Apple désamorce les soupçons de sexisme sur son campus

Mickaël Bazoge |

Apple se présente volontiers comme le champion de la diversité, de l'égalité et du respect. Mais comme dans toute organisation, l'erreur est humaine et des dérapages peuvent survenir. Cela a été le cas pour plusieurs employées du 1, Infinite Loop, dont les témoignages anonymes ont été compilés cette semaine par les sites Mic et Gizmodo.

On parle là de cas de plaisanteries misogynes, mais aussi d'une promotion qui passe sous le nez d'une salariée au profit d'un homme moins qualifié, ou encore de harcèlement. Ça la fiche mal pour une entreprise qui se pare de toutes les vertus, et révèle un envers du miroir à mille lieues de l'image lisse que vante Tim Cook à longueur d'interviews.

Denise Young Smith et Ina Fried de Recode.

Coïncidence ou non, ces affaires interviennent en plein lancement des iPhone 7 et Apple Watch Series 2. Pour éteindre la polémique naissante, Denise Young Smith, la vice-présidente aux ressources humaines, a tenté de désamorcer ces accusations de sexisme auprès de Recode, le jour même du lancement des nouveautés — autant dire que le sujet tient à cœur la direction d'Apple.

« Nous prenons ces problèmes pas seulement sérieusement, mais personnellement », explique la responsable avant d'assurer, une fois de plus, que l'entreprise est engagée dans la diversité sous toutes ses formes. Le dernier rapport sur le sujet faisait état de la présence de 32% de femmes dans les effectifs du groupe (lire : La diversité d'Apple progresse lentement). C'est en phase avec d'autres groupes informatiques, mais c'est encore loin de représenter la société américaine dans son ensemble.

« J'ai conscience que nous en sommes encore à 70/30 au sein de nos équipes d'ingénieurs. Nous devons être conscients que des personnes peuvent se sentir sans voix ou délaissées au sein de l'entreprise », dit-elle. En ce qui concerne les affaires citées, des « actions disciplinaires ont été prises », qui peuvent aller de la discussion informelle jusqu'au licenciement. Denise Young Smith n'a évidemment pas donné de précisions sur les dossiers spécifiques.

La patronne de la RH est en train de fignoler un courriel qui sera envoyé à ses équipes afin de faire le point sur la situation. Elle reviendra aussi sur l'engagement de l'entreprise et sur le sien. « En tant que femme et dirigeante, je pense que j'ai une plus grande responsabilité pour écouter toutes les femmes, toutes les personnes de couleur, qui peuvent avoir l'impression de ne pas être entendues ». Ces histoires, qui ont été suivies de près par Tim Cook, sont devenues une « top priorité ». Malgré les lancements des nouveautés cette semaine.

Tags
avatar TmrFromNO | 

A la seule différence qu'un homme qui cherche des jeunes filles est vu comme un pervers sexuel.
Une femme qui fait de même, par contre, c'est une MILF, une cougar.... et ça passe.

Egalité, égalité .....

avatar IceWizard | 

@TmrFromNO
"A la seule différence qu'un homme qui cherche des jeunes filles est vu comme un pervers sexuel."
Quand quelqu'un (homme ou femme) recherche un partenaire permanent plus jeune la différence d'âge est généralement de 5 à 10 ans. Mais toi tu vois tout de suite un type de 40 ans cherchant à sortir avec une fillette de 15 ans. Très révélateur ..

@TmrFromNO
"Une femme qui fait de même, par contre, c'est une MILF, une cougar.... et ça passe.
Egalité, égalité ....."

Comme si les mariages d'hommes murs avec des filles 20 ans plus jeunes étaient rares ..

avatar TmrFromNO | 

C'est socialement mieux admis pour les femmes en tout cas., de se taper des jeunes.
Mets toi à la place d'un père ou d'une mère d'un garçon et fille de 16 ans. Les 2 jeunes leurs annoncent qu'ils baisent régulièrement avec un partenaire de 40, voire plus.

Dans quel cas ça va le plus gueuler? Dans celui de la fille qui se fait retourner par un daron, évidement.

avatar IceWizard | 

@TmrFromNO
Je parle de couples adultes résidant sous le même toit, avec une vraie vie sociale. Et tu sort des exemples d'adolescents de 16 ans vivants chez leur parents et couchant avec des vieux de 40 ans. Bravo les fantasmes ..

avatar pat3 | 

Déjà la préhistoire te donne tort: les premiers hommes étaient chasseurs cueilleurs, et s'ils n'avaient pas inventé l'agriculture, nous ne serions pas là à débattre… mais il est vrai qu'il reste des hommes de néanderthal parmi nous.

avatar IceWizard | 

@SIMOMAX1512
"Il faut dire qu'il y a moins de femme en Ecole d'ingénieur que d'homme . La recherche de parité se heurte des fois à la réalité ."
J'ai fait un BTS Assistant ingénieur (lycée technique Jacquard à Paris). 30 élèves dont seulement 2 mecs !

avatar TmrFromNO | 

"Assistant" ingénieur...
Bah logique qu'il y ait plus de femmes. Les hommes, eux, SONT ingénieurs, pas assistants ....

C'est comme dire qu'il y a plus d'hommes que de femmes en médecine, et répondre que lors d'une formation à l'IFSI, y'avait pourtant plus de femmes que d'hommes

avatar IceWizard | 

Etre assistant(e) ingénieur c'est un peu compliqué que d'apporter les tasses de café. 17 heures de dessin industriel par semaine .. les pires heures de ma vie.

avatar sachouba | 

Euh... Un BTS assistant ingénieur n'a rien à voir avec une école d'ingénieurs. Il y a 28% de filles dans les écoles d'ingénieurs françaises. Et encore moins dans la plupart des écoles les plus prestigieuses : Polytechnique, Mines Paris, Ponts Paris, Centrale Paris, Centrale Lyon, Supélec, ENSTA Paris...

avatar IceWizard | 

Toujours dans le monde merveilleux de Sachouba, où les choses sont différentes de l'univers réel ? Un Assistant(e) d'ingénieur ne serait d'aucune utilité s'il ne parlait pas le même langage qu'un ingénieur, et ne connaissait pas ces méthodes de travail. C'est une sorte d'ingénieur light avec une formation accéléré en 2 ans et non de 5.

Et je n'ai pas la moindre idée de la raison pour laquelle il y a autant de filles. Probablement le terme "assistant" qui inspire les conseillers d'orientation.

avatar harisson | 

@IceWizard :

Sachouba décrit une réalité des écoles d'ingénieurs fr (à mon époque (90's), en école d'ingé il y avait 6 filles pour ~200 auditeurs) et qui n'a rien à voir avec ingénieurs (enseignement plus accès théorie) vs bts assistant ingénieur (enseignement plus accès pratique).

Sans le contexte général (niveau de math, physique, l'école, le lieu, niveau du personnel éducatif, etc), c'est difficile de donner une réponse qui ne sera pas évasive dans ton cas précis.

Les femmes ont, en général, une approche plus concrète (plus dans le faire que dans la conceptualisation abstraite), ont "peur" de se mettre en avant dans les métiers techniques, manque de figure féminine (représentativité et préférant s'en référer a une autorité tierce), etc.

Il y a d'autres facteurs extérieurs "superficiels" pour expliquer le "grand nombre" (comme le succès d'Internet par ex), ou encore le faible nombre, le sujet (blagues sexistes) de la news MacGe par exemple, etc

avatar awk | 

A titre personnel, j’ai toujours privilégier l’embauche des femmes, particulièrement pour des postes techniques et/ou à responsabilités.

Nous sommes globalement sur du 60/40 en ratio H/F et sur mes N-1 à la parité. (Entre autre notre TD qui est UNE Supélec)

Sur des enjeux techniques une des forces des femmes est souvent d’avoir un cadre de pensée plus large que celui hommes qui tombent souvent dans le travers de la fascination servile pour la technologie, un rien masturbatoire et donc stérile.

Même si j’essaie le plus possible d’éviter se travers aussi chez les hommes lors du recrutement, les femmes ingénieurs sont plus naturellement porté à penser aux usages, à l’expérience utilisateur, au produit, au enjeux de design … et à collaborer en bonne intelligence avec ceux qui sont essentiels à la bonne marche de l’entreprise.

Un des fléaux de l’entreprise est la guerre de chapelle entre ingénieurs, commerciaux, gestionnaires … les femmes ont souvent bien plus de facilités à avoir une vision transversale et à être ouverte aux autres paradigmes.

L'homme ingénieur français est souvent, hélas, confit dans ses certitude et incapable d'élargir son cadre de pensée, entre autre sur des enjeux produit et commerciaux ... un des drames de la compétitivité de notre pays.

C’est pour moi aujourd’hui essentiel d'élargir le cadre de réflexion et de faire travailler en synergie les ressources de l'entreprise, les femmes peuvent apporter beaucoup sur ces enjeux.

avatar Rigat0n | 

Sans déconner TmrFromNO est à encadrer

avatar TmrFromNO | 

T'es fan de moi, avoue.

avatar awk | 

@Rigat0n

J'étais sérieux quand j'envisager de le conserver à Saint-cloud au Bureau international des poids et mesures

avatar NymphadoraTonks | 

Mon dieu les commentaires ici ...
je vais aller faire à manger pour monsieur mon mari .

avatar Philbee | 

Pourtant, force est de constater, qu'en France, le principe de parité est largement bafoué par les préceptes féministes de nos gouvernants :

en effet, si on impose des quotas féminins dans les conseils d'administration (loi Copé-Zimmermann) pour organiser cette "parité" homme/femme, on oublie délibérément d'appliquer des quotas masculins dans des secteurs de la Fonction Publique comme la justice ou l'Education, secteurs dans lesquels les femmes sont trés largement majoritaires.
Ceci engendre, alors, un problème de juste représentativité des femmes et des hommes dans des administrations essentielles au fonctionnement démocratique de notre République mais explique aussi certains phénomènes sociétaux préocuppants lié directement au manque de référents masculins dans le corps enseignant : goo.gl/yQGamW

Faut-il rappeler que, depuis plus de 10 ans, certaines féministes (et non des moindres) comme Elisabeth Badinter (c.f son livre "Fausse route" : goo.gl/X7oaWI ) dénoncent ouvertement les dérives d'un féminisme misandre qui victimise sciemment les femmes et font des hommes les sempiternels oppresseurs de la gente féminine.
Cette misandrie s'exprime, de manière manifeste, dans la façon dont les Pouvoirs publics considèrent, par exemple, la problématique des violences conjugales sous un angle purement féminin, occultant totalement le phénomème (de moins en moins marginal) des hommes battus. Phénomène pourtant pris très au sérieux dans d'autres pays : goo.gl/sRpw6S

D'ailleurs, je me demande ce que diraient nos associations féministes s'il existait un équivalent féminin du fameux site de rencontre "adopte un m*c"...

avatar TmrFromNO | 

C'est ça.
Le féminisme tel qui est exercé par certaines femmes, n'a pas uniquement pour but que d'établir un semblant d'égalité homme femme, mais surtout de priver les hommes de certains "privilèges".
Elles ne veulent pas l'égalité, mais la domination de la femme. Que l'homme tombe, perde son status dominant.
Idéalement, elles nous feraient accoucher, par exemple, pour s'épargner une souffrance et que ce soit l'homme qui ait mal.

On appelle ça aujourd'hui du féminazisme, pratiqué par des femmes qui luttent pour le droit des femmes dans des pays comme le nôtre dans lesquels elles n'ont pas trop à se plaindre (mis à part le terrible harcèlement de rue quand on leur demande l'heure), mais qui n'iront jamais défendre le droit des femmes dans certains pays du moyen orient.
C'est pas trop leur problème..

avatar Philbee | 

La roue tourne... ;-)

avatar IceWizard | 

@Philbee
"Cette misandrie s'exprime, de manière manifeste, dans la manière dont les Pouvoirs publics considèrent, par exemple, la problématique des violences conjugales sous un angle purement féminin, occultant totalement le phénomème (de moins en moins marginal) des hommes battus. "

De manière plus générale, il y a aussi la garde des enfants lors d'un divorce. L'épouse est toujours privilégiée, même si elle est une mauvaise mère. Mon frère en a fait l'expérience lors de son divorce. Il a fallut que ma nièce de 15 ans aille déposer d'elle-même une demande de garde exclusive de son père (qu'elle a obtenue) pour que les choses changent. Le jour de son 18ème anniversaire, sa mère ne l'a même pas appelé au téléphone.

avatar Philbee | 

Dans le genre, il y a aussi cette loi sur la "reconnaissance de paternité" :
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/01/28/01016-20130128ARTFIG0...

avatar awk | 

@Philbee

Un odieux témoignage d'un mâle n'assumant pas sa paternité effectivement remarquable.

Avec en sous-jacent le fait que c'est forcément à la femme d'assumer la contraception même dans le cadre d'une liaison éphémère.

Un Homme assume les conséquences de ses actes à commencer par une paternité.

avatar Philbee | 

Ce n'est absolument pas ce qui est écrit dans l'article du Figaro et ce que dit l'avocate Me Hélène Poivey-Leclercq...
Mais peut-être ne savez-vous lire que les articles écrits en "novlangue" ?

avatar awk | 

@Philbee

"«Après mon divorce, voyageant beaucoup, j'étais un peu comme un marin, une femme dans chaque port. Un jour, en 2007, une ancienne liaison m'a donné rendez-vous et m'a montré une échographie en prétendant que c'était mon enfant. Lorsque je lui ai dit que je refusais cette paternité, elle m'a répondu qu'elle ne voulait pas avorter, que les délais étaient dépassés. Elle avait 41 ans, pas d'enfant, et son conjoint, apprenant que l'enfant n'était pas de lui, l'avait quittée. Une petite fille est née, dont je sais à 99,9 % qu'elle est de moi. Cela ne me fait ni chaud ni froid."

Indéfendable, médiocre et abjecte.

avatar Philbee | 

Et la suite :
"La première fois que je l'ai vue - elle avait un an et demi -, c'était un bébé comme un autre. Rien à voir avec mes deux enfants, programmés, que j'aime par-dessus tout. Là, je me suis fait piéger."

Comme le dit trés bien Me Hélène Poivey-Leclercq :
"Mais, aujourd'hui, avec huit moyens de contraception différents, le rapport de force s'est inversé. On frôle l'abus de confiance ou l'escroquerie de la part des femmes...la solution serait peut-être de continuer à rechercher la filiation biologique mais à la détacher de ses conséquences civiles en termes de pension alimentaire et de droits patrimoniaux."

Ce que reconnait Adeline Gouttenoire, professeur de droit :
"Il ne serait pas imaginable d'interdire une recherche de paternité au seul prétexte que l'homme ne serait pas d'accord. Même s'il est vrai que des femmes abusent et se débrouillent pour avoir un “enfant portefeuille” avec un homme riche. De la même manière qu'au XIXe siècle des femmes tombaient enceintes dans l'espoir de se faire épouser…."

Il s'agit donc d'une loi particulièrement (ou intentionnellement ? ) mal faite...

Pages

CONNEXION UTILISATEUR