Apple a choisi Intel pour faire des économies ?

Nicolas Furno |
L'annonce du passage aux processeurs Intel, après des années de lutte marketing contre un matériel jugé bien moins performant, avait fait grand bruit lors de la Keynote WWDC 2005. Steve Jobs avait justifié ce choix en expliquant que les plans pour le futur d'Intel étaient meilleurs que ce que les PowerPC présents dans tous les Mac d'alors pouvaient offrir.



Exemple de publicité contre Intel : "Désolé d'avoir grillé le Pentium II en public"


On a alors évoqué l'incapacité d'IBM et Motorola, les deux fabricants des PowerPC, à proposer des versions portables des G5 qui équipaient les Power Mac. Ces processeurs étaient effectivement très puissants, mais ils consommaient aussi beaucoup d'énergie et ont obligé les ingénieurs d'Apple à mettre en place des solutions extrêmes, comme le watercooling. Des solutions qui, on le comprend bien, ne pouvaient être utilisées dans des ordinateurs portables.

Quatre ans après cette annonce, la transition est bien consommée et plus personne ne conteste sérieusement le choix d'Intel. Apple a prouvé que les ordinateurs à la pomme n'étaient pas intrinsèquement liés à un processeur particulier. Si les raisons techniques évoquées précédemment sont tout à fait recevables, il semblerait que le choix d'Intel ne soit pas seulement lié à des considérations techniques, mais aussi (surtout ?) à des problèmes financiers.


Apple et Intel


C'est, en tout cas, ce qu'a expliqué un ancien d'IBM à Cnet, sous couvert d'anonymat. Selon lui, en 2005, Apple voulait surtout réduire les coûts de production de ses ordinateurs, et d'abord celui du processeur. Or les PowerPC représentaient des fortunes en terme de recherche et développement, des fortunes que leurs parts de marché, très réduites (environ 5 % des processeurs) ne permettaient pas de couvrir. Pour IBM, fournir Apple n'était pas une bonne affaire : ses investissements massifs n'étaient jamais rentabilisés, et ils étaient obligés de constamment augmenter leurs prix, ce que Cupertino a refusé de faire.

Ainsi, malgré les discours de Steve Jobs sur l'écrasante supériorité technique des G5 et surtout sur un partenariat avec IBM appelé à durer, il semblerait qu'Apple a rapidement cherché d'autres partenaires. L'entreprise jouait de la concurrence de ses deux fournisseurs principaux, Motorola et IBM, mais cela n'a pas permis de réduire les prix. Plusieurs possibilités ont été étudiées, Intel bien sûr, mais aussi AMD et même PA Semi que l'on a depuis retrouvé aux côtés d'Apple.


PS3


Autre information intéressante délivrée lors de cet entretien, IBM espérait qu'Apple adopterait les Cell, ces processeurs basés sur le PowerPC et qui équipent aujourd'hui les PlayStation 3 et des serveurs. Si les Mac avaient été équipés de ces processeurs, les économies d'échelle auraient permis d'amortir les frais de développement. Manifestement, IBM n'a pas su trouver d'arguments convaincants, ou alors il était déjà trop tard et Apple a finalement choisi Intel.

Finalement, cette transition montre surtout qu'Apple est capable de prendre des décisions rationnelles, mais lourdes de conséquences, ne serait-ce qu'en terme d'image de marque (d'aucuns ne pardonneront jamais l'abandon les PowerPC). On peut, dès lors, supposer qu'Apple abandonnera Intel dès qu'un meilleur partenaire se présentera. Peut-être qu'il s'agira alors de PA Semi, ce qui permettrait à Cupertino d'être totalement maître de son matériel...
Tags
avatar McFlan | 
Rien de neuf. Dès l'annonce du passage aux processeurs Intel, on a parlé des économies - sur MacG notamment d'ailleurs. Je doute que ça surprenne grand monde que l'argent soit le moteur des sociétés: gagner plus en vendant plus et en dépensant moins. Magique :)
avatar françois bayrou | 
Apple : Back stabbing different...
avatar julrou 15 | 
Quand on connaît la puissance des processeurs Cell d'IBM, on peut raisonnablement se demander si ce choix si pressant de virer sa cuti était finalement très judicieux de la part d'Apple...
avatar softjo | 
Intel simplifie la vie à tout le monde. Entre avoir un processeur un peu plus puissant, beaucoup plus consommateur, beaucoup plus cher et qui chauffe comme de rien ou un processeur un peu moins puissant, bien moins consommateur, moins cher et qui chauffe moins et qui sont tout de même bien performant et dont tout les developpeurs sont à l'aise avec, je préfère amplement la solution 2. Sinon, je pense que j'aurais pas pu m'acheter un mac à cause du prix. En tout cas, c'est pas IBM qui fait des progrès avec le rapport puissance/consommation. Du coup, Intel: plus simple, moins cher et SURTOUT, plus RESPECTUEUX de l'environnement en consommant moins, c'est du gagné
avatar stefdefrejus | 
Et juste en passant, beaucoup ont switchés et switchent encore parce qu'il est possible d'installer Windows sur un Mac. Ca rassure pas mal d'acquéreurs potentiels, et a ouvert de nouvelles possibilités. D'aucuns hurleront à l'hérésie mais c'est un phénomène qui se vérifie tous les jours. Et je ne parle pas du succès des solutions de virtualisation. Elles ont été longtemps réservées aux professionnels et aujourd'hui on les retrouve sur beaucoup de machines. Je pense que le passage à Intel a ouvert les yeux sur beaucoup et est une part du succès actuel du Mac.
avatar oomu | 
oui, un jour apple abandonnera intel s"il y a mieux et plus utile ailleurs
avatar Jerry Khan | 
Oui enfin l'article à la mémoire courte (ainsi que l'employé d'IBM anonyme)....A l'époque IBM avait promis à Apple que le processeur passerait la barre des 3ghz quelques mois plus tard...Résultat 2 ans plus tard, la promesse n'était pas tenue. Ca stagnait aussi bien sur le front des machines de bureau que des portables. Le G4/G5 était à bout de souffle et rien n'était pret pour donner un nouvel élan sur le front des PPC.
avatar Anonyme (non vérifié) | 
C'est le choix de la raison qui a parle. Avec des G5 en mode fournaise avec un avenir très obscur, on peut pas leur en vouloir. Résultat jackpot : ils vendent des laptops a tour de bras au lieu d'une traversée du désert pendant 2 ans pour avoir un Cell fonctionnel. En même temps on regarde la PS3 c'est beau, çà tourne vite mais alors ça chauffe et ça consomme, d'ailleurs personne a encore sorti un laptop/console avec le Cell. A moins que la nouvelle PSP Go, mais je crois que non. Choix réussi il faut bien le reconnaitre... Ils sauront changer pour un autre partenaire si nécessaire, après tout l'Iphone OS tourne sur ARM et bcp de code doit être partage avec Mac OS X, encore une autre archi supporte. On verra l'avenir...
avatar arsinoe | 
Ah !! la pub vantant les performances des PPC par rapport aux Intel Et puis il y a eut les premiers Macintel qui soit disant étaient "4X faster" par rapports aux PPC. Le marketing Apple n'est pas à une contradiction ni à une manipulation près. Et au final c'était "4X plus de taxes Apple"
avatar misterbrown | 
pareil que Jerry Khan De plus les versions portables d IBM n étaient que des "vieux" G4 peinant à atteindre les 1,5ghz. ( Le mythe du Ghz). Et l'ordinateur portable est un segment clef, il représente aujourdhui une part bien plus importante dans les volumes de ventes d'ordinateurs qu il y a qq années.
avatar Anonyme (non vérifié) | 
Le marketing, ou l'art de te la fourrer profonde (la facture hein...). C'est a base : "Tu as vu ce que je vais pas te mettre??Impressionnant non???" par contre par derrière tu vas prendre *4...
avatar Socrate1 | 
@julrou 15 Pas tant que ça en fait. De mémoire le Cell dans son incarnation actuelle est un processeur hyper-optimisé pour un certain nombre de tâches précises, mais qui en dehors de celles-ci est assez limité. Pour parler de manière un peu provoc c'est un autiste qui fait très bien ce qu'il sait faire mais est un demeuré à côté. Une sorte de dragster - pour reprendre une analogie automobile - alors qu'un processeur d'ordi est censé être un 4x4 efficace, qui sera moins performant sur ces calculs, mais beaucoup plus globalement sur l'ensemble des tâches qui lui seront demandés. Pour en faire un véritable processeur de bureau, il faudrait probablement le redessiner complètement, pour lui rajouter tout ce qui lui a été retiré, ce qui rajouterait un surcoût en R&D proche du rédhibitoire. Pour rappel, lorsque le Cell était sorti, des teams Linux, qui ne sont généralement pas des manchots (haha) en code, l'avaient testé, et il en était ressorti que s'il carburait (très) bien sur les calculs pour lesquels il était hyper-optimisé, sur les autres il était difficilement au niveau d'un simple G5 standard. Et parvenir simplement à ce niveau de performances, très décevant somme toute, impliquait que les programmeurs se cassent consciencieusement le derrière pour essayer de contourner ses très nombreuses limitations. Grosso-modo leur avis était que cela n'en valait tout simplement pas le coup, et que le boulot à fournir pour obtenir quelque chose de simplement potable en fonctionnement courant était totalement démesuré par rapport au résultat. D'ailleurs la seule workstation PPC dont j'ai eu connaissance pour Linux - ce n'est pas une actu que je suis de très près - était bâtie sur des G5 (attention, je ne parle pas des serveurs, dont les besoins, fonctions et finalités sont sans rapport ^^). Pour revenir à l'article, il n'y a rien de bien nouveau sous le soleil effectivement. Les considérations financières, en plus de la relative stagnation de l'univers PPC, étaient notoires.
avatar misterbrown | 
L'architecture CoreDuo à fait merveille dans les portables, et sa déclinaison ultrabasse conso, l Atom à le succès que l on connait dans les Netbook.
avatar Nesus | 
Très franchement pour avoir un G5 biproc et le dernier mac pro a coup identique y a pas photo. Même si j'attends SL pour pouvoir enfin réellement tester les proc avec logic, le G5 est carrément dépassé. Il tient absolument pas la distance. Alors s'ils ont réussi a faire des économies financieres en plus ils sont encore plus balèze que je ne l'avait imaginé. Bravo à eux. Et les portable G4 ne tiennent pas non plus la route face au intel, j'ai pu le constater de nombreuses fois, portable qui ont duré pendant de longue très longue année au point de nous faire croire qu'intel venait offrir des processeurs qui nous faisaient faire un bon de dans ans en avant.
avatar bacherig | 
Effectivement, comme Jerry Khan l'a mentionné, le G5 avait accumulé les promesses non tenues. Pour une déclinaison pour portables, IBM avait de plus exigé une grosse commande ferme de la part d'Apple pour couvrir leurs frais de développement. Apple ne passait jamais de commandes de ce montant et l'affaire en est restée là. Je suis également d'accord, le Cell aurait imposé une autre logique de programmation, des compilateurs dédiés pour les tâches courantes. Aujourd'hui, avec OpenCL, l'architecture multicore est prise en compte, mais il y a quatre ou cinq ans... Et il ne faut pas oublier, si Apple en était resté à l'architecture PowerPC, avait passé la grosse commande et s'était montré intéressé par un hypothétique G6 conçu par IBM, que les coûts de développement auraient été exponentiels de génération en génération comme pour les processeurs AMD ou Intel actuels. M'enfin, je me rappelle aussi qu'à l'annonce de l'accord Apple-Intel, beaucoup se lamentaient en disant qu'Intel c'étaient les losers responsables du Pentium 4, qu'Apple aurait dû choisir AMD (dont l'Athlon cartonnait à l'époque) qui était également le challenger doué, donc plus Mac-compatible. On a bien vu comment ça a changé à partir du Core Duo !
avatar misterbrown | 
CoreDuo était LA clef de la réussite pour la passage sur Intel.
avatar divoli | 
C'est vrai qu'on l'aura attendu longtemps, très longtemps et en vain, ce powerbook G5 qui n'aura jamais vu le jour...
avatar banane pourrie | 
Ceux qui n'arrêtent pas de critiquer Apple pour avoir laché le PowerPC et IBM ont la mémoire bien courte. Après tout, IBM c'était bien l'ennemi juré du Macintosh au départ. Et on peut critiquer la période Pentium 4 (effectivement nul) et l'architecture originelle pourrie du x86, mais Intel reste l'entreprise qui a crée le microprocesseur, alors qu'IBM, malgré ses plus de 70 ans d'âge à l'époque, en fût incapable.
avatar DrFatalis | 
"Beaucoup ont switchés et switchent encore parce qu'il est possible d'installer Windows sur un Mac. Ca rassure pas mal d'acquéreurs potentiels, et a ouvert de nouvelles possibilités. D'aucuns hurleront à l'hérésie mais c'est un phénomène qui se vérifie tous les jours." VOILA l'erreur et l'horreur! C'est non seulement une hérésie, mais un monstrueux retournement de veste, qui précéda de peu la mort d'Apple (COMPUTER). Cet affront a tous les clients "historiques" (les vieux c...) est une retraite en rase campagne, une capitulation sans condition. Après cela, MS peut démonter en 30 s tout le marketing de la pomme (en particulier les spot "get a mac")... C'est l'aveu que MacOS ne se suffit pas à lui même. Que reste t'il d'un Mac pour l'"unibody switcher"* qui utilise windows (avec des "bonnes raisons" à la C..., du genre pour faire mumuse ou à cause du soft de sa boite...) ? Rappelons qu'à l'ére de son incompatibilité totale avec windows, le Mac connut une époque où sa PDM mondiale était à 2 chiffres... J'ai hâte de voir le prochain retournement de veste... * [i]the invasion of body switcher - film de SF qui m'a inspiré pour ce titre. Des aliens prennent la place des humains dont ils imitent l'apparence, tout comme les mac windosés prennent la place des authentiques sous une même apparence...[i]
avatar Anonyme (non vérifié) | 
DrFatalis > ça m'énerve ce genre de discours d'intégriste ! Bien sûr que si c'est une bonne chose de pouvoir installer Windows ! Non seulement je ne me serais pas payé un Mac autrement (avec l'idée qu'au pire, je pourrais revenir sous Windows), mais de plus sans pouvoir faire tourner IE pour développer, je n'aurais même pas envisagé ce choix. Tu n'imagines pas le nombre de développeur web qui sont passés sous Mac grâce à la compatibilité Windows ! Avant, alors qu'IE dépassait encore les 70% de PDM, le Mac ne faisait pas tourner IE... alors pour du développement, même fait sous Firefox, c'était niet car au final il fallait vérifier sous IE (6, avec les débuts du 7). Ca ne nous empêche pas de migrer, parce que ce qui compte avant tout dans le Mac c'est OS X, la qualité de fabrication des machines étant un plus mais pas tant que ça en fin de compte (surtout pour le desktop). Par contre, un OS à la croisée de Linux et de Windows avec une identité propre et trèèès agréable à utiliser, c'est un argument de vente monstrueux pour les dev. web ! Là je te parle de mon cas, mais tu peux l'étendre aux joueurs, à ceux qui ont besoin d'un logiciel de comptabilité pro (merci VMWare et Parallels... et le proc Intel), etc. On est nombreux à avoir pu envisager de switcher grâce au proc Intel, et notre nombre rend la plate-forme Mac plus attractive pour les éditeurs. Pourquoi s'en plaindre sinon parce quon est affecté par le syndrome du Francis Cabrel ?
avatar pvmstg | 
@Dr Fatalis On voit bien que tu fais parti de la religion mac et non de l'usager mac. Ça fait 24 ans que je suis usager mac... Pourtant, mon premier ordi était un atari car j'avais pas les sous pour me payer un mac à plus de 3000$. L'an dernier, mon mac a rendu l'âme. J'ai acheté, avec bonheur, un autre imac. Pourtant, je dois travailler sous win... Hé oui, le mac est merveilleux mais... tout n'y est pas disponible, ni parfait. J'avais un pc qui prenait de l'âge... J'étais à la croisé des chemins, me payer un pc plus puissant ou un mac. Sans proc intel, j'aurais, la mort dans l'âme, acheté un autre pc. Mais là, comme beaucoup, je puis faire tout sur le mac mais travailler sur mon programme pc. Voilà pourquoi la part de marché du mac, malgré son prix, augmente régulièrement. On peut profiter du mac tout en ne se coupant pas du monde win si nécessaire. N'ait aucune crainte, pour qui travaille entre les deux, si une occasion de laisser un programme pc se présente pour un programme mac, le choix se fait sans douleur. Avoir win sur un mac n'est pas mauvais, ça permet une transition en douceur. Surtout, ça permet le passage du pc au mac et peu l'inverse. Les programmes pc sont souvent inférieur aux mac alors.... ça n'encourage pas à aller au pc...
avatar GillesB | 
Cher Dr Fatalis, Il y a un détail que tu oublies : certains softs professionnels, importants comme Autocad, MS Project, et autres logiciels de comptabilité sont Windows only. J'ai pu considérer la bascule complète complète de ma société au moment au Apple est passé sur Intel avec l'arrivée de solutions comme Parralels puis VmWare. Désormais il y a un avantage énorme a faire tourner ces solutions en virtualisation sur MAC: en cas de virus ou de plantage il suffit de mettre la machine virtuelle a la corbeille et de recopier la sauvegarde, en gros moins de 5' pour réinstaller XP + toutes les applis. Par ailleurs tu parles de PDM a deux chiffres, ces temps anciens n'ont pas été atteints avec des PowerPC mais des 68000, et il faut se rappeler qu'Apple a déja changé d'architecture a cette époque. Si l'on veut bien se souvenir, lors du passage a Intel la PDM fondait comme neige au soleil, et avec une PDM a 15 ou 20% l'amortissement des coûts de développement d'un G6 aurait certainement été possible, mais au prix de machine restant très chères. Pour mémoire j'ai payé en 1995 un performa 6300 près 2200€ avec un écran de 14", combien coûte le moins cher des Imac en 2009? > 1099 € soit exactement la moitié, et sans compter l'inflation qui en près de 15 ans est de 25% soit un coût comparable de 2600€ pour le performa.... Donc oui la décision fut difficile à accepter pour ceux qui ne prennent aucune distance avec le discours marketing, d'une société qui doit vendre pour vivre, mais c'était la bonne décision. L'autre point à prendre en compte étant qu'avec la PDM de l'ère G5, les éditeurs se détournaient de MAC OS, et cela aurait conduit à la mort certaine par asphyxie, la PDM ayant recommencé une ascension, les éditeurs sont revenus, des nouveaux sont arrivés, et on commence même à avoir des solutions qui sont MAC only, et introuvables sur PC, le monde change, et vivre dans le passé est inutile, mais il ne faut pas non plus avoir la mémoire trop courte ni par trop sélective.
avatar philus | 
Le P4 est une bouse finie, le core duo un très bon processeur. Le Cell est un superbe processeur mais pas prévu pour gérer un micro (plus à l'aise dans le jeux - quoique non encore maîtrisé par les développeurs - et dans tous ce qui est parallèlisation du calcul). Le mac n'étant ni une console de jeux, ni un DSP, c'est une décision tout à fait logique de passer sous intel, baisse de coûts ou pas.
avatar Un Vrai Type | 
Je continue à penser qu'Apple a été "forcé" de quitter le PPC à cause des divergences entre Motorola et IBM sur l'avenir du PPC. Le premier point noir : Altivec. IBM a eu beaucoup de mal à intégrer une technologie Motorola dans ses processeurs. Le second point noir : La compatibilité de l'architecture. Freescale visait RapidIO et de fait, Apple aurait du doubler ses équipes pour faire des cartes mères. Du coup comment justifier qu'un portable 32bit est plus puissant qu'une tour 64bit ? Un grand écart qu'Apple n'a pas voulu faire. Mais abandonner Freescale revenait à abandonner les portables... Bref, une impasse. Je me souviens du discours sur le dernier "vrai" PPC (Altivec détruisant la belle utopie du RISC) : "Un jour IBM fera des G3 64bits octocore à 3Ghz..." Quand on prend un peu de recul, Altivec à vraiment tué le concept pour accélérer 5% des calculs (de 400%, oki). Mais le plus gros client de Freescale n'a jamais été Apple... Et Cisco est heureux d'avoir un processeur embarqué qui est capable de crypter/décrypter en 128bit en temps réel...
avatar Vivid | 
Le PowerPC est une bête de puissance, peut-être trop complexe pour ce qui devenu Apple aujourd'hui.... ou ce qu'elle n'est plus. Actuellement pour l'hypermarché de l'informatique ce sont les Intels!! pour le haut du pavé, l'informatique embarquer, nomade, console, ce sera le meilleur.

Pages

CONNEXION UTILISATEUR