis je resterai chez eux.

Par contre vraiment pas convaincu par le nouveau Lightroom CC. Déjà ayant une petite connexion envoyer plusieurs Go de fichiers Raw sur les serveur Adobe c'est mort. Je préfère garder mon bon vieux système de catalogue à la maison avec les Raw en sécurité sur mon NAS.

avatar ysengrain | 

Bye bye Lightroom, et ce d'autant que nous sommes mis devant le fait accompli, élément courant dans le monde informatique.
je vasi tenter Capture One Pro

avatar Neo059 | 

Bye bye Lightroom alors.
Je continuerai d’utiliser la version 6 jusqu’à ce qu’ Affinity sorte une alternative. C’est dans les tuyaux apparemment.

avatar Sic transit | 

Prévisible !
Adobe est maintenant dirigée par des businessmen, et plus du tout par des ingénieurs comme ce fut le cas à une certaine époque – et au vu des derniers résultats financiers, peu de chances que ça s'inverse… Les actionnaires sont tout contents, c'est l'essentiel.

Donc, de mon point de vue, 2 choses à faire impérativement :
- modifier mon flux de production pour ne plus dépendre d'un seul logiciel (ni même d'un seul éditeur),
- acheter des actions Adobe !

Pour ce qui est du flux de production, j'ai toujours pensé qu'il fallait s'appuyer au maximum sur les métadonnées EXIF et IPTC afin d'intégrer des infos pertinentes (mots-clés, ©, lieu de prise de vue, etc.) dans chaque fichier RAW ou JPG – infos qui deviennent du coup accessibles quelque soit le système de visionnage ou catalogage utilisé… Après, pour le développement et les retouches, il y a quand même pas mal de solutions possibles… à commencer par l'excellent DxO 11… gratuit jusqu'à fin novembre :
https://www.focus-numerique.com/news/dxo-optics-pro-11-gratuit-21057.html

avatar heero | 

Il faut preciser qu'on parle de prix TVA comprise

Un Professionnel ayant un numero de TVA ne doit pas l'a payer (numero intracommunautaire)

L'abonnement coute donc pour un Pro

pour Adobe Creative Cloud 49,99€/mois
pour une app CC 19,99€/mois
pour CC Photo (lightroom+Photoshop) 9,99€/mois

des montants facilement intégrable dans une facturation client

avatar Yohmi | 

Je viens d'installer Lightroom CC (la nouvelle application), y'a 200 clichés dedans, et je défile dans la collection à environ 8 images par seconde, comme si mon MBP 15" 2017 était en mode « sans extension ». Du beau travail, on le sent le core i7 et la carte vidéo à 4 Go ?

avatar doms66 | 

Pour information, Macphun va sortir une nouvelle version de Luminar qui comportera en 2018 un module de gestion des photos : https://macphun.com/blog/preview/new-luminar-2018-supernova

(Après Aperture, j'en suis resté à Photos, avec les extensions Macphun, mais on est loin de l'aisance d'interface du premier…)

avatar monsieurbilly | 

Utilisateur de lightroom depuis la v4, j’ai testé lightroom ça sur quelques mois avant d’acheter la licence perpétuelle en v6.
Pour mon utilisation amateur, c’est largement suffisant et je n’ai pas (encore) trouvé un grand intérêt à l’offre CC, l’application iOS m’avait paru trop limité et je ne gagnais rien en terme de workflow.

Avec cette news, mon problème, c’est que la v6 ne sera bientôt plus maintenue et donc le jour où je vais changer d’appareil photo, ses RAW ne seront sûrement pas lus par Lightroom. Et ça, ca m’embête beaucoup.
Ce jour là il faudra que je fasse un choix entre l’abonnement et la migration. Autant je suis persuadé que d’autres éditeurs font ou feront aussi bien en terme de développement, autant la puissance du catalogue lightroom risque de me manquer beaucoup. J’espère que d’ici là Capture One sera au moins aussi bon que Lightroom 6 et qu’il ne nous forcera pas non plus à nous abonner.

Pages

CONNEXION UTILISATEUR