Comment accéder aux données en ligne d'un proche décédé ?

Sabrina Fekih |

Qu'adviendra-t-il de son compte Apple après sa mort ? Comment accéder aux données d'un proche décédé ? Tant de questions importantes auxquelles la Pomme répond à travers une fiche support.

Image Nathan Borror (CC BY)

Apple protège les données de ses clients même après leur mort : « Nous pensons que le respect de la vie privée est un droit fondamental, et les clients attendent de nous que nous assurions la confidentialité et la sécurité de leurs informations personnelles à tout moment. Si un client décède, Apple ne sera pas en mesure de savoir s’il souhaiterait que ses informations soient partagées avec qui que ce soit ou avec qui il pourrait vouloir les partager. » Par conséquent, pas question de léguer ces données au premier venu qui en ferait la demande.

Après plusieurs mésaventures de transmissions de comptes entravées, Apple a fini par préciser la démarche à effectuer en la matière. Un proche parent peut obtenir l'accès aux informations personnelles du défunt présentes dans iCloud en fournissant une ordonnance du tribunal le désignant comme héritier légitime des informations personnelles.

Cette ordonnance doit indiquer :

  • Le nom et l’identifiant Apple du défunt.
  • Le nom du plus proche parent qui demande l’accès au compte du défunt.
  • Que le défunt était l’utilisateur de tous les comptes associés à l’identifiant Apple.
  • Que le demandeur est le représentant personnel légal du défunt, son mandataire ou son héritier, et son autorisation constitue un « consentement légitime ».
  • Que le tribunal a ordonné à Apple de fournir l’accès aux informations relatives au défunt à partir des comptes utilisés par le défunt.

Il est important de noter que cette ordonnance ne garantit pas l'accès à l'appareil. En effet, si celui-ci est verrouillé avec un code d’accès, à moins de connaître le code, Apple ne pourra pas désactiver le verrouillage sans réinitialiser l'appareil et supprimer l'intégralité des données.

Depuis 2016, la loi française prévoit un « droit à la mort numérique ». Pour en tirer parti, le défunt peut avoir mis en place une directive anticipée, qu'elle soit générale ou particulière. Si ce n'est pas le cas, il est possible de se tourner vers les services en ligne qui, pour certains, ont mis en place des dispositions pour ce cas de figure.

La CNIL a dressé la liste de différents réseaux sociaux qui proposent des procédures à suivre pour paramétrer la gestion des données en cas de décès. Pour Facebook ou encore Google, c'est la prévoyance qui prime. Les deux sociétés proposent à leurs utilisateurs de choisir en amont à qui ils souhaitent confier l'accès à leurs données après leur décès.

Sur le réseau social vous pouvez soit désigner un contact légataire qui gérera votre compte de commémoration, soit opter pour la suppression définitive de votre profil. Du côté de Google, le principe est à peu près le même. L'entreprise propose un « gestionnaire de compte inactif » qui permet de spécifier les coordonnées d'une personne à prévenir au cas où votre compte ne serait plus actif depuis un certain temps (de 3 à 18 mois) et de partager avec elle tout ou partie des données. Rien de tout ça chez Apple, malheureusement.

avatar occam | 

Le timing indique qu’Apple compte avec une nouvelle vague de Covid-19.

avatar hexley | 

Combien de temps un compte iCloud inactif reste accessible ?
Dans le cas où personne ne fait la demande.

avatar melaure | 

Une fois mort on emporte surtout ses achats sur le store. Il faut absolument que chaque génératiion de pigeons, pardon de merveilleux clients, repasse à la caisse !

Merveilleux monde du dématérialisé au parfum drm ...

avatar Sindanárië | 

@melaure

👍🏽

avatar strix80 | 

@melaure

Sauf si le “ survivant “ dispose des codes pour accéder au Trousseau ; non ?

avatar 7X | 

@melaure

+1
Tout ce qu'on met dans les "nuages numériques" devrait être en double au chaud à la maison. À moins d'être très isolé, on a tous une personne de confiance à qui donner le mot de passe principal.
Pour les licences numériques, comment vont réagir les fournisseurs quand un utilisateur fêtera sont 250e anniversaire ? Vont-ils se douter de quelque chose ?

avatar Achylle_ | 

Pour ma part, je ne suis pas favorable à la transmission des infos numériques à mes héritiers.
Il n'ont aucun intérêt à avoir accès à mes mails, réseaux sociaux, mots de passe, ... Par définition, ce sont des données persos qui ne les concernent pas.

La seule exception serait peut-être pour les photos, mais elles sont déjà partagées, donc pas de soucis pour moi.

Les données importantes sont dans tous les cas copiées en local et donc accessibles par un proche.

avatar jardineur | 

Je me demande si la solution n'est pas la suivante :

- toujours travailler en messagerie client en déplaçant systématiquement en local les mails --> plus de mail sur serveurs donc consultables sans connexion. Et ce qui arrive ensuite, on s'en fout ou on reroute systématiquement vers quelqu'un de confiance
- partager un coffre fort numérique avec une autre personne de la famille qui aura les codes d'accès
- se couper totalement des nuages divers quand il en est encore temps et quand c'est possible, ou à tout le moins, les vider de leur contenu
- coder ses mots de passe de telle façon que seul un familier puisse retrouver le vrai MdP (on lui donne la "clé" de traduction). Exemple : mon MdP est en rapport avec la maison de mon enfance (donc adresse ou nom introuvable dans mes papiers) et je le code "maisfence" (oui, avec un "e")

En gros, une fois ça fait, y'a plus rien dans les nuages ?

Bon, si accident brutal, c'est raté sauf si l'on a partagé la dernière solution

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