802.11be : le Wi-Fi 7 bientôt sur les ondes

Anthony Nelzin-Santos |

La Wi-Fi Alliance vient à peine de finaliser la norme Wi-Fi 6E, qui permet d’utiliser la bande des 6 GHz, que l’on parle déjà de Wi-Fi 7. La norme 802.11be, qui définira le Wi-Fi au « débit extrêmement élevé » de septième génération, s’inspire des réseaux cellulaires pour augmenter les débits sans augmenter la consommation. Avec un objectif : quadrupler la bande passante pour atteindre 30 Gb/s en pointe.

Image Bernard Hermant (Unsplash).

Soyez rassurés : les appareils Wi-Fi 6 sont encore loin d’être obsolètes. À ce stade, il s’agit seulement de tracer les grandes lignes pour former un task group au printemps, qui sera chargé de rédiger un premier brouillon de la future norme 802.11be. Après plusieurs révisions et la définition de « phases » de déploiement des technologies nécessaires, le Wi-Fi 7 ne devrait pas être certifié avant mai 2024.

Alors que le Wi-Fi 6E a ouvert de nouvelles ressources spectrales avec la bande des 6 GHz, Nokia Bell Labs et Intel proposent de revenir aux fondamentaux de la gestion des transmissions, « pour augmenter la capacité et les débits ». Le Wi-Fi 7 reprend la technologie de partage des ressources spectrales OFDMA du Wi-Fi 6, mais utilisera des canaux de 320 MHz et des technologies d’agrégation de porteuses.

Avec la modulation 4096-QAM et la capacité d’utiliser plusieurs unités de ressources, le Wi-Fi 7 devrait tripler à quadrupler les débits du Wi-Fi 6. Ces acronymes vous semblent être une soupe à l’alphabet ? Vous pouvez (re)lire notre article sur les bases techniques du Wi-Fi 6. Ou bien simplement retenir que le Wi-Fi 7 poursuivra le travail d’optimisation du Wi-Fi 6, pour connecter plus d’appareils plus rapidement sans utiliser plus de ressources spectrales et énergétiques.

En jouant finement sur la manière dont les données sont transmises, le Wi-Fi 7 s’attachera particulièrement à diminuer la latence, particulièrement gênante dans les applications domotiques et industrielles. Les équipementiers ont aussi retenu la leçon des derniers mois : le Wi-Fi 7 devra fluidifier la transmission des vidéos, qu’il s’agisse des réunions virtuelles dans Zoom ou des films en 4K HDR dans Netflix.

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Nouveaux produits : la méthode d'Apple pour décider d'y aller (ou pas)

Florian Innocente |

Apple n'utilise pas une « formule magique » pour décider d'entrer sur un nouveau marché, mais elle a tout de même quelques règles que Tim Cook a résumé lors de la présentation des (excellents) derniers résultats financiers

Il répondait à une analyste qui soulignait la difficulté qu'il y avait pour les investisseurs à évaluer Apple, en l'absence d'une communication sur les projets et les futurs marchés placés dans son viseur.

La première discipline que s'impose l'équipe d'Apple est de juger si, elle-même, serait désireuse d'utiliser tel produit ou tel service, a commencé par expliquer Tim Cook : « et la barre est placée plutôt haut ».

Ensuite il s'agit d'évaluer si le marché est suffisamment important pour justifier d'y aller. Ou alors, s'il est question d'un produit plutôt périphérique, de l'analyser sous l'angle de l'expérience utilisateur pour le client. Autrement dit, de moins chercher un volume de ventes qu'une qualité ou une originalité dans l'offre par rapport à ce qui se fait déjà.

Outre ces cases à cocher, Apple en pince pour les produits « où il est nécessaire que le matériel, les logiciels et les services se rejoignent, parce que nous pensons que c'est réellement à ce croisement que la magie opère ». Dernièrement on a pu voir cette mécanique à l'œuvre avec le service Fitness+ qui a besoin de l'Apple Watch et qui peut fonctionner jusque sur l'Apple TV.

Une manière d'aborder des choses avec laquelle Apple n'en a pas fini, car de nombreuses et « très bonnes opportunités » existent encore pour le groupe, a ajouté Tim Cook : « si vous considérez notre éventail actuel de produits, nous avons encore une assez faible part de marché dans certains cas et au sein de très grands marchés ». Il y a de quoi faire, de même que dans le domaine des services, conclut Cook, sans donner plus de détails, comme à son habitude.

Entre la voiture, la réalité augmentée, le marché du divertissement de salon (programmes télévisés, jeux…) ou encore des services dans la santé ou dans les contenus audio, Apple n'est en manque d'aucun nouveau challenge.

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Tesla coupe le volant en deux sur les Model S et Model X de 2021

Nicolas Furno |

Tesla a profité de l’annonce de ses résultats financiers hier soir pour lancer la mise à jour de ses deux véhicules historiques, sa berline Model S et son SUV Model X. C’est la première fois depuis leur sortie que ces deux voitures ont été modifiées de manière significative, le constructeur exclusivement électrique préférant les évolutions constantes d’habitude. Mais si les changements sont minimes à l’extérieur, c’est quasiment une révolution à l’intérieur.

Peu de changements à l’extérieur pour la Model S…
…mais quasiment tout a changé à l’intérieur.

La Model S n’avait pas réellement évolué à l’intérieur depuis sa sortie en 2012, une longévité rare dans l’industrie. Mais il faut dire qu’avec son immense écran 17 pouces, la voiture avait secoué la concurrence en posant les bases des ordinateurs sur roue qui sont devenus la norme aujourd’hui. Sans rendre cet intérieur obsolète, la Model 3 avait toutefois apporté une nouvelle philosophie, avec un intérieur plus minimal et encore moins de bouton physique. Cette philosophie est à l’œuvre dans les nouvelles Model S et Model X.

On retrouve ainsi un écran central en mode paysage, et non plus en mode portrait comme avant. Avec ses 17 pouces, il est plus grand que celui des Model 3 et Model Y et il peut être légèrement orienté vers la gauche ou vers la droite. Pour l’alimenter, le constructeur a revu l’ordinateur de bord et il met encore davantage en avant son rôle de divertissement, utile aujourd’hui pendant les charges et peut-être demain pendant que l’autopilote fait le travail. Tesla annonce ainsi 10 téraflops de puissance, de quoi faire tourner des jeux comme The Witcher 3 avec des manettes sans fil.

L’intérieur adopte le nouvel écran central horizontal des Model 3 et Model Y, ainsi que les sorties d’air cachées dans le tableau de bord. L’élément le plus spectaculaire reste le demi-volant, mais il y a de nombreux changements, dont deux emplacements pour la charge par induction sous l’écran.
Tesla n’est pas allé aussi loin dans le minimalisme, il reste un deuxième écran derrière le volant des nouvelles Model S et Model X. Ici, on peut voir le contrôle des sorties d’air, avec une interface identique à celles des Model 3 et Model Y.
Il y a même un troisième écran de 8 pouces, pour les passagers à l’arrière. Ils pourront profiter de la puissance accrue de l’ordinateur de bord, pour jouer même sur la route, même si la position ne semble pas optimale pour le regarder longtemps.

Le changement d’orientation de l’écran permettra à Tesla de simplifier son système d’exploitation avec une seule interface principale à gérer. Dans cet esprit de mutualisation, on retrouve aussi les sorties d’air invisibles et contrôlées depuis l’écran tactile. Toutes les voitures Tesla intègrent désormais le minimum de contrôles physiques possible, l’essentiel étant regroupé sur le volant, qui attire forcément les regards avec son design original. Il a un côté rétro et évoque celui du Roadster, présenté par Tesla en 2017 et qui devrait finalement sortir dans le courant de l’année.

Au-delà des choix esthétiques, ce demi-volant est un symbole fort de la part du constructeur qui parie autant sur la conduite autonome. On peut le voir comme la première étape avant la suppression complète du volant, si Tesla réussit un jour son pari d’offrir une conduite réellement autonome en toutes circonstances. On n’y est pas encore et Elon Musk a fait de nouvelles promesses pour l’arrivée dans le courant de l’année d’une fonction complète. Ce qui voudrait apparemment dire que la voiture pourrait vous amener au travail « la plupart du temps sans intervention ». On est encore loin du niveau où le volant pourrait être retiré….

En attendant, on peut noter qu’en position normale, le volant ne masquera jamais le petit écran placé derrière lui. Est-ce que ce sera confortable ? Il faudra attendre les retours des premiers conducteurs pour en juger, mais ce volant vous obligera à perdre les bonnes habitudes inculquées en école de conduite sur la position des mains. Point surprenant, il n’y a aucun levier derrière le volant, tout est contrôlé par des boutons tactiles (mais avec retour haptique) placés sur le volant. En clair, on appuiera sur un bouton pour actionner les clignotants, les phares ou essuies-glace, même si Tesla entend tout automatiser avec l’intelligence artificielle.

Le demi-volant des nouvelles Model S et Model X pioche du côté du Roadster pour le format général, mais il reprend le design et les boutons de celui des Model 3 et Model Y.
Il n’y a aucun contrôle derrière le volant, une première même pour Tesla, puisque les Model 3 et Model Y ont toujours des leviers. Notez au passage la nouvelle ambiance intérieure « Beige » avec inserts noyer, une option facturée 2 100 €.
Autour de chaque molette, le volant des Model S et Model X dispose d’une série de boutons tactiles qui remplaceront les leviers derrière le volant. Ici côté gauche, l’avertisseur sonore, les essuies-glace ou encore l’assistant vocal intégré aux Tesla.

Comme le détaille Electrek à partir d’un document interne que le site a pu consulter, le constructeur entend automatiser les fonctions de base du véhicule au maximum. La preuve, il n’y a plus de levier pour sélectionner le mode de conduite (parking, neutre, conduite, arrière), tout se fera automatiquement. Si la voiture détecte qu’elle est face à un mur, elle activera automatiquement la marche arrière. Des boutons tactiles seront toutefois placés sur la console centrale, sous la zone de charge par induction, pour sélectionner manuellement un mode.

Il ne faut pas ignorer l’aspect sportif du volant, il a toute sa place dans ces nouvelles voitures qui bénéficient aussi d’une nouvelle mécanique sous la carrosserie. Tesla en a profité pour sortir les versions « Plaid », des modèles surpuissants grâce à l’ajout d’un troisième moteur électrique, un pour chaque roue arrière. Si vous trouviez ces voitures lentes, les nouvelles versions vont battre des records : 1 020 chevaux, le 0 à 100 km/h en 2,1 secondes seulement et vitesse maximale de 320 km/h.

Ces caractéristiques incroyables ne vous suffisent pas ? Sachez que c’était pour une Model S Plaid, le niveau intermédiaire. Il existe aussi une version « Plaid+ » qui promet de battre le record d’accélération sur une voiture de série. On sait juste pour le moment que le temps sera inférieur à 2,1 secondes et que la puissance dépassera les 1 100 chevaux. Plus intéressant pour la majorité, ces nouvelles voitures améliorent l’autonomie théorique : Tesla annonce désormais 663 km sur une charge avec la Model S de base, et plus de 840 km pour la version Plaid+.

Ces nouvelles jantes « Arachnides » de 21 pouces sont une option facturée 4 700 €.
La nouvelle Model X, quasiment inchangée à l’extérieur, mais avec le même design intérieur.

La Model X revue va moins loin, mais affiche désormais 580 km d’autonomie sur la version de base. Les deux voitures bénéficient aussi d’une recharge 25 % plus rapide d’après le constructeur, on imagine en utilisant désormais le connecteur standard CSS sur les versions européennes, mais c’est un point qui reste à éclaircir. Tesla ne promettant pas de livraisons avant l’automne en France, il reste du temps pour découvrir ces nouvelles versions. La Model S Plaid+ débutera ses livraisons à la fin de l’année, il ne faudra rien attendre sur ce continent avant 2022.

Côté tarifs, la Model S commence désormais à 89 990 € en France pour la version de base, et monte jusqu’à 139 990 € en version Plaid+. Si vous ajoutez toutes les options imaginables, vous pourriez acheter une Model S à 156 890 €, rien que ça. Côté Model X, la gamme débute à 99 990 € et la version Plaid est affichée à 119 990 €, avec également des livraisons à partir de septembre en France. Inutile d’espérer un bonus écologique sur ces voitures, elles sont toutes bien au-delà des limites. En France, les prix de base ont augmenté de 5 000 € sur les deux modèles.

Et s’il faut parler des résultats financiers, Tesla a annoncé un quatrième trimestre dans le vert, ce qui fait que le constructeur affiche des profits sur toute l’année 2020, une première dans son histoire. On savait déjà que 500 000 voitures avaient été produites en 2020, la firme californienne annonce un objectif de 750 000 véhicules en 2021.

MàJ le 28/01/2021 09:46 : précision sur les boutons placés sur le volant et l’absence de leviers.

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T1 2021 : Apple aurait pu faire encore mieux sans les fermetures de magasins

Mickaël Bazoge |

En franchissant pour la première fois et haut la main la barre des 100 milliards de dollars de chiffre d'affaires, Apple a signé un premier trimestre fiscal historique. En pleine pandémie ! Et cela aurait pu être encore mieux à en croire Tim Cook. Chez CNBC, le CEO d'Apple avance que les fermetures des boutiques dans plusieurs pays ont eu un impact négatif sur les ventes, « particulièrement pour l'iPhone et les wearables [AirPods, Apple Watch] ».

Sans ce fichu coronavirus, Apple aurait donc pu aller encore plus loin que les 111 milliards de revenus. Mais sans le coronavirus, il n'y aurait peut-être pas eu autant de ventes d'iPad (+41% !) et de Mac (+21%), deux catégories de produits prisées par les millions de personnes obligées de travailler à domicile…

En ce qui concerne l'iPhone, qui se porte très bien lui aussi avec des ventes de près de 65,6 milliards (+29%), Tim Cook estime qu'ils ont été lancés au bon moment : « Ils sont bourrés de fonctions que les clients adorent, et ils sont sortis pile au bon moment, là où sont les réseaux 5G ».

Apple compte désormais 1,65 milliard d'appareils actifs dans le monde, se réjouit le patron cette fois chez Reuters. L'an dernier à la même période, ils étaient 1,5 milliard. La base installée d'iPhone dépasse le milliard d'appareils, un volume en progression par rapport à 2019 (900 millions).

En Chine, deux des trois smartphones les plus vendus dans les zones urbaines ont été des iPhone, précise-t-il également. Une progression due à tous les utilisateurs d'anciens modèles qui ont décidé de se payer un nouvel iPhone. Au niveau des services, Apple dénombre désormais 620 millions d'abonnés payants, soit 20 millions de plus que l'objectif que s'était fixé l'entreprise pour la fin de 2020. Pour l'anecdote, Tim Cook a indiqué que le volume des appels FaceTime avait atteint un plus haut à Noël.

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Résultats Apple T1 2021 : une pandémie ? Quelle pandémie ?

Anthony Nelzin-Santos |

Apple présente les résultats du premier trimestre de son année fiscale 2021, qui est aussi le quatrième de l’année calendaire 2020. Un trimestre pendant lequel la « machine Apple » tourne à fond, puisque les principales nouveautés matérielles sont présentées à la rentrée pour les fêtes. Mais ça, comme dit la réclame, c’était avant. La pandémie a repoussé la présentation de l’iPhone 12 au mois d’octobre, et les deux modèles les plus attendus n’ont pas été commercialisés avant le mois de novembre.

Reste qu’entre les trois premiers Mac dotés d’un système-sur-puce Apple, le nouvel iPad Air, l’Apple Watch Series 6, le casque AirPods Max, Fitness+ et le bundle Apple One, la fin de l’année a été riche en nouveautés. Or ces appareils et ces services n’ont jamais été aussi précieux qu’en ces temps de télétravail généralisé. Apple confirme aujourd’hui qu’elle profite plutôt qu’elle ne subit cette situation. Les équipes de Jeff Williams s’arrachent les cheveux à régler les problèmes logistiques, mais les collègues de Luca Maestri comptent les billets verts.

Les bureaux d’Apple à Results Way (Cupertino). Image Apple.
Les bureaux d’Apple à Results Way (Cupertino). Image Apple.

En bref

En milliards de dollars.

T1 2021 T1 2020 Évolution
Chiffre d’affaires 111,439 91,819 21,37 %
Bénéfice 28,755 22,236 29,32 %
iPhone 65,597 55,957 17,22 %
iPad 8,435 5,977 41,12 %
Mac 8,675 7,160 21,15 %
Services 15,761 12,715 23,95 %
Autres produits 12,971 10,010 29,58 %

Chiffre d’affaires

Par prudence, Luca Maestri s’était bien gardé de confier des estimations aux analystes. Le directeur financier d’Apple annonce un chiffre d’affaires de 111,439 milliards de dollars, un chiffre en progression de 21,37 %. Autrement dit : tout juste sortie de la meilleure année de son histoire, Apple vient de réaliser le meilleur trimestre de son histoire (et le premier au-dessus des 100 milliards de dollars), en pleine pandémie.

Apple a réalisé un bénéfice de 28,755 milliards de dollars (+29,32 %), soit 1,68 $ par action. Les ventes à l’international ont représenté 64 % de l’activité de la société. Apple versera un dividende de 0,205 $, le 11 février prochain, à tous les actionnaires référencés au 8 février.

« Ce trimestre n'aurait pas été possible sans le travail inlassable et innovant de chaque membre de l'équipe Apple à travers le monde », déclare Tim Cook, « nous sommes ravis de la réaction des clients face à la gamme inégalée de produits de pointe que nous avons livré au cours d'une période des fêtes historiques. » Le CEO d'Apple rappelle l'engagement pris par la firme de Cupertino d'investir 350 milliards de dollars aux États-Unis pour « reconstruire avec force et justice les communautés dont nous faisons partie. »

Ventes d’iPhone

Malgré un lancement exceptionnellement tardif et sacrément mouvementé, la nouvelle gamme d’iPhone a marqué ce premier trimestre fiscal. Avec un chiffre d’affaires de 65,597 milliards de dollars (+17,22 %), l’iPhone retrouve des niveaux historiques, porté par le succès de l’iPhone 12.

Passé les premières semaines, la demande pour le petit iPhone 12 mini semble s’être tassée, mais les ventes des modèles Pro se maintiennent à un niveau élevé. Le nouveau design, les nouveaux appareils photo, et la prise en charge des réseaux 5G ont amorcé une vague puissante de renouvèlement.

Ventes d’iPad

Apple a trouvé la recette pour relancer l’iPad : l’iPad Pro d’une année devient l’iPad Air de l’année suivante, qui devient l’iPad de l’année d’après. Avec sa tête d’iPad Pro et son capteur Touch ID, ses couleurs attrayantes et son prix abordable, l’iPad Air 4 a trouvé son public. Apple a vendu pour 8,435 milliards de dollars (+41,12 %) de tablettes pendant les fêtes.

Ventes de Mac

Bon an mal an, Apple vend entre 20 et 25 millions de Mac, mais cette année aura été doublement exceptionnelle. Pendant les six premiers mois de l’année, les ventes de Mac ont atteint des niveaux historiques sous l’effet des mesures de confinement et de la généralisation du télétravail, qui ont précipité les décisions d’achat ou de renouvèlement. Pendant les trois derniers mois de l’année, les plus patients ont été récompensés avec trois machines transfigurées par la puce M1.

Dès lors, faut-il s’étonner que les ventes de Mac aient augmenté de 21,15 % pour atteindre 8,675 milliards de dollars ? Apple consolide sa place au pied du podium des plus grands fabricants d’ordinateurs, le best of the rest derrière les trois indéboulonnables (Lenovo, HP, Dell) et devant Acer. Selon la plupart des analystes, le Mac reprend des parts de marché au PC, alors même que l’ensemble du secteur a profité de la situation.

Services et autres produits

Plus de produits vendus, plus de temps passé devant l’écran, et une nouvelle offre groupée, les services continuent leur progression ininterrompue depuis sept ans. Ils ont encore gagné 23,95 % ce trimestre, pour atteindre 15,761 milliards de dollars.

Dans la même veine, la catégorie fourretout des « autres produits » n’en finit plus de surprendre avec une progression de 29,58 %. Et pour cause : outre les périphériques et l’Apple TV, elle renferme aussi les AirPods (les écouteurs sans-fils les plus vendus) et l’Apple Watch (la montre connectée la plus vendue). En atteignant 12,971 milliards de dollars, ces accessoires montrent qu’ils ne le sont plus, puisqu’ils pèsent plus lourd que le Mac ou l’iPad.

Pour le T2 2021

Une nouvelle fois, le directeur financier d'Apple refuse de fournir des estimations pour le trimestre prochain, la situation étant encore trop imprévisible. En contrepartie, Luca Maestri décrypte ce trimestre, « propulsé par une croissance à deux chiffres dans toutes les catégories de produit, ce qui a conduit à des records de chiffre d'affaires dans chacun de nos segments géographiques. »

« Ces résultats nous ont aidés à générer un flux de trésorerie d'exploitation record de 38,8 milliards de dollars », poursuit-il, « nous avons également rendu plus de 30 milliards de dollars aux actionnaires au cours du trimestre, car nous maintenons notre objectif d'atteindre une position neutre en trésorerie nette au fil du temps. » Pourtant, ce trimeste est à ce point exceptionnel qu'Apple a remis quatre milliards de dollars en banque…

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Le trousseau iCloud bientôt disponible dans Chrome sur Windows

Mickaël Bazoge |

Apple prépare une extension Chrome pour le trousseau iCloud sur Windows. Cette nouvelle fonction, inattendue, permettra d'utiliser les identifiants et mots de passe enregistrés depuis macOS et iOS dans le navigateur de Google sur le système d'exploitation de Microsoft ! Au préalable, il faut activer le support des mots de passe dans iCloud pour Windows, le logiciel qui synchronise la photothèque, les fichiers, les contacts, les tâches, les signets, les e-mails et autres calendriers stockées dans iCloud.

La version 12.0 de cet utilitaire comprend donc une nouvelle option, Mots de passe, qui nécessite le téléchargement d'une extension Chrome… toujours indisponible à l'heure actuelle. Lorsqu'elle sera en ligne, le trousseau iCloud va aborder un tout nouvel écosystème et aussi un tout nouveau navigateur : sur les plateformes d'Apple, il ne fonctionne que sur Safari. Il ne restera plus qu'à proposer quelque chose d'équivalent pour Chrome sur Android et le trousseau iCloud aura définitivement changé d'échelle.

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Les ressources graphiques des interfaces de macOS Big Sur et de tvOS 14 sont disponibles

Mickaël Bazoge |

Apple a ajouté à ses collections de ressources graphiques pour les développeurs une nouvelle venue : l'interface de tvOS 14. C'est la première fois que le constructeur propose les éléments de design du système d'exploitation de l'Apple TV. Les ressources sont disponibles pour Sketch, pas encore pour le logiciel de prototypage Adobe XD (quant au paquet pour Photoshop, il est vide à l'heure actuelle).

Les ressources graphiques de tvOS 14 dans Sketch.

Ces éléments d'interface, thèmes, styles de texte et guides de couleur vont aider les développeurs et les graphistes d'applications tvOS à mieux se caler sur les canons esthétiques du système. Apple a également fourni il y a quelques jours les ressources liées à la version finale macOS Big Sur pour Sketch (Photoshop et Adobe XD se contentent encore de la version bêta). Au vu des changements profonds d'interface de l'OS des Mac, ce sera bienvenu !

macOS Big Sur dans Sketch.

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