Le prix des câbles Thunderbolt devrait baisser en 2013

Soumis par Anthony Nelzin-... le jeu, 05/07/2012 - 15:30
Si les câbles Thunderbolt sont chers, c'est parce que ce sont des câbles actifs : les caractéristiques de la norme développée par Intel nécessitent la présence de contrôleurs, ici des Gennum GN2033. Des progrès dans la fabrication de ces puces devraient néanmoins permettre une baisse du prix des câbles Thunderbolt à partir de l'année prochaine.

Les caractéristiques physiques d'un câble (longueur, section, résistance, etc.) ont une influence directe sur la qualité du signal qui y circule. Les normes aux débits les plus faibles s'encombrent d'un signal qui n'est pas toujours parfait : les câbles USB, FireWire ou Ethernet sont des câbles passifs, très économiques. Au-delà de 5 Gb/s, qui est d'ailleurs le débit théorique maximum de l'USB 3.0, on a systématiquement recours à des câbles actifs : des contrôleurs viennent adapter le rapport signal/bruit aux caractéristiques du câble.

Image (cc) iFixit.


Avec ses 10 Gb/s sur deux canaux dans les deux sens, le Thunderbolt implique l'utilisation d'électronique et de composants de qualité. Tous les câbles Thunderbolt utilisent un émetteur-récepteur Gennum GN2203, une puce de traitement en quasi-temps réel composée d'alliages silicum-germanium. On y trouve aussi un micro-contrôleur, une puce de gestion de l'alimentation et une de régulation du courant contrôlant le passage de 3 V pour les signaux de données et de 15 V pour l'alimentation. Bref, il y a quatre puces à chaque extrémité d'un câble Thunderbolt, et du cuivre d'excellente qualité entre les deux.

Un câble Thunderbolt est donc cher, mais ces composants sont indispensables. Interrogé par Ars Technica, John Mitchell, directeur commercial du fabricant de puces Intersil résume : « cela fait de Thunderbolt une technologie robuste : le signal est nettoyé par le câble, même si l'appareil est "sale" ». Intersil, justement, a conçu une solution qui devrait permettre de faire baisser le prix des câbles Thunderbolt en diminuant le nombre de puces nécessaires. L'émetteur-récepteur et le micro-contrôleur fusionneraient pour ne plus former qu'une puce de traitement du signal, tandis que les deux autres composants formeraient une puce unique de gestion de l'alimentation.

Elles seraient gravées en 40nm, un processus qui permet de diminuer les coûts en gravant plus de composants par wafer, et de diminuer la dissipation thermique dans la prise et donc de supprimer de nouveaux composants (isolants, dissipateurs). Une technologie de compensation des défauts matériels du câble permettrait aussi d'utiliser du cuivre de moindre qualité tout en préservant les débits et leur linéarité. Mitchell résume : « notre solution possède deux fois moins de puces pour une taille deux fois inférieure, requiert deux fois moins d'énergie et permet l'utilisation de matériaux conducteurs moins chers. D'ici la fin de l'année, les câbles [Thunderbolt] seront moins chers. »

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