« Masterisé pour iTunes » : le symbole de la victoire d'iTunes sur le CD

Anthony Nelzin-Santos |
Alors que l'on parle depuis des années du projet d'Apple de lancer une boutique distribuant de la musique sans perte, la section «Masterisé pour iTunes» ne contient que de la musique compressée, au format AAC 256. La différence théorique est pourtant de taille : au lieu d'utiliser le master créé pour presser le CD, ces morceaux sont générés à partir du master original.

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De la musique compressée…
Si quelques studios enregistrent en 24 bits / 192 kHz, la plupart enregistrent en 24 bits / 96 kHz — si ces termes vous sont inconnus, nous vous invitons à lire notre article « Le son numérique : hertz, bits, et toute cette sorte de choses ». En stéréo, on atteint ainsi des débits de l'ordre de 4,6 Mbit/s (9,2 Mbit/s pour le 24 bits /192 kHz). Cette grande amplitude et ces débits énormes sont non seulement extrêmement fidèles, mais aussi bien souvent au-delà des facultés auditives humaines.

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L'oreille humaine captant les sons jusqu'à 20 kHz et le théorème de Nyquist-Shannon stipulant que la fréquence d'échantillonnage doit être égale à au moins deux fois la fréquence maximale du signal, on pourrait se contenter d'une fréquence d'échantillonnage de l'ordre 40 kHz. L'utilisation de 96 ou 192 kHz permet néanmoins de conserver les fréquences non harmoniques et offre aux ingénieurs du son une grande souplesse dans le traitement du son.

Les sources analogiques que sont le vinyle (disque microsillon) ou la cassette audio sont généralement considérées comme des sources de très haute qualité : l'information est stockée directement sur le médium, sans échantillonnage. Le support se dégradant dans le temps, cette qualité se dégrade aussi au fur et à mesure des écoutes.

K7
Image (cc) kitakitts


La musique stockée sur disque compact (CD), elle, passe par un échantillonnage et une quantification, selon les spécifications du standard Red Book. On obtient ainsi un média 16-bits / 44 kHz, plus que ce que l'oreille humaine peut capter, et avec l'avantage que la qualité ne se dégrade pas dans le temps : si le CD est abîmé, la musique n'est pas transmise.

Le CD ne contient cependant plus que 30,6 % de l'information comprise dans un master standard, ou 15 % de l'information comprise dans un master 24-bits /192 kHz : il offre des débits de l'ordre de 1,44 Mbit/s. À un temps où le support physique comptait encore, diverses sociétés ont tenté de créer des formats plus fidèles : le SACD et le DVD-A sont potentiellement capables de retranscrire toute la richesse du master, chacun avec un format numérique différent. Tous deux n'ont jamais connu le succès escompté (sauf si les intenses discussions qu'ils ont générées comptent)… Internet et le dématérialisé sont passés par là.

CD
Image (cc) Juehua Yin


La musique dématérialisée peut être stockée avec ou sans compression, avec ou sans perte. Le WAV de Microsoft ou l'AIFF et le CAF d'Apple sont le plus souvent utilisés comme des conteneurs de musique non compressée PCM qui est la traduction parfaite du CD, avec le même débit de 1,44 Mbit/s. Ils ont l'inconvénient d'être particulièrement lourds, autour de 700 Mo l'album, et d'être très peu pratiques, ces conteneurs gérant assez mal les métadonnées.

Les amateurs leur préfèrent donc souvent des formats de compression sans perte, comme le format propriétaire WMA ou les formats libres Apple Lossless (ALAC) et FLAC. Ceux-ci compressent l'information contenue dans un CD avec un taux de l'ordre de 40 à 60 % grâce à des algorithmes très perfectionnés. On pourrait trouver paradoxal de parler de compression et d'absence de pertes, mais c'est que ces algorithmes sont conçus pour retrouver, lors de la décompression à la lecture, l'information exacte contenue par un flux PCM non-compressé. Un fichier au format Apple Lossless contient donc toujours 30,6 % de l'information contenue dans un master standard (bien qu'au moins une étude très discutée prétende le contraire).

iPod
Image (cc) Kenn Wilson


Les formats les plus populaires restent cependant les formats de compression avec perte, comme le MP3 ou l'AAC. Le passage au dématérialisé a en effet eu lieu à une époque où le débit des connexions au réseau et la capacité des disques durs étaient trop faibles pour s'accommoder des fichiers sans perte. Il ne s'agit pas tant ici de compresser les données que de purement et simplement se débarrasser d'une partie de l'information : d'abord les fréquences les moins bien perçues, ensuite les sons les moins faciles à percevoir selon les principes de la psychoacoustique. Un fichier AAC 256 Kbit/s, le standard fourni par Apple dans l'iTunes Store (surnommé iTunes Plus), est ainsi très léger, mais il ne contient plus que 5,5 % de l'information contenue dans le master standard. Comme le disait Neil Young il y a quelques jours, la qualité a été sacrifiée sur l'autel de la praticité.

…mais conçue pour « bien » sonner
À chaque étape de cette chaîne, le travail de l'ingénieur du son est d'adapter le master aux différentes spécificités des formats de sortie et de s'en approcher au plus malgré les limites de chaque support. Diviser par 256 la finesse de l'échantillonnage entre le master et le CD (passage de 16 777 216 à 65 536 valeurs de 24 à 16 bits) a un impact direct sur la capacité du CD à retranscrire fidèlement toutes les fréquences. Les plus basses, qui ont une période plus longue, sont celles qui souffrent le plus. La compression en forme d'élagage du MP3 ou de l'AAC provoque un nouveau coup de rabot sur les basses, dénature les sons les plus cristallins, et si elle est trop forte, peut faire apparaître des distorsions parfois gênantes.

Au mixage pour le CD, de nombreux aspects du master sont modifiés, avec notamment un travail particulier sur les basses. La qualité des systèmes d'écoute s'étant elle-même progressivement dégradée avec le passage au numérique, les basses ressortent toujours plus et ont formé les oreilles de toute une génération. On mixe désormais non plus forcément pour le support, mais pour les habitudes de consommation, avec plus de graves donc. Or les fichiers MP3 et AAC sont créés à partir de ce mixage CD : le cercle vicieux continue, et les fabricants de matériels n'hésitent plus à ajouter un « coup de boost » dans les graves pour rendre la musique compressée plus dynamique… ou toujours plus infidèle selon les points de vue.

Echantillonnage

La section «Mastérisé pour iTunes» acte donc en quelque sorte de la victoire de l'iTunes Store, premier distributeur de musique dans le monde, sur le CD : le fichier dématérialisé n'est plus créé à partir du «master CD», mais à partir du «master original». Apple explique qu'il s'agit d'offrir «la musique telle que l'artiste et l'ingénieur du son l'a conçue», et c'est en effet l'ingénieur du son qui va réaliser le travail et fournir un fichier mixé pour compenser les défauts de l'AAC. Mais il s'agit aussi et surtout de fournir aux propriétaires des 250 millions d'appareils iOS mis en avant par Apple une musique taillée sur mesure pour leurs appareils et pour iTunes Match.

Après le vinyle et le CD, voici venue l'ère du «format iTunes», dont le son va former les oreilles d'une nouvelle génération.

Un petit test en aveugle conduit auprès des salariés de MacGeneration révèle qu'au-delà des chiffres, c'est bien la perception de la musique qui compte dans cette affaire. Pour ce test, nous avons utilisé le morceau I'm Gonna Sit Right Down and Write Myself a Letter que Paul McCartney a repris dans son Kisses on the Bottom : une version ALAC encodée par nos soins depuis le CD avec XLD ; une autre version AAC 256 encodée depuis le CD avec XLD et enfin une version AAC 256 «masterisée pour iTunes» (voir aussi les outils d'Apple). La version sans perte est évidemment et logiquement très loin au-dessus des versions AAC, y compris celle venue d'iTunes : tant pis pour le «rendu de très haute fidélité» promis par Apple, qui n'est rien d'autre que de la glose commerciale. Mais le débat ne porte pas sur ce point, puisqu'Apple ne propose pas de musique sans perte.

Beats

Les résultats à l'écoute comparée de la version AAC «maison» et de la version AAC «iTunes» sont néanmoins très intéressants : la version «maison» a été préférée par quatre personnes contre une, avec les mêmes arguments. La version iTunes serait «moins claire», «plus ronde», arguments qui ont justement séduit… la seule personne dont l'enfance a été bercée par autre chose que des CD, et donc avec une oreille qui n'a pas été formée à sa courbe particulière, plus éloignée du master que celle du vinyle.

La version masterisée pour iTunes, légèrement plus lourde, offre une image spatiale en effet un peu plus réduite, et l'on sent un travail particulier sur les basses et le médium, sans d'ailleurs toujours pouvoir mettre le doigt sur sa nature (l'ingénieur du son Vincent Meller donne quelques pistes sur Ars Technica). Évidemment, on ne saurait partir d'un test effectué par cinq personnes sur un morceau pour établir une conclusion définitive, puisque chaque morceau nécessite des ajustements spécifiques — mais on constate une vraie différence entre l'AAC issu du CD et l'AAC issu du master, dans le sens d'ailleurs voulu par Apple : fournir un fichier adapté aux faiblesses de l'AAC et aux forces d'iTunes, de l'iPod et de l'iPhone.

NDR : ce test a été conduit dans des conditions « normales » d'écoute pour chacun des participants (casque d'iPhone pour les uns, casques Bose, Sennheiser et Grado pour les autres, MacBook Air comme source), et ne se préoccupe pas de mesures scientifiques (qui ne mettraient de toute manière personne d'accord), mais bien de perception dans des conditions d'écoute familières, puisqu'Apple met l'accent sur cette dimension. Nous continuerons à mener ce test sur de nombreuses personnes avec leurs appareils préférés pour tenter de dégager une conclusion plus affirmée.

Un premier pas vers de la musique sans perte
Qu'importe, donc, de la qualité brute ? Pas nécessairement : si ce mastering spécifique est d'abord et avant tout une reconnaissance de la toute-puissance d'Apple et de ses appareils dans le monde de la musique, il fait progresser le débat. En comblant en partie les lacunes de la compression AAC et en repartant du master original, il ouvre la porte à une montée progressive en qualité dans l'iTunes Store.

Table de montage

Le programme «Masterisé pour iTunes» permet d'abord d'offrir le meilleur AAC 256 qu'il est possible d'obtenir, on l'aura compris. Il permet aussi et peut-être surtout à Apple de récupérer des majors, et de tous les labels qui auront les ressources de participer, les précieux masters 24-bits / 96 kHz, en lieu et place des fichiers 16-bits / 44 kHz soumis actuellement. Et des masters adaptés non plus aux caractéristiques du CD, mais à celles des formats numériques d'Apple.

«À mesure que la technologie avance et que la bande-passante, la capacité de stockage, l'autonomie et la puissance de traitement progressent, conserver les masters de la plus grande qualité possible dans notre système nous permettra de tirer parti des progrès futurs […] Ces masters sont importants, notamment si l'on considère la transition vers le nuage des appareils post-PC.»


Le message d'Apple est on ne peut plus clair : le programme «Masterisé pour iTunes» n'est qu'un premier pas. Il permet d'abord, on ne le redira sans doute jamais assez, de tailler la musique sur mesure pour iTunes sur Mac et PC, pour l'application Musique sur iPod, iPhone et iPad, et pour iTunes Match sur tous ces environnements. Il permet ensuite, dès que les réseaux mobiles et les capacités de stockage des appareils portables s'accommoderont d'albums pesant au moins 300 Mo, de passer à de la musique sans perte. Le passage récent du codec Apple Lossless sous le régime de la licence Apache n'est qu'un indice de plus : il permettra à Apple de maintenir la fiction de l'ouverture de son écosystème en retirant à ses concurrents l'excuse de l'incompatibilité avec le format qui deviendra le nouveau standard de facto.

iTunes

Il permet enfin d'imaginer un jour que l'iTunes Store distribuera directement les masters et donc la musique telle qu'elle a été imaginée par les artistes et les ingénieurs du son. Ce n'est pas forcément pour tout de suite : un album pèsera alors entre 4 et 8 Go — entre-temps, les plus passionnés pourront alors voir du côté de Qobuz, Linn ou HDTracks. Les appareils actuels devraient être en mesure de lire ces fichiers : bien que la plupart soient bridés à 16-bits, ils sont parfaitement compatibles avec les fichiers 24-bits.

Bref, Apple n'apporte pour le moment qu'une solution à un symptôme, mais pourrait régler le problème. Reste à savoir si elle le veut vraiment.
avatar Marc Duchesne | 
@ bsvt : As-tu déjà écouter un telefunken vintage U47 dans un pré neve compresser avec un LA2A à tube..... Un ampli à tube en classe A c'est excellent. Et loin de sonner comme tu l'avance. T'as probablement entendu le vieux radio am â tube de tes grands parents pour parler comme sa....
avatar Anonyme (non vérifié) | 
Bonsoir à Tous ! Je suis tout simplement effaré par cette article donc je vais essayé d'avoir un commentaire constructif. Tout d'abord, les 14 pages parus en début de semaine sont un outil marketing Apple pour les plus crédules. Ils enchainent les abérations, les auteurs ne sont en rien en phase avec le milieu actuel. Appelez Davout, Ferber, +30, Guilllaume Tell et autre Oméga : demandez leur à combien (en terme de Fréquence d'achantillonage) ils travaillent. La réponse : 44,1/24bit. Donc le 96, vous rêver, et le 192 n'en parlont pas. La raison : le jitter, la qualité des convertisseurs, les SRC à faire en mastering (pré-mastering pour être précis, le mastering étant simplement le pressage du glass master(négatif du CD)). Même si le studio de mastering à deux stations autonome qui permettent de faire une SRC en "analogique", aujourd'hui on assure ses arrières, car la maison disque peut dire A un jour et demain se sera B. Ensuite concernant les tests. Je vous invite à appeler Chab de Translab, Jean Claude Reynaud, Jean Jacques Bacquet, Christian Hugonnet. Ces personnes seront ouvertes à vos questions, et seront prêtent à vous délivrer leur avis après des comparatif à l'aveugle (même si on critique les comparatif A-B-X). Ces personnes travaillent dans le milieu musical (mastering, ingé-son, fabricants d'enceinte, et acousticien) et seront vous dirent ce qui ne vas pas dans les 14 feuilles de m**de Applesque ! Essayez de construire un article avec des pros, où le sujet est développé, recherché... et où l'on as pas qu'un point de vue de fan d'apple uniquement. Ces 14 feuilles sont paru après la réception d'un grammy pour Apple, très sérieusement c'est de la com' pur et dur. Je m'étanderais bien sur le sujet, mais j'avoue que ce n'est pas le lieu pour. @marc duchesne : Navré, mais aujourd'hui personne ne sait faire soner un U47. C'est pas juste avec un Preamp Neve et un LA2A derrière que ce sera réussi...
avatar hb222222 | 
Je suis "passé" à Qobuz pour la qualité CD... enfin "passé" c'est pas tout à fait ça ! : impossible d'acheter des titres à l'unité en qualité CD, il faut acheter l'album. C'est nul. Sur iTunes on peut toujours compléter son achat à l'unité par l'achat de l'album, un peu moins cher du coup, plus tard. (Même si ça fait un peu plus cher que si on achète l'abum direct, certes, mais c'est quelque chose que je fait fréquemment sur iTunes). Peut-être techniquement trop lourd à mettre en oeuvre l'achat à l'unité en qualité CD ? en tout cas rapidement ? ca fait peu de temps que Qobuz propose cette possibilité de la qualité CD. J'ai écrit au service client qui ne m'a pas répondu ; par contre leurs pubs ça ils les envoient. Donc sur l'achat à l'unité, si ils ont une marge de décision là-dessus, ils ont un gros effort à faire ! Résultat : plutôt fauché en ce moment, je continue à picorer la plupart du temps sur iTunes au bout du compte. Sinon, pour parler un peu du sujet de l'article (!) et pour ceux que la technique ne rebute pas (moi si) il existe un dossier bien dense et sans doute solide de Fakou, d'Audiofanzine, jeune professionnel du son ; pour ceux que ça botte : ça s'appelle la Guerre du Volume. (On trouve le dossier en pdf sous son profil dans le forum) le lien sous son profil
avatar thebustre | 
test qui n'a absolument aucune valeur car pas fait à l'aveugle ni même sur le même materiel, on ne peut pas faire de conclusion, ni même à la louche personnellement je n'ai pas entendu de différence, sur du "bon" materiel et dans une pièce acoustiquement pas trop mauvaise, entre l'AAC d'un CD et son wav natif ceci dit, qui peut le plus ....
avatar seblen | 
Dans ce cas, rachete toi des oreilles parce que meme sur du matériel moyen, la différence entre un AAC et un AIFF est flagrante.
avatar stravinsky | 
Apple qui prétend propose de la musique de qualité. Il y a quand même de quoi se marrer !! Les iCrétins devraient aller faire un tour su côté de Qobuz avant de déblatérer et de sortir leur pseudo science sur les formats musicaux... iTunes est fait pour les ados boutonneux qui se bousillent les oreilles avec du Lady Gaga en mp3. Pour les VRAIS amateurs de musique, ce monde minable n'est pas fait pour eux.
avatar thebustre | 
seblen , en AAC 256 encodé à partir d'un CD et le CD lui même, je pense que tes oreilles sont trop reliées à ton cerveau ;-) fait un test à l'aveugle et on en reparle :-p
avatar MACanudo | 
Je n'ai pas lu toutes les réponses donc peut être je répèterai quelquechose. Juste pour dire que l'un des exemples très flagrants de ce que dit didactyle se trouve sur youtube en tapant Loudness War (terme en anglais pour décrire le phénomène). Et c'est vrai que c'est assez terrible. Donc si vous voulez écouter plus fort, ayez un bon ampli et tourner le volume, mais n'achetez plus ces "remasters" sans aucune dynamique. A plus.
avatar mrced | 
Merci à Le Gognol et à Kikadisa pour leurs interventions. On oublie un peu que l'appréciation de la "qualité" du son est très subjective. On peut très bien mesurer scientifiquement la fidélité du support par rapport à la source. Par contre l'oreille humaine, ou plutôt son cerveau, est très sensible à "l'éducation". Ainsi, lors de l'avènement du CD, des tests ont été effectués sur des auditeurs : la majorité préfèraient le son de la K7 audio à celui du CD. La K7audio était un peu notre MP3 en son temps : on enregistraient nos vinyls (ou la radio) sur K7 pour pouvoir en profiter dans notre voiture, dans notre walk-man ou juste pour faire des compilations. J'imagine que dans 20 ans, quand d'autres formats seront dominants, on pourra effectuer à nouveau un test comparant le MP3 à ce nouveau format (imaginons que ce format soit plus performant que le MP3) : on trouvera toujours des auditeurs qui préféreront le MP3, parcequ'ils ont écouté du MP3 depuis leur enfance, pendant leur adolescence, et que toute leur éducation sonore et musicale aura été faite via ce format. Donc, pitié, chers vendeurs de musique, "donnez"(vendez) nous de la qualité, et pas un autre format dégradé labellisé itunes. C'est techniquement possible, mais il n'y a aucune volonté dans ce sens de la part de ces supermarchés "culturels".
avatar myrddin-fr | 
@bsvt : "Ah mais un timbre ça se quantifie par une bête transformée de Fourier. Le problème est plutôt quand un musicien croit sentir une différence là où il n'y a objectivement rien, comme c'est le cas pour des signaux supérieurs à 20kHz..." Mais oui et la marmotte..... Si il suffisait d'une "bête" transformée de fourrier pour quantifier un timbre il y a belle lurette que les instruments de musique seraient tous électronique, il n'y a qu'un technicien croyant maitriser ce sujet pour affirmer cela Si avec tes mesures tu affirmes qu'il n'y a "objectivement" rien alors que n'importe quel musicien, ou mélomane d'ailleurs, t'affirme qu'il entend une différence, peut être que tu devrais revoir ta méthode de mesure.... Ta célèbre transformé de fourrier ne sert a rien sur un signal audio pasque le dit signal est composé de TRANSITOIRE (un signal musical n'est pas linéaire donc PARTIELLEMENT décris par fourrier). Il faut plutôt faire appel a des fonctions mathématiques extrêmement complexes tel que les ondelettes Le "timbre" d'un instrument est quelque chose de très complexe. Il présente des phases transitoires. chaque transitoire voit son contenu harmonique varier énormément alors qu'il devient relativement stable en fin de note. Si tu fait l'expérience d'emputer la phase transitoire initial (l'attaque de la note pour les musiciens)) des notes produites par un instruments, Tu ne pourras plus reconnaître l'instrument et tu auras le plus grand mal a dire de quel instrument provient la note alors que tu pourras toujours dire que c'est un la ou un do Le transitoire de l'attaque est capitale pour reconnaître le timbre d'un instrument (j'insiste sur ce point c'est la TRANSITOIRE qui n'est pas une fonction linéaire qui permet de reconnaitre a l'oreille le timbre) Ton analyse par transformation de fourrier du signal transitoire n'est ni stable ni reproductible alors que tu peut reconnaître sans hésité les notes d'un instrument de musique
avatar Malcolmm | 
Je n'appécie pas vraiment cet article beaucoup trop partial .Question CD et reproduction ,la qualité est large je ne pense pas qu'une marque comme Naim soit comparable à ce que l'on trouve à la fnac (même avec la pseudo étiquette Hifi). Vous parlez d'écoute de chiffre de compression melangez tout cela dans le shaker iTunes et roule jeunesse , enfin pour vous peut-être moins pour celui qui écoute de la musique apparemment . Il est question de reproduction et évidemment si l'ingénieur du son calque désormais son travail sur l'attente finale AAC/iTunes on aura de la musique haute fidélité sauce Apple , c'est une lapalissade que vous exploitez. Cependant vous oublie qu'un morceau reproduit s'évalue non pas par rapport à iTunes des chiffres and co mais par rapport au concert avec vous en faites l'impasse de vrais instruments,dertrière lesquels il y a de vrais personnes. Evidemment plus la musique en live s'apparente sonorement à une compression type AAC moins on verra de différence . Donc en gros on nous prédit un univers musical précompréssé et dés lors une vision étroite d'entrevoir l'avenir créatif , cependant sachant que derrière AAC il y a avant tout l'AAPL je suis à demi surpris .Ce n'est pas génant en soit en revanche d'en faire un modèle là ça devient génant. Peu inquiet si Apple ne devenait un modèle esthétique .Dans 1984 on s'attaque aux nuances du langage pour formater les gens , ici il est question de nuances sonores , un bon début de programme .
avatar myrddin-fr | 
@bsvt : Autre exemple plus parlant : Le vibrato est une technique consistant a faire subir a une note de faible et rapide variations de hauteur A l'oreille cela ce traduit par une sensation d'intensité supérieur Par contre, et cela démontre très bien les limites d'une analyse par fourrier, pour fourrier le vibrato se traduit par un étalement du spectre avec DIMINUTION de l'amplitude du fondamental -> donc une sensation, théorique ici, de diminution d'intensité....
avatar Philomo | 
La cassette audio source de haute qualité ? C'est un gag ? Moi j'ai constaté que c'était en fait le plus pourri des supports de musique vendue. Très mauvaise qualité des enregistrements, très mauvaise qualité du boîtier, une honte.
avatar Malcolmm | 
Désolé pour les pataques et divers que vous aurez corrigé d'avance. J'oubliais on utilise en France en moyenne 500 mots , ben pourquoi ne pas supprimer tous les autres du dico , ça fera des applis plus légères .
avatar rizoto | 
ça faisait longtemps que je n'avais pas lu un article de cette qualité sur macgeneration. MERCI
avatar Osborne | 
de toute façon, I Tunes ne diffuse quasiment que de la variété/rock. Le AAC suffit à 99% de cette musique. Perso, pour le jazz et le classique je continue à préféré le ALAC chez Qobuz. Mais c'est plus pour le principe qu'autre chose. J'ai depuis 5 ans une chaîne hifi à 1000€ dans ses cartons et par fainéantise je n'écoute plus que sur mon Mac avec ces petites enceintes Logitech :(. Dans l'industrie du disque, le confort l'a toujours emporté sur la qualité.
avatar Lemmings | 
@Manueel : Exactement ce que dis marc duschene plus loin. @anthony : certes mais vous partez bien d'une source CD dans tous les cas. Cela fausse le comparatif c'est tout. @laurent s from nancy : le vrai test de "pro" pour un mastering, c'est celui de l'auto radio cassette. Si ça "pète" dans une 205 kid, ça pète partout :D Après c'est pas forcément un mastering "audiophile" :D
avatar apow | 
Je rigole déjà à l'idée de savoir avec quoi vous avez réalisé votre comparatif ! C'est une information cruciale qui nous montrera le sérieux de votre comparatif, ou non...
avatar surfman06 | 
Comme il est dit dans un post, le plus important c'est l'écoute qu'on mette des milliers de k€, ou seulement quelques centaines d'euros, le plus important c'est le plaisir d'écouter sa musique, et comme toute passion, si s'en est une, ou peu évolué à son rythme et découvrir ou re-découvrir l'écoute de ses albums fétiches. L'oreille s'éduque à n'importe quel âge.... cela ne sert à rien d'écouter les uns et les autres sur tel ou tel technique, ou tel ou tel matériel, seulement l'écoute et le plaisir qu'on en retiens, permettra de faire tel ou tel choix. Personnellement je ne peux vivre sans musique, et n'étant pas fortuné, je me compose un système petit à petit et suis comme un enfant le jour de noël, lorsque j'achète quelque chose pour faire évoluer mon système. Du moment que ça groove pour tout le monde, ça ira...... :)
avatar Marc Duchesne | 
@ Fleg : À la gloire du métronome et de l'autotune...;-)
avatar Marc Duchesne | 
@ Manueel : Ouais, même chose au final, plus la piste de lecture est large, meilleure est la réponse en fréquence. Pour ce qui est des convertisseurs ADA, la forme d'onde résultante n'est qu'une approximation. Même avec des convertisseurs en 128 bits de résolution et une fréquence d'échantillonage de 192KHz ne te donnerons pas un signal résultant comparable â celle d'un ruban magnétique sur une très bonne machine qui lui est 100% analogue.
avatar Marc Duchesne | 
@ kikadisa : U47 vintage original je parlais... Je ne vois pas ce que tu veux dire par faire sonner???
avatar Marc Duchesne | 
@ Philomo : Essai des K7 de bonne qualité bien enregistré sur un bon deck dans un système haut de gamme contenu dans une chambre d'un acoustique idéale et on s'en reparle...
avatar Philomo | 
@ marc duchesne Je suis d'accord, l'ennui c'est qu'on ne trouve, ou plutôt qu'on ne trouvait pas une telle qualité dans les rayons des marchands de musique. Rien que les enregistrements que je faisais à partir de vinyles et de cassettes vierges de bonne qualité étaient bien supérieurs à leur équivalent acheté directement sur cassettes dans le commerce.
avatar Vyper | 
Merci pour ce superbe article

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