La culture de l’erreur : Apple esquisse une autocritique

Mickaël Bazoge |

iPhone, iPad, Mac, Apple TV, Apple Watch, Apple Music, iCloud, CarPlay, quatre systèmes d’exploitation, des services en ligne à la pelle, et demain une Apple Car… La Pomme d’aujourd’hui n’a plus grand chose à voir avec celle de 1997, quand Steve Jobs, revenu aux manettes, décimait la gamme Apple de l’époque pour la simplifier drastiquement. Aujourd’hui, on s’y perd un peu dans toutes les activités menées de front, parfois en désordre de bataille, par le constructeur.

Évidemment, même avec toute la bonne volonté du monde et des poches bien pleines, toutes les nouveautés sorties ces dernières années – matérielles, logicielles, ou les services – ne sont pas forcément au niveau d’excellence que l’on est censé attendre d’Apple. Tim Cook, Eddy Cue et Craig Federighi esquissent le début de ce qui ressemble à une autocritique dans un très (très) très long papier de FastCo en forme de « mise au point ».

Le coup de semonce Plans

L’alarme a sonné en interne chez Apple avec le fiasco de Plans, en 2012. Dès son lancement en septembre de cette année, le service de cartographie d’iOS 6 a été l’objet de toutes les moqueries, et à raison : on ne comptait plus les erreurs factuelles et graphiques. « Écoutez, la première chose que nous avons ressentie a été de l'embarras », explique Eddy Cue qui a pris en main le développement de Plans après le départ forcé de Scott Forstall.

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« Nous avons complètement sous estimé le produit, sa complexité. Toutes les routes sont connues, allons ! Tous les restaurants sont connus, il y a Yelp et OpenTable, ils ont toutes les adresses. Le courrier arrive. FedEx arrive. Ça ne doit pas être bien sorcier ! ». Une manière pour lui de dire qu’Apple a pris ce projet trop à la légère.

Nous avons décidé que Plans faisait partie intégrante de toutes nos plateformes. Il y avait tellement de fonctions que nous voulions bâtir qui dépendent de cette technologie, et nous sentions que nous n’étions pas dans une position que c’était quelque chose qui ne pouvait pas nous appartenir.

« Les cartes sont au cœur de la structure organisationnelle pour le monde physique avec lequel vous interagissez », enchérit doctement Federighi. « La cartographie est la fondation pour dégager de la valeur pour la plateforme, comme nos systèmes d’exploitation sont une fondation ». Pour Eddy Cue, faire des erreurs, « cela vous oblige d’abord à vous demander, “Est-ce que [le produit, le service] est important ? Est-ce que c’est un secteur où il faut investir trois ou quatre fois plus, ou avons-nous fait cette erreur parce que le produit n’était pas si important pour nous ?“ ».

Décision est donc prise, en haut lieu, de mettre le paquet pour non seulement corriger les erreurs de nature de Plans, mais aussi (et surtout) de l’améliorer constamment. Cela signifiait l’emploi de « plusieurs milliers de personnes ». Et surtout, le développement de compétences auxquelles Apple n’avait pas pensé, précise Craig Federighi. « Plans présente de grosses difficultés liées à l’intégration des données et à la qualité des données, des choses que nous devions résoudre sur une base quotidienne ».

Ces changements appris à la dure ont eu des conséquences sur le processus de développement en interne chez Apple – et a amené l’entreprise à s’ouvrir un petit peu au monde. « Pour nous tous qui vivons à Cupertino, la cartographie [de Plans] était vraiment bonne », explique Cue. « Alors le problème n’était pas évident pour nous. Nous n’avons jamais vraiment pu tester [Plans] auprès d’un plus grand nombre d’utilisateurs pour avoir des retours. Maintenant, nous le faisons ».

La bérézina de Plans a donc eu une conséquence finalement positive : Apple a mis en place des bêtas publiques, d’abord pour Yosemite en 2014, puis l’année suivante pour iOS 8.3. La cagade d’Apple Maps, c’est « la raison pour laquelle, en tant que client, vous avez la possibilité de tester iOS », confirme Cue. Un programme qui se poursuit actuellement avec macOS Sierra et iOS 10.

L’avenir de Plans n’a pas été révélé, évidemment, à FastCo. En revanche, Eddy Cue a donné une piste intéressante d’une fonction qu’il aimerait voir apparaitre dans le logiciel : « Disons que je suis à la maison en train de taper un e-mail avant d’aller au bureau. J’aimerai que Maps me dise, “Ne partez pas maintenant, votre voyage sera plus court de 15 minutes si vous restez chez vous un petit moment“. Ce serait très pratique ».

Apprendre de ses erreurs

L’exemple de Plans montre qu’Apple apprend de ses erreurs et est capable de se remettre en cause, un discours plutôt rafraîchissant de la part des dirigeants de l’entreprise. Et une communication qui fait souvent défaut alors que les griefs des utilisateurs s’accumulent. « Je ne lis pas toute la couverture presse sur Apple », avoue Tim Cook (à l’impossible, nul n’est tenu…). « Mais de la manière dont je vois les choses, je pense connaitre la vérité », poursuit-il. Espérons-le !

Le futur d’Apple pourrait bien être très différent de son passé. « Une des choses que vous savez si vous travaillez dans le monde des technologies depuis un moment », indique Cue, « c’est votre dernier produit qui détermine si vous êtes bon. Personne ne veut de l’iPod originel. Personne ne demande un iPhone 3GS ». C’est pourquoi Tim Cook « pousse » Apple dans une voie bien plus grande que tout ce que Steve Jobs aurait pu imaginer. « Je veux qu’Apple soit présente, vous savez, pour toujours », assure le CEO. Et cela peut impliquer de se planter.

Nous n’avons jamais dit que nous étions parfaits. Nous avons dit que c’est ce que nous cherchions à être. Mais parfois, on se trompe. La chose la plus importante, c’est “Avons-nous le courage d’admettre que nous nous sommes trompés ? Et comment allons-nous changer ça ?“ La chose la plus importante pour moi, en tant que CEO, c’est que nous conservions ce courage.

« Est-ce qu’Apple fait plus d’erreurs que d’habitude ? », demande Tim Cook. « Je n’ai pas de traqueur pour ça ». Le patron d’Apple sait que les erreurs sont inévitables. Mais il insiste pour que ses employés tendent vers la perfection. Avec une méthode bien différente de celle de Steve Jobs. « Steve Jobs vous le disait tout net », se rappelle Cue, « il hurlait, alors que Tim est plus calme, plus cérébral dans son approche. Quand vous décevez Tim, même s’il ne vous crie pas dessus, vous ressentez la même chose. Je n’ai jamais voulu décevoir Steve, et je ne voudrais jamais décevoir Tim ».

Une innovation à pas comptés

Revient maintenant sur le tapis la question de l’innovation. Apple donne l’impression de faire du surplace, avec des produits qui se contentent d’évoluer par petites touches – et le futur iPhone, qui ne devrait pas bouleverser une gamme lancée il y a deux ans, pourrait bien être symptomatique de cette sensation.

L’iPhone 7 selon Martin Hajek.

« Le monde pense que nous lancions un produit d’exception tous les ans quand Steve était là », explique Tim Cook. Mais « ces produits étaient développés pendant un long moment ». De fait, l’innovation ne se commande pas d’un claquement de doigt ; elle est le fruit de nombreuses itérations. Et derrière le rideau, sans tambour ni trompette, les innovations (par exemple celles apportées petit à petit dans Plans ou Siri) finissent par apporter des bénéfices significatifs. Surtout, une nouvelle technologie ne parvient réellement à s’imposer au plus grand nombre que lorsque le grand public est prêt et que les consommateurs en ressentent le besoin.

« Vous essayez de déterminer quelles sont les fonctions, quelles sont les manières dont [le produit] va fonctionner vraiment bien, quels sont les consommateurs qui pourraient être intéressés », liste Eddy Cue, « et quelles sont les choses que vous pouvez faire pour améliorer leurs vies ». C’est une des raisons qui ont poussé Apple à ouvrir Siri, qui prend en charge deux milliards de requêtes par semaine, aux développeurs. Certes, l’assistant vocal ne pourra s’intégrer que dans sept domaines (fitness, messagerie, paiements, photos, transports type Uber, CarPlay, appels vocaux). Mais l’idée est de faire en sorte que Siri soit le plus utile pour les utilisateurs.

« Les gens apprécient les choses qu’ils peuvent faire maintenant, pas simplement penser [à ces choses] », rebondit Cook. « Je pense aux Jetsons [une série animée mettant en scène une famille typique dans un avenir hautement technologique] depuis que je suis tout petit. Mais parfois, vous voudriez que [ce que l’on voit dans] les Jetsons deviennent réalité. C’est la raison pour laquelle Apple est formidable : produire des choses et vous les proposer, pour que vous soyez partie prenante. ».

Quel sera le prochain produit de rupture chez Apple ? Difficile de l’imaginer actuellement, alors que ni l’iPad, ni l’Apple Watch n’ont su prendre – pour le moment du moins – le relais de l’iPhone. Mais peut-être qu’il n’y aura pas « d’autre iPhone ». Tim Cook : « L’iPhone a fait son apparition sur un marché qui était le plus important sur Terre pour un appareil électronique. C’est parce que tout le monde en aura un. Il n’y a pas beaucoup de choses comme cela ».

Craig Federighi prend la pose.

Tim Cook est revenu sur un secteur d’activité qui l’intéresse particulièrement, celui de la santé, qui représente 9 000 milliards de dollars (!). Celui du divertissement est estimé à 550 milliards « seulement », l’automobile 3 500 milliards. Pas étonnant qu’Apple investisse dans ces domaines… « Nous sommes rentrés dans le secteur de la santé en regardant le bien être. Cela nous a poussé à tirer sur une ficelle qui nous a poussé à réfléchir sur la recherche, puis sur tout ce qui est soins aux patients, puis sur d’autres choses encore ». Le constructeur chercherait à obtenir l’agrément de la FDA américaine pour faire de l’Apple Watch un produit médical. Mais cette entrée sur le marché de la santé se fera au rythme décidé par Apple.


avatar oomu | 

sincère et bref (ben ouais) : ça ne parle pas du mac, donc cela ne m'intéresse pas.

Que cela rassure sur Apple en général, très bien. Toute façon, c'est pas comme si Apple pouvait chuter ou disparaître (le fameux Apple est condamnée, des trolleurs et Zanalystes). Mais oui, c'est le Mac qui m'intéresse et m'inquiète.

avatar françois bayrou | 

Sur les macs, moi ils ne m'inquiètent pas : ils prennent au contraire le bon chemin : avec le surplus de puissance qu'on a aujourd'hui, plutôt que d'en rajouter encore, "ils se posent" et offrent des machines qui ont une super autonomie et un silence absolu, et moi c'est ce qu'il me faut.
Et comme ce sont les seuls à le faire, je souhaite vraiment qu'ils continuent dans cette voie.

Sur mon macbook air, je fais quand même tourner 5 VM Vbox debian, et elles ne dorment pas.
je dev, des fois je configure, make, install, ca encaisse ! et je n'entends que rarement les ventilos !

Mais si leur offre ne correspond plus à tes besoins : qu''est ce qu'il t'empêche d'aller voir ailleurs ?
Es tu à ce point là accro à leurs machines, ou à l'OS, qu'il te faut absolument une machine Apple, même si elles ne correspondent plus à tes besoins ?
Tu as besoin de puissance ? CPU ? GPU ?
Si tu fais de la 3D, il y a les render-farms, soit en saas, soit chez toi avec une ou des linux-machine en réseau ), et là tu peux faire de la modélisation en 4k en temps réel sur un macbook, et même sur un iPad :p
Si tu veux jouer à far cry en 4k / 120fps, faut prendre un windows avec un GPU à 400 balles : ca te coutera moins cher qu'un ipad pro et tu vas kiffer. Pourquoi tu ne le fais pas ?
Quelqu'un t'interdit d'acheter du windows ? Ca ne mord pas, hein !
C'est sûr que si tu veux jouer à far cry en 4k / 120fps _SUR_UN_MAC_, là on peut plus rien pour toi…

Sérieux, c'est quoi qui t'inquiètes ?

avatar melaure | 

@françois bayrou :

Heureusement, il y a le hack, plein d'avantages : de vraies config puissantes à un prix correct, qui permet de rester sur OS X, le dernier point fort du Mac. On peut compléter en interne, et enfin on arrête de filer du fric à des picsou qui en ont tellement qu'ils ont développé un dédain monstrueux pour le power user ...

Et pour citer l'article, oui je veux un nouvel iPhone 3G, car aucun des suivants n'a eu autant d'autonomie !!! C'est toujours moins à chaque nouvelle génération ! Et enfin le 3G ne pliait pas et était agréable en main !

Le dictat de la finesse, il y en a raz le bol .... ;)

avatar mocmoc | 

ca fais trop longtemps que j'entends "os x est le dernier point fort" . Au moins 7 ans...

avatar mat 1696 | 

@mocmoc :
Donc depuis que Jobs n'est plus (totalement) au commande mais est remplacé par Cook...

avatar françois bayrou | 

C'est pas à toi de t'inquiéter. C'est plutôt à eux !
Toi tu as le choix.

avatar TyrellWellick | 

Perso je suis pleinement satisfait que ce soit niveau mac et iPad, et pour ces deux objets jamais je passerais à la concurrence.
Mais en ce qui concerne l'iPhone, bien que mon 5S me conviens parfaitement, je compte changer prochainement et il y a aucun iPhone qui se démarque.
Alors que pendant ce temps la concurrence s'envole avec des Évra' de toute beauté et de formidable appareil photo, un Android qui se rapproche de plus en plus d'iOS.
Et ces pas les nouveaux sons de clavier d'iOS 10 qui changeront la donne ;)
Rien que l'étanchéité hypothétique du prochain iPhone serait un pas positif mais insuffisant.

avatar SugarWater | 

Les passages traduits sonnent bien étrangement

avatar Apollo11 | 

Je ne pense pas que Apple ait commis de si graves erreurs.

Apple est toujours loin devant dans bien des domaines.

Toutefois, les concurrents ont fini par rattraper Apple dans bien des cas.

Apple se met lui aussi à tenter de rattraper les autres. Que ce soit des fonctions dans Android, la musique en ligne et d'autres.

Il y aussi le fait qu'à un moment donné, les avancées technologiques stagnent pour tous et chacun.

Par le passé, Apple « réinventait ». Il existait des balladeurs avant le iPod. Il existait des téléphones intelligent avant le iPhone. Mais Apple a fait mieux.

Maintenant, on attend que Apple fasse mieux que quoi ? Le savent-ils à Cupertino ? Pour le moment, on ne dirait pas. On n'ose pas. On fait évoluer les produits déjà existants par petites touches. Et on s'en tient à la philosophie déjà existante. Non aux écrans touch, non aux cartes micro SD, non au port USB 3 sur iPad. Non aux portables 2 dans 1. Et tout le reste qui différencie la concurrence.

Cela dit, je le rappelle, Apple reste encore le meilleur dans bien des domaines. Les portables, le trackpad, MacOS, l'écosystème... Mais à force de n'évoluer que par petites touches, Apple risque de perdre sa position phare.

avatar Yoskiz (non vérifié) | 

"Quel sera le prochain produit de rupture ?"

Il faut aussi accepter qu'il n'y en aura peut-être pas d'autre.
Et cela ne remet pas en cause l'énorme succès de l'iPhone.

Cela me fait penser à un écrivain qui a vécu un succès avec un de ses livres et que du coup tout le monde attend le prochain succès.

Et jusqu'à sans fin ?

Les journalistes, les commentateurs, les "Youtuber", les "Podcaster" de la Tech. aiment entretenir le feu pour éviter qu'il s'éteigne pour créer du trafic et de l'audience et du clic'clic...

Le grand public, "monsieur" et "madame", tout le monde se fiche pas mal de tout ça et utilise son matériel sans passer son temps à attendre ou espérer quoique ce soit.

Du coup ils ne sont jamais frustrés.

avatar Chanteloux | 

Bla bla bla... des excuses de faux cul. De la com assez minable... Apple est au courant de tout. Et s'en fout. Les exemples sont partout et en tout, on en connait tous une floppée. Les seules erreurs qu'Apple prenne au sérieux, ce sont les erreurs budgétaires.

avatar Phoenixxu | 

Mon abonnement se termine demain.
Encore un article où au final je lis les rumeurs...
Mon filtre ne m'a donc servi à rien.
Tant pis !
C'était cool en tout cas, iGen en bleu :-)

avatar DarthVader | 

Le hardware est une erreur... Les abandons des logiciels Apple une autre... L'evolution du système d'exploitation en est une... Apple se fourvoie car elle est obsédée par le fric

avatar Pommeduverger | 

@DarthVader :

Mais bien sûr ...

avatar Yoskiz (non vérifié) | 

@DarthVader :
Et qu'est-ce qui n'est pas une erreur chez Apple ?

avatar gbgb | 

Je ne vois pas ou Apple perd de la vitesse, je pense que la plupart des gens sont persuadés que cette entreprise, doit pondre le produit révolutionnaire chaque année, arrêtez de rêver. Apple a habitué son monde a apporter des produits disruptifs mais à une époque ou tout était à créer.

A l'époque il y avait des appareils très mal pensés, exemple des "simples téléphones", des baladeurs à la traine.. il y avait possibilité de les aborder differement. Par ailleurs les technologies était existante pour transformer ces appareils en de nouveaux outils plus utiles.. Aujourd'hui de nombreux appareil sont voué à être améliorés, mais les technologies ne sont pas encore existante et là est le problème. Résultat il y a une stagnation de l'innovation, alors on remarque des petites touches, mais cela est normale.

Par ailleurs Apple c'est lancé dans le marché de la montre pour marquer et pénétrer un marché qu'il juge intéressant dans l'avenir. Dans les prochaines années, les technologies seront suffisante pour que cette montre puisse devenir autre chose qu'une simple montre, un accessoire médicale efficace. Dès lors qu'elle indiquera notre taux de glycémie ou de diabète, bien des gens commenceront a trouver de l'utilité a cette montre. C'est le temps qui amènera un produit a se faire apprécier et se rendre utile, et apple le sait.

Pour ne pas faire de favoritisme, il est vrai qu'Apple fait des erreurs mais la plupart en font aussi, google avec ses multiples applications qui n'ont jamais marchés et qui passe inaperçu. Samsung n'en parlons pas, je compte même plus toute les montres sortie..

avatar Mike Mac | 

On t'a reconnu Craig ! (voir photo dans l'article)

Dans ta jeunesse, avec le cheveu plus noir et gominé, la mine plus détendue, tu jouais Fonzie dans le feuilleton " Les jours heureux".

https://tweedsmuirlibrary.files.wordpress.com/2013/10/thefonz1.jpg

Un petit coup poing sur ton MacBook qui a freezé et hop, l'Apple Jukebox se remet en route ?

avatar cdp86 | 

Article très intéressant malgré les quelques fautes.

Espérons qu'Apple apprenne de tout cela assez rapidement.

avatar debione | 

Il y a que moi que ça fait tiquer d'un point de vue organisationnel? Ok, un logiciel comme plan se doit d'être améliore chaque jour, tant les changements sont nombreux dans la vie... Ouverture et fermeture de point de ventes, nouvelles routes et ancienne détruite... Bref le monde est en mouvement.

Maintenant j'aimerais qu'Apple m'explique le rapport entre plan et leurs Os... Au tant avec plan on a une structure qui doit être ultra malléable vu que d'une semaine sur l'autre tu peux avoir de gros changement, autant leurs Os sont fait pour des machines ultra fermée dont on connaît absolument tous les tenant et aboutissant... Et on nous annonce quoi? Ah oui, que l'on va faire des bêta publique... La raison? Ben cela ne peut pas être la même que pour plan, vu que le fonctionnement même du soft est différent.
Bref, ils nous prennent vraiment pour des brêles avec leurs discours tout droit sorti des mauvaise écoles de marketing, oui ce qui est décrit pour plan est bien et c'est comme cela que ce soft doit évoluer, et oui ils nous prennent vraiment une fois de plus pour des vaches à lait, les bêta publique de soft permettant surtout d'économiser en recherche de debuggable... À croire que les milliers de postes qu'ils ont dû créer pour que plan tienne la route, ben ils les ont enlevé du debbug de leurs Os en confiant cela a des gens qui sont d'accord de bosser gratuitement pour la boîte la plus riche du monde...
Surtout quand on voit la qualité de le capitan, qui a réussi malgré les bêta publique à rendre caduque pendant plusieurs mois ( le temps qu'appeler fasse la troisième mise à jour) absolument tous les AU et VST externe, et ce quelque soit la marque utilisee ( perso, j'ai été touché sur mes Korg, Arturia et Native.) au final, les bêta publique n'ont strictement rien apporté si ce n'est de réduire les équipe de debbug.
Ce nouveau paradigme chez Apple m'a apporté la résolution suivante: avoir toujours une année minimum de retard sur mon Os, la seule manière d'avoir

avatar françois bayrou | 

La liste du matériel est assez restreinte, le besoin de béta-tester l'OS ne vient pas de là, mais plutôt de la complexité de l'OS :

On a les options d'interface graphiques qui ont été multipliées avec les spaces, les split-view, quick launch, full-screen, je ne connais pas la liste complète, l'interfacage avec les iDevices, comme le transfert d'un appel entrant du téléphone vers le mac, facetime, mais il y en a plein d'autres ...

Sous le capot, la synchro avec iCloud, plus à chaque version, de nouveaux systèmes censés nous protéger : apps téléchargées dans la brousse versus celles de l'app Store, avec un SIP pour les protéger :D , les certificats, le power nap, etc etc

Il y en a tellement que eux mêmes ne s'y retrouvent plus, et font des choix pas toujours malins.
On a par exemple un système qui permet de passer sur le "très petit" GPU(*) quand il n'est pas trop sollicité, pour baisser la conso énergétique...
Sauf qu'ils l'ont sorti _après_ avoir reécrit les APIs d'interface graphique, qui font presque toutes appel très fortement au GPU... no comment...

D'ailleurs l'outil est tellement mal fichu qu'un ado en a sorti une tout seul dans son coin, qui est bien meilleure : gfxCardStatus

(*)Sur certains macs, à côté du petit GPU, il y en a un autre, encore plus petit.

avatar debione | 

Un truc pas fini à la pisse... Il y a dix ans, c'était 6 mois d'attente, puis j'avais un système à jour pour une année et demie... La ou actuellement, je ne peux plus travailler sur le dernier système d'exploitation ( bien trop dangereux, et Apple bien trop fier pour reconnaître ses erreurs

avatar FollowThisCar | 

J'aime bien cet article, merci.
D'habitude je préfère les interviews en version originale pour être sûr de me faire ma propre opinion, mais ces dernières années, je n'ai plus eu envie de suivre la Pomme de près.
C'est là où l'article apporte un plus, une mise en perspective, en ces temps où on ne sait plus trop où tout çà va nous mener.
Le rappel des montagnes de $ qui s'offrent en pâture est une bonne indication, après tout pourquoi Apple n'investirait pas massivement dans le mastodonte de la santé ?
Le seul hic, c'est que pour l'instant, il y a comme un malaise, une absence de respiration, comme si on recherchait désespérément l'idée miracle qui va enfin justifier ces milliards de $ investis en R&D. On scrute les cieux, mais on ne voit rien venir : pas de moment génial ni de produit magique à l'horizon.
Pas facile d'être innovant, même pour des fesses bourrées de thune.
Et nous autres, en attendant, on a l'impression de se faire traire pour apaiser les actionnaires et prolonger la grande attente. Heureusement que nos Macs ont une belle durée de vie ... encore :)

avatar françois bayrou | 

Si tu veux de l'innovation faut aller voir ailleurs.
Faut arrêter d'écouter le discours qu'ils nous débitent façon pipotron, et regarder un peu les résultats.

IBM avec les CPUs quantiques, l'IA, la R&D dans tout ce qu'elle a de plus noble,
Tesla avec les énergies renouvelables, la voiture autonome, l'espace,
Google avec les CPUs quantiques, la santé, la VR, l'IA, les réseaux,

Proportionnellement aux CA, Apple est celle qui a le moins de résultats en R&D, et zéro pointé en recherche fondamentale.

Si ils ne sortent pas encore de voiture autonome c'est parce qu'ils n'ont pas encore trouvé le moyen de nous vendre 4x plus cher et 2x moins couteux à produire, ce que font déjà tous les autres.
Avec une pomme sur le capot.

avatar françois bayrou | 

Disponible en blanc, gris sidéral, or rose.
Version cuir Hermes en précommande chez Colette.

avatar FollowThisCar | 

Mais je suis bien d'accord, la Pomme ne représente plus grand chose dans mon firmament, je ne la soutiens plus, et n'en attends plus rien, puisque désormais seule l'accumulation des richesses prime sur tout le reste.

Concernant la bagnole, s'ils sortent un véhicule de luxe équivalent au haut de gamme BM ou Mercedes, çà nous fera une belle jambe. Ils gagneront sûrement encore plus de fric, and so what ?

La vraie question est la sortie à un moment hypothétique d'un nouveau produit révolutionnaire qui change la vie du grand public, et ... qui ne se contente pas de ramener des tonnes de profits comme l'iPhone.

L'équipe de Tim a pour toujours trahi l'esprit Apple en refusant de sortir un iPhone moyen de gamme à prix attractif, pour s'ancrer définitivement dans le haut de gamme de luxe. Aucune raison de croire à un prochain revirement ou un miracle quelconque.

avatar moon21 | 

OPEN CL ...

avatar Manubzh | 

La photo de Craig fait un peu :
Huuuuuuum you touch my tralala XD

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