Facebook et Google contre la désinformation en France

Nicolas Furno |

En association avec plusieurs organes de presse français, dont Le Monde, France Télévisions , Libération ou encore l’AFP, Google et Facebook se sont engagés aujourd'hui dans la lutte contre la désinformation. Du côté de Google, c’est une plateforme de vérification de liens qui est lancée avec seize médias français. CrossCheck permettra aux internautes de poser une question et de recevoir une réponse fiable de la part de ces médias.

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Facebook lance en France le même dispositif contre les fausses actualités qu’aux États-Unis et plus récemment en Allemagne. Ce dispositif permet aux utilisateurs du réseau social de signaler un contenu jugé faux, mais il permet aussi de marquer certains liens comme étant douteux. N’importe qui pourra faire un signalement, mais le réseau social travaillera avec huit médias français (AFP, BFMTV, L’Express, France Médias Monde, France Télévisions, Libération, Le Monde et 20 Minutes) pour vérifier les informations. Dès qu’un lien a été signalé deux fois, des journalistes français vérifieront l’information et pourront confirmer le signalement.

Le cas échéant, le réseau social affichera un avertissement bien visible dans la liste d’actualités ou encore lors d’un partage. Par ailleurs, les news signalées de la sorte ne seront plus mises en avant et elles ne pourront pas utiliser la publicité proposée par Facebook, notamment dans le cadre de ses Instant Articles.

Voici à quoi ressemble le signalement de désinformation dans l’application Facebook. Pour le moment, cette option n’apparaît pas sur notre compte. Cliquer pour agrandir

Une manière d’éviter la diffusion de mensonges, surtout en période électorale. Aux États-Unis, Facebook a été largement critiqué pour avoir facilité la diffusion de fake-news et contribué à la victoire de Donald Trump.


avatar ShugNinx | 

Si tu préfères le goût des couleuvres de Reuters, AFP et consort ça te regarde.

La source de notre inquiétude est dans l'interférence institutionnalisée via moteurs de recherche, réseaux sociaux et média "institutionnels" quant à la possibilité même de diversifier (et éventuellement recouper) les sources.

avatar macfredx | 

@ShugNinx

Je suis d'accord avec ça ; mais d'un autre côté, la plupart des gens ne cherchent pas à vérifier si les conneries qu'ils lisent sur Facebook ou autres sont vraies ou pas.
Hormis par l'éducation ( ? ), le problème de la désinformation sur internet (ou ailleurs) n'est pas simple à résoudre .

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