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Android, le casse-tête économique de Google

Arnaud de la Gr... | | 15:31 |  82


Si Android a séduit la majeure partie des consommateurs avec 50 % de parts de marché, le bilan économique est cependant bien moins éclatant pour l'OS mobile de Google. Au point que certains observateurs s'interrogent sur la pertinence de l'initiative de Google : n'aurait-elle pas mieux fait de s'en tenir à un bien plus fructueux partenariat avec Apple ?

Fabricants en déroute

Si Samsung peut s'enorgueillir de résultats records (lire Samsung s'attend à des résultats record pour le premier trimestre 2012), le résultat est bien moins reluisant pour les autres : HTC, pourtant premier fabricant à avoir proposé un smartphone Android voit son chiffre d'affaires s'effondrer (lire HTC toujours dans l'ombre de Samsung), Acer a connu une année 2011 très difficile, ne renouant avec les bénéfices que sur le dernier trimestre (ses netbooks subissent de plein fouet la rude concurrence de l'iPad, et elle ne parvient pas à écouler ses propres tablettes), LG a dévissé au cinquième rang mondial des fabricants de téléphones et a essuyé près d'un milliard de dollars de pertes sur sa branche smartphones, l'expérience Sony Ericsson a tourné au vinaigre (Sony reprenant son indépendance suite à des résultats en capilotade sur 2011, lire Sony Ericsson publie aussi de mauvais résultats), et Motorola Mobility va si mal (lire Du mou dans les résultats de Motorola Mobility) qu'elle n'a trouvé le salut qu'en se faisant racheter par Google.



En somme, parmi les fabricants, Android n'aura jusqu'ici réussi vraiment qu'à Samsung, et encore. Selon Canaccord, en dépit de ses 8,1 % de parts de marché dans la téléphonie mobile, Apple s'est arrogée à elle seule 80 % des bénéfices de toute l'industrie sur le dernier trimestre, ne laissant que les 20 % restants à se partager entre tous les autres (dont 15 pour Samsung). Quant au domaine des tablettes, aucun fabricant ne semble parvenir à entamer la domination de l'iPad. Pire encore, Android qui se présentait comme gratuit présente des coûts « cachés », puisque Microsoft est parvenue avec succès à obtenir des accords de licence d'un nombre croissant de fabricants Android, dont le onzième et dernier en date n'est autre que LG (lire Android : Microsoft ajoute LG à son escarcelle). La firme de Redmond a déclaré que 70 % des téléphones Android vendus sur le territoire américain lui rapportaient des royalties… Si on y ajoute les innombrables procédures judiciaires suscitées par Android, dont Apple n'est pas la moindre plaignante, le bilan de l'opération s'avère jusqu'ici plus que décevant pour la grande majorité des fabricants.

Développeurs en perdition

L'ouverture proverbiale d'Android, quoi que de plus en plus remise en question, aura pu séduire plus d'un développeur. Las, là aussi, les affaires ne sont pas bonnes. Le développement d'une application pour Android est bien plus long et coûteux que sur iOS, puisqu'il faut l'adapter à la pléthore d'appareils, de versions de l'OS en activité, et des quelque 90 App Store disponibles pour cette plateforme, sans oublier l'hypothétique disponibilité des services de Google en fonction des accords liés avec le fabricant. Un travail d'autant plus ingrat que l'utilisateur d'Android est typiquement moins prompt à ouvrir son porte-monnaie que sur iOS (qui rapporte trois à quatre fois plus que sur Android pour une même application, lire L'Android Market en perte de vitesse). En dépit de ce laborieux travail, le simple fait de laisser pour compte certains modèles, fussent-ils une minorité, déclenche un ouragan d'emails fielleux des utilisateurs laissés sur le bas-côté. Leur travail s'avérant un véritable sacerdoce, l'enthousiasme des développeurs pour Android va s'amenuisant (lire L'intérêt des développeurs pour Android s'amenuise), alors que d'autres jettent tout simplement l'éponge. Une situation suffisamment préoccupante pour que Google remplace le responsable de l'Android Market (lire L'Android Market change de tête). Il reste fort heureusement le modèle publicitaire, qui fait bien commodément les affaires de Google, mais celui-ci condamne les applications à un certain seuil de popularité pour s'avérer rentable, alors que l'ajustement du prix de vente d'une application permet d'optimiser son rendement économique.

Utilisateurs en otage

Du côté des utilisateurs, Android n'est pas sans inconvénient. Si l'OS de Google aura permis d'obtenir des smartphones intégralement subventionnés bien avant qu'Apple n'autorise d'en faire autant avec l'iPhone 3GS, et l'alternative en tant que telle ne pouvant que leur bénéficier, il n'en reste pas moins qu'à certains égards les utilisateurs d'Android ont de quoi se sentir laissés pour compte : les opérateurs et les fabricants avaient non seulement toute latitude pour livrer les appareils avec des applications promotionnelles préinstallées, mais pire encore, il était même impossible de les supprimer, du moins jusqu'à Android 4. La dernière mise à jour offre en effet plus de libertés à l'utilisateur, faut-il encore pouvoir l'installer : les programmes de mise à jour demeurent encore bien timorés, et ce même sur des appareils datant de quelques mois (lire L'Android Update Alliance : un simple vœu pieux ?). Et quand bien même les fabricants fournissent-ils les efforts nécessaires, ce sont parfois tout simplement les opérateurs qui ne les transmettent pas à leurs abonnés. Moralité, alors qu'Ice Cream Sandwich est sur le marché depuis octobre dernier, seuls 2,9 % des utilisateurs d'Android en bénéficient à ce jour (lire Android 4.0 : Ice Cream Sandwich double sa part d'usage). Et faute d'avoir le dernier OS, les utilisateurs se voient par conséquent interdire l'utilisation de certaines applications qui peuvent l'exiger.



Opérateurs… HEU-REUX !

Les grands gagnants d'Android sont sans conteste les opérateurs : leur offrant une alternative permettant d'endiguer le raz-de-marée iPhone lorsque celui-ci était soumis à un contrat d'exclusivité chez un concurrent, il leur permet également de conserver un contrôle plus grand sur leurs abonnés que ne le permet l'iPhone. Android offre également aux opérateurs un contre-pouvoir qui leur permet de contenir l'influence d'Apple. Nulle surprise donc à ce que les opérateurs s'empressent de recommander un téléphone Android plutôt qu'un iPhone à leurs abonnés, d'autant qu'Apple s'entête à amenuiser leur contrôle à chaque nouvelle version d'iOS, faisant passer de plus en plus de services qu'ils facturaient à l'unité en fonctions gratuites intégrées au système et passant par le forfait data. À cet égard, Google s'avère un partenaire bien plus docile.

Et Google dans tout ça ?

La part de marché d'Android est au moins susceptible de bénéficier à Google : plus le système mobile bénéficiera d'utilisateurs, plus le public susceptible de recevoir ses publicités sera nombreux. N'oublions pas que là est le modèle économique d'Android. En dépit de cela, Google ne se prévaut que de 550 millions de dollars de bénéfices pour les trois ans d'exploitation d'Android. Un chiffre particulièrement modeste en regard des 38 milliards de dollars de chiffre d'affaire réalisés en 2011 sur l'intégralité de son activité. Plus humiliant encore, Google gagne plus d'argent avec iOS qu'avec son propre système mobile : elle a indiqué l'an dernier que les deux tiers de ses revenus mobiles provenaient de l'OS d'Apple.

L'opération est loin de s'avérer lucrative, d'autant moins si on y rapporte les dépenses pharaoniques auxquelles Google a procédé pour Android : outre l'achat d'Android, Inc en 2005 pour un montant resté secret, de brevets à IBM pour une somme toute aussi mystérieuse, et des 12,5 milliards de dollars investis dans Motorola, il faut également compter les années de travail investies sur le développement du système d'exploitation depuis 2005. Ces dépenses paraissent un bien gros sacrifice pour n'obtenir au final que 550 millions de dollars en tout et pour tout, il faudra bien des années pour rentabiliser ces investissements à fonds perdu. Sachant qu'un utilisateur d'Android rapporte à Google 10 dollars par an de recettes publicitaires (soit le tiers de ce qu'un utilisateur de PC lui rapporte), il lui faudra gagner un plus large auditoire pour espérer rentrer dans ses frais (lire La drôle d'économie du monde des smartphones).



De fait, ces chiffres donnent un tout autre aperçu des 50 % de parts de marché d'Android, qui n'en font qu'une "victoire" de façade, vide de tout sens (lire Android : drôle de "victoire"). À tel point que divers observateurs s'interrogent sur la pertinence d'Android : à ce compte-là, Google aurait sans doute mieux fait de rester dans les bonnes grâces d'Apple.

Car la "trahison" d'Eric Schmidt a convaincu Apple de réduire la surface de ses partenariats avec Google en représailles : elle a fait nombre d'acquisitions dans le domaine de la cartographie qui semblent viser au remplacement à terme de Google Maps sur iOS, déjà effectif dans iPhoto (lire iPhoto pour iOS n'utilise pas les cartes de Google). Pire encore, Apple va jusqu'à s'attaquer au cœur de métier de Google avec Siri, qui "désintermédie" la recherche sur Internet. Même Mountain Lion propose le partage de vidéos via Vimeo intégré à tous les logiciels, a l'exclusion même de YouTube (exception faite d'applications spécifiques comme QuickTime Player qui le proposent toujours). Sans oublier qu'Apple s'est même lancée (avec plus ou moins de succès) en concurrence frontale avec Google en lançant iAds.

En misant sur Android, Google risque donc de tuer la poule aux œufs d'or, tout en fourbissant des armes à ses propres concurrents : Android a été mis à profit par Amazon ou Barnes & Noble sans même permettre à Google de bénéficier de la moindre retombée économique, puisque ces versions ont été non seulement amputées de tous les services de Google, mais même de l'Android Market. La créature lui échappe : Google ne contrôle plus son OS. Il ne s'agit plus d'une plateforme, mais d'un conglomérat de plateformes plus ou moins hétéroclites… et compatibles. La marque Android n'assure plus au consommateur un accès complet à son écosystème. La situation est suffisamment préoccupante pour que Charlie Kindel prédise que Google s'apprête à se désinvestir d'Android pour en proposer une mouture qui lui serait dorénavant exclusive, en faisant cavalier seul sur la marque Google Play.

Le bilan économique n'est certes pas des plus éclatants pour Google, mais ce serait faire preuve de courte vue que de s'en tenir là. Google n'avait en réalité pas d'autre choix que de lancer son OS mobile.

Guerre d'indépendance

S'il est un mérite qu'on peut reconnaître à Google, c'est sans doute qu'elle a été la première à comprendre le bouleversement incarné par l'iPhone. Tous les indicateurs le montrent : les appareils mobiles sont appelés à dépasser l'ordinateur classique pour l'accès au web. Pour conserver sa place de premier plan sur le web, Google se devait donc d'investir cette nouvelle place forte avant de se faire doubler par la bande. Mais à l'inverse des ordinateurs qui laissent toute latitude aux utilisateurs, Google ne pouvait se contenter de se laisser dicter son accès aux internautes par le moindre intermédiaire : ce serait laisser son destin entre les mains de partenaires encombrants. Qu'Apple décide demain, par lubie ou pour toute autre raison, de se passer de Google, et c'en était fini de sa domination sur le web.

Et Google ne s'en est pas vraiment cachée. Lors de la conférence Google I/O de 2010, Vic Gundotra citait Andy Rubin en ces termes : « Si Google n'agissait pas nous ferions face à un avenir draconien, un avenir où un seul homme, une seule société, un seul appareil, un seul opérateur aurait été notre unique choix. C'est un avenir dont nous ne voulons pas. »

Certes, Google gagne sans doute aujourd'hui moins d'argent que si elle s'était sagement contentée du marché de l'iPhone. Mais elle y a gagné en échange quelque chose de bien plus précieux : son autonomie et son indépendance. Et s'il lui reste de nombreux problèmes à régler sur Android, au moins ne dépend-elle de personne pour y faire face. Dans un marché aussi stratégique que l'Internet mobile, cela vaut tout l'or du monde.
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82 Commentaires

avatar Marc-Alouettes 11/04/2012 - 17:26

@rom54 : @BenUp: :"Je suis sur Mac depuis 1990..." Perso, je suis AppleUser (le Mac n'existait pas) depuis 1976. Cela ne veut pas dire que je détiens la vérité mais RV dans 10 ans. Ca sent le sapin pour certains mais rassures toi pour la !

avatar BenUp 11/04/2012 - 17:44

@Marc-Alouettes J'ai pas la réponse mais Apple me semble oublier l'important au profit de l'argent. Certes c'est bien, mais quand je vois l'interface de l'iOS débarquée sur OSX, et un OSX le cul entre deux chaises, et l'interface d'iOS stagner je croise les doigts pour que Apple ait des nouveautés bien plus pertinentes. Oui aujourd'hui c'est cool d'être sur Mac car je passe plus pour un intégriste :-) mais je trouve que ça sent le sapin... et après 20 ans de distance je trouve que Apple doit trancher, entre iOS ou OSX, à la manière de MS qui offre un OS pour contrôler n'importe quels supports. Et Google quoi qu'il en soit fait d'énorme effort sur Android dont je suis aussi utilisateur. Tout ça pour dire que Apple a lancé un mouvement et comme d'hab n'arrive plus à le contrôler et faire des coupes franches. D'ailleurs avant même la disparition de Jobs nous pouvions sentir cette perte de contrôle. Je pense que pour être bon dans un domaine et exceller, il ne faut faire que ça. Jobs l'avait d'ailleurs fait sur les machines puis l'OS. Une chose à la fois pour dominer, mais aujourd'hui les branches partent dasn tous les sens...

avatar Marc Duchesne 11/04/2012 - 17:54

Quand on a une allure de robot trop gras vert avec les yeux blanc, pas besoin de plus pour dire que la forme n'y est pas trop...


avatar Manu 11/04/2012 - 18:14

@BenUp Ce qui est important ce sont pas les branches mais la sève qui les nourrit. Apple n'utilise à la base qu'un OS. L'apport de la richesse de l'interface d'une plate-forme, il s'en sert pour améliorer l'expérience utilisateur de l'autre. "The amazing user experience of iOS is possible because of the powerful foundation upon which it is built. Derived from the proven core of Mac OS X, iOS has been streamlined to be compact and efficient, taking maximum advantage of the iPad, iPhone and iPod touch hardware. "

avatar Marc-Alouettes 11/04/2012 - 18:38

@BenUp: "Une chose à la fois pour dominer, mais aujourd'hui les branches partent dasn tous les sens..." Je comprends ton inquiétude mais imagines un iPad sous un Lion Light avec 10h d'autonomie ? Je penses que tu auras de bonnes surprises

avatar fpoil 11/04/2012 - 22:52

C'est clair que les majs sous androïd c'est une vraie plaie : tu dépends du constructeur, de l'opérateur et de Google. Que de majs ajournées, reportées à plus tard... D'où le gros intérêt d'avoir un tel Google : au moins on peut faire les majs à la mimine... Et ICS et vraiment un très bon OS, largement au dessus du pain de sucre. Pour le dev, j'imagine bien l'angoisse des définitions multiples : c'est un peu le cas des sites web à afficher sur les mobiles.

avatar Anonyme (non vérifié) 12/04/2012 - 15:42

lol, il faut prendre à la légère les 550 millions seulement vs l'argent fait avec le iphone. En 2007, il y avait seulement 1 modèle android sur 1 opérateur T-Mobile ... ça va en 2010 avant qu'Android ne soit répandue .. les chiffres dont vous parler n'ont aucun sens maintenant. Ce n'est pas la faute d'Android si la concurrence fait en sorte que HTC ou Motorola font moins de sous qu'avant ... c'est parce que le marché est manifestement fragmenté entre tous les fabriquants qui utilisent Android Vs juste Apple. Les consommateurs sont beaucoup mieux servi aujourd'hui par Android/ios qu'ils ne l'étaient par symbian et windaube mobile. Google n'en a pas grand chose à foutre que ce soit Samsung ou Asus ou Motorola ou Acer ou LG qui vendent le plus de téléphone ... c'Est le nombre total de téléphone sous Android qui compte. Pour ce qui est de l'android Market (Google Play) et des développeurs ... 90% + des applications qui sont téléchargés par les utilisateurs sont disponibles sur les deux plateformes .... rien à foutre qu'il y est 2344 jolies clients twitter dispo sur ios quand 99% des gens utilisent le client officiel .. même chose pour Facebook etc ... Les utilsateurs Android téléchargent peut-être moins d'application parce qu'à la base leur téléphone est fournit avec plus d'application utile que les iphones ? Google maps navigation = gratuit VS 25-50$ sur ios ... etc ...

avatar macoupc 12/04/2012 - 19:40

Le premier graphique avec les camemberts de la progression de part de marché d'apple dans la téléphonie on dirait PACMAN !

avatar Marc-Alouettes 13/04/2012 - 09:27

@macoupc : C'est PACMAN version 2012

avatar @MathieuChabod 10/04/2012 - 15:48

Merci pour cet article ! C'est pas mal de parler de la concurrence, et surtout de montrer aussi leurs points positifs.

avatar Anonyme (non vérifié) 10/04/2012 - 15:57

@chabodmathieu : il y a évidemment des points positifs, mais je suis toujours rebuté par Androïd à cause de la politique de vie privée de Google ... Une entreprise qui fonde ses revenus sur la pub est obligée de la cibler, pas terrible au niveau vie privée ...

avatar bysus 10/04/2012 - 16:04

Vu la diversité des applications, les verrous iOS absents sous Android, la diversité des smartphones (prix, tailles, claviers, écrans, etc.) et diversité des tablettes, le titre "Utilisateurs en otage" de la part d'un site Apple, c'est un peu une blague non ? Ensuite pour le reste, pas mal de choses sont discutables... HTC a perdu beaucoup ok, mais regardez ses ventes globales depuis qu'Android existe ! Pareil pour Sony Ericsson : depuis qu'ils sont Sony ils battent tous leurs records de vente... Pour les developpeurs, combien peuvent faire sous Android des applis qui seraient tout simplement refusées sous iOS ? (Go Laucher, Contacts, GO SMS, tous les claviers alternatifs, les live wallpapers...) Vous ne voyez que ce que vous voulez voir, c'est un peu trop orienté même si certaines choses sont bien vraies ! Une chose est sûre, la monétisation (retour sur investissement) est moins bonne sur Android qu'iOS mais c'est tout simplement la politique de Google et Apple qu'il faut comparer : ce n'est pas la même philosophie pourtant les deux font de l'argent ;)

avatar Steeve J. 10/04/2012 - 16:05

C'est vrai, c'est un très bel article mais il ne faut pas oublier qu'au départ Google croyait qu'Apple allait laisser faire et qu'ils ont précipité Android en essayant de préserver où ça allait faire mal comme le multitouch qui était désactivé sur les premiers modèles par exemple. Ils ont laissé les constructeurs en première ligne pour ne pas eux même offenser Apple car ils savent bien qu'ils ont plus à perdre qu'à y gagner. Mais quand Samsung va faire comme Amazon et que petit à petit le monde Android va se parceler ils risquent un jour ou l'autre de le laisser à l'abandon dans les smartphones et le faire partir dans une multitude de produits : lunettes connectées etc ...

avatar adnX 10/04/2012 - 16:08

Le problème de google est simple: Android est une daube au niveau technologique. Les outils de développement sont nuls ! Donc, les développeurs se cassent les dents ! Et préfère rester sur iOS qui est a coté une mercedes de Luxe. Tant que Google restera sur ces choix techniques (Java, eclipse), ils auront les mêmes résultats. On a envisagé porter nos produits pendants un temps mais on a vite déchanté.

avatar ipaforalcus 10/04/2012 - 16:18

Jolie conclusion, bel article.

avatar mouharf 10/04/2012 - 16:18

Qu'elle vie privée? celle que l'on exibe sur facebook? Celle qui ,lorsque l'on prend un fournisseur web, est enregistré dans leur petit papier et qui se vend aux entreprise? Celle qui passe par Apple et qui lui sert aussi? Thomas More doit être l'idole de certain quand même... Sinon très bon article! Entre la peste et le choléra on est quand même bien mal lotis non? Sinon petite question:quel serait le chiffre d'affaire de HTC ou Sony s'il y avait pas androïd? Moins bon encore à mon avis, Ce n'est pas de la faute d'android si il ne se font pas d'argent...mais samsung copie Apple et ça leur reussi bien ,et je parle de marketing pas de design là...je vois jamais de pub pour un smartphone sony ou htc..par contre Apple et Samsung...

avatar ryanux 10/04/2012 - 16:31

Très bon article, bravo à son auteur.

avatar veroguijo 10/04/2012 - 16:33

Pour une fois que l'on peut lire un article avisé...

avatar lukasmars 10/04/2012 - 16:43

LOl. A lire cet article, Android serait un naufrage technologique. Amusant ou pitoyable; c'est selon.

avatar havox79 10/04/2012 - 16:49

@adnX : en effet leur outils sont vraiment préhistorique. Après les apps androids ne sont pas très recherché la plupart du temps, elles servent juste à un réseau, site, marque, d'être présent sur le très grand marché android. Malheureusement même simple le coût de dev est plus élevé que sur iOS et les apps ont souvent besoin d'être gratuite pour exister sur Google play, si bien que beaucoup ne développent plus que pour iOS qui a un rapport coût/part d'utilisateurs/revenus éventuels bien plus grand.

avatar jesfr 10/04/2012 - 16:51

Personnellement je n'aime pas Android mais je préfère un Android plutôt qu'un nouveau windows avec iOS , Ça nous laisse au moins le choix.

avatar Scalp 10/04/2012 - 17:01

[quote=havox79]@adnX : en effet leur outils sont vraiment préhistorique. Après [b]les apps androids ne sont pas très recherché la plupart du temps[/b], elles servent juste à un réseau, site, marque, d'être présent sur le très grand marché android. [b]Malheureusement même simple le coût de dev est plus élevé que sur iOS et les apps ont souvent besoin d'être gratuite pour exister sur Google play, si bien que beaucoup ne développent plus que pour iOS qui a un rapport coût/part d'utilisateurs/revenus éventuels bien plus grand[/b].[/quote] Tu as des sources pour tout ça ? Parce que sur mon iPhone et mon S2, bizarrement, je retrouve les mêmes applis...

avatar Vanton 10/04/2012 - 17:05

@jesfr : La question du choix est importante oui. Mais reste qu'Android a des origines sombres, pour ne pas dire pirates. Pour moi le choix il est plutôt du côté de Windows phone qui propose une vraie expérience, différente et originale, et, malheureusement, du côté de feu (ou presque) WebOs, qui était à la traîne niveau performances mais qui avait lui aussi une vraie philosophie et qui ne reposait pas sur un pillage.

avatar XiliX 10/04/2012 - 17:11

[quote=lukasmars] A lire cet article, Android serait un naufrage technologique.[/quote] Comme d'hab... tu lis toujours la première et la dernière ligne... Je te fais un résumé. [i]Android était annoncé comme [b]L'OS[/b] de beaucoup de fabriants de smartphones à l'image de Windows pour les fabricants de PC. Or, mise à part Samsung, les autres fabricants sont entrain de se casser la... Quel passage parle d'un naufrage technologique ? Donc au lieu de "Android" == "Beaucoup fabricants" on a "Android" == "Samsung".[/i] Ca rentre mieux là en 4 lignes ?????

avatar Anonyme (non vérifié) 10/04/2012 - 17:13

@mouharf : c'est cette logique que je ne comprends pas : "puisque de toute façons internet peut menacer la vie privée avec les logs de FAI, alors tant pis, je choisis de laisser Facebook devenir propriétaires de mes photos et infos, à Google de me suivre partout en l'aidant parfois avec Chrome ... " Tant qu'à faire ... allons y ;)

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