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W3C

Toute l'actualité sur W3C

La MPAA va faire son cinéma au W3C

| 08/01/2014 | 19:01 |  

La Motion Pictures Association of America (MPAA), puissant lobby de l'industrie du cinéma américain, compte maintenant parmi les membres du W3C, l'organisme de standardisation du web.

« Nous sommes enthousiastes à l’idée de rejoindre le W3C et nous avons hâte d’écouter, d’apprendre et de contribuer », a déclaré Alex Deacon, senior vice-president de l'association interprofessionnelle. Cette arrivée intervient juste au moment où le W3C étudie le controversé système Encrypted Media Extensions, un cadre standardisé qui permet la mise en place de DRM pour les vidéos (lire : Le W3C valide la protection anticopie des vidéos HTML5). L'EFF, un organisme de défense des droits des internautes, estime que le W3C a cédé le contrôle de l'utilisateur aux producteurs de contenus.

La MPAA est particulièrement active dans la lutte contre les téléchargements en dehors du circuit marchand. Son dernier fait d'armes majeur est la fermeture d'IsoHunt, un des trackers BitTorrent les plus populaires. Le bras armé des majors d'Hollywood a également soutenu des projets de loi polémiques comme Stop Online Piracy Act (SOPA). Le concept de SOPA était de faire bloquer au États-Unis par les fournisseurs d'accès Internet tout site internet considéré comme promouvant la violation du copyright (lire : SOPA, un super Hadopi à l'américaine). Devant le tollé général, la Chambre américaine n'a pas voté le texte.

« Vous pouvez cliquer, mais vous ne pouvez pas vous cacher », une campagne de la MPAA pour lutter contre le téléchargement en dehors du circuit marchand - Photo Seth Anderson CC BY-SA

« Sans l'utilisation de DRM, les consommateurs honnêtes n'auraient pas de consignes et pourraient éventuellement en venir à ignorer totalement le copyright et devenir par conséquent des pirates causant d'importants dommages aux créateurs de contenus », avait déclaré en 2006 le patron de la MPAA.

Les prises de positions de la MPAA sont donc diamétralement opposées à la mission du W3C qui est notamment d'assurer « la valeur sociale du web [permettant] la communication humaine, le commerce, et le...

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Le W3C valide la protection anticopie des vidéos HTML5

| 03/10/2013 | 18:48 |  

Le W3C, l'organisme de standardisation du web, a validé cette semaine l'inclusion du controversé système Encrypted Media Extensions (extensions de médias chiffrés, EME) au sein du groupe de travail sur le HTML.

Les EME ne sont pas en elles-mêmes un DRM, il s'agit plus précisément d'un cadre standardisé qui permet la mise en place de DRM pour les vidéos. Un ensemble d'API HTMLMediaElement est proposé pour contrôler la lecture du contenu protégé.

Depuis sa proposition par Google, Netflix et Microsoft, ce système a fait l'objet de nombreux débats au sein du W3C pour des raisons éthiques — le rôle du W3C ne serait pas de définir un standard privateur —, mais aussi techniques — ces protections ne seraient pas plus efficaces que celles qui existent déjà. Sa validation par Tim Berners-Lee, directeur du W3C, dans la charte du groupe de travail HTML est donc vivement critiquée par ses opposants.

L'EFF, un organisme de défense des droits des internautes, estime que le W3C a cédé le contrôle de l'utilisateur aux producteurs de contenus. Les EME sont décrites par leurs partisans comme un bon compromis entre les demandes des producteurs de contenus, qui veulent protéger leurs créations, et la réalité du web. Le système permettrait de se débarrasser des technologies propriétaires comme Flash et Silverlight puisqu'il repose sur la balise vidéo HTML5.

Mais l'EFF craint que cela soit la porte ouverte à une avalanche de nouvelles protections : protection du code source, de l'audio, de l'enregistrement des images, du copier-coller... Au plus tôt, les EME pourraient être intégrées au standard HTML 5.1 qui ne devrait pas être finalisé avant 2016.

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HTML5 : le W3C planche sur la protection anticopie de vidéos

| 15/02/2013 | 17:48 |  

Le W3C, l'organisme de standardisation du web, a publié cette semaine un brouillon sur un standard de protection anticopie pour les vidéos HTML5. Ce brouillon découle directement d'une proposition faite il y a un an par Google, Microsoft et Netflix.

Le système est nommé Encrypted Media Extensions (EME) et n'est pas un système de DRM à proprement parler. Il s'agit en fait de définir un cadre standardisé pour amener un système de DRM ou du contenu protégé. Un ensemble d'API HTMLMediaElement et JavaScript est proposé.

Au stade de brouillon, ce système EME fait l'objet de discussions et, pour l'heure, rien ne garantit qu'il soit adopté. Ian Hickson, un ingénieur de Google qui a participé par le passé à la rédaction de spécifications HTML, est opposé à cette proposition qu'il juge « contraire à l'éthique ». C'est ici le rôle du W3C qui est questionné.

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Microsoft : vers une version web de Skype

| 06/08/2012 | 18:02 |  

Microsoft a présenté au W3C CU-RTC-Web, sa proposition pour WebRTC, un système de communication en temps réel (audio / vidéo) sans plug-in. Une version différente de celle de Google qui ouvre la voie à une version web de Skype.

Skype

Matthew Kaufman, qui a dirigé les travaux autour de cette proposition, explique à GigaOM que Microsoft a pris son temps pour éviter tout problème majeur. Mozilla et Opera avaient par exemple été obligés de désactiver WebSockets de leurs navigateurs après la découverte d'une faille de sécurité dans ce protocole de communication entre serveur et client. Une politique à l'opposée de celle de Google, qui a déjà inclus des briques de WebRTC dans la version publique de Chrome.

La proposition de Microsoft a comme particularité de ne pas être liée à un codec, ce qui n'est en soit pas une surprise. La firme de Redmond avait en effet indiqué ne vouloir prendre en charge aucun codec vidéo open-source dans Windows 8 tant qu'un standard clair ne se dégageait pas face au codec propriétaire H.264 (qu'elle soutient, comme Apple d'ailleurs). Les propositions de Google et de Mozilla utilisent le codec libre VP8. L'approche de Microsoft a l'avantage de la flexibilité : elle permet au développeur de choisir son codec en fonction de son cahier des charges.

Quoi qu'il en soit, la proposition de Microsoft est un signe en faveur d'une version web de Skype. Matthew Kaufman est connu comme un spécialiste du streaming vidéo HTTP certes, mais aussi comme un ancien de Skype (et un des co-inventeurs du hoax du monoxyde de dihydrogène). L'utilisation de WebRTC permettrait à Skype de fonctionner sans plug-in ni client « lourd », simplement dans le navigateur.

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Une protection anti-copie pour les vidéos HTML5

| 24/02/2012 | 13:38 |  

Adobe Flash pourrait bientôt perdre un nouvel avantage face à la plateforme HTML5, pour le meilleur ou pour le pire : Google, Microsoft et Netflix ont proposé au W3C un standard qui signifierait la mise en place de facto de DRM sur les contenus média, notamment les fichiers audio et vidéo HTML5.

Encrypted Media Extensions

Ces sociétés assurent que ce standard, Encrypted Media Extensions, n'est pas un système de DRM : il s'agit pourtant d'un système très clair de protection anti-copie avec un module CDM de déchiffrement du contenu exécuté non pas par le navigateur, mais au niveau du firmware ou par une puce. Ce brouillon du standard prévoit aussi un nouvel ensemble d'API HTMLMediaElement et JavaScript pour la gestion de l'audio et de la vidéo protégées en HTML5.

Cette proposition génère de nombreux débats au sein du W3C, aussi bien pour des raisons éthiques (le rôle du W3C ne serait pas de définir un standard privateur), que techniques (ces protections seraient illusoires et risqueraient d'entraîner un jeu du chat et de la souris défavorable à l'évolution à long terme du Web).

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Webkit, nouveau syndrome IE6

| 10/02/2012 | 16:13 |  

Daniel Glazman, co-président du CSS Working Group, attire l'attention sur un problème de plus en plus préoccupant : eu égard à la domination de Webkit sur l'internet mobile, nombre d'éditeurs de sites s'appuient sur ses spécificités propre, au risque de laisser pour compte les utilisateurs d'autres moteurs de rendu HTML.

Apple intègre de manière récurrente de nouvelles fonctionnalités de mise en page pour les CSS, avant de les proposer au W3C pour standardisation, ce qui peut amener de nombreuses modifications (comme ce fut notamment le cas pour Webkit-gradient). Les sites web qui embrassent avec trop de précipitation ces nouvelles fonctions poussent les autres navigateurs à intégrer ces fonctions à la hussarde, soit en se faisant passer pour Webkit, soit en intégrant les fonctions CSS en question sous la dénomination de webkit. Ces deux approches ne sont pas sans poser de problèmes, d'autant qu'elles participent à asseoir encore plus l'hégémonie de Webkit en engageant un cercle vicieux.

Le problème ne vient pas tant de Webkit ni même de sa popularité que du manque d'efforts des créateurs de sites, qui se contentent de la seule compatibilité avec Webkit pour les terminaux mobiles, étant donné qu'il représente de loin la plus large population (il est intégré à iOS, Android et Symbian comme moteur de rendu HTML par défaut). Le problème rappelle les affres d'Internet Explorer 6, et ça n'est d'ailleurs pas la première fois que ce parallèle est fait (lire Safari Mobile, l'IE 6 des temps modernes ?).

Il faut toutefois le nuancer en rappelant que contrairement à IE6, Webkit n'est pas propriétaire et fermé, et que ses nouvelles fonctions sont proposées au W3C pour standardisation. Il n'en reste pas moins que les pratiques de certains sites, qui ne proposent pas de fonction de recours pour les autres navigateurs, et que certains navigateurs, qui n'implémentent pas ces fonctions proprement, pourront amener de nombreux problèmes à l'avenir et rompre la compatibilité avec les évolutions futures du standard CSS, tout en bloquant le W3C dans ses latitudes.

Afin d'éviter pareil écueil, il est donc primordial de sensibiliser chacun à ce problème : les développeurs de navigateurs se retrouvent actuellement contraints de procéder à ces implémentations impropres dans la mesure où la majorité des sites mobiles ne supportent que Webkit. Il faut donc rétablir la balance de toute urgence en exhortant les créateurs de sites à intégrer les balises CSS standard, et à proposer des alternatives aux balises propres à Webkit pour que nul ne soit laissé sur le bas côté de la route, tout en relâchant la pression sur les développeurs de nav...

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Le W3C cherche à invalider des brevets d'Apple

| 19/12/2011 | 18:03 |  

W3CLe W3C a lancé un appel à antériorité sur un brevet et une demande de brevet soumis par Apple face à la spécification Widgets W3C. Membre du W3C et soutien intéressé du libre, Apple a des intérêts contraires face aux standards du Web, entre promotion des spécifications W3C (qui évitent son enfermement) et protection de sa propriété intellectuelle (lire : W3C et iPhone : les intérêts contraires d'Apple).

La demande de brevets 11/432,295 et le brevet 7,743,336, signés John O. Louch, Scott Forstall et Eric Steven Peyton, concernent les widgets et peuvent interférer avec la définition du standard Widget W3C proposé par Opera pour créer de petites applications (HTML5, JavaScript, CSS, SVG) multiplateforme et multiécran (smartphone, PC, téléviseur connecté). Avec cette recherche d'antériorité, le W3C tente de faire invalider les brevets d'Apple, afin d'éviter que la firme de Cupertino ne puisse demander des royalties sur les technologies construites à partir du standard Widget W3C.

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W3C et iPhone : les intérêts contraires d'Apple

| 14/12/2011 | 13:09 |  

skitchedImpossible de nier que comme Mozilla, Opera, Google ou Microsoft, Apple a joué un rôle de premier plan dans l'évolution du Web ces dernières années, de WebKit au développement, soutien et support de nombreuses spécifications W3C. Mais entre la définition de standards libres et ouverts et la défense de son portefeuille de brevets, Apple a toujours été pris entre deux feux. Haavard Moen, développeur chez Opera Software, remarque un nouveau louvoiement d'Apple, qui n'est pas sans ralentir la définition d'un standard important proposé par Mozilla et Opera, Touch Events.

Lors de la définition d'une nouvelle spécification, le W3C met souvent en place un Patent Advisory Group (PAG), un comité chargé d'évaluer l'impact de la propriété intellectuelle des membres sur le futur standard. À plusieurs reprises, Apple a présenté à la dernière minute ses brevets et demandes de brevet, ralentissant les travaux d'autant plus que ces documents n'étaient pas pertinents. Ainsi en 2009, la définition de la spécification Widgets W3C avait été l'occasion d'un véritable feuilleton, Apple bloquant la promulgation de ce standard en vertu d'un brevet sur la mise à jour automatique de contenu.

Le problème réside dans le fait que la définition d'un standard libre et ouvert jette de facto la propriété intellectuelle des membres du W3C dans le domaine public, sans contrepartie financière. En 2009, le brevet d'Apple avait été contourné et jugé peu pertinent. En 2010, deux demandes de brevets de la firme de Cupertino, là encore présentées à la dernière minute, avaient été recalées après avoir retardé les travaux : une n'avait rien à voir avec la spécification, l'autre ne s'appliquait pas. L'histoire se répète cette année, cette fois avec trois brevets et une demande de brevets, une nouvelle fois soumis à peine un mois avant la date limite.

S'il est encore difficile de juger de la pertinence de ces brevets dans ce cas précis, on peut noter la régularité dans l'effort d'Apple : campée dans une position défensive vis-à-vis de sa propriété intellectuelle, la firme de Cupertino en vient à adopter une posture paradoxale, à mi-chemin entre soutien (certes intéressé) et rejet complet du libre. C'est l'iPhone et ses 200 brevets qui provoque ce flou : en 2009, il fallait éviter de favoriser Palm, qui venait de présenter le Pre ; en 2011, il s'agit de faire attention à ne pas diluer la préséance d'Apple dans le domaine du tactile. Affaire à suivre, donc.

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W3C : vers une standardisation de « Do Not Track »

| 15/11/2011 | 16:46 |  

skitchedLe W3C, l'organisme de standardisation du Web, a présenté aujourd'hui un brouillon d'une spécification standard de la fonction « Do Not Track » inventée par Mozilla : la Tracking Preference Expression.

L'objectif est de mieux protéger la vie privée des utilisateurs, en leur offrant un plus grand degré de contrôle sur les données exploitées par les sites Web qu'ils visitent. « Do Not Track » est déjà intégré à Firefox, Safari et Internet Explorer : cette fonction permet à l'internaute de spécifier de manière définitive aux sites web s'il accepte ou non que ses informations de navigation soient traitées par les annonceurs afin de recevoir des publicités ciblées ou de connaître ses déplacements entre les sites.

Google, qui tire l'essentiel de ses revenus de la publicité, tarde à l'adopter, ce qui ajoute à l'intérêt des autorités américaines pour les pratiques de la firme de Mountain View en matière de protection de la vie privée (lire : Google et Opera bloquent sur Do Not Track). L'effort de standardisation du W3C peut être interprété comme une volonté d'éviter l'intervention étatique, et donc de poursuivre cahin-caha « l'auto-gestion » du Web par ses grands acteurs. Le groupe de travail mis en place regroupe ainsi Apple, Google, Opera, Facebook, Microsoft et Mozilla, en plus de l'EFF et de l'Université de Stanford.

La Tracking Preference Expression devrait permettre aux utilisateurs de définir leurs préférences pour des types de sites : tous les réseaux sociaux seront ainsi logés à la même enseigne, et refuser le ciblage publicitaire sur Facebook le désactivera aussi sur Google+. Pour éviter le suivi par cookies, cette fonction pourra offrir un profil utilisateur aux sites : le site ne stockera plus un cookie avec les préférences linguistiques d'un utilisateur, mais saura adapter la langue en fonction du profil annoncé. Enfin, si un site devait ne pas respecter les préférences de l'utilisateur, le navigateur pourrait immédiatement l'avertir. La recommandation finale devrait être présentée à la mi-2012.

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HTML5, fin prêt en 2014

| 14/02/2011 | 15:58 |  

Alors que le W3C a entrepris les premiers travaux sur le HTML5 en 2007, en reprenant à son compte l'initiative du WHATWG, le standard devrait être finalisé en 2014.

Le calendrier est d'ores et déjà tracé : la première version "dernier appel" sortira en mai prochain, celle-ci contiendra l'intégralité des fonctionnalités finales. Une deuxième version "dernier appel" sera proposée d'ici la fin 2011, tenant compte des remarques faites sur la première. Au deuxième semestre 2012, viendra l'heure des retours des développeurs de navigateurs, donnant lieu à des milliers de tests.

Le W3C escompte que cette phase (qui inclura une version "Candidate recommendation" et au moins deux navigateurs capables d'obtenir des résultats similaires en partant du même code) s'étendra jusqu'au premier trimestre 2014. S'en suivra une période de six semaines pour les derniers tests, suivi par la mise au point de la promotion du nouveau standard, qui devrait donc être finalisé durant le second semestre 2014. Il restera aux développeurs de navigateurs d'implémenter ces fonctions et de toutes les supporter pleinement, sans compter les éditeurs de sites internet.

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