App Store : la Commission européenne poursuivrait Apple pour pratiques anticoncurrentielles

Stéphane Moussie |

La Commission européenne pourrait annoncer cette semaine des poursuites contre Apple pour pratiques anticoncurrentielles dans sa gestion de l'App Store, indique le Financial Times. Bruxelles avait ouvert une enquête en juin 2020 afin de déterminer si les règles d'Apple faussent la concurrence sur les marchés où l'entreprise commercialise ses propres services, comme Apple Music et Apple Books. Le Financial Times ne précise pas quelles mesures Margrethe Vestager, la commissaire à la concurrence, pourrait prononcer.

Margrethe Vestager. Image Parlement européen (CC BY)

L'enquête faisait suite à des plaintes déposées par Spotify et Rakuten (présent sur le marché du livre numérique), qui s'insurgeaient notamment contre la commission de 30 % d'Apple (un taux récemment baissé pour les petits développeurs), l'interdiction d'informer les utilisateurs des possibilités d'abonnement en dehors de l'app ainsi que l'obligation d'utiliser le système de paiement d'Apple. Depuis, Epic a rejoint la bataille avec fracas en dénonçant également ce qu'il considère comme un abus de position dominante.

La Commission européenne avait ouvert en même temps une enquête sur Apple Pay en matière de concurrence également, mais l'annonce à venir ne concernerait que l'App Store — le dossier est suffisamment épais comme ça.

Apple est aussi dans une situation très délicate aux États-Unis, où sa gestion de l'App Store soulève tout autant de méfiance de la part du pouvoir (lire : App Store : Apple sous pression de la commission antitrust du Sénat US).


avatar v1nce29 | 

ajout/suppression d'applications sans explications.
ajout/suppression de fonctionnalités de l'os qui s'imposent aux applications.

avatar Doctomac | 

Non mais on croit rêver. C’est ça les ajouts/suppressions des trucs ?

Vous voulez dire à la suite de mise à jour de l’OS ? Mais Apple annonce en amont ces changements dans l’OS et Apple a toute la légitimité et le droit de faire des modifications dans son OS. Si l’utilisateur n’est pas content, il est libre de ne pas faire la mise à jour ; ou vendre son produit Apple et allez voir ailleurs.

Non mais c’est absurde, Apple a la liberté d’orienter, de faire évoluer ses produits dans le sens qu’ils veulent. Si ça vous plaît, vous amendez, si ça ne vous plaît pas, vous allez voir ailleurs, c’est aussi simple que cela !!

avatar debione | 

@ Doctomac:

Comme la fois ou j'ai malencontreusement pressé sur "mise à jour", que même en forçant lârret l'pad a continué, que j'ai perdu la compatibilité avec Logic-Logic Remote, que je ne pouvait pas downgrader, donc du coup obligation de mettre à jour le MAC qui avait pour effet de me faire perdre la compatibilité 32b et donc de rendre obsolète 5k de périphériques? Comme la fois ou ils se sont permis de rajouter de la musique ? Comme la fois ou ils se sont permis de rentrer chez moi et de killer une application?

Apple n'a AUCUN droit sur ce qui se trouve sur MON iPhone/Ipad/MAc, aucun. Ils m'ont vendu un espace disque qui m'appartient à moi. Qu'ils fassent de la location, et la cela change la donne...

Et au passage j'en ai marre de cet argument à deux balles de va voir ailleurs. Je n'ai pas le droit de te traiter de connard, même si j'ai mis une pancarte devant mon appartement "Si vous entrez ici je vous traiterez de connard". Pourtant tu seras bien chez moi, ce qui n'en fait pas une zone de non-droit.

avatar Doctomac | 

@debione

Encore de l’absurdité dans les arguments. Apple doit être responsable maintenant de la maladresse des utilisateurs. Tu as fait une erreur, tu en assumes la responsabilité.

Surtout qu’il faut y aller pour demander une mise à jour non souhaitée. Il faut toucher sur « télécharger et installer » puis entrer son code (donc déjà là je comprends pas comment on peut se tromper), puis encore toucher « installer », dès que le téléchargement est terminé. Donc je ne comprends pas comment on peut lancer une mise à jour par inadvertance sur iOS.

Par ailleurs, je ne comprends pas le « ils se sont permis de rajouter de la musique » ou le « ils se sont permis de rentrer chez moi et killer une application ».

Apple n’est pas jamais rentré dans mon ordi pour killer une application ou je ne sais quoi. Tu laisses à penser qu’Apple contrôlerait le contenu de ses utilisateurs, ce qui est un mensonge éhonté.

Enfin, oui (pas compris ta comparaison), si on n’est pas en accord avec les choix commerciales et marketing d’Apple, avec les choix technologiques d’Apple, avec les choix logiciels d’Apple, bien on change de crémerie.

avatar byte_order | 

@Doctomac
> Apple doit être responsable maintenant de la maladresse des utilisateurs.
> Tu as fait une erreur, tu en assumes la responsabilité.

Cet argument est à double tranchant.
Pourquoi Apple interdit alors certains usages afin de "protéger l'utilisateur de faire des erreurs", sans jamais demander si l'utilisateur est d'accord avec Apple ?

On ne peut pas dire d'un côté Apple n'est pas responsables des choix des utilisateurs et de l'autre côté défendre le contrôle d'Apple sur les usages des utilisateurs afin de les protéger de leurs "erreurs".

On est pas loin du "le vote est une chose trop importante pour le laisser aux citoyens", en fait. Si faire des erreurs est la responsabilité, et donc la liberté de tous, alors cette liberté, y compris de faire des erreurs, doit être garantie, pas lié au bon vouloir arbitraire d'une autorité "supérieure". Qui ici ne l'est, juridiquement, d'ailleurs pas.

avatar pat3 | 

@v1nce29

"ajout/suppression de fonctionnalités de l'os qui s'imposent aux applications."

C’est pas le cas de tous les OS ?

avatar byte_order | 

@pat3
> C’est pas le cas de tous les OS ?

Non. La plupart des OS proposent une retro-compatibilité d'une échelle bien plus grande.
Et aucun OS à part iOS n'a de store monopolisitique, donc une app qui n'utilise pas la nouvelle fonctionnalité ne peut pas se voir imposé de le faire, alors que dans le cas de l'AppStore, Apple s'en sert clairement pour imposer d'utiliser telles nouvelles fonctionnalités, dont certaines sont clairement à son avantage car elle en tire un profit financier.
Par exemple, il est impossible de proposer une méthode de paiement dans une app iOS sans que Apple Pay ne soit proposer également (voir même de préférence, je me souviens plus). Ni de proposer de s'authentifier par une méthode d'authentification sans devoir proposer également "Connexion avec Apple". Sans ce monopole, il apparait clair que l'adoption de certaines de ces nouveautés, qui ne sont pas tous dans l'intérêt premier des développeurs mais quasiment systématiquement dans celui d'Apple (à minima, celui d'une faible fragmentation), serait plus faible et plus lente.

Comme Apple contrôle le matos et le soft, elle contrôle de facto le rythme de renouvellement des 2. Et l'on comprend assez bien pourquoi c'est bien profitable, le second pouvant rapidement pousser au renouvellement du premier.

Cela clairement été le cas avec le batterygate, par exemple.

avatar scanmb (non vérifié) | 

@debione

Est-ce que cela ne va pas faire “exploser” les rendez-vous au genius bar ?
Juste une question

avatar David Finder | 

@scanmb

Bien sûr que oui !
Et va expliquer à Mme Michu que son iPhone est foutu parce qu’elle a installé une app pourrie depuis un store alternatif.
Le souci est aussi là : comment gérer cela pour Apple ?

avatar debione | 

@David Finder |
Un peu comme le font des dizaines de fabricants Android? Un peu comme le font TOUS les fabricants d'ordinateurs (Apple incluse)?

avatar byte_order | 

@David Finder
> Le souci est aussi là : comment gérer cela pour Apple ?

1) elle propose un service "made for iOS" de validation des apps iOS, indépendant de l'AppStore. Payant si l'AppStore n'est pas utilisé, gratuit si l'app est distribuée exclusivement sur l'AppStore.

Voir, des tiers de confiance proposent ce type de service. Il me semble que de toute façon Apple soustraite déjà une partie de la validation des apps à des prestataires externes, non ?

2) Lors de l'installation d'une app sur iOS, iOS (et non l'app AppStore, non, je parle bien de iOS) affiche une alerte en cas d'absence de certification de l'app, soulignant qu'en cas de problème, la garantie est annulée.

3) elle modifie son EULA : la garantie est nulle en cas de découverte par Apple d'app non certifiée conforme "made for iOS" présente sur l'appareil.

Y'a pas de souci.
Juste une absence de volonté d'Apple de le faire, car tant qu'elle n'est pas contrainte de le faire, elle capte 100% des profits possibles sur les transactions entre les propriétaires de terminaux iOS et des tiers. Elle ne le fera donc qu'au tout dernier moment.

avatar Krysten2001 | 

@byte_order

On va quand même dire qu’elle a un contrôle sur sa plateforme 😜

avatar byte_order | 

@Krysten2001
> On va quand même dire qu’elle a un contrôle sur sa plateforme

Non, on va quand même pas dire ça, car ce n'est pas *sa* plateforme.
La puce NFC qu'elle utilise pour son service Apple Pay sans contact, ce n'est pas la sienne.
Ni le CPU qui fait tourner son code.

Non, non et non, ce n'est pas *sa* plateforme.
Les serveurs de l'AppStore, de iCloud, de Apple Music, de Apple TV+, ça c'est *sa* plateforme.
Mais l'iPhone, ce n'est pas sa plateforme.

Un acheteur d'iPhone n'est pas un "usager" de la plateforme d'Apple.
Non. Ce n'est ni vrai symboliquement ni commercialement.
Y'a un contrat de cession de la plateforme matérielle, et d'une copie de la plateforme logicielle pour votre usage exclusif.

Le simple fait qu'Apple se permette de squatte l'usage de la puce NFC pour faire du business sur *votre* plateforme matérielle et *votre* copie de la plateforme logicielle, copie qui est à votre usage exclusif, est déjà une violation de ce contrat de cession, selon moi.

Le jour où Apple passe à un modèle de location de *ses* iphones, là, oui, je serais d'accord pour dire que Apple a un contrôle sur *sa* plateforme.

Mais en attendant ce jour, actuellement, Apple a un contrôle sur *votre* plateforme.
Et elle s'en sert pour faire des profits sur le dos de votre banque, des développeurs d'apps mais aussi de contenu et même de services comme des cours en ligne...

avatar Krysten2001 | 

@byte_order

« La puce NFC qu'elle utilise pour son service Apple Pay sans contact, ce n'est pas la sienne.
Ni le CPU qui fait tourner son code.
Non, non et non, ce n'est pas sa plateforme. »

L’utilisateur peut faire ce qu’il veut de son matériel. L’ouvrir, dessouder,… mais iOS ne lui appartient pas.

« Le simple fait qu'Apple se permette de squatte l'usage de la puce NFC pour faire du business sur votre plateforme matérielle et votre copie de la plateforme logicielle, copie qui est à votre usage exclusif, est déjà une violation de ce contrat de cession, selon moi. »

Apple ne vous oblige pas à l’utiliser. Vous n’êtes pas obliger de mettre votre carte pour utiliser votre iPhone… L’utilisateur choisit. Apple prend une commission sur un service qu’elle utilise point 😉

avatar scanmb (non vérifié) | 

@BubuKey

Ajoutons le “Apple est trop fermé; je ne peux pas mettre de musique dessus …” 😳
Ma toujours sidéré d’entendre ça

avatar BubuKey | 

@scanmb

+1
Le nombre de clients qui passaient me voir en magasin « c’est de la merde leur truc, y’a pas de version uTorrent compatible? »

avatar byte_order | 

99,1% des résultats de sondage ne veulent rien dire si l'on ne connait pas ni les questions posées ni la population qui a répondu.

avatar shaba | 

On sait déjà tous comment ça va finir. Quel que soit le résultat, l’autre partie va faire appel et le dossier va s’éterniser avant d’être enterré.
De plus je suis curieux de savoir comment ils vont réussir a prouver qu’une boutique qui a moins de 20% de PDM entrave la concurrence.

avatar bibi81 | 

De plus je suis curieux de savoir comment ils vont réussir a prouver qu’une boutique qui a moins de 20% de PDM entrave la concurrence.

Tu veux dire que 80% des utilisateurs iOS se fournissent ailleurs que sur l'AppStore ?

avatar shaba | 

Il faut étudier le marché globalement. iOS ne pèse que très peu comparé à Android. Le consommateur a le choix, les développeurs également. L’entrave n’est pas évidente à démontrer.

avatar webHAL1 | 

@shaba :
« Il faut étudier le marché globalement. iOS ne pèse que très peu comparé à Android. »

Vous ne devez pas avoir étudié le marché globalement, alors. Car la vente d'applications sur iOS pèse plus que celle sur Android et, non, les développeurs n'ont pas le choix, ils doivent se plier aux conditions d'Apple.
Et c'est bien ce sur quoi la Commission Européenne va se pencher : le poids énorme d'Apple sur ce marché et les conditions qu'elle impose entraînent-ils des entraves à la libre concurrence ?

avatar pat3 | 

@webHAL1

"et, non, les développeurs n'ont pas le choix, ils doivent se plier aux conditions d'Apple."

Pas à celles de Google sur Android ? Android n’a pas de règles ?

avatar v1nce29 | 

Pas besoin de passer par le google store pour installer une appli.

avatar pat3 | 

@v1nce29

Je ne sais pas à quel post tu réponds ?!?

avatar webHAL1 | 

@pat3 :

Comme l'a dit v1nce29, les développeurs sur Android n'ont pas l'obligation de passer par le Play Store. De plus, sur sa boutique en ligne Google n'impose pas une règle comme :
"l'interdiction d'informer les utilisateurs des possibilités d'abonnement en dehors de l'app"

avatar byte_order | 

Doublon du au bug du site web de macg, désolé.

avatar byte_order | 

@pat
> Pas à celles de Google sur Android ? Android n’a pas de règles ?

Android, non.

La distribution sur PlayStore, oui.

Comme il est possible de distribuer une app Android sans passer par le PlayStore, de facto les développeurs d'apps pour Android ont en effet plus le choix de ne pas se plier à ce que voudrait Google.

J'ai un exemple récent :

DJI, marque leader sur les drones grand publics. Un peu le Apple du marché du drone, en fait. Leur app de pilotage, DJI Fly, est dispo sur iOS et Android.

Durant les derniers mois du mandat de Trump, DJI a été mis sur la liste des entreprises étrangères suspectés d'être contraire aux intérêts des USA.
Avec, donc, la menace que l'app iOS ne soit plus dispo ni mise à jour facilement.
Pour palier à un risque similaire pour leur app Android, DJI a rajouté une fonction de maj automatique de l'app *depuis* l'app, si l'utilisateur autorise les installations de sources in
connues, mécanisme dispo dans toute version de Android, la maj sera donc toujours possible quand bien même Google bloquerait l'app de DJI dans son PlayStore.

Côté iOS, et bien tout dépend du gouvernement américain. Apple s'y pliera, et les utilisateurs drones DJI avec des iPhones, en grand nombre en particulier aux USA, se retrouvent avec le risque de ne pas pouvoir avoir des maj de firmwares des drones, du controleur ou même de l'app elle même.

Alors que pendant des années la version Android des apps de DJI sortaient toujours en retard de celle pour iOS, depuis ce changement, c'est devenu l'inverse.
Utilisant mon drone depuis un Android, je ne me sens pas menacer par ce risque.
Si j'avais un iPhone à la place, cela me générait vaguement, quand même, que Apple puisse, seule, bloquer mon accès à la partie logicielle indispensable à l'usage de mes drones.

Donc, non, les développeurs sur Android sont nettement moins tenus de se plier à l'arbitraire de Google qu'ils ne le sont à l'arbitraire d'Apple. Et cela est dû à l'absence de monopole sur la distribution, et uniquement sur cela.

avatar shaba | 

@webHAL1

Ils peuvent se pencher sur ce qu’ils veulent si ça leur fait plaisir mais ça va durer des années et leur victoire est loin d’être certaine.

avatar Appleseed | 

@webHAL1
"Vous ne devez pas avoir étudié le marché globalement, alors. Car la vente d'applications sur iOS pèse plus que celle sur Android et, non, les développeurs n'ont pas le choix, ils doivent se plier aux conditions d'Apple."

Donc Apple a su créer un store qui rapporte plus aux développeurs que celui de Google et c'est mal ?
Croyez vous que Google n'aimerait pas que son store rapporte plus ?
Croyez vous qu'il n'y a pas de règles sur le Play store ?

@v1nce29
"Pas besoin de passer par le google store pour installer une appli."

La raison à cela est que Google a choisie de permettre l'installation de son OS sur une multitude de tél d'une multitude de marques différentes.
A partir de là, Google n'avait pas le choix si elle ne voulait pas être poursuivie pour abus de position dominante.
Apple n'est pas dans ce cas.
Si vous voulez éviter IOS c’est simple, vous n'achetez pas de produit Apple.
Si vous voulez éviter Android, c’est plus compliqué puisqu'une multitude de fabricant utilisent Android.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_t%C3%A9l%C3%A9phones_sous_Android

Les règles à suivre par les deux ne sont pas les mêmes du fait de leur position sur le marché des applis sur mobiles.

avatar webHAL1 | 

@Appleseed :
« La raison à cela [pas besoin de passer par le google store pour installer une appli] est que Google a choisie de permettre l'installation de son OS sur une multitude de tél d'une multitude de marques différentes. ​»

Non, ça n'a strictement rien à voir avec ça. Apple est propriétaire de macOS, un système pour lequel elle n'accorde aucune license et qu'elle est la seule à utiliser, et pourtant il est tout à fait possible d'installer des applications venant d'autres sources que la boutique en ligne Mac App Store.

« Si vous voulez éviter IOS c’est simple, vous n'achetez pas de produit Apple. ​»

Quel rapport ? La question n'est pas de savoir si on veut éviter iOS ou non, mais de savoir si Apple abuse de sa position dominante sur le marché, afin d'affaiblir ses concurrents et imposer ses propres règles aux développeurs qui entraîneraient une distorsion du marché.

Si la Pomme est sous le coup de plusieurs enquêtes à travers le monde pour ses pratiques, ce n'est peut-être pas par hasard.

avatar Appleseed | 

@webHAL1
"Non, ça n'a strictement rien à voir avec ça. Apple est propriétaire de macOS, un système pour lequel elle n'accorde aucune license et qu'elle est la seule à utiliser, et pourtant il est tout à fait possible d'installer des applications venant d'autres sources que la boutique en ligne Mac App Store."

Qui a dit que ce n’était techniquement pas possible ?
Personne.
C’est le choix d'Apple sur son système propriétaire.
Rien de plus.
Apple à décidé qu'un MAC et un iPhone/iPad était deux catégories de produit différent.
Pas le même appareil, pas le même OS, pas le même fonctionnement.
C’est son droit propriétaire.
A ce jour c’est légal.

"Quel rapport ? La question n'est pas de savoir si on veut éviter iOS ou non, mais de savoir si Apple abuse de sa position dominante sur le marché, afin d'affaiblir ses concurrents et imposer ses propres règles aux développeurs qui entraîneraient une distorsion du marché."

Quelle position dominante ?
Quel marché ?
Android surpasse Apple de la tête et des épaules sur le marché des applis sur mobiles comme sur le marché des tél mobiles.
Que le store de Apple soit plus rentable n'a rien à voir avec sa part de marché et donc une quelconque position dominante.
La distorsion de concurrence elle apparaitrait si il n'était pas possible d'avoir un autre modèle économique qu'Android sur la vente des applis sur mobiles (ou que celui de Apple).

"Si la Pomme est sous le coup de plusieurs enquêtes à travers le monde pour ses pratiques, ce n'est peut-être pas par hasard."

Il est vrai qu'être sous le coup d'enquêtes fait de vous un coupable ...
sympa votre notion de la loi et de la justice ...
Une enquête c’est une étude, une recherche, un questionnement, mais en aucun cas ou preuve de culpabilité.
La culpabilité se détermine par une condamnation pas par une enquête.

avatar bibi81 | 

Il faut étudier le marché globalement.

C'est toi qui veut ça. Mais manifestement la commission ne le voit pas comme toi.

Il est question de l'AppStore, pas d'iOS, ni de l'iPhone. Juste de l'AppStore. Et pour savoir si l'AppStore est majoritaire il faut regarder sa part de marché sur le ou les marché(s) sur le(s)quel(s) il est présent.

Par exemple, ton raisonnement consiste à dire qu'EDF n'est pas en position dominante (parce que quand tu regardes au niveau mondial la part de marché d'EDF est faible). Mais si tu regardes là où est présent EDF, il est largement majoritaire...

avatar shaba | 

@bibi81

Pas du tout, tu peux le faire marché par marché iOS n’est majoritaire nulle part en Europe. La comparaison avec EDF n’a pas de sens, on parle d’une entreprise qui a bénéficié de décennies de monopole étatique.

avatar bibi81 | 

Pas du tout, tu peux le faire marché par marché iOS n’est majoritaire nulle part en Europe.

Mais on s'en fout d'iOS, c'est l'AppStore qui est visé. Tu as vraiment du mal à comprendre. La Russie a bien compris elle et manifestement la commission Européenne aussi...

La comparaison avec EDF n’a pas de sens, on parle d’une entreprise qui a bénéficié de décennies de monopole

Bien sûr que si, d'ailleurs l'AppStore bénéficie aussi d'un monopole depuis plus de 10 ans.

avatar shaba | 

@bibi81
Mais bien sûr que non on ne se fout pas d’iOS ! L’AppStore et iOS sont intrinsèquement liés. Et la PDM de l’AppStore n’est pas bien différente de celle d’iOS. Prendre l’exemple de la Russie sérieusement... tu veux pas parler de la Chine aussi ?
L’AppStore a un monopole sur iOS qui est un système minoritaire.

avatar byte_order | 

@shaba
> L’AppStore et iOS sont intrinsèquement liés.

Non. Vous pouvez déployer votre propres apps pendant 7 jours sur iOS sans passer par l'AppStore. Donc faire tourner une app iOS sur iOS ne dépend pas de l'app AppStore.

Le lien "intrinsèque" a été crée de toute pièce par Apple, parce que cela sert ses profits.

> Et la PDM de l’AppStore n’est pas bien différente de celle d’iOS.

l'AppStore a 100% de PDM dans le monde entier. L'intégralité des apps proposées par l'AppStore ne sont proposées que dans l'AppStore, et aucune app pour iOS ne sont proposées ailleurs que dans l'AppStore.

iOS à environ 25% de PDM dans le monde entier.

100% c'est bien différent de 25%.

> L’AppStore a un monopole sur iOS qui est un système minoritaire.

Les développeurs d'apps pour iOS se contrefoutent que iOS soit minoritaire ou pas.
Ce qu'ils voient, eux, c'est que l'AppStore est un monopole.
Et les pratiques de ce monopole entravent la concurrence, même sans sortir du système minoritaire qu'est iOS. Quelques exemples :

- impossible d'utiliser un système de paiement concurrent à celui d'Apple directement depuis l'app
- impossible d'utiliser la puce NFC de l'appareil pour proposer un système de paiement sans contact concurrent à celui d'Apple.
- impossible de proposer un navigateur web reposant sur un moteur web concurrent à celui d'Apple
- impossible d'avoir un nom ou un logo d'app qui renvoie à des produits concurrents à ceux d'Apple...

avatar byte_order | 

Doublon cause bug site web de macg

avatar Krysten2001 | 

@byte_order

« Le lien "intrinsèque" a été crée de toute pièce par Apple, parce que cela sert ses profits. »

Pas que. Cela propose une expérience utilisateur incomparable.

« Les développeurs d'apps pour iOS se contrefoutent que iOS soit minoritaire ou pas. »

Il n’y a que les gros chez qui ça gênent. Les développeurs font énormément de chiffre d’affaire grâce à l’app store. L’utilisateur l’ambda (donc la grande majorité) s’en fichent qu’il y en a ou 10000 de store.

« impossible d'utiliser un système de paiement concurrent à celui d'Apple directement depuis l'app
- impossible d'utiliser la puce NFC de l'appareil pour proposer un système de paiement sans contact concurrent à celui d'Apple.
- impossible de proposer un navigateur web reposant sur un moteur web concurrent à celui d'Apple
- impossible d'avoir un nom ou un logo d'app qui renvoie à des produits concurrents à ceux d'Apple... »

Aucun bénéfice pour l’utilisateur. D’ailleurs bizarrement sur Android, vu que tout est « libre », le payement mobile ne décolle pas autant 😨🤔
Bizarre non ?

Si tout serait comme android, il y aurait distorsion de la concurrence, plus de concurrence entre les systèmes, de différence.

avatar byte_order | 

> Pas que. Cela propose une expérience utilisateur incomparable.

Vu qu'on peut pas comparer parce que Apple l'empêche, en effet.
C'est comme de dire Leclerc propose une expérience de consammateur incomparable dans ma ville. Bon, en même temps, le maire de la ville, qui est le patron de Leclerc, a interdit l'ouverture de tout autre magasin, donc.

> Aucun bénéfice pour l’utilisateur.

C'est pas à vous, ni à Apple, d'en décider. C'est à l'utilisateur.
S'il préfère le moteur de Firefox parce qu'il affiche nativement le JSON de manière sympa, ou parce que l'utilisateur aime soutenir les projets open source multiplateformes, que sais-je.
S'il a un également un smartphone Android, et qu'il aime suivre l'actualité autour de cette plateforme logicielle.
Ou s'il un iPhone, et que sa banque a choisi de miser sur PayLib, il a le droit de préférer ne pas attendre que face au blocage d'Apple sa banque, 2 ans plus tard, bascule sur Apple Pay faute d'alternative à ce blocage, mais au contraire avoir accès à Paylib de suite sans devoir changer soit de banque soit de smartphone, deux démarches qui génèrent un inconvénient non négligeable.

Votre autoritarisme pour décider unilatéralement, arbitrairement à la place de l'utilisateur ce qui est bénéfique pour lui ou pas est dans la droite ligne de l'attitude d'Apple, on reconnait le fan y'a pas à dire.
Par contre me traiter un peu plus autre d'avoir une vision liberticide et écrire cela ensuite, cela se pose là en terme d'hypocrisie.

> Si tout serait comme android,

Mes yeux saignent, là. L'auto-correcteur de iOS a encore du progrès à faire, la vache.

> il y aurait distorsion de la concurrence, plus de concurrence entre les systèmes,
> de différence.

Mais où avez vous lu que je souhaitais qu'il n'y ait que Android !?
Je suis pour la diversité. Et je suis également pour que l'utilisateur soit toujours celui qui a le contrôle final sur ses usages des plateformes informatiques.

Personne ne demande à ce que l'iOS soit comme Android.
Ce qui est reproché c'est qu'Apple se serve de son contrôle à distance des iPhones pour mettre en avant ses propres services au détriment des services concurrents. C'est si compliqué à comprendre que des solutions de paiement sans contact d'un groupe de banque, ou même le futur (enfin, on espère) service européen de paiement en ligne, sont des services en concurrence de celui d'Apple, et qu'il n'est pas normal qu'Apple interdise aux propriétaires, et j'insiste sur ce mot, ce ne sont pas des usagers d'Apple qui louerait des trucs à Apple, hein, d'utiliser tout autre service de paiement sans contact avec *leur* appareil que celui d'Apple !?
Vous ne voyez pas une distortion de la concurrence des services de paiements sans contact !?

C'est comme si Renault contrôlait à distance votre voiture et vous interdisait d'aller faire le plein ailleurs que dans son tout nouveau réseau de station essence. Alors que vous avez *acheter* la voiture, elle n'est pas louée, hein.

avatar Krysten2001 | 

@byte_order

« Vu qu'on peut pas comparer parce que Apple l'empêche, en effet. »

Bien sûr que si.

Android et iOS. 2 systèmes d’exploitation.

« Ou s'il un iPhone, et que sa banque a choisi de miser sur PayLib, il a le droit de préférer ne pas attendre que face au blocage d'Apple sa banque, 2 ans plus tard, bascule sur Apple Pay faute d'alternative à ce blocage, mais au contraire avoir accès à Paylib de suite sans devoir changer soit de banque soit de smartphone, deux démarches qui génèrent un inconvénient non négligeable. »

Paylib… L’application qui n’a jamais fait un boom et qui maintenant va être abandonnée. Bizarrement sur Android où tout est libre, ça n’a pas réussi. Pourquoi ? On se pose vraiment pas la question 🥲

Pas de démarche ? Ça dépend on est chez quel banque.

Voyez-vous un problème pour l’utilisateur ? Pourquoi 10000 solutions de payment sans contact ? Les utilisateurs s’en plaignent ? Je pense qu’on a vite trouvé la réponse.
Vous ne pensez pas que les gens qui prennent des iPhone, ce n’est pas pour une certaine expérience utilisateur ?

« C'est comme si Renault contrôlait à distance votre voiture et vous interdisait d'aller faire le plein ailleurs que dans son tout nouveau réseau de station essence. Alors que vous avez acheter la voiture, elle n'est pas louée, hein. »

Vous mélangez pleins de chose ensemble. On est pas comme sur les cartels pour l’essence,… Allez voir l’article de Macg.

avatar Brice21 | 

@bibi81

"La Russie a bien compris"

Elle a compris quoi ?

avatar Appleseed | 

@bibi81
"Il est question de l'AppStore, pas d'iOS, ni de l'iPhone. Juste de l'AppStore. Et pour savoir si l'AppStore est majoritaire il faut regarder sa part de marché sur le ou les marché(s) sur le(s)quel(s) il est présent. "

Non.
Il faut regarder la position qu'il représente sur le marché des applis sur mobiles.
C'est les applis sur mobiles le marché et pas l'Apple store.
L'Apple store est une composante de ce marché, mais pas le marché en lui même.

"Par exemple, ton raisonnement consiste à dire qu'EDF n'est pas en position dominante (parce que quand tu regardes au niveau mondial la part de marché d'EDF est faible). Mais si tu regardes là où est présent EDF, il est largement majoritaire..."

Comparaison n’est pas raison.
Ce sont deux boites différentes, sur deux marchés différents, avec des règles et des fonctionnement différents.

Le marché d'EDF qu'il soit en France ou ailleurs reste global.
EDF ne vends/diffuse pas son électricité uniquement sur du matériel/logiciel/dans des foyers lui appartenant.
Que je passe par EDF ou autre, mon compteur reste le même, mes prises de courant aussi, mes câbles électrique idem, mes ampoules pareil etc ...
Je ne suis pas obligé de tout changé en cas de changement de fournisseur car rien chez moi n'appartient à EDF.

https://www.happ-e.fr/actualites/comment-ca-marche/qui-est-proprietaire-du-compteur-edf

Apple, elle, est propriétaire d'IOS.
Ca change tout.
Je suis proprio de mon tél avec lequel je fais ce que je veux, mais le logiciel lui ne m’appartient pas.
Il reste la propriété d'Apple qui le fait évoluer comme elle veut.
Si Apple souhaite rattacher un store exclusif à son logiciel c'est son droit.
Les consoles de jeux font de même.
Le seul point qui pourrait revenir dans les dents d'Apple c’est Apple music qui est également dispo sur Android.
Ca change la donne le concernent puisque non exclusif aux produits Apple.
Lui pourrait être légalement obligé à être découplé des produits Apple.

avatar byte_order | 

@Appleseed

> Apple, elle, est propriétaire d'IOS.

Mais pas du matos sur lequel il tourne.
Hors sans ce matos là, iOS, propriété intellectuelle d'Apple, il fait pas grand chose.
Essayez, pour voir.

Apple squatte le matos d'autrui pour faire des profits sur le dos de tiers et au final d'autrui, en imposant *son* store, *sa* méthode de paiement sans contact, *son* moteur web, *sa* censure des apps pas compatibles avec *ses* valeurs. Tout en interdisant à quiconque d'essayer de faire comme elle. Alors que toute repose sur du matos qui ne lui appartient pas.

La seule personne qui a légitiment le droit de dire si elle est d'accord ou pas avec tel usage, tel activité commerciale faite depuis *son* bien, c'est le propriétaire du bien.

Disons que vous êtes propriétaire d'une maison, mais c'est une copie d'un plan dont la propriété intellectuelle appartient à un constructeur de maisons. Situation assez classique, d'ailleurs.
Selon votre logique, vous êtes donc d'accord pour que ce dernier s'installe chez vous pour y mettre dans le sas d'entrée *son* distributeur de billet, le seul qu'il vous autorise à utiliser désormais, et à côté dans votre garage il installe le point de retrait de *son* magasin, qu'il vous impose également d'être le seul magasin ou vous ferez vos courses désormais. Car c'est le plan du constructeur qui a positionné un sas d'entrée avec de l'espace pour y mettre un distributeur de billet et une porte de garage permettant de faire point de retrait des courses, c'est donc sa propriété intellectuel que le constructeur exploite, normal quoi.
Non, pas d'accord ?

Pas pourquoi ?!
La propriété intellectuelle de la maison ne vous appartient pas. Vous n'avez acheter qu'une copie, pour votre usage exclusif. C'est donc normal que le constructeur, propriétaire de son plan, souhaite rattacher un distributeur de billet et un point de retrait exclusif, c'est son droit.

La réalité c'est qu'elle squatte le matos d'autrui pour faire du commerce avec, et en entravant l'accès à du commerce en concurrence au sien. C'est ça la réalité.
Toutes vos histoires de justification "c'est son OS" ne change rien à l'histoire, car un OS ne sert à rien sans matos, hors ça, elle l'a vendu.
Elle louerait les iphones et ipad, je serais total d'accord avec vous. Son OS tournerait alors sur son matos et donc elle serait légitement dans son droit de décider quels usages sont autorisés ou pas, sous quelles conditions commerciales, etc.

Mais elle ne loue pas les terminaux iOS. Car cela ne serait pas aussi rentable qu'en les vendant mais en faisant comme si elle était encore chez elle.
Du coup, elle a eu le beurre, l'argent du beurre et une impunité totale depuis plus de 10 ans, ce que l'on peut qualifier de cul de la crémière.

Il est plus que tant, avant la prescription des 20 ans, que la crémière porte plainte pour viol. Des règles de la libre concurrence, j'entends, hein.

> Les consoles de jeux font de même.

Faux. La distribution sur support physique existe toujours, y'a donc une alternative de distribution au store du constructeur.

avatar byte_order | 

@shaba
> Il faut étudier le marché globalement.

Le marché des apps iOS est distinct du marché des apps Android.
Prenez une app iOS et essayez de la vendre auprès des consommateurs ayant des smartphones Android.
Prenez une app Android et essayer de la vendre auprès des consommateurs ayant des smartphones Apple.

Voilà. Y'a pas de marché "global" des apps pour smartphones. Il n'est pas commun.
Y'a un marché global des smartphones, par contre.
Mais devoir changer de smartphone pour pouvoir acheter une app pour ce smartphone, désolé, ce n'est pas faire jouer la concurrence des stores d'apps, c'est faire jouer la concurrence du marché des smartphones.
Et personne ne fait ce type de choix juste pour pourvoir acheter une app.

> iOS ne pèse que très peu comparé à Android.

Faux. En matière de fric, non, c'est pas le cas. Apple capte avec le marché des apps pour iOS une large part de profits des apps toutes plateforme confondus.
Le fait qu'elle ne risque pas de souffrir de la concurrence d'un store alternatif, le fait qu'elle a installé sa douane au coeur même de chaque terminal, pourtant vendu, aide pas mal.
Le fait que sa clientèle, du fait du prix d'entrée plus élevé, soit notoirement plus aisé aide aussi beaucoup, mais là c'est pas un abus de sa part, juste un ciblage réussi.

> Le consommateur a le choix, les développeurs également.
> L’entrave n’est pas évidente à démontrer.

Paylib sur iOS. Impossible, car Apple se réserve l'exclusivité de l'usage de *votre* NFC de *votre* appareil pour proposer un service de paiement sans contact qui lui permet de tirer une commission à *son* profit à elle.

Interdiction d'indiquer tout autre moyen de paiement alternatif à un abonnement in-app.

Mais aucune entrave évidente à démontrer, réellement !?

avatar byte_order | 

Doublon cause bug site web de macg

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Doublon cause bug site web de macg

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Doublon cause bug site web de macg

avatar fabian | 

Quels seraient les arguments pour ne pas avoir différents app stores sur iOS/iPadOS comme sur Android ? Aujourd'hui Apple vérouille le marché pour empocher de belles commissions au passage.

L'équivalent de F-Droid serait déjà un plus dans l'écosystème Apple.

avatar Doctomac | 

Non vous le dites vous même, il y a une autre plateforme, mêmes plusieurs qui existent et l’utilisateur a le libre choix de celle qu’il souhaite. Donc Apple ne verrouille en rien le marché.

avatar fabian | 

Je n'ai pas le droit de passer par une autre place de marché ou simplement d'installer ce que je veux (n'importe quel logiciel comme sur macOS) sans qu'Apple ne me l'autorise.

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