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Six mois après sa nomination, Denise Young Smith quitte son poste de vice-présidente à la diversité

Mickaël Bazoge | | 23:22 |  45

Denise Young Smith, vice-présidente en charge de la diversité au sein d'Apple, va quitter son poste d'ici la fin de l'année. Celle qui avait été la directrice des ressources humaines avant d'occuper ce nouveau siège inauguré au mois de mai, va être remplacée par Christie Smith, auparavant cadre chez Deloitte.

TechCrunch a obtenu confirmation de ce changement à la direction d'Apple. Un porte-parole a dit « l'enthousiasme » de l'entreprise de la venue d'un leader comme Christie Smith « pour nous aider à continuer à progresser et devenir un lieu de travail plus ouvert ». Il y a du pain sur la planche, comme le dernier rapport sur la diversité l'a démontré (lire : Diversité chez Apple : du blanc avec des petites touches de couleur ici et là).

Durant sa carrière chez Deloitte (17 ans), la nouvelle recrue s'est occupée de la gestion des équipes, de l'organisation, de la diversité aussi. Elle sera sous les ordres de la vice-présidente « aux gens » (la DRH), Deirdre O'Brien, en place depuis cet été.

Cela faisait un moment que Denise Young Smith cherchait un nouveau défi. Ces derniers mois, Apple était à la recherche de la perle rare pour la remplacer, malgré sa promotion toute récente au poste de VP. Elle va désormais travailler avec des étudiants au sein de Cornell Tech, afin de les sensibiliser aux enjeux de la diversité. En attendant la confirmation officielle, elle fait toujours partie du Leadership d'Apple.

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45 Commentaires Signaler un abus dans les commentaires

avatar EBLIS 17/11/2017 - 00:34

"vice-présidente en charge de la diversité"

Je me trompe peut être et j'espère que mon propos ne sera pas mal interprété mais rien que le titre évoque pour moi un sérieux problème. Cela devrait se faire naturellement dans une entreprise, car elles devraient en premier lieu "embaucher des compétences", l'humain ou sa diversité arrivant en second lieu sans choix possible, ce que je veux dire c'est que quelles que soient les compétences, la couleur devrait passer en second lieu, tout comme la couleur d'une chemise, peut importe sur quoi on tombe, il est bon? On l'embauche. Point barre. Et voir un poste pareil ne me fait penser qu'à une chose :
- oulaaaa échec les gars, faut qu'on redore le blason et montrer qu'on est ouverts à l'ouverture.
On dirait du pur marketing "j'ai envie de paraître bien et gentil".

avatar edouardprodrive 17/11/2017 - 00:36 via iGeneration pour iOS

@EBLIS

Parole plus que sensé
👏👏🏻👏🏼👏🏽👏🏾👏🏿

avatar kubernan 17/11/2017 - 00:51

Bah oui, c'est pas comme si une entreprise était constituée d'hommes et de femmes absolument tous vertueux, chacun d'eux-elles (merde suis mal barré du coup) n'ayant absolument aucun préjugés, croyances ou échappant a tous biais cognitif. Entreprise qui plus est implantée dans un pays dont le président raffole des mélanges. Fastoche.



avatar fte 17/11/2017 - 08:02 via iGeneration pour iOS

@kubernan

"tous vertueux"

Rien à voir avec la vertu ou la morale. Tout avoir avec nos instincts animaux. Le polish de la culture et des usages locaux ajoute une couche de civilisation, mais cette couche est fine.

avatar marenostrum 17/11/2017 - 00:51

l'occident est en crépuscule. il faut lire > Décadence, Vie et mort du judéo-christianisme
Onfray, Michel

avatar une fleur 17/11/2017 - 01:03 via iGeneration pour iOS (edité)

@EBLIS

Votre réflexion — celle de l’analyse néoclassique — est tout à fait cohérente. Elle se fonde toutefois sur des hypothèses tacites :
i) les écarts ethniques observés dans les entreprises correspondent à des écarts de compétences ;
ii) les compétences sont atomiques, homogènes, transparentes et parfaitement mobiles ;
iii) l’information se transmet parfaitement et homogènement au sein de l’entreprise.

Trois hypothèses qui posent problème : parce que les minorités ethniques sont sous-employées par rapport à leur compétences , parce que les compétences sont floues et intrinsèquement dépendantes de la classe sociale, parce qu’il existe un jeu au sein de l’entreprise.

avatar ckermo80Dqy 17/11/2017 - 10:14 via iGeneration pour iOS

@une fleur

Évidemment. Merci !

avatar Paquito06 17/11/2017 - 03:51 via iGeneration pour iOS

@EBLIS

“la couleur devrait passer en second lieu,”

La couleur ne devrait meme pas etre sujet a debat, en effet. Le leadership Apple est composé de blancs et d’hommes à plus de 80%, mais c’est une poignee de personnes, ca n’est pas representatif et c’est difficile a changer. Les Apple Store (du moins aux US) sont heureusement reresentatif de la population, y a juste de tout (religion, ethnie, sexe, etc.).

avatar Dodo8 17/11/2017 - 09:38 via iGeneration pour iOS

@Paquito06

Un jour va falloir accepter qu’il y a moins d’ingénieurs noirs que blancs. Donc forcément il y a plus de blancs chez Apple et non ce n’est pas de la discrimination à l’embauche.

avatar fte 17/11/2017 - 09:48 via iGeneration pour iOS

@Dodo8

De la discrimination à la formation. Ce n'est certes pas mieux.

Si si. Il y a des universités blanches. Et masculines. Pour les riches. Certaines TRÈS réputées.

avatar Quantiger 17/11/2017 - 10:06 via iGeneration pour iOS

@fte

Où est le problème ? En France, Il y a bien des écoles que pour des juifs, des Muslim...
S’il y a des riches et blancs qui veulent mettre leurs enfants dans une école que pour les blancs c’est leur choix, si tu n’es pas blanc et pas d’argent , il y a des écoles publiques !

avatar fte 17/11/2017 - 12:05 via iGeneration pour iOS

@Quantiger

"Où est le problème ? En France, Il y a bien des écoles que pour des juifs, des Muslim..."

Peut-être que c'est un problème, justement.

avatar Paquito06 17/11/2017 - 14:46 via iGeneration pour iOS

@Dodo8

Il y a peut etre moins d’infenieurs noirs que blancs, mais il est bizarre qu’on en n’ai aucun a la tete d’Apple. Y en a bien une dizaine de qualifies sur terre non?
Je travaille en finance de marche, c’est simple, c’est comme Hollywood où la religion majoritaire est le judaisme, cependant tu croiseras sur les floor de Goldman Sachs, Morgan Stanley et JPM de nombreux asiats, indiens et noirs. Aucune difference. Il y en a des ingenieurs de toute sorte, les campus d’Ivy League en sont remplis.

avatar harisson 17/11/2017 - 15:09 (edité)

@Paquito06

Ne te pose pas ces questions, il y aura forcément des biais (y compris les tiens) ^_^

avatar fte 17/11/2017 - 07:59 via iGeneration pour iOS

@EBLIS

"la couleur devrait passer en second lieu"

La couleur ne devrait pas passer en second lieu. Ni le sexe. Ces points devraient ne pas passer. Du tout. Ni second, ni dix-millionième.

Je suis expert aux examens. Nous prenons grand soin de travailler dans l'anonymat le plus strict possible. J'ai préparé des documents que les candidats doivent rendrent, qui sont évalués et corrigé, aucun ne porte de nom ou de renseignement à même d'identifier le candidat personnellement. Des numéros, et rien que des numéros. Mon équipe surveille les sessions d'examens, puis corrige et note. Nos voyons ces jeunes plusieurs heures, nous répondons à leurs questions, etc. Ils ont un numéro de place. Que nous connaissons et nous rappelons. Et un numéro de candidat donné par l'Office lors de leur convocation, que nous ne connaissons pas et que nous nous efforçons de ne pas découvrir.

Pourquoi cette mécanique administrative ?

Parce qu'il est impossible pour un être humain qui ne soit pas un sociopathe diagnostiqué de ne pas avoir de biais inconscient en faveur ou contre une autre personne sur la base de ces premières impressions.

Donc nous travaillons pour réduire ces biais au maximum et donner des chances et conditions d'évaluation égalitaires à tous les candidats.

Les embauches devraient être faites anonymement, sans voir ni entendre la personne, sans savoir son nom, les entretiens par chat plutôt qu'oraux. Sinon il y a discrimination, toujours, c'est impossible à éviter. Dans un sens ou dans l'autre. Hélas souvent dans un sens plutôt que l'autre. Mais est-ce seulement envisageable ? Je suis aussi un employeur. Franchement ? Pas vraiment.

Solution ? Mauvaise, mais probablement la moins mauvaise, la discrimination positive. Si tant est qu'une discrimination puisse être positive d'une quelconque manière...

Nous sommes des animaux. Trop de gens l'oublient.

avatar Un Type Vrai 17/11/2017 - 08:36

Ce que les gens ne regardent pas, c'est que la discrimination n'est pas une affaire de couleur. Des études ont montré que les gens considérés comme beaux par un panel étaient plus facilement embauché que les «moches». Donc même la cursivité de l'écriture peut être discriminatoire.
Mais sans aller titiller les détails, on aime travailler avec des gens qu'on comprend, qui partagent nos tics sociétaux etc.
Pour ce qui est des compétences, non, ce n'est jamais le premier critère. Un excellent pédagogue peut se voit fermer des ports parce qu'il paraît «baba-cool»...
Pour accueillir le public on cherche des gens qui présentent bien etc. La compétence est le seul critère a regarder pour un ordi, pourtant vous achetez bien des macs, plus cher moins puissant, mais bordel qu'ils sont beaux, occidentaux ...

Bref

PS : mon avis n'est pas qu'il faut rien faire, mais bien que la compétence n'est pas le critère absolu d'embauche.

avatar Bigdidou 18/11/2017 - 08:26 via iGeneration pour iOS (edité)

@fte

"Nous sommes des animaux. Trop de gens l'oublient."

Tu as raison, et je suis content que tu le reconnaisses, car tu m'affirmais le contraire en m'engueulant il y a quelque temps, que je te disais que notre mode de relation naturel est animal, c'est à dire la prédation, et non la collaboration.
Mais nous sommes des animaux très particuliers, en ce sens qu'ils ont accès à leur animalité et ont le pouvoir de la corriger de façon consciente ou inconsciente.
Si nous n'étions que des animaux, nous ne connaitrions que la prédation, la symbiose, le parasitisme ou un mode de collaboration très particulier qu'est le troupeau.
Mais nous avons des circuits neurologiques particuliers, a priori les plus développés du monde vivant, très mal nommés par le terme "théorie de l'esprit" (qui n'a rien d'une théorie mais d'un circuit neurologique complexe) qui nous permettent l'empathie avec, entre autre, ce truc de fou qu'est donc la collaboration, enfin, parfois.

Sinon, il y a un vieux principe en médecine : tu as le droit de ressentir ce que tu veux ou plutôt tu peux de quelqu'un, de faire par exemple un contre-transfert massif, puisque à-ça s'impose à toi : tu n'y peux rien.
Ce que tu j'as pas le droit de faire, c'est de ne pas l'identifier, en tenir compte, et prendre les mesures nécessaires qui t'ont été enseignées par ta formation et ton expérience.
Ce qui est possible au (bon) médecin devrait l'être pour le bon recruteur ou examinateur senior.

Je pense que ces mesures d'anonymat extrême peuvent se discuter.
Sur le plan expérimental, les cv anonymisés ont montré leurs limites en France en se révélant contre-productifs. Une des explications avancées est que les recruteurs (et je me suis rendu compte que j'avais effectivement cette tendance) font inconsciemment de la discrimination positive et pardonnent plus facilement quelques ratées dans le cv à un représentant d'une minorité, à une femme qui a eu des enfants etc...
Ensuite, et bien oui, certains peuvent compenser des petites carences techniques, un savoir un peu brinquebalant par une énergie, une capacité à convaincre, à séduire, à entrainer, etc...
La personnalité d'un personne, c'est pas rien, ça compte, et les grand traits de personnalité de quelqu'un, ça peut souvent s'analyser très vite.
Qualités intrinsèques et personnalité qui ne s'apprennent pas, ou alors faut du temps. Alors que le technique...
Donc pourquoi se priver de cet aspect là des gens et pourquoi les priver de faire valoir ces qualités par des entretiens ultra anonymes et tout ça ?
Une évaluation "anonyme", au fond, c'est injuste, ou en tout cas c'est un parti pris qui n'est pas forcément plus "juste" et rationnel qu'une autre méthode.

Enfin, c'est bien beau, les grands principes, mais quand tu embauches quelqu'un, il faut que ça marche, derrière.
Peut-être que c'est injuste, mais l'équipe dans laquelle tu vas intégrer la personne, ou que tu vas lui confier (j'interviens plutôt dans l'embauche des cadres), il faut qu'elle l'accepte. Et le feeling qui va te dire que ça va matcher ou pas, c'est pas avec des entretiens anonymes et sans contact réel que tu vas le ressentir.

avatar harisson 18/11/2017 - 10:54

@Bigdidou

Je ne suis pas convaincu par ton post ;). Nos biais, nos "subjectivités", nos inconscients, nos décisions (bonnes ou mauvaises), nos egos/irrationalités, nos interactions inter/intra/extra personnelles, nos "organes" font que, quelque soit l'approche, l'issue n'est jamais parfaite.

Si tu ne connais pas, je te recommande les livres d'Edward T. Hall (surtout pour les aspects concernant son point de vue américain sur les relations interculturelles).

avatar Bigdidou 18/11/2017 - 13:27 via iGeneration pour iOS (edité)

@harisson

"quelque soit l'approche, l'issue n'est jamais parfaite."

Je suis d'accord, mais je ne pense pas qu'une approche totalement anonyme constitue une réponse forcément meilleure et pertinente.

On n'embauche pas des robots fait de seule compétence.
Pareil quand on a à donner une évaluation, surtout dans des métier où l'humain et certaines valeurs sont essentiels.

Mais le débat est intéressant, je vois bien les limites de mon approche qui ne peut être universelle.

L'idée est de reconnaitre et d'affronter nos biais plutôt que tenter de les ignorer et les mettre sous le tapis d'où ils ressortiront toujours.
C'est ce que j'apprends à longueur de journée aux gens, pour les émotions ou d'autres choses.
Une veille philosophie stoïcienne reprise par les comportementalistes et qui a bien fait ses preuves, je pense.

avatar harisson 18/11/2017 - 17:52

@Bigdidou

"Je suis d'accord, mais je ne pense pas qu'une approche totalement anonyme constitue une réponse forcément meilleure et pertinente."

Ce sont des débats sans fin, aucune solution n'est optimale de façon universelle (en plus pour les recrutements, ça dépend aussi de la taille de l'entreprise) et ton post, concernant le chômage en France, montre que ce n'est pas spécialement les gens le problème mais comment le système français est structuré (voire formaté) depuis la fin des 30 glorieuses (puis avec les nouveaux paradigmes économico-sociétaux induits par la mondialisation et l'arrivée du numérique, le big bang n'est pas terminé).

Concernant les biais, ils existeront jusqu'à la fin des temps, j'espère que d'ici là, nos sociétés se porteront mieux avec moins de dissonances.

Bon ceci dit, il n'y a (presque) plus de femmes noires au board d'Apple (sa future remplaçante semble avoir un profil plus adapté à la taille du Apple d'aujourd'hui, pas forcément plus "compétente" mais plus efficace). Ne reste plus qu'à attendre la fin du contrat de Timmy en 2021. ^_^

avatar fte 18/11/2017 - 18:09 via iGeneration pour iOS

@Bigdidou

"Si nous n'étions que des animaux, nous ne connaitrions que la prédation, la symbiose, le parasitisme ou un mode de collaboration très particulier qu'est le troupeau."

Quelle vision étriquée. C'est pour ça que je "t'engeulais", plus probablement. Il y a bien plus de formes de collaboration dans la nature, en particulier chez les mammifères, souvent évoluée, totalement naturelle.

Et jamais je n'ai prétendu que nous n'étions pas des animaux. Ni que collaborer faisait de nous autre chose.

avatar Bigdidou 18/11/2017 - 19:37 via iGeneration pour iOS

@fte

Il y a bien plus de formes de collaboration dans la nature, en particulier chez les mammifères, souvent évoluée, totalement naturelle."

Lesquelles ?
Certains grands primates ?

avatar fte 18/11/2017 - 20:08 via iGeneration pour iOS

@Bigdidou

Les loups, les dingos, les grands félins, les hyènes, les marmottes (pas que pour le chocolat), les primates en tous genres en effet, les éléphants, les cétacés, les lemmings, les chèvres, bref, tous les animaux ayant une structure sociale. Protection, surveillance, garde des petits, éducation, punitions, jeu, adoption...

Sans parler des oiseaux. Incroyables oiseaux.

avatar Bigdidou 19/11/2017 - 15:14 via iGeneration pour iOS (edité)

@fte

Oui, tu me cites les organisations très structurées de meutes, de troupeaux, de familles protocolisées, hiérarchisées et structurées.

Essaye de faire collaborer deux loups de deux meutes différentes et on en reparle, ou deux familles de suricates pour qu'elle fondent une société organisée.

Quand je parle de collaboration, j'entends évidemment une collaboration "opportuniste" et généralisée au sein de l'espèce.
Faut prendre un peu de hauteur, quand même, surtout quand on se permet de qualifier la vision de l'autre d'étriquée.

avatar fte 19/11/2017 - 15:29 via iGeneration pour iOS

@Bigdidou

Ah bin dans ce cas il ça falloir commencer par très précisément définir ce que tu appelles collaboration. Parce qu'à l'évidence tu sous-entends un truc très spécifique, alors que je parle de collaboration sous de multiples formes, au bénéfice de chaque partie, plutôt que de compétition avec gagnants et perdants. Ça te semble évident que c'est ce à quoi tu penses, sauf que je n'ai aucune idée à quoi tu penses.

Du coup je ne sais plus pourquoi on cause de ça.

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