App Store : le blues du développeur

Nicolas Furno |
À une époque où tout le monde, de RIM à Microsoft en passant par Google ou Palm, est décidé à copier Apple avec son App Store, jusqu'au nom même (lire : SFR ouvre son Appli Store pour le Mac et les autres), les critiques autour de ce magasin prennent d'autant plus de relief. Avec déjà plus de 10 000 applications disponibles et plusieurs cas de développeurs ayant amassé de jolies sommes grâce à une seule application, on a plutôt le sentiment d'une affaire rondement gérée.

Pourtant, à y regarder de plus près, une grande partie des applications proposées est sinon inutile du moins sans grand intérêt. À cet égard, un exemple frappant est la multiplication des logiciels ayant comme seul objet d'appeler un numéro d'un tapotement depuis l'écran d'accueil (leur icône est une sorte d'alias vers un contact de votre carnet d'adresses). Si l'idée n'est pas mauvaise en soi, bon nombre de développeurs l'ont déclinée à l'infini (une application pour papa, une pour maman, etc.). Ces applications, souvent surnommées "Crapwares" (de l'anglais "crap" comme merdique) menacent de transformer l'App Store en "Crap Store" de l'avis de certains développeurs.


ring tones app


Le prix moyen des applications est un bon indicateur de cette tendance. Il ressort d'une étude réalisée au mois de novembre, que la majorité des applications est vendue 79 centimes, puis viennent les gratuites et, loin derrière, toutes les autres. Le prix moyen était, à cette époque, de 3,21 $ (4,15 $ en ne considérant que les applications payantes). Certes les projets ambitieux existent et ils sont appelés à se développer (lire : SimCity : enfin un grand jeu sur iPhone et iPod touch ?), mais ils sont encore peu nombreux au vu du total.


répartition prix
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Par ailleurs, l'App Store manque de transparence dans la navigation, un point qui a déjà été largement souligné. Les applications profitant d'une bonne visibilité sont celles placées en page d'accueil de l'App Store et dans les listes de classements. Les autres plongent plus ou moins dans l'oubli : à part quelques titres connus, on ne tombe que par hasard sur la majorité des applications. Certes, des sites ou applications spécialisés essaient d'améliorer l'App Store, mais ces solutions sont loin d'être idéales.

Le juste prix
Dans une lettre ouverte à Steve Jobs, Craig Hockenberry, développeur de Twiterrific [1.1 – US – Gratuit | 1.1 – US – 7,99 € (version premium)] et Frenzic [1.0 – US – 3,99 €], fait part de ses doléances à propos des problèmes évoqués précédemment. Selon lui, le modèle de l'App Store inciterait les développeurs à ne proposer que de petites applications sans intérêt et pas chères et les empêcherait de travailler sur de gros projets. Il avance plusieurs arguments pour soutenir sa thèse.

Il explique d'abord qu'il est très difficile, pour un développeur, de maintenir la visibilité de son titre autrement qu'en baissant son prix. Puisque les clients ne connaissent d'une application qu'un court descriptif et cinq captures d'écran au maximum, leur seul véritable critère de tri est, selon lui, le prix.

Après tout, pourquoi payer plus cher si c'est pour avoir la même chose ? Par ailleurs, il n'y a aucun moyen de savoir si une application fonctionnera vraiment, dès lors, et il est plus prudent de payer 79 centimes que quelques euros. Résultat, les applications les moins chères se vendent plus facilement, elles se retrouvent ensuite dans les listes des plus vendues et par ricochet sur la première page de l'App Store. Leur visibilité est alors très grande et elles se vendent mieux, dans un processus vertueux très simple. Si Hockenberry oublie le rôle fondamental des critiques, il n'a pas, pour autant, entièrement tort. L'achat impulsif est plus aisé sur un titre à 79 centimes qu'à 8 euros.


appstore


Si, pour conserver une visibilité, un développeur doit baisser ses prix et s'aligner sur la concurrence, cela a des conséquences très importantes sur les applications elles-mêmes. La démonstration de Hockenberry, agrémentée d'exemples chiffrés, est sans appel : pour rentabiliser une application réalisée en un mois par trois personnes, un prix de vente à 79 centimes peut suffire si l'application connaît un certain succès. Mais c'est impossible pour un gros projet représentant six à neuf mois de travail : il faudrait en vendre entre 10 000 et 15 000 par jour pendant plusieurs semaines, ce qui est, en effet, assez improbable.

Hockenberry et son équipe ne développent pas, comme ils aimeraient le faire, de gros projets, mais de petites applications qui seront sans doute vendues à ce tarif ras du sol. D'un strict point de vue financier, les risques seraient trop élevés de ne pas rentabiliser le développement. Avec le temps, le nombre d'applications augmentant sans cesse et la visibilité de chaque application devenant mécaniquement plus réduite, la perspective tant redoutée d'un "Crap Store" se fait plus prégnante.


everything99


L'avis d'Andy Finnel, un autre développeur, rejoint celui de Hockenberry tout en étant beaucoup plus radical. Il incite en effet ses pairs à tous augmenter leurs prix de manière très significative : les applications à 0,79 € devraient passer à 7,99 €, celles à 3,99 € à 13,99 €, etc.

Les développeurs doivent pouvoir vivre de leur métier, et il leur faudra forcément augmenter leurs prix de vente sur l'App Store. Avec des applications à 79 centimes, la boutique d'Apple ne peut que courir à sa perte, en devenant un repère d'applications abandonnées faute de moyens, ou de petits logiciels conçus par des amateurs pour le plaisir, ou des étudiants qui les abandonneront tout aussi rapidement. Pour que l'App Store garde son intérêt, il faudra obligatoirement que les développeurs augmentent leurs prix et que les clients acceptent de payer le prix de la pérennité de leur acquisition. En revanche Andy Finnel oublie toutes ces petites applications, parfois fort utiles, mais qui ne pourraient pas, raisonnablement, trouver preneur à plus de 79 centimes.

Dan Cornish, PDG de Cosential, abonde dans ce sens : selon lui, les applications proposées sur l'App Store ne seront que le fait de passionnés, plus ou moins bénévoles, mais pas de grosses entreprises qui ne pourront pas y faire suffisamment d'argent. Pour le dire autrement, l'App Store sera sans doute plein de bonnes idées, mais sans argent.

Quelles solutions ?
Hockenberry conclut sa lettre par une question : est-ce qu'Apple n'attend de l'App Store que de l'insignifiant ou veut-elle des applications sérieuses qui exploitent réellement les capacités des iPhone et iPod touch ? C'est aussi la question posée par Fraser Speirs, développeur d'Exposure, un client pour Flickr.

Il explique que les appareils mobiles d'Apple constituent une plateforme aux nombreuses possibilités, mais que les applications gratuites ou à 79 centimes seront incapables d'exploiter. Si Cupertino le voulait, ses terminaux mobiles pourraient même devenir, selon lui, de véritables ordinateurs miniatures.

Il renvoie la balle à Apple et il se trouve que celle-ci a déjà pris quelques initiatives. Après avoir permis aux développeurs d'offrir plus facilement leurs applications, l'App Store vient d'être légèrement réaménagé afin de mettre en avant les meilleures applications de chaque catégorie (lire : Apple améliore l'App Store).


app store catégories


On est encore loin de résultats satisfaisants, mais il n'existe pas vraiment de solutions idéales : on pourrait imaginer un système identique à la location des films avec des applications qui se désactiveraient automatiquement au bout d'un certain temps. Pourquoi ne pas aussi imaginer un système d'achat dans les magasins en dur : par exemple, les plus gros jeux pourraient être vendus dans les magasins spécialisés, aux côtés des autres plateformes. Les boites ne contiendraient qu'un code pour télécharger le jeu qui serait aussi disponible dans l'App Store, bien sûr, mais un public différent serait assurément touché. De plus, il est sans doute plus facile de demander un prix important quand un objet physique est acheté.


jeux boite


Autre idée suggérée déjà depuis quelque temps, modifier le critère des classements des applications. Aujourd'hui, le seul critère retenu est le nombre de ventes, ce qui a permis à de nombreuses applications de monter directement tout en haut de la liste des applications payantes en étant d'abord proposées gratuitement. Cette concurrence déloyale aux applications payantes, très vite dénoncée, pourrait être annulée en pondérant le nombre de ventes par le prix. En clair, une application à 79 centimes vendue 100 fois (soit 79 euros) serait moins bien classée qu'une autre vendue 15 fois à 7,99 euros (soit un peu moins de 120 euros).

Si l'App Store est un incontestable succès à ce jour, on ne peut pas écarter d'un revers de la main les arguments de Hockenberry. Bien sûr, les grands studios de développement, comme Gameloft, sont capables d'égaliser leurs revenus avec d'autres sources, mais les petits développeurs indépendants pourraient rapidement arrêter de développer pour l'App Store s'ils venaient à perdre de l'argent. Étant donné qu'ils ont tout intérêt à vendre des applications plus cher (rappelons qu'Apple prélève 30 % des ventes).

Un problème, quel problème ?
La lettre de Hockenberry a rapidement fait le tour de la toile et les réponses ne se sont pas fait attendre. Peter Cohen, sur Macworld, tempère sur la responsabilité d'Apple. Selon lui, le problème est réel, mais c'est aux développeurs de se prendre en main pour gagner en visibilité.

Il ne faut pas juste avoir le meilleur produit, ça ne suffira pas ; il faut également dérouler un marketing puissant et innovant pour "se faire un nom". Rendre sa marque visible, se faire connaître auprès du public, voilà ce qui est indispensable pour que ses produits soient vendus, quel que soit leur prix. Et Peter Cohen de citer l'exemple de ngomoco.inc qui a commencé à être connu et reconnu sur l'App Store pour ses applications.

Peter Cohen conclut malicieusement son article en rappelant que le destinataire de la lettre, Steve Jobs, est bien le premier à savoir ça. Depuis ses débuts, rappelle-t-il, le Mac est meilleur que le PC, ce qui n'a pas permis pour autant une domination du premier sur le second, alors que le succès actuel vient, pour une bonne partie, du marketing…

Autre réponse à cette lettre ouverte, celle d'appcubby est à la fois très complète et très intéressante sur, justement, la question du marketing. Du site aux applications, David et son équipe de développeurs indépendants ont choisi l'unité graphique (esprit "fait main") pour essayer de créer une image.


appcuby


Loin des succès surmédiatisés de l'App Store qui ne sont que des exceptions, son exposé financier remet les pendules à l'heure : depuis le mois de mars, il est parvenu tout juste à l'équilibre financier et espère quelques bénéfices légers pour le début 2009. Il s'estime de ce fait plutôt content, mais reste inquiet sur l'avenir : les ventes d'applications sur l'App Store, et donc ses revenus, ont été jusque-là plus proches de montagnes russes que de ventes durables. Et il cherche comment stabiliser les ventes de ses applications de niche - Gas Cubby (1.1 – US – 3,99 € puis 7,99 €) pour gérer la consommation de son véhicule et son entretien et Trip Cubby (1.1.1 – US – 3,99 € puis 7,99 €) pour calculer ses frais de déplacements.

David détaille avec précision tout ce qu'il a essayé en marketing pour gagner des clients (bandeau pub sur un site Mac, liens Google, promotion auprès des sites d'actualité, etc). Il en ressort que le levier le plus efficace est en fin de compte celui d'Apple. Gas Cubby a été choisie par les équipes d'Apple et placée en première page du magasin, dans la liste des applications recommandées puis celle des actualités. Du jour au lendemain, ses revenus ont augmenté de manière considérable comme le montre le graphique ci-dessous. Inversement, sitôt que l'application a quitté la première page, ses revenus ont pris le chemin inverse avec régularité. S'il est, bien sûr, ravi de l'aubain fournie par Apple, il ne sait pas sur quels critères son application a été retenue, ni qui a présidé à ce choix. Ainsi, bien que l'impact soit réel, un développeur ne peut pas compter sur ce coup de pouce tant il semble aléatoire.


applerecommandés


Hors Apple, le soutien le plus efficace est venu des articles parus sur de grands sites comme Gizmodo. Malheureusement, l'effet est à chaque fois très court (de l'ordre d'un jour) et cette méthode n'est donc pas viable. Il a été en revanche déçu par la publicité, que ce soit sur Internet (AdWords de Google) ou directement intégrée dans les applications (AdMob). Sans nier que la publicité ait eu le moindre impact, il ne peut pas le quantifier et considère que les gains sont trop faibles ou imprévisibles par rapport aux coûts.

Si David a envisagé de proposer une version "Lite" et gratuite de ses applications, il ne l'a pas fait et il doute même de son utilité, la jugeant même contre-productive. Le risque étant que les clients se contentent de cette version gratuite. En définitive, ce qu'il attend, c'est un système de téléchargement de versions démo. Et celui-ci ne pourra venir que d'Apple.

crédit image : Flickr - taptaptap
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avatar Grahamcoxon | 
Il y a du vrai dans cet article. Je trouve l'Apstore un peu "bordélique". Et ça ne s'arrangera pas avec le temps...
avatar gautik94 | 
mouais...
avatar v1nce | 
ah bon, vous pouvez pas générez un contact sur l'ecran d'accueil ????? c'est bête ça,ya pas une appli qui sert à faire ça ? genre: AnyCut (pour Android) qui permet de faire les raccourcis qu'on veut (infos, batteries,status, bookmark, lien sms, lien contact, etc..... )
avatar london | 
C'est vrai que l'AppStore a perdu en lisibilité. Auparavant, on pouvait cliquer sur deux liens très pratiques: 1) "Toutes les applications gratuites pour iPhone" 2) "Toutes les applications payantes pour iPhone" Quand on cliquait sur ces liens, on avait toutes les applications, des plus récentes au moins récentes, et chaque jour, il suffisait de cliquer sur ces liens pour consulter les nouvelles applications. Après c'était à nous de choisir ce qui valait la peine ou non. Le fait que ces liens n'existent plus montre la cohérence du store... Pousser les gens à choisir des applications payantes... alors qu'elles ne sont pas forcément superbes... Il faudrait réorganiser tout ça... Et il faudrait penser aussi à une façon d'organiser les applications sur l'iPhone ou l'iPod Touch quand le nombre de ces applications est important! Bref, y'a du boulot encore à Cupertino
avatar FredX | 
Est-ce de la faute de l'Appstore ?? Si l'on écrit un logiciel sur Mac par exemple, le problème est le même (peut-être pire) : comment se faire connaître, vendre et donc rentabiliser les développements. Surtout à notre époque où les (non)clients souhaitent tout avoir gratuitement et ne comprennent pas qu'il faille payer une personne qui développe une application. Il est effarant de voir parfois les commentaires très critiques sur l'absence de telle ou telle fonctionnalité sur un logiciel gratuit ! De toute façon je ne sais pas combien d'entreprises vivent des revenus de développement d'applications sur des mobiles mais elles ne doivent pas être très nombreuses. Alors l'Appstore n'est sans doute pas parfait mais est-ce vraiment la cause de cette difficulté à vivre de son travail de développeur ?
avatar flette | 
App Store c'était rigolo et bien foutu la 1ere semaine quand il y avait quelques dizaines d'appli. Depuis, c'est le b..... Et ce foutoir - même pas joyeux - entretien l'image que le iPhone est un beau et bon jouet plutôt qu'un outil pro. Il serait temps qu'Apple dote AppStore d'un outil de recherche multi critères et aussi d'une section PRO. Quant aux versions de démo, c'est devenu indispensable vu le nbre de softs.
avatar freed201 | 
"Est-ce de la faute de l'Appstore ??" ben oui, vu que apple obliqe que tout passe par l'appstore
avatar boulifb | 
Perso, j'ai rien vu de transcendant sur l'AppStore. Que des saloperies qui marchent 1 fois sur deux. Dont un logiciel que je ne nommerais pas que j'ai descendu en flèche car il plante systématiquement dès le passage en 3G ou EDGE. Alors que c'est annoncé que ça supporte la 3G et l'EDGE. Lamentable. Pas besoin d'être pro pour faire ce genre de saleté. Un développeur pro, vérifie sur plusieurs machines et version du systèmes utilisé que son logiciel fonctionne au niveau unitaire puis global. La plupart des applications de l'AppStore ne sont ni faites ni à faire. Vivement que des VRAIS éditeurs et pas des "éditeurs" du dimanche (ou bidouilleurs si vous préférez) s'y mettent!
avatar def13 | 
Vite revenons à l'ancien modèle économique de vente de logiciels ! Un logiciel inscrit sur un CD (ou disquettes), dans une boîte en carton, située sur les rayonnages d'un magasin en dur ! C'est l'hôpital qui se fout de la charité là ! Et sur internet, via Safari ou FF, on en trouve pas des logiciels merdiques ? Gratuit ou très cher ? Certains logiciels gratuits sont même meilleurs que des logiciels payant ou tout simplement indispensables ... Ah c'est sûr, avec l'App Store le logiciel payant peut se retrouver nez à nez avec la concurrence ; et si un petit malin/génie fait mieux que votre application et pour gratuit ça plombe votre marché ! C'est à vous de vous défoncer pour proposer des applications qui ne souffre aucune comparaison au point qu'elles soient totalement indispensables. Vous verrez que même à 9,99 ou 14,99 euros elles partiront comme des petits pains ! C'est terminé le temps où on gagnait un maximum en faisant le minimum.
avatar lord danone | 
@boulifb: euh sinon, tu sais ce que c'est l'app store? :x
avatar Born | 
Ouais, je pense que Apple+tous les développeurs+ tous les clients, ça fait déjà beaucoup de monde, et beaucoup de raisons de s'engueuler. Rien d'anormal à ce que tout le monde ne soit pas d'accord tout de suite...
avatar james85 | 
Oh ben ça alors, quelle surprise ... Les mer... se vendent mieux que les trucs de qualité, donc forcément plus cher. Et le fait qu'il n'y ait qu'un seul magasin, ça ne gêne personne ? Dans la vraie vie, vous avez des hard-discounters, des supermarchés et des boutiques spécialisées. Et tout le monde s'en sort, car personne ne travaille sur les mêmes segments. En plus, cela permet à certains magasins de filtrer les applications en décidant des critères des produits dans leur boutique : critère thématique, critère de qualité, critère de prix, ... Et plus de boutiques, ça fait également plus de testeurs, et plus d'avis de consommateurs. Et vous savez quoi, en plus, les acheteurs arrivent à s'y retrouver. Alors ce modèle soviétisant de la boutique d'Etat, c'est une absurdité sans nom. Qu'Apple ait sa propre boutique, bien entendu. Mais que ce soit la seule, c'est hallucinant : je ne comprends pas comment on peut trouver ça normal.
avatar AAleXX | 
Le premier qui sort une appli de notes/tâches qui se synchronisent avec le mac (mail et iCal), juste cela, il va gagner gros probablement. Je suis surpris que cela n'existe pas encore.
avatar Anonyme (non vérifié) | 
Oui, et alors ? Quel est le but de cet article ? Le but d'apple : se garder le monopole des applications "intéressantes" et se vanter d'avoir une boutique qui propose des dizaines de milliers de logiciels.Même si ces logiciels sont bidons. Apple se moque complètement des développeurs indépendants. Ils ne pensent qu'à leur pomme. Cela n'a rien de nouveau. Et cet article démontre quoi ? Rien du tout ! Du vent avec des mots. Une forme d'art après tout. L'art de l'encensement réhaussé par de pettes critiques non constructives, histoire de montrer un peu d'auto dérision et d'augmenter artificiellement son objectivité.
avatar titam | 
Selon moi, ce qui pourrait être très utile pour les développeurs de "vraies" applications serait un classement par Apple dans différentes catégories de qualité comme: -Applications complètes -Applications satisfaisantes -Applications peu intéressantes -Minies Applications Et dans chacune de ces catégories, il pourrait également y avoir un classement (comme les Top 50...) Ca pourrait être bien plus profitable pour les développeurs mais également pour les utilisateurs, on pourra ainsi savoir si une application vaut vraiment la peine d'être achetée ou pas sans regarder tous les commentaires, ça serait vraiment plus simple je pense. Voilà ;), Titam
avatar BlueVelvet | 
Mouais, bcp de grincheux dans les réponses... J'ai un iTouch depuis quelques semaines, je suis épaté par l'offre de l'AppStore. J'y ai trouvé des jeux sympas et des références puissantes (Antidote, etc.) Et ils marchent bien. Oui l'AppStore devient assez bordélique. Oui, il y a un problème de classes de prix: j'ai parfois acheté des apps trop chères pour ce qu'elles sont, et d'autres gratuites me sont indispensables. Oui, il y a des quantités d'apps débiles, surtout en cette période de Noël!! Mais j'ai parfois l'impression que les gens voudraient qu'on leur livre tout sur un plateau derrière leur écran. Quand vous entrez dans un supermarché, vous avez l'habitude de vous balader, chercher ce dont vous avez besoin, non? C'est la même chose sur l'AppStore. On peut s'y retrouver en suivant iGeneration, apptism, appshopper... Les infos circulent quand même.
avatar shenmue | 
Pour moi, l'article d'Hockenberry est une "crap-analyse " de la situation de l'Appstore... Certes, le système de recherche dans l'Appstore est pourri, vraiment pourri, néanmoins, l'argument du "les craps-Apps" vont tout envahir parce que les gens n'achètent que les prix les plus bas est iune absurdité TOTALE et la preuve c'est bien le CLASSEMENT des meilleures ventes sur le store, notamment dans la partie jeu: En catégorie action, le second jeu le plus vendu est un jeu à 8 euros, héros of sparta et le premier, Chopper, certes vendu maintenant à 0,79 cts d'euros à fait la fortune de son Développeur du temps où il coûtait 5 fois plus...le 4 eme jeu le plus vendu dans cette catégorie est l'excellent Fieldrunners, vendu à 4 euros...et le 5eme BIA vendu 8 euros... ça commence mal l'argument du "les jeux les moins chers ont plus de visibilité"...mais peut-être Hockenberry se plaint-il de l'INCAPACITE de pas mal de devs à se sortir les doigts du c.. pour pondre quelque chose de correct et pour que les gens s'interressent à leur crap-machin juste parceque c'est un peu mieux enrobé que le crap-machin d'à côté? ça c'est sûr, c'est fini... Mais continuons la démonstration....au rayon aventure, 4 des 5 premières ventes sont le fait de jeux coutant au minimum...6 euros...on est loin du crap à 0,79 euros ici... Rayon arcade, Crash bandicoot est en tête et coûte 5 euros Rayon casse-tête, 4 des 5 meilleures ventes sont à 5 euros minis... Rayon course, 3 des 5 meilleures ventes sont à 5 euros minis... Rayon JDR, le premier titre est à 5 euros... Etc, etc.... Quand on argumente, il faut être factuel...le reste c'est du blabla, le store d'Apple a de nombreux défauts, PAS celui de ne faire vendre que de la merde et à obliger les devs à baisser les prix...ça, c'est de la légende urbaine...un bon titre se vendra toujours bien , une merde rejoindra les profondeurs du classement, MEME à 50 cts d'euros...et ça, c'est bien ce qui arrive aujourd'hui...
avatar shenmue | 
Autre chose: Arguer de la baisse de qualité des applis au moment où de manière pourtant évidente celle-ci est en GROSSE augmentation est vraiment là un coup particulièrement fielleux vis à vis des collègues Mr Hokenberry. Au moment où NGMOCO sort son Rolando, dire qu'un jeu à 8 euros ne se vendra pas...c'est...comment dire...un peu osé... Même les devs indépendants peuvent LARGEMENT s'en tirer...les devs de Spin, de Fieldrunners, de Trism, ou encore de Fuzzle ne se plaignent visiblement pas et leurs jeux ont beau n'être que des puzzle games originaux, ils sont avant tout excellents et chronophages...so what ? Il n'y a pas de correspondance immédiate entre prix et qualité même s'il est vrai que 90% des applis sont à foutre à la benne (mais ça en fait au final encore un bon millier de potables quoi...) et ceux qui disent qu'il n'y a rien de correct sont juste des trolls... Laréalité, c'est que si la plupart des devs font du crap, justement , ils ne vendront rien...la seule façon de s'en sortir pour eux sera bien de faire progresser leurs applis..la concurrence est ici le meileur garant de la qualité finale..croire que les gens vont juste faire exporés d'acheter les merdes à 79cts d'euros alors qu'il y a tout de même de vrais bijoux en dessous de 2 euros (comme Orions par exemple, mais il y en a bien d'autres), c'est tout de même prendre les gens...pour des cons...et le classement des ventes montre que visiblement, ils le sont moins que Hackenberry ne le dit... Mais peut-être qu'Hackenberry lui-même n'a pas d'autres idées derrière sont très bon Frenzy, peut-être se sent-il dépassé par la nouvelle génération de dev qui fait aussi bien que les gros studios, peut-être préfèrerait-il un store avec presque personne où finalement son appli moyenne aurait plus de chancde de se voir reconnue...on pari que c'est ça ?
avatar shenmue | 
Enfin l'exemple d'Appcuby est juste catastrophique et risible: Ces messieurs veulent vendre de petites applications utilitaires 7 euros APRES en plus les avoir lançées à 3 euros ? Prix démentiels...augmentation des prix....bref, du grand n'importe quoi... Encore une fois, de nombreux devs n'ont pas à se plaindre...produits bons, bien ciblés et prix adéquats... 8 euros c'est considéré comme cher sur l'App store, à ce prix les gens veulent du AA en qualité finale...alors un simple utilitaire vraiment de base à ce prix...c'est VRAIMENT vouloir le bâton pour se faire battre...bref, ça ne prouve rien...
avatar Anonyme (non vérifié) | 
Shenmue, quand l'auteur parle d'applications, il ne parle pas seulement de jeux... Les jeux, c'est tout de même un marché très particulier de l'AppStore. De plus, il y a des gens qui utilisent leur iPhone pour autre chose que pour jouer. Et ces gens là aimerait pouvoir distinguer le grain de l'ivraie, ton raisonnement ne tenant pas vraiment pour les applications hors jeu. Enfin pour finir, la vulgarité n'est pas vraiment le moyen le plus facile de se faire comprendre, ni la plus agréable des manières de vous lire. A bon entendeur...
avatar shenmue | 
En quoi suis-je vulgaire ? Parceque j'utilise le mot "cul" ? Y'a plus vulgaire que ça il me semble, le mot est référencé dans le dictionnaire... Pour avoir lu la prose d'Hockenberry, visiblement, il parle bien plutôt de l'Appstore question jeux mais même si tu regardes les autres stores le fait est que mis à part pour la section divertissement, ce ne sont pas les crapswares qui dominent les débats en tête de liste...le problème vient plutôt que certains Devs sont marris de remarquer que les MEMES applis qu'eux se vendent bien à 50 cts d'euros alors qu'eux voulaient les vendre à 4 euros ou plus...le problème est là... Un jeu n'est très vite pas vraiment pareil à un autre finalement..un utilitaire, les gens ont un raisonnement pragmatique...si une Appli A permettant de faire le truc B coûte presque rien, ils ne vont pas aller là où ça coûte un max...c'est logique, et je supposes que ceux qui sont en tête de liste des ventes avec une appli à 79 cts d'euros n'ont pas à se plaindre, même avec la dîme d'Apple
avatar boulifb | 
@lord danone: Oui, le marketplace des développeurs à deux balles du dimanche qui veulent se donner des grands airs...
avatar BlueVelvet | 
... shenmue a une formulation un peu rude, mais sur le fond je suis assez d'accord. Phosphoros quand tu écris: «De plus, il y a des gens qui utilisent leur iPhone pour autre chose que pour jouer. Et ces gens là aimerait pouvoir distinguer le grain de l'ivraie, ton raisonnement ne tenant pas vraiment pour les applications hors jeu.» Eh bien c'est absolument possible sur l'AppStore, il suffit de savoir ce que l'on cherche. Moi qui viens du Palm (c'est dire!), je trouve des références puissantes sur l'AppStore, comme les dictionnaires de langues. Bien sûr il m'a fallu un moment pour les analyser, lire des commentaires, avant de choisir. Mais encore une fois, est-ce différent de n'importe quel achat dans un magasin «réel»? Je rêve d'un portage d'une base de données FileMaker sur l'iTouch, je me méfie encore un peu de FMTouch, qui me semble compliqué. Eh bien j'attends et je tente de rester au courant... C'est exactement la même chose que pour nos achats ordinaires ;-)
avatar Anonyme (non vérifié) | 
Il me semble que l'avis de Hockenberry est pas mal contrebalancé par celui de Macworld, lui-même relativisé par l'exemple d'appcubby qui a l'avantage d'être très complet (si cela vous intéresse, lisez l'article complet). Bref, tous les avis sur la question ont été présentés, en tout cas tel était mon objectif. Oh et je ne dis pas que la production s'empire, je dis que certains le craignent, il y a une nuance...

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