Des actionnaires veulent plus de diversité chez Apple

Mickaël Bazoge |

La diversité est une des préoccupations majeures d’Apple sous l’ère de Tim Cook : rapport annuel sur le sujet, site web dédié, actions diverses et variées, prises de position publiques… Mais l’entreprise n’en ferait pas suffisamment, d’après l’investisseur Tony Maldonado et Zevin Asset Management, un fonds spécialisé dans l’investissement responsable. « Les excuses données par Apple et les autres, à savoir qu’il n’y a pas suffisamment de personnes [suffisamment qualifiées et provenant de la diversité], que ceci, que cela… Excusez mon langage, mais c’est n’importe quoi », s’emporte Maldonado chez The Verge.

Pour la deuxième année consécutive, cet investisseur va soumettre au vote des actionnaires d’Apple une proposition visant à accélérer ses efforts en matière de diversité. L’entreprise doit « adopter une politique de recrutement accéléré pour améliorer la diversité chez les cadres et au sein du conseil d’administration ». Un coup d’œil à la page des vice-présidents du groupe reflète une Pomme effectivement très blanche et masculine.

Maldonado ne donne pas le mode d’emploi pour accélérer la cadence dans ce domaine, mais fait quelques propositions comme lier les rémunérations des dirigeants à des objectifs de diversité (c’est le cas chez Intel et Microsoft, par exemple), ou forcer la société à envisager régulièrement la possibilité d’intégrer de nouveaux membres du board provenant de minorités.

Le conseil d’administration d’Apple recommande dans une note aux actionnaires de voter contre cette proposition. La société estime en effet avoir réalisé ces trois dernières années des progrès significatifs pour attirer plus de femmes et de minorités dans ses rangs. Cette proposition « n’est pas nécessaire ou appropriée car nous avons déjà fait la démonstration de notre engagement dans une vision globale de l’inclusion et de la diversité ».

Cette réponse n’est pas de nature à rasséréner Tony Maldonado. Il pense qu’Apple se repose trop sur son réseau de boutiques pour redorer les chiffres de la diversité : 56% des employés des Apple Store sont blancs contre 82% au sein de la direction. Zevin Asset Management estime de son côté qu’il y a là un « risque » pour la réputation d’Apple, celui de perdre ses profils les plus talentueux ou de rater des embauches intéressantes.

En 2015, Maldonado avait posé la question directement à Tim Cook, durant la réunion annuelle des actionnaires. « Tim était sur la défensive », se souvient-il. Puis l’année suivante, une première proposition avait été soumise au vote des actionnaires. Elle avait alors obtenu 5,1% des voix, suffisamment pour revenir cette année encore (il faut 3% pour qu’une proposition puisse être soumise à nouveau). La prochaine réunion annuelle des actionnaires d’Apple se tiendra le 28 février ; l’objectif est d’atteindre les 6%.

Tags
avatar MacSedik | 

@ddrmysti

Bullshit, discrimination politiquement correcte?????. Et quand on connaît pas le sujet on la ferme un peu au risque de paraître ridicule.
Si on prend l'exemple de la France, les faits et les études sont là :
Un maghrébin a de 2 à 3 fois moins de chances d'être recruté à diplôme égale qu'un blanc/européen.

Donc lire que : corriger des injustices faites au nom de la couleur de la peau, religion ou orientation sexuelle c'est du racisme... comment dire ? C'est comme si un mec du Ku Klux Klan se plaignait que les noirs soient trop rancuniers. C'est absurde et d'une débilité sans nom. Ayant été victime de discrimination juste parce que je ne rentrais pas dans les critères subjectifs (En gros, je suis présentable et propre sur moi mais mon nom d'arabe ne plaisait pas) d'un poste ça me révolte ce genre de commentaires. Et ça me fait marrer de lire le mot "méritocratie" la méritocratie n'existe pas, ce concept fumeux qui ne veut plus rien dire. On ne réussit pas seulement parce qu'on a bien travaillé à l'école, le réseau ça joue aussi, le capital culturel (Culture général, le fait de jouer au tennis plutôt qu'au foot, le fait de savoir se tenir à table...), le capital économique (patrimoine des parents, des grands parents...) et j'en passe. Le fils de François Fillon a plus de chances d'être dans une grande banque que le fils d'un ouvrier ayant fait les mêmes études et le même parcours que lui. Donc la "méritocratie" hein si on la voit quelque part qu'on me fasse signe...

avatar gela | 

@MacSedik

Bravo. Il fait plaisir à lire ton commentaire. On sent la colère.

C'est ce que je dis à mes amis au Québec. Les problèmes raciaux et ce qui en découlent, en France, c'est qu'on embauche pas les noirs et les arabes. Uniquement dans les sales jobs. Du coup les maghrébins d'ici se tirent la-bas et le problème s'y déplace. Marre de ce rasicme, pu...

avatar vrts | 

j'espere qu'ils vont rester dans les grandes villes parceque le Quebec hors de la ville c'est super xenophobe...

avatar supermars | 

@MacSedik

Le problème de ton étude est qu'elle ne se base que sur du quantitatif et met de côté le relationnel, le culturel. Or, dans un endroit où on doit collaborer, cette donnée est tout aussi importante que le diplôme.
Ainsi, on peut imaginer que par précaution, un employeur va essayer de trouver des dénominateurs communs entre les salariés déjà en place et la nouvelle recrue. Un peu à la manière dont la plupart des employeurs, ou des gens tout court, vont discriminer ceux qui n'ont pas l'air agréables ou souriants par exemple.
Alors évidemment et malheureusement, ça ouvre grand la porte aux a priori, aux préjugés. Dans le cas de Maghrébins que tu cites pour la France, un employeur peut se poser des questions sur les futures relations homme-femme, sur les discordes à caractère politico-religieux etc. Et là, c'est le contexte général qui dessert le candidat à un poste. Parfois c'est le contraire: par exemple, le cas de l'immigration portugaise jugée, à tort ou à raison, comme exemplaire et travailleuse dans son ensemble, aidait le candidat à l'embauche. J'en ai été témoin plusieurs fois où un employeur, SANS avoir vu le postulant, déclarait: "Un Portugais ? Alors c'est bon, on prend".
Donc la méritocratie n'est pas parfaite (sauf pour les concours publics), ne dépend pas que de l'individu (essaye d'être journaliste national quand tu as un accent alsacien, auvergnat ou marseillais) et doit être comprise plus largement que la validation d'un niveau technique (essaye de travailler dans une centrale nucléaire si tu es alcoolique + un peu comme le bulletin scolaire: 16/20 de moyenne générale mais les commentaires rédhibitoires sur le comportement...)

Désolé pour ce laïus et j'espère qu'on n'y verra pas de racisme ou autre connerie dans le genre.

avatar unixorn | 

C'est en grosse partie faux, une étude sur les CV anonyme[1] avait montré que ça diminuait en fait la chance d'être employé, car il y a avait un phénomène de compensation positif quand le nom fait étranger.

La réalité, c'est que si "la diversité" faisait des études, elle trouvait du travail facilement. J'ai étrangement vu beaucoup moins de ces personnes sur les bancs de la fac que leur proportion dans la population. D'ailleurs certaines minorités qui font des études, ne posent pas de problèmes de société et dont la victimisation n'est pas un business s'en sortent très bien.

Je pense aussi qu'à force d'entendre le discours anti-raciste, une personne qui essuie un refus va tout de suite le mettre sur le compte de son origine, alors que ce sont des choses qui arrivent à tout le monde.

[1] http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/04/04/le-cv-anonyme-penalise-...

avatar ddrmysti | 

"La réalité, c'est que si "la diversité" faisait des études, elle trouvait du travail facilement."
C'est un truc que j'ai toujours trouvé "amusant" quand j'entends des personnes justifier la délinquance et l'échec scolaire par le milieu social. Bizarrement, si c'est une excuse pour justifier l'échec, c'est quoi l'excuse pour justifier les quelques jeunes de banlieue qui s'en sortent ? J'ai eu ce que les gens ont facilement tendance à qualifier "d'enfance difficile", propre à, si on en crois ces raisonnements stupide, m'entrainer vers la délinquance et l'échec. Pourtant je n'ai jamais sombré dans la drogue, j'ai eu mes diplômes, je n'ai pas un casier judiciaire long comme le bras, etc… Par contre oui, à 15 ans je ne passais pas mes nuits dans les halls d'immeubles à boire des bières et fumer des pets, et en cours je ne passais pas mon temps à menacer les profs de les planter car j'avais eu une mauvaise note.

Mais bon, je n'ai pas les bonnes origines pour prétendre à une vie de délinquance, ça doit être ça…

avatar harisson | 

@ddrmysti

"J'ai eu ce que les gens ont facilement tendance à qualifier "d'enfance difficile"

On le voit bien, ta logique mène l'Autre vers une impasse ^_^

avatar une fleur | 

« C’est un truc que j'ai toujours trouvé "amusant" quand j'entends des personnes justifier la délinquance et l'échec scolaire par le milieu social. Bizarrement, si c’est une excuse pour justifier l’échec, c’est quoi l’excuse pour justifier les quelques jeunes de banlieue qui s'en sortent ? »

Nous passerons outre un lexique idéologisant et reprendrons simplement les composantes logiques pertinentes.
Effectivement, il est des classes sociales protégées de l’échec scolaire et d’autres qui le subissent prioritairement.
C’est un état de fait depuis plus de cinquante ans : l’école est une institution de reproduction sociale, c’est-à-dire qu’elle entretient les inégalités sociales et n’est certainement pas méritocratique. Je vous renvoie à Girard, Bourdieu, Baudelot et Establet, Lahire et tant d’autres.

L’école favorise les classes sociales supérieures, ce qui ne signifie pas qu’il n’est pas d’enfant de classe populaire qui réussisse, mais que celui-là qui réussit est en situation d’exception et de marginalité.
Il n’est pas normal en l’état actuel de l’institution scolaire — étant donné les mécanismes de domination et de discrimination qui la soutiennent — qu’un enfant de milieu populaire réussisse. Néanmoins, lorsque la chose arrive, l’hypertrophie est sensible pour plusieurs raisons : la médiatisation de l’exceptionnel, l’appropriation de l’exemple par un discours volontariste d’égalité des chances, le dédouanement par la marge d’un système de domination global, l’inégalité de traitement de l’information selon les classes sociales, etc.

L’absolu déterminisme ne fonctionne ni dans un sens ni dans l’autre : le mérite n’implique pas la réussite, l’appartenance à un milieu social populaire n’implique pas l’échec. Mais la hiérarchie des rapports reste indubitable : l’on réussit d’abord parce que l’on est issu d’une classe sociale dominante, et rarement parce qu’on le mérite.

avatar boubaka42 | 

@une fleur

Ha ha ha,je suppose que toi tu as fait les hautes écoles a un tel point que sa ta explosé les neurones quoi la vache si c'est qu'on vous fait fumée dans ces écoles la je veux y aller car elle doit bonne car je vois tu es encore entrains de planée,je ne sait pas de quel planète tu viens mais certainement pas de la planète terre

avatar ddrmysti | 

On n'échoue pas parce qu'on est issus d'une classe sociale inférieur, juste parce qu'on se plie à l'image que le groupe à décidé pour nous.
Entre la misère et le chomage, et le boulot de ministre, il y a de nombreuses façons de réussir, qui sont accessibles à tous pour le peu que ceux ci s'en donnent un peu la peine. Mais c'est sur que c'est plus simple de trainer dans les hall d'immeuble à 15 ans en buvant de la bière et fumer des pétard en affirmant qu'on ne peut pas lutter contre le destin et que le système est conçu pour opprimer ceux qui ne sont pas nés avec une cuillère en argent dans la bouche, que de bosser pendant les vacances pour allonger ses bourses et continuer ses études de fac.

Comme il a été dit précédemment, les gens issu de milieu défavorisé qui atteignent les hautes sphères sont des exception, mais les gens qui tentent de se donner les moyens d'atteindre les hautes sphère SONT des exceptions. Suffit de voir comment, même dans les milieu moins défavorisés, les ''intellos'' sont dénigrés et traités en paria, alors que justement, ils sont ce qui est le plus proche de faire quelque chose de leur vie (professionnellement parlant).

avatar une fleur | 

« On n'échoue pas parce qu'on est issus d'une classe sociale inférieur, juste parce qu'on se plie à l'image que le groupe à décidé pour nous. »

Ceci n'est pas simple affaire de représentations, ce sont aussi des mécanismes concrets de domination qui sont en place.
Trois exemples.
Par jeu de concurrence, les meilleurs enseignants rejoignent les meilleurs établissements dans les meilleurs quartiers. Aussi bon que vous soyez, si vous habitez dans un quartier populaire vous recevrez un enseignement de moins bonne qualité qu'un élève de quartier aisé — i.e. vos chances de réussites sont minimisées (Terrail).
Le code linguistique de la salle de classe est le même que celui des classes supérieures, les enfants de classes populaires font donc face à un choc de culture qui les exclue dans un premier temps et les met en difficulté dans un second (Bernstein).
Les entretiens de personnalité à l’entrée des écoles sont discriminants vis-à-vis de l’hexis, des capitaux extra-scolaires, de la culture de classe, du langage (Eymeri).

« Mais c'est sur que c'est plus simple de trainer dans les hall d'immeuble à 15 ans […] que de bosser pendant les vacances pour allonger ses bourses et continuer ses études de fac. »

Tout spécialement en France, les capitaux financiers sont tout à fait secondaires. Les ressources culturelles priment (Boudon).

« les gens issu de milieu défavorisé qui atteignent les hautes sphères sont des exception, mais les gens qui tentent de se donner les moyens d'atteindre les hautes sphère SONT des exceptions. »

Vous semblez supposer que la réussite tient à une attitude proactive de la part des agents. Cela n’est pas prouvé. Lahire nous montre quantité de facteurs de réussite environnementaux dans ses Tableaux de famille (taille de la classe, mixité sociale, nombre de livres dans le foyer, temps de travail des parents).

« même dans les milieu moins défavorisés, les ''intellos'' sont dénigrés et traités en paria »

L’insulte « intello » est dévalorisante auprès des classes supérieures parce qu’elles sont des classes supérieures. Parmi toutes les catégories socioprofessionnelles, ce sont les cadres qui prennent cette insulte le plus à cœur ; exactement de la même façon que ce sont les agriculteurs et les ouvriers qui souffrent le plus d’être traités de « beaufs ».

avatar ddrmysti | 

En fait tout ce que tu dis revient au final à ce que je dis, au détail près que tu rejettes la faute de ceux qui ne se donne pas les moyens d'essayer de réussir sur le système, quand moi je le rejete sur ceux qui n'essaient même pas, parce que bon, le système ne mettant pas toutes les chances de mon coté, je préfère rejeter la faute sur lui que de faire en sorte de m'en sortir malgré les difficultés.

avatar une fleur | 

@ddrmysti

« tu rejettes la faute de ceux qui ne se donne pas les moyens d'essayer de réussir sur le système, quand moi je le rejete sur ceux qui n'essaient même pas »

À aucun moment le terme « faute » n'a été employé. Il s'agit d'un discours scientifique, non pas moral.
La probabilité de réussir en essayant de réussir est-elle plus forte que celle de réussir sans essayer ? Certainement.

avatar ddrmysti | 

Le problème, dans tout ce que tu cites, c'est que ce n'est qu'un constat de ce qui se passe, pas une explication scientifique. Le problème n'est pas l'origine, juste que le sujet se conforte dans l'image que la société veut lui imposer.
Au final, le milieu social n'y est pour rien si la personne préfère choisir la facilité de l'échec plutôt que la difficulté de réussir.

avatar une fleur | 

@ddrmysti

« Le problème, dans tout ce que tu cites, c'est que ce n'est qu'un constat de ce qui se passe, pas une explication scientifique. »

Il ne s'agissait que de paraphraser la sociologie de l'école des cinquante dernière années. Et la sociologie est une science — la littérature épistémologique est très complète sur le sujet, si vous en doutez.

« le sujet se conforte dans l'image que la société veut lui imposer [...] la personne préfère choisir la facilité de l'échec plutôt que la difficulté de réussir. »

Vous semblez déterminé à accoler des hypothèses néo-classiques à votre discours. Pourtant la rationalité des agents et la perfection de l'information sont très rapidement infirmées lorsque l'on sort du modèle théorique.

avatar sachouba | 

@une fleur :
"Vous semblez supposer que la réussite tient à une attitude proactive de la part des agents. Cela n’est pas prouvé."
Ce serait terrible si une telle chose était vraie ! Il faudrait donc s'en donner les moyens pour réussir ?

avatar une fleur | 

@sachouba

« Il faudrait donc s'en donner les moyens pour réussir ? »

Au sens : si l'effort de réussite augmente alors la probabilité de réussite augmente, oui.
Au sens : si et seulement si l'effort de réussite augmente alors la probabilité de réussite augmente, non.

avatar ddrmysti | 

Et donc je suppose qu'actuellement, tu soutiens le policier qui a apparemment violé un gars durant un contrôle, parce que bon, il y a des femmes qui se font violer, donc pour équilibrer une injustice, c'est normal qu'un homme se face violer.
Prétendre combattre du racisme par du racisme, ce n'est pas lutter contre le racisme, c'est juste rajouter une couche de racisme.
Donc du coup, je te dirais que oui, passer pour un con avec mon discours égalitariste au yeux d'un mec postant un commentaire aussi raciste, ça me plait, ça prouve que je suis dans le bon ton.

avatar flo3183 | 

@françois bayrou

Et l'idée que des blancs qualifiés soit à ce type de poste t'embête tant que ca? Et ca, c'est pas du racisme?

avatar ddrmysti | 

Si, mais un racisme qui va dans le sens du sien, donc à ses yeux ça passe.

avatar GtnDns | 

Ne comparez pas la France ou autre aux USA.. les contextes historiques et sociaux n'ont rien à voir..

avatar Domsware | 

Cette personne manipule les pourcentages donnés : en effet il est déduit des conclusions alors qu'il n'a aucun élément de comparaison.

Ainsi comment interpréter "56% des employés des Apple Store sont blancs contre 82% au sein de la direction" ? Combien d'employés d'Apple Store et combien de personnes dans la direction ?

avatar alfatech | 

Embaucher les meilleurs…La seule chose cohérente à faire.

avatar ecosmeri | 

@alfatech

Pour les politiciens c'est l'inverse. Quoique ils sont super competent dans l'art de nous entuber et nous voler ?

avatar McDO | 

Ils devraient virer Tim Cook pour le remplacer par un jeune indien talentueux et dynamique comme chez Microsoft ou Google. Les vieux blancs ont tendance à être de gros coincés du cul traditionalistes...

Pages

CONNEXION UTILISATEUR