iPad : le magazine de demain arrivera après-demain

La redaction |


Plus de deux ans après la sortie de l'iPad, les magazines disponibles sur la tablette d'Apple restent encore relativement peu nombreux. Ceux qui ont fait le saut se présentent, dans leur grande majorité, comme des copies conformes de la version papier; ils n'exploitent guère les enrichissements que permet le numérique, en terme de multimédia par exemple. Pourtant, les outils de création offrent de plus en plus d'options, les rédactions s'équipent et s'organisent peu à peu; et l'on se prend à imaginer ce que sera peut-être le magazine électronique de demain... s'il voit le jour après-demain.

Il est trivial de constater qu'aujourd'hui la presse périodique va mal. Confrontés à la concurrence d'innombrables sites d'information, traumatisés par la chute de leur lectorat et l'effondrement de leurs recettes publicitaires, les éditeurs de magazines jouent peut-être sur tablettes leur dernière chance de survie. Beaucoup mieux que l'ordinateur avec son encombrant clavier, l'iPad favorise en effet une ergonomie intuitive qui aide à reproduire l'expérience de la lecture d'un magazine.



Au-delà de la stricte déclinaison à l'identique d'un magazine papier (on parle de version « homothétique »), quelle interface, quels enrichissements peut-on proposer au lecteur pour le convaincre de déposer son obole, dans un environnement où la gratuité règne en maître ?

Métaphores

À la différence du contenu d'un site, l'habitude de payer un magazine, issue du monde « physique », est ancrée durablement. À cet avantage, ô combien important pour les éditeurs, le concept de magazine associe d'autres atouts dans le monde virtuel. Le web déborde d'informations, qui se bousculent sur des sites dont la thématique, la structure et l'ergonomie nécessitent à chaque fois un effort de compréhension. Par ailleurs, les innombrables sources présentent des niveaux de fiabilité, de style, de technicité très variables; et l'internaute est obligé, même inconsciemment, de les évaluer et de les pondérer.

On le sait depuis l'invention des fenêtres et des menus déroulants: l'utilisation d'une métaphore facilite la compréhension de l'interface d'un logiciel et de son fonctionnement. Le magazine que l'on découvre sur sa tablette présente une métaphore familière et rassurante. Elle constitue un « conteneur d'informations » dont la source est identifiée, l'architecture maîtrisée, et le ton rédactionnel cohérent. Chaque magazine possède ainsi une ligne éditoriale définie, laquelle s'exerce à la fois sur la hiérarchisation de l'information, le rubriquage des pages, et le style (textuel et graphique) de chaque article.

Si le web a permis à chacun de devenir journaliste, la lecture d'un « vrai » magazine permet de se reposer sur une équipe rédactionnelle que l'on (re)connaît: le journaliste dont on lit l'article joue alors le rôle d'un « tiers de confiance », face à la profusion d'informations incontrôlées dont le web est porteur.

Voici quelques-unes des qualités d'un magazine que le lecteur espère retrouver sur sa tablette, et qu'il s'agit de préserver lors de la conversion papier-écran. Or les contraintes de taille, de lisibilité et de manipulation imposées par une tablette peuvent conduire à s'éloigner de la métaphore, afin d'en faciliter l'utilisation. En outre, les logiciels utilisés pour la conversion offrent chacune des options différentes qui influent sur le résultat final.

Un tour d'horizon des solutions de publication disponibles liste aujourd'hui plus d'une vingtaine d'outils ! Certains impliquent des plug-ins InDesign, et d'autres sont basés sur des web-apps. Bon nombre d'entre elles, y compris les plus répandues comme Adobe DPS ou Aquafadas Publishing, intègrent des outils interactifs élaborés... que les magazines n'utilisent encore que très prudemment.

Deux démarches opposées

Quand on interroge quelques-uns des acteurs de ce marché, on réalise le flou dans lequel se trouvent plongés les éditeurs. « Le passage au numérique constitue un voyage périlleux pour un groupe de presse » reconnaît Guillaume Monteux, le fondateur de miLibris. Cette société parisienne pilote, entre autres, la plateforme ePresse qui compte parmi ses membres des titres aussi importants que le Point, l'Équipe ou le Figaro.



« Pour simplifier le travail des rédactions, deux approches sont possibles » explique Guillaume Monteux. « Insérer dans le flux de production du print une « branche » dédiée à la version numérique, comme le fait Adobe avec sa Publishing Solution, ou encore Aquafadas; ou au contraire, séparer radicalement l'outil de production de celui de transformation comme le propose Milibris. Pour créer des magazines numériques, nous partons des PDF envoyés par l'éditeur: il n'y a donc aucune modification du flux de travail habituel de la rédaction. »

« La stratégie que propose Aquafadas aux éditeurs est progressive. » analyse en revanche Matthieu Kopp, le directeur R&D d'Aquafadas. « Avec le même logiciel, on peut au sein d'une rédaction choisir de publier dans un premier temps des PDF homothétiques ; puis sans changer d'outil, publier un numéro doté de multiples enrichissements. »

Lecture linéaire ou en croix ?

Pour aller plus loin qu'un banal déroulé de pages, comme le propose une conversion homothétique, on a tenté d'imaginer une architecture qui rende plus rationnelle la lecture d'un magazine. Il en est résulté ce que l'on appellera, faute de mieux, la « lecture en croix »: on défile horizontalement entre les différents articles, et verticalement pour lire la totalité d'un long sujet. En pratique, vous passez d'un article vers le suivant en « tournant » d'un doigt la page; puis si l'un d'eux vous intéresse, c'est d'un geste vertical que vous découvrez sa suite.


AutoPlus dispose depuis plusieurs mois d'une version iPad qui possède une caractéristique originale: la version Portrait (verticale) affiche un facsimilé du magazine papier, tandis que la version Paysage est entièrement remaquettée, selon un principe de lecture en croix. AutoPlus est publié sur le kiosque par Immanens.



« On entend parfois: les lecteurs ne veulent pas de la lecture linéaire, type PDF. » note Olivier Boutin, Directeur des Opérations Numériques de Lagardere Active. « Cela me semble un avis un peu hâtif! » Depuis avril dernier, le groupe Lagardère Active a publié sur l'App Store une vingtaine de titres majeurs, de Paris-Match à Psychologies en passant par Elle, Première ou le Journal de Mickey. « Les outils d'Aquafadas offrent le choix aux éditeurs: lecture linéaire ou en croix. » indique Claudia Zimmer, la présidente d'Aquafadas. « Sur l'Express, le choix a été fait de la lecture en croix. Mais le PDF « tout nu » marche bien ! Personnellement, je ne suis pas vraiment convaincue par la lecture en croix… »

Plus logique, plus efficace, la lecture en croix ne facilite en revanche pas un certain feuilletage décontracté qu'offre le défilement linéaire. Surtout, elle impose au lecteur un temps d'analyse, quand il arrive sur chaque page: s'agit-il d'une page unique (car certains articles tiennent sur une page) ou du début d'un long papier vertical ?

Ensuite, elle réclame un choix: ai-je vraiment envie de lire ce sujet ? Laquelle décision sera donc prise uniquement sur les éléments visibles sur cette première page... Et que le lecteur n'accèdera pas au reste de l'article, dont les images, les légendes, les intertitres auraient pu accrocher son œil. Le magazine M, hebdo gratuit du Monde, nous semble par exemple souffrir particulièrement de cette architecture.



De la déconstruction créative

Si les journaux publiés par miLibris sur tablettes et smartphones respectent la mise en page des versions papier, la société a mis au point une méthode originale. « Nous avons commencé par construire une plateforme technique particulièrement solide, capable de gérer les volumes très importants que nous fournissons. » indique Guillaume Monteux. « Quand nous recevons les PDF des éditeurs, un moteur expert analyse les articles pour en catégoriser les différents composants. On identifie le titre, le chapeau, le corps du texte, les intertitres, les éventuels encadrés... Cette phase permet ensuite d'optimiser la présentation de la page en fonction du terminal sur lequel elle sera affichée. Nous obtenons également des temps de chargement réduits, le lecteur pouvant commencer à lire son journal pendant que le téléchargement continue en tâche de fond. »



Deux types d'affichages sont proposés pour la lecture de l'Equipe sur iPad. La page entière s'affiche, et un double-tap sur une colonne l'agrandit à 100% pour permettre la lecture. Autre option, un appui long sur la page ouvre une fenêtre dédiée qui affiche une liste de sujets à gauche, et l'article désigné à droite.



Cette approche offre l'avantage d'une souplesse totale quant à la présentation d'un ensemble d'articles : miLibris expérimente actuellement des liseuses originales permettant l'agrégation d'articles issus de différentes sources, qui pourraient un jour présenter au lecteur un concept de méta-journal comme les agrégateurs Flipboard ou Zite.

Quels enrichissements ?

« Selon le cas », explique Olivier Boutin chez Lagardère Interactive « chacun des titres que nous avons portés sur tablettes propose l'un des trois types d'expériences. Le plus simple reste le PDF homothétique ; vient ensuite le PDF enrichi, toujours une stricte reproduction de la version papier, mais augmentée de vidéos, de sons ou de diaporamas. Enfin, le plus abouti est constitué par uniquement magazine remaquetté, comme Paris-Match ou Elle A Table. On y adjoint non seulement des enrichissements vidéo, son, images; mais aussi du "serviciel", comme par exemple pour Elle A Table, un pack de recettes, une table de conversion, un minuteur… »

Dans ce cas, la production de ces contenus supplémentaires implique une nouvelle organisation « Un tel magazine nécessite une équipe dédiée pour la production de la version tablette. Pour prendre l'exemple de Paris-Match, cette équipe participe à la conférence de rédaction où l'on décide des contenus complémentaires. »


La semaine du jeu vidéo est un magazine iPad gratuit, qui fait un usage intensif des fonctions multimédia: le fond de cet article par exemple est une image animée, tandis que de nombreuses vidéos sont disponibles.

Pour valoriser les versions numériques des magazines, on évoque souvent l'intérêt d'enrichissements multimédias comme la vidéo. Mais les lecteurs ont parfois d'autres attentes, en particulier héritées de leur habitude d'Internet. Les médias en ligne offrent des fonctions que l'on pourra s'étonner de ne pas retrouver dans un magazine enrichi: ainsi la dimension sociale offerte par les blogs et sites d'info, où chacun peut réagir par des commentaires, partager via Twitter, Facebook, etc. Les habitudes « participatives » se sont puissamment répandues chez les internautes, qui peuvent éprouver un sentiment de frustration à ne pas pouvoir réagir face à un article « verrouillé ».

Périodicité et numérique

Encore plus gênant, la nature figée du concept même de magazine. Un périodique papier, par principe, est défini par son rythme de parution: quotidien, hebdo, mensuel. Essentielle dans le monde du print, cette notion perd toute raison d'être en numérique, dont au contraire la nature « temps réel » s’affirme comme une dimension incontournable. Quand, sur l'écran d'accueil d'une tablette, se côtoient l'icône d'un site d'info remis à jour en permanence, et celle d'un magazine figé durant tout un mois, on peut se demander si celle-ci ne risque pas d'être effacée avant la parution du numéro suivant...



Conscients de ces problèmes, les éditeurs tentent d'exploiter au mieux les fonctions disponibles dans les outils de publication. Si l'intégration de commentaires n'est pas toujours disponible, l'accès aux comptes Facebook et Twitter se répand peu à peu.

« L'utilisation de contenus enrichis n'est aujourd'hui plus un problème technique, mais une option offerte aux rédactions. » affirme Guillaume Monteux pour mLibris. « Ainsi Challenges fait un usage original du multimédia, à partir de vidéos réalisées par la rédaction; Voici insère dans ses pages un fil d'actu temps réel…»

Les outils de publication proposent des fonctions qui permettent d'intégrer dans les pages d'un magazine du contenu temps réel, comme la possibilité d'y afficher un site web. « L'intégration peut être relativement poussée » assure Matthieu Kopp « La nouvelle version 2 des outils de publication Aquafadas permet ainsi de placer un flux RSS dans un diaporama, pour une publication d'images en temps réel au sein d'une page statique. »

Si les éditeurs avancent encore avec prudence, on pressent que le succès commence à poindre. Guillaume Monteux cite ainsi un indicateur original. « Dans l'édition littéraire, le numérique correspond en moyenne à un taux de transformation de 0,4 %: pour 100 exemplaires papier vendus, on en vend 0,4 exemplaire numérique. En ce qui concerne les magazines, nous constatons un taux de 4 à 5 %. »

« En numérique comme dans le print », constate Claudia Zimmer «, c'est toujours le marketing qui détient les clés du succès d'un titre ! Néanmoins, l'apparition de Newsstand (le kiosque d'Apple sur iPad, ndr) a donné lieu à un réel décollage. On a vu un premier démarrage quand les ventes à l'abonnement ont été mises en place; mais maintenant Newsstand a vraiment lancé la demande. »

« Il est encore beaucoup trop tôt pour faire un vrai bilan » note Olivier Boutin, « mais certains de nos titres numériques commencent à obtenir des résultats. Notre stratégie reste d'affirmer une présence sur toutes les plateformes... dont l'iPad, que l'on peut encore qualifier aujourd'hui de marché émergent. »
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avatar Jiminy Panoz | 
En fait, si on regarde le marché US qui est plus développé, on peut également tirer la conclusion qu'il n'arrivera jamais… De fait, beaucoup de publishers de moyenne et petite taille lâchent même le format app (alors qu'ils ont été les premiers à tenter le coup) pour se tourner vers du HTML5. Plusieurs raisons : - le poids des publications, qui freine énormément la croissance de ces apps. Ce n'est pas pratique de dégager les anciens numéros pour télécharger les nouveaux. - ça coûte cher, en temps, en argent et en compétences. iCreate, par exemple, explique qu'ils n'ont pas les moyens humains de le faire, parce que produire du contenu multimédia est une tâche monumentale pour beaucoup de rédactions. - toujours le problème du business-model imposé par Apple, qui commence à se faire jour même aux USA. - les publis de très gros groupes, le numérique ne pèse rien. Certains le font même pour soigner leur image et ne gagnent absolument pas d'argent avec. Wired a dit qu'ils étaient contents (groupe Condé Nast aussi), mais que le taux d'achat / abonnement ne pesait rien par rapport au papier. - ça reste une app, donc qui vise une plateforme, et il faut gérer plusieurs plateformes, alors que HTML5 sera nativement cross-platform… - HTML5 est plus proche du domaine de compétences des groupes qui font déjà du web. L'app, elle dépend d'outils. - etc. Récemment, un article a fait le tour du "web spécialisé là-dedans", il s'intitulait "Pourquoi nous arrêtons les apps et allons faire du HTML5" (j'arrive plus mettre la main dessus mais je m'en souviens parfaitement). Et J'ai rarement vu un consensus aussi large dans les réactions et commentaires de cet article (on parle de la profession, donc info / contenu web), avec des avis du type "c'est pour ça que nous ne le faisons pas, c'est une perte de temps et donc un piège à con", "nous ferons du HTML5, nous n'avons jamais trouvé la pertinence économique d'une app" et ainsi de suite.
avatar wip | 
C'est marrant, je n'ai pas eu comme beaucoup ce recul devant le format pdf. Au contraire,je suis plus méfiant devant les apps dédiées à un magazine ou le système Relay. Le pdf, déjà, est lisible sur toute mes machines, de l'iphone au Mac en passant par l'iPad. Alors c'est vrai que le format est figé, mais sur un iPad 3, plus besoin de zoomer pour lire une page complète, la qualité d'affichage suffit. Le système Relay quand à lui est extrèmement lourd et j'ai bien du mettre 30mn à acheter mon premier magazine tellement c'est mal expliqué. Passer par un site internet pour ouvrir un compte et ensuite acheter un magazine (avec des forfaits pas très clairs..) et enfin recevoir ce dernier sur l'iPad... c'est franchement out sauf une bonne expérience utilisateur à la Apple... Tout l'avantage de l'iPad est détruit par le système Relay. De plus le sytème d'abonnement est franchement directif. C'est 10 euros par mois mini (certes pour beaucoup de magazines), mais moi, je n'ai pas besoin de tout ça. 2-3 magazines par mois, ca me suffit emplement. Et là, il n'y a aucune formule qui me convienne... Enfin, l'application Relay en elle même n'est pas stable et n'existe pas sur iPhone ce qui m'empêche d'y lire mes gagazines (à moins que j'ai loupé, qlq chose ?)... Bref, il y a encore du travaille à fournir...
avatar havox79 | 
La semaine du jeu vidéo, très bon magazine numérique ! Même si c'était payant je m'abonnerai bien, alors que je n'achète jamais de magazine sur le jeux vidéo, les éditeurs traditionnels ne comprennent rien a rien !
avatar yoa | 
@wip; Devine pourquoi le système Relay est très lourd ? Car les conditions de publication sur l'App Store interdisent de faire plus simple. Apple veut museler les utilisateurs et les éditeurs en les obligeant à passer par ses solutions. A partir du moment ou l'éditeur ne fait pas le choix des solutions Apple, l'expérience utilisateur se retrouve dégradé à ce point. La magazine sur iPad n'est pas une réussite sur iPad ? Ce n'est pas suffisant, il faut qu'il devienne un échec. Un distributeur de logiciel comme l'App Store n'a pas a décider de comment doit être une application d'un tiers, tout le monde doit le comprendre.
avatar iSc0tty | 
Personnellement j'adore le type de Flipboard. Avoir une certaine vue des titres des articles, choisir celui que l'on veut, pouvoir lire directement les vidéos. L'interface est très bien pensé et ergonomique. Les éditeurs devraient s'en inspirer.
avatar paulouchada | 
Essayez l'app Kiosque des magazines Canal+ et Canalsat, elle est totalement optimisé pour l'iPad, et ça c'est vraiment un plaisir !
avatar USB09 | 
Personnellement je n'ai rien contre les PDF, enrichi ou pas. Mais devoir passer son temps à zoomer des articles...c'est tout sauf pratique. C'est comme acheter LeMonde au format poche fourni avec une loupe. Le seul journal qui a compris cela c'est Le Point. Dont l'idée a été de couper les pages en deux. C'est toujours du PDF mais c'est lisible.
avatar sebastien | 
@ tedz : je confirme JeuxVideo24 est un magazine parfait et en plus gratuit !!
avatar havox79 | 
@ sebastien : peut-on vraiment considérer jeuxvideo24 comme un magazine ? C'est plus une appli du type MacG mais qui prend la forme d'un magazine, il n'y a pas vraiment de numéro puisque les articles arrivent en direct. Mais reste que jeuxvideo24 reste une super appli !
avatar notasa | 
Je suis d'humeur badine, mais le texte de votre seconde image pour illustrer l'appli Auto Plus me fait enfin comprendre l'expression " plein gaz !". Heureusement que ce sont des decouvrables !
avatar esales | 
Je suis un utilisateur de l'appli Relay qui pour un tarif contenu permet la lecture de beaucoup de magazines. Par contre, lorsque ces magazines existent en version indépendante (non PDF) comme Le Point, AutoPlus ou GQ, je m'y abonne sans problème. Avec le nouvel iPad, la lecture de PDF, c'est grandement améliorée. Le besoin de zoomer se fait beaucoup moins sentir. Donc pour résumer, si je suis fan d'un magazine, je préfère la version appli amélioré (non PDF) à la version PDF de Relay, mais pour les autres, la lecture via Relay, me convient parfaitement. Dernière remarque, le poids des magazines. Une grosse majorité des magazines non PDF, pèse plusieurs centaines de Mo. Je souhaiterais, que l'on puisse avoir le choix de télécharger les magazines avec ou sans les vidéos qui seraient alors accessibles au besoin. Cela allègerait le telechargement / stockage. Le Point, inaugure en parallèle une version améliorée et une version PDF, plus légère dans la même appli avec le même abonnement.
avatar Jean-Marie | 
Le top en sport, c'est l'appli RMC Sport, ok, pas tout à fait un magazine, mais c'est très bien fait. Pour le reste, je préfère LeKiosk ou Zinio à Relay car on ne peut pas acheter en ligne directement via l'appli. Une remarque : certain organe de presse ne savent pas sur quel pied danser. Je suis abonné au magazine Le Point version papier. J'ai droit gratuitement au PDF avec Zinio mais si je veux la version de l'appli dédiée LePoint.fr, je dois payer.... Pire chez Hommell, tu es abonné au Mag papier, il faut payer si tu veux en plus la version numérique. Je vais donc arrêter mes abonnements papier ;)
avatar françois bayrou | 
Le magazine papier appartient à une autre époque. Ses particularités étaient dues à des contraintes : périodique à cause du papier qu'il faut imprimer et livrer, et à cause des annonceurs. Ces contraintes n'existent plus. Arrêtons de vouloir le transposer au web ! Pourquoi attendrions nous 1 jour, une semaine, un mois pour avoir les infos ? Les contraintes d'impression et de livraison n'existent plus. Les espaces pubs sont vendus aux enchères sur google ou vendues sur doubleclick et compagnie. Le support n'est plus physique et se met à jour au fil de l'eau. Slate, Rue89, Atlantico, Macgé, Zdnet, pages facebook, aggrégations de RSS .... Vous dites que le magazine de demain arrivera après demain, mais il existe depuis 15 ans : c'est le web ! Ceux qui veulent le réinventer sur un mescouilles-store ( de Hersant à Presstalys en passant par Apple ) sont les Pascal Nègre du papier : ils ont besoin de vendre mais nous on n'a pas besoin d'eux. Qu'ils aillent au diable !
avatar clem95 | 
J'y crois pas au magazine numérique. Pourquoi payer un magazine alors qu'on peut surfer sur une infinité de sites webs sur tous les sujets possibles et inimaginables, et avoir des infos plus fraîches ??? A la limite si on part a un endroit ou on n'aura pas accès à internet, mais ca reste marginal.
avatar Zoupinou | 
@françois bayrou Le Web n'est pas un magazine. C'est plutôt comme un robinet qui coule sans fin. Ce qui est très bien et même génial mais qui n'est pas adapté à tout. Si l'on veut des articles de fond, des analyses poussées, des investigations de journalistes de qualité à l'étranger, etc., seule une rédaction "pointue" peut le proposer. Or pour avoir des correspondants à l'étranger par exemple, il faut des moyens. Et rien ne vaut une bonne enquête sur place par quelqu'un qui maitrise bien un problème. Aucun flux RSS ne va remplacer ça à moins de vouloir se contenter de dépêches d'agence uniforme et sans fond. Une rédaction avec des moyens peut aller enquêter dans les usines de Foxconn, Macgé ne le peut pas. Donc Macgé va reprendre ces infos, éventuellement faire une bonne synthèse avec d'autres sources et donner un point de vue mais la source des infos reste primordiale. Et pour avoir des sources de première main, il faut des moyens. Et pour avoir des moyens, il faut un modèle économique viable. Pour le moment, ce n'est pas le cas même si je suis persuadé que ça viendra. Bon, je suis d'accord que mon argument ne concerne pas tous les titres de presse, loin de là. Je n'achète plus de magazines d'informatique depuis belle burette par exemple et ce pour cause du Web justement.
avatar Marc-Alouettes | 
@zoupinou : "Le Web n'est pas un magazine. C'est plutôt comme un robinet qui coule sans fin. Ce qui est très bien et même génial mais qui n'est pas adapté à tout." En effet mais, pour moi, les magazines sont voués à l'échec. Je ne m'intéresse pas du tout au foot ou à plein d'autres trucs mais si je m'abonne à un magazine, je vais perdre un temps fou à télécharger ces "trucs" alors que si je cible des "trucs" qui m'intéressent j'aurai seulement les infos qui m'intéressent de façon beaucoup plus exhaustives et entièrement gratuites.
avatar Morfejus | 
Je vous conseille vivement GQ iPad, dans le Kiosque. L'abonnement est au même prix que la version papier et franchement, quel effort de leur part pour rendre la version iPad plus sympa! Tout y a été repensé et ça marche très bien. D'ailleurs ils ont gagné un prix pour cette version numérique. Par contre chaque numéro (mensuel) fait plus de 600Mo, surtout depuis le passage au Retina. Mieux vaut avoir de la place..
avatar ziedjo | 
@ yanouil [25/06/2012 16:24] : Tu bosses pour Relay ou quoi ? Quand on lis ton commentaire, on dirait une pub pour les tickets Leclerc.
avatar ziedjo | 
Le magazine numérique, je sais pas si ça vaut le coup de s'y abonner en fait. J'ai essayé avec Rue89, et au final on oublie qu'on a cette appli et on zappe. Alors pour une lecture vite fait comme ça dans le train, pourquoi pas. Mais pour un abonnement qu'on lit vraiment, régulièrement, je préfère encore le papier, posé là où vous imaginez pour ne pas oublier de le lire. Mais bon, je suis p'tet le seul dans ce cas ?
avatar hellbola | 
Je vous conseille TRES TRES FORTEMENT : - Le mag gratuit Beachbrother absolument exceptionnel avec son enrichissement. - Le mag payant de paintball Xpaint là aussi pour son enrichissement - Le mag gratuit Vision là aussi...aussi pour son enrichissement :) Bonne lecture
avatar apenspel | 
Ils mettent si peu de temps à être validés par Apple ? Big brother n'est plus ce qu'il était.
avatar Seventeen | 
hellbola, ne pas confondre HDvision avec son plagiat The Vision (les auteurs vont en répondre devant les tribunaux), tout l'enrichissement et les trouvailles interactives (le comparatif avant après) viennent du magazine original, dont on peut trouver la version "old school" sur iPad de l'ancienne formule ici http://itunes.apple.com/fr/app/dvdvision/id490630235?mt=8 En ce qui concerne le magazine de demain, nous sommes sur la brèche. Laissez nous le temps de revenir dans le store a l'automne avec l'unique HDvision. Vous allez être surpris ! ;)
avatar hellbola | 
@Seventeen Effectivement désolé, j'ai listé ces 3 mags de mémoire sans avoir l'Ipad sous les yeux ;)
avatar Stanley Lubrik | 
Je partage pour l'essentiel l'avis de Jimmy Panoz... Avec le web sauce HTML5, et les agrégateurs de News en RSS ou stylisés genre Flipboard, et les guerres de tranchées Apple, Amazon, Google, Microsoft and Co qui renvoyent à trop d'applis propriétaires.... l'eldorado du magazine numérique se fera attendre pour les éditeurs... Le coup des téléchargements à 600 Mo non Retina, et à 1,5 Go ou plus en Retinette avec déco et vidéo HD... Bien trop gourmand en place et chronophage en gestion... Sans oublier qu'on transforme l'hominus navigosaure en relayeur d'informations et d'articles avec des applis comme Springpad, Pinterest, ou So.cl (de Microsoft).... Agrégateurs aux mains de tous.... A la limite, je crois plus au succès d'une brèche payante dans une application populaire comme Flipboard à l'image de celle du New-York Times avec ouverture sur des articles en ligne non visibles d'ordinaire. http://blog.lefigaro.fr/medias/2012/06/flipboard-se-met-au-payant-pou.html En fait, l'avenir n'est peut-être pas au store à journaux, décalcomanie presque idiot du store physique, mais à quelques applications génériques chiadées ouvrant sur du web payant au contenu plus musclé (enquêtes, articles de fonds, web-documentaires) et avec téléchargement limité. Sans oublier que le clinquant multimédia n'est pas toujours nécessaire, et détourne de l'essentiel... Du texte illustré par des images fixes est très souvent très reposant pour le lecteur.
avatar Anonyme (non vérifié) | 
Vraiment pas mal ibooks est une réussite ! Cependant je trouve ibook store encore trop limité, en espérant un développement convaincant et rapide. http://www.gametek.fr

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