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Test de l’écran 4K Sharp PN-K321

| 04/02/2014 | 18:30 |  

À défaut d’un écran Retina 27 pouces, vous pouvez « au moins » avoir un écran 4K 32 pouces : le Sharp PN-K321. Non seulement Apple vend cet écran dans sa boutique en ligne, mais elle le met aussi en avant sur ses pages comme le compagnon naturel du nouveau Mac Pro. Qu’en est-il au quotidien ? La réponse dans notre test de l’écran Sharp PN-K321.

Un écran (presque) 32 pouces (presque) Retina

Le PN-K321 n’est pas tout à fait un écran 32 pouces : sa dalle mesure en fait 31,5 pouces de diagonale. Avec une résolution de 3 840 x 2 160 px, il atteint tout de même une définition très confortable de 140 ppp, un net cran au-dessus des écrans 27 pouces d’Apple (110 ppp). À une distance « normale » d’utilisation, il n’est même pas loin de répondre aux caractéristiques qui en feraient un écran Retina.

Si vous comptez acheter le PN-K321, prévoyez un peu de place sur votre bureau : il s’étend sur 75 cm en largeur et un peu plus de 44 cm en hauteur. L’ensemble-écran lui-même est assez fin (3,6 cm), mais le pied, que vous devrez d’ailleurs monter, est plutôt imposant (une vingtaine de centimètres).
Si vous comptez acheter le PN-K321, prévoyez un peu de place sur votre bureau : il s’étend sur 75 cm en largeur et un peu plus de 44 cm en hauteur. L’ensemble-écran lui-même est assez fin (3,6 cm), mais le pied, que vous devrez d’ailleurs monter, est plutôt imposant (une vingtaine de centimètres).

Apple définit en effet un écran Retina comme un écran dont le nombre de pixels par degré (PPD) est supérieur à 53. Ce nombre peut être calculé en multipliant la distance à l’écran (en centimètres ou en pouces) par la définition de l’écran (en points par centimètres ou en points par pouces) par 2tan(π/360). La firme de Cupertino conseille de placer son écran à une distance de 45 à 60 cm des yeux. Au plus bas de la fourchette, le PN-K321 est encore un peu trop grossier pour que ses pixels soient parfaitement indistinguables (44 PPD). Mais au plus haut, c’est techniquement un écran Retina (58 PPD).

Du moins en théorie : avant de voir tout ça, il faut déjà le brancher.

HDMI, DisplayPort, MST, SST : l’embrouillamini

Lors de son importation en Europe, un écran doté d’un port HDMI est considéré comme un téléviseur et taxé comme tel s’il dépasse une certaine taille… qu’excède le Sharp PN-K321. Le modèle vendu en Europe est donc dépourvu des deux ports HDMI 1.4 que l’on trouve sur le modèle américain : ne lui reste qu’un port DisplayPort 1.2. À près de 4 000 € l’écran, on ne sera pas surpris de trouver un câble DisplayPort vers mini DisplayPort dans le carton.

Au premier abord, l’absence de port HDMI 1.4 n’est pas rédhibitoire, puisqu’il ne permettrait pas de dépasser 30 Hz à 3 840 x 2 160 px, alors que le DisplayPort 1.2 dispose de la bande passante nécessaire à la 4K à 60 Hz. Reste qu’au premier allumage de l’écran… vous serez limité à 30 Hz. Pas besoin d’aller dans les Préférences système pour s’en rendre compte : le défilement du curseur n’est pas fluide, celui des fenêtres et de leur contenu est carrément haché.

Les préférences Moniteur, lorsque l'on branche l'écran à la sortie du carton. Notez la présence des définitions 1080p et 1080i : il est géré comme le serait un téléviseur.
Les préférences Moniteur, lorsque l'on branche l'écran à la sortie du carton. Notez la présence des définitions 1080p et 1080i : il est géré comme le serait un téléviseur.

L’implémentation actuelle du DisplayPort 1.2 empêche en effet d’utiliser un écran 4K à 60 Hz sans avoir activé au préalable le mode Multi-Stream Transport (MST) — or à la sortie du carton, le PN-K321 est configuré pour utiliser le mode Single-Stream Transport (SST). Avec le MST, le signal est décomposé en deux demi-écrans 1 920 x 2 160 px, reconstitués en un écran 3 840 x 2 160 px par l’écran. Activer le MST n’est pas très compliqué, mais l’arrangement des boutons du PN-K321 et son antique OSD ne rendent pas la chose très agréable.

L’OSD du PN-K321 est un OSD typique, c’est-à-dire exécrable. Son utilisation n’est pas facilitée par le fait que l’écran possède deux paires de boutons de défilement, chacun ayant sa fonction (navigation / choix d’une option).

Un redémarrage de l’écran plus tard, il peut enfin être utilisé à 60 Hz… du moins sur le nouveau Mac Pro. En effet, si les MacBook Pro Retina fin 2013 sont dotés de ports Thunderbolt 2 et sont donc compatibles DisplayPort 1.2, seule la build d’OS X spécifique au Mac Pro fin 2013 prend en charge le MST. Branchez le PN-K321 en mode MST à n’importe quel autre Mac, et seule la moitié de l’écran s’affichera, ou un demi-écran sera étiré sur l’écran complet.

Une fois le mode MST activé, on peut choisir des définitions « informatiques ». Le menu de sélection de la fréquence de rafraîchissement disparaît : le PN-K321 est alors utilisé à 60 Hz.
Une fois le mode MST activé, on peut choisir des définitions « informatiques ». Le menu de sélection de la fréquence de rafraîchissement disparaît : le PN-K321 est alors utilisé à 60 Hz.

Ce qui ne veut pas dire qu’il est impossible d’utiliser le PN-K321 avec un autre Mac que le nouveau Mac Pro : à condition d’utiliser le mode SST, il peut être utilisé avec la plupart des machines récentes. Avec les MacBook Pro Retina et au moins les deux dernières générations d’iMac, on pourra d’ailleurs l’utiliser en définition native, mais à 30 Hz seulement. Sur les autres Mac, tout dépendra de la puce graphique : étonnamment, une Intel Graphics HD 4000 ne gérera pas plus de la HD 1080p, et il faudra au moins une Intel Graphics HD 5000 pour passer en 2 660 x 1 440 px.

Évidemment, dans ces cas, l’affichage est très grossier : il est possible d’utiliser le PN-K321 avec un autre Mac que le nouveau Mac Pro, mais ce n’est pas souhaitable. Bref, il est pour le moment réservé à la station professionnelle d’Apple, son adéquation avec les derniers MacBook Pro Retina et de futurs Mac Thunderbolt 2 dépendant de mises à jour logicielles. Et de fait, c’est avant tout le logiciel qui limite les capacités de cet écran. Une fois passé en 60 Hz, il peut tout à fait être utilisé pour des usages bureautiques… mais là encore, ce qui est possible n’est pas forcément souhaitable.

Le plus gros défaut de cet écran ? OS X !

Pour ses écrans haute résolution, Apple rend l’affichage à deux fois la définition utile (2:1) avant de le mettre à l’échelle. L’affichage d’un MacBook Pro Retina 15 pouces est ainsi rendu à 2 880 x 1 800 px pour une définition utile de 1 440 x 900 px : on n’a pas plus de « place », mais tout est plus net. OS X ne gère pas les écrans 4K de la même manière. Cette fois, l’affichage est rendu à 1:1 : on a beaucoup plus de place, mais tous les éléments d’interface sont minuscules.

En attendant qu’Apple rende enfin son système véritablement indépendant de la résolution, on pourrait vouloir utiliser les définitions mises à l’échelle pour concilier finesse et lisibilité. Mais au lieu d’être rendue en 5 120 x 2 800 px et « dézoomée », la définition 2 560 x 1 440 px est rendue en 2 560 x 1 440 px et… « zoomée ». Les éléments d’interface sont certes plus gros et plus visibles, mais ils sont aussi beaucoup moins définis : on perd tout l’intérêt d’une dalle 4K.

En utilisant le débogueur Quartz d’Apple, on peut certes activer une définition HiDPI… mais elle est de seulement 1 920 x 1 080 px. Sur le papier, le PN-K321 rivalise avec les écrans Retina d’Apple, mais en l’espèce, il est difficilement utilisable en usage bureautique. À sa décharge, la firme de Cupertino ne le présente pas autrement que comme un écran destiné aux vidéastes. Force est de constater que grâce à son immense définition, il est impossible de se sentir à l’étroit dans Final Cut Pro X, où l’on affichera une vidéo HD 1080p au pixel près sur un quart de l’écran.

Réglage sur trois axes et en hauteur, le PN-K321 pourra s’adapter aux exigences ergonomiques des postes de travail. La dalle de Sharp possède d’excellents angles de vue (176° sur les deux axes) et surtout une très bonne qualité d’image. IGZO oblige, le contraste est bon sans être excellent (900:1) : la luminosité maximale atteint les 340 cd/m² et la luminosité minimale des noirs dépasse tout juste 0,5 cd/m².

En sortie de carton, la colorimétrie est plus que correcte : le ∆E dépasse à peine 3,5 (voir ces quelques explications si cette phrase vous semble être écrite en chinois). Les professionnels de l’image devront néanmoins prendre garde à la balance des blancs, par défaut très légèrement supérieure aux 6 500 K idéaux, et au gamma, un peu trop élevé sur les teintes les plus foncées. Les commandes intégrées permettent d’intervenir sur ces deux points, mais quitte à faire, on passera un petit coup de sonde pour gommer d’un coup tous les défauts.

Conclusion : oui, mais non

Le Sharp PN-K321 est donc un bon écran : sans être exceptionnelle, sa dalle est de bonne qualité… et c’est une des premières dalles 4K 32 pouces adaptées à l’informatique, une performance en soit. Malheureusement, son utilisation est grandement limitée par OS X.

Rien ne vous empêche d’utiliser le PN-K321 pour surfer sur le web et remplir des tableurs, à condition d’avoir une excellente vue. Vous voulez avoir de la place pour faire de la bureautique ? Vos 4 000 € seront mieux investis dans trois Thunderbolt Display, un nouveau siège et un nouveau bureau. Et vous aurez moins de migraines.

OS X ne permettant pas de concilier finesse et lisibilité, cet écran est de fait réservé aux vidéastes et autres professionnels de l’image… qui veilleront à ne pas le mettre en bout d’une chaîne contenant du stockage ni à le brancher sur n’importe quel port de leur Mac Pro. Bref, le PN-K321 n’est clairement pas fait pour tout le monde… mais il n’y avait qu’à lire le montant sur l’étiquette pour s’en convaincre.

Quattron+ : Sharp invente la fausse 4K plus chère que la vraie HD

| 07/01/2014 | 15:05 |  

Les annonces autour de la 4K se comptent par dizaines au CES 2014. Pour sortir du lot, Sharp mise sur le prix : alors que la plupart des téléviseurs 4K valent plus de 5 000 $, certains modèles présentés par le fabricant japonais valent à peine 2 300 $. Trop beau pour être vrai ? Oui : la gamme Quattron+ n’est pas vraiment équipée de dalles 4K.

Un téléviseur Sharp Aquos Quattron. Image Sharp.
Un téléviseur Sharp Aquos Quattron. Image Sharp.

Dans les dalles Sharp Quattron, chaque pixel est composé des trois sous-pixels traditionnels (rouge, vert, bleu) et d’un quatrième sous-pixel supplémentaire (jaune) augmentant le gamut, la luminosité et le contraste. Dans les dalles Sharp Quattron+, deux pixels adjacents partagent les mêmes sous-pixels rouges et bleus tout en disposant de leurs propres sous-pixels verts et jaunes.

Chacune des 1 080 « lignes » de pixels d’un téléviseur Quattron+ full HD est donc composée de 1 080 sous-pixels rouges et bleus et de 2 160 sous-pixels verts et jaunes. Déformé par les commerciaux du fabricant japonais, ce fait technique devient un discours marketing affirmant que les dalles Quattron+ possèdent une définition verticale de 2 160 pixels.

Avec ses dalles Pentile, Samsung comptait elle aussi les groupes de sous-pixels réarrangés plutôt que les pixels pour faire passer ses écrans pour plus fins qu’ils ne l’étaient vraiment. Dans les deux cas, l’approximation est bien visible, mais étonnamment passable. Gizmodo explique ainsi que la différence entre la full HD et la « fausse 4K » est non seulement « notable », mais même « plus sensible » que celle entre cette « fausse 4K » et la « vraie 4K ».

S’ils ne sont avant tout que des téléviseurs full HD disposant de quelques sous-pixels supplémentaires, les postes Quattron+ ont toutefois l’avantage de pouvoir gérer les flux 4K. Alors que les contenus très haute définition commencent très lentement à se démocratiser (Netflix diffusera la deuxième saison de House of Cards en 4K), ils sont conçus comme une solution de transition. Mais il vaut peut-être mieux attendre que les « vrais » téléviseurs 4K soient tout simplement moins chers.

Si vous trouvez au contraire que les téléviseurs 4K ne sont pas assez chers, Sharp a tout prévu. Le fabricant japonais s’est allié à Dolby et Philips pour concevoir une dalle 85 pouces 8K 3D. De la 3D sans lunettes, d’ailleurs, ce qui lui vaut d’être qualifiée d’« aussi vraie que nature » — ce qui est presque crédible au vu de la définition gargantuesque de cette dalle, 7 680 x 4 320 px. On ne peut qu’imaginer le prix délirant de ce téléviseur, puisqu’il ne s’agit pour le moment que d’un prototype.

Mac Pro et écran 4K : il est urgent d’attendre

| 02/01/2014 | 21:30 |  

Dans son très long et très détaillé test du nouveau Mac Pro, AnandTech a naturellement évoqué la question des écrans 4K. L’ordinateur est capable de gérer pas moins de trois écrans 4K en même temps, une prouesse. Pour alimenter correctement les 4096 x 2160 pixels requis, il faut une carte graphique digne de ce nom, mais cela ne suffit pas. Comme l’a appris le site, il faut aussi un écran compatible et à l’heure actuelle, c’est plus compliqué que prévu…

Le Mac Pro et l'écran 4K de Sharp - Photo SlashGear

Pour atteindre la définition Ultra HD, il faut une carte graphique et un écran capables de gérer la fonction Multi-Stream Transport (MST) que l’on trouve dans le Thunderbolt 2 des nouveaux Mac Pro, entre autres. Cette fonction permet d’envoyer deux flux vidéos d’une définition de 1920 x 2160 pixels, soit la moitié de ce qu’il faut pour une image 4K. La carte vidéo découpe en deux ce que vous voulez afficher et l’écran réunit les deux parties pour avoir un affichage complet à la bonne définition.

Cette opération de découpage et assemblage n’est pas standard, chaque constructeur de carte graphique et chaque constructeur d’écran peut l’implémenter différemment. Résultat, tous les écrans 4K vendus à ce jour ne sont pas compatibles avec le Mac Pro. Le Sharp PN-K321, un écran 32 pouces vendu par l’Apple Store, fonctionne sans problème en 4K, puisqu'OS X a été optimisé pour lui et il suffit de le brancher pour que tout fonctionne.

En revanche, le Dell UP2414Q qui présente le double avantage d’être plus petit (24 pouces) et surtout moins cher (environ 1500 €) ne fonctionne pas avec le Mac Pro pour le moment, en tout cas pas de manière optimale. AnandTech a réussi à le configurer en 4K, mais à 30 images par seconde seulement, ce qui n’est pas suffisant en usage informatique.

L’autre problème relevé par le site concerne cette fois OS X. Utiliser le système d’Apple sur un écran 4K avec la définition de base n’est pas très pratique, notamment parce que tous les textes sont très petits. Sur ses MacBook Pro Retina, le constructeur a adopté une astuce qui permet d’agrandir tous les éléments qui ne seraient pas faciles à lire autrement.

Malheureusement, cette astuce n’est pas exploitable sur le Mac Pro. Seule la définition native (3840 x 2160 pixels) est nette, les autres sont floues selon le site, à l’exception du mode HiDPI, mais qui est limité au 1080p. Sur un écran 32 pouces, tous les éléments sont au contraire trop gros et on ne peut pas vraiment profiter de tout l’espace de travail.

Les seules options proposées par OS X quand on connecte un écran 4K au Mac Pro.

On le voit, utiliser un Mac Pro avec un écran 4K n’est pas évident pour le moment. À ce jour, il n’y a pas vraiment de solution idéale et il faudra probablement attendre des mises à jour de la part d’Apple et des constructeurs d’écran pour que cette définition se généralise. AnandTech évoque en effet des écrans 4K de nouvelle génération qui n’auront plus besoin de l’astuce qui consiste à découper l’affichage en deux flux vidéos. La gestion de l’affichage serait alors plus simple pour OS X et tous les écrans 4K seraient compatibles.

D’ici là, il semble urgent d’attendre, ou alors d’en rester strictement à ce que propose Apple. Comptez alors 4000 € en plus du prix du Mac Pro, mais aussi un bureau suffisamment grand et large pour accueillir un écran 32 pouces…

De nouveaux écrans 4K arrivent sur le marché

| 22/12/2013 | 10:08 |  

Les écrans 4K devraient devenir à la mode dans les mois à venir, du moins chez les professionnels dans un premier temps vu les prix actuels. Eizo a récemment présenté le le RadiForce RX850. Destiné au milieu médical, cet écran 31" dispose d’une dalle IPS capable d’afficher une définition de 4096 x 2160 pixels.

Il dispose d’une luminosité maximale de 850 cd/m², d’un taux de contraste de 1450 :1, d’un temps de réponse (on/off) de 20 ms et possède un angle de vision de 178° aussi bien en horizontal qu’en vertical. En matière de connectique, il embarque deux ports USB 2.0, 2 entrées DVI-D ainsi que 2 DisplayPort. Ce modèle ne sera pas disponible à la vente avant le mois de mai.

Dell, de son côté, poursuit la commercialisation de sa gamme d’écrans 4K. Après le Dell UltraSharp 32 (UP3214Q) sorti en début de mois, le Texan commercialise depuis peu un écran 24" 4K. Vendu 1481,84 € TTC, l’UltraSharp 24 est capable d’afficher du 3840 x 2160, dispose d’un contraste 1000:1, d’une luminosité de 350 cd/m2, d’un temps de réponse de 8 ms et d’un angle de visualisation de 178 degrés. En matière de colorimétrie, il prend en charge un spectre de 99 % en AdobeRGB et 100 % en sRGB. L’UltraSharp 24 embarque des connecteurs HDMI, DisplayPort, mini-DisplayPort, ainsi que 4 ports USB 3.0 et un lecteur de carte mémoire 6 en 1.

Enfin, il est à noter que Mac4ever a réussi à faire fonctionner l’écran 4K Ultra HD PN-K321 32 pouces de Sharp sur un MacBook Pro Retina. Cet écran recommandé par Apple pour son nouveau Mac Pro ne marche d’après elle qu’avec sa station de travail dans sa version européenne. Pour une histoire de taxe, le PN-K231 est dépourvu de connecteur HDMI en Europe (lire : L'écran 4K de Sharp est réservé au Mac Pro en Europe).

L’écran 4K de Sharp est réservé au Mac Pro en Europe

| 19/12/2013 | 12:23 |  

Avec son nouveau Mac Pro, Apple n’a pas adapté ses écrans pour profiter de l’affichage en 4K que l’ordinateur propose. À défaut d’écran siglé d’une pomme, le constructeur commercialise un modèle conçu par Sharp, le PN-K231. Pour 3999 €, ce moniteur doté d’une dalle 32 pouces est l’un des premiers modèles compatibles avec la 4K : il est ainsi capable d’afficher des images jusqu’à 3840 x 2160 pixels. Un écran impressionnant, mais handicapé en Europe : il est livré avec uniquement un connecteur DisplayPort.

Pour afficher une image en 4K, il faut respecter quelques conditions. Apple les liste très clairement sur sa boutique en ligne : seuls les Mac Pro fin 2013 et les MacBook Pro Retina fin 2013 sont capables d’exploiter au mieux ces écrans. Restriction supplémentaire, la connexion DisplayPort en 4K est réservée aux nouveaux Mac Pro. Pour les MacBook Pro, il faut passer par une connexion HDMI, mais celle-ci est absente en Europe.

De fait, alors que cet écran est vendu sur l’Apple Store américain avec une entrée DisplayPort et deux entrées HDMI, le moniteur de Sharp n’est vendu qu’avec le DisplayPort dans nos pays. Le prix est le même, les caractéristiques techniques sont par ailleurs identiques, mais il y a cette différence de connectique. Concrètement, cet écran se limite ainsi en Europe au seul Mac Pro qui vient de sortir. Les prochains Mac portables d’Apple seront sûrement eux aussi capables de gérer une telle dalle, mais pour l’heure, il faut garder à l’esprit que l’écran ne sera pas correctement exploité sans un Mac Pro.

Sur les photos qui illustrent le produit sur l’Apple Store, l’écran de Sharp est affiché avec deux connecteurs HDMI. En Europe, ils ne sont toutefois pas présents… — clic pour agrandir

Cette différence est gênante à court terme si vous comptiez utiliser un écran 4K avec un MacBook Pro Retina fin 2013, mais elle n’est pas du fait d’Apple et elle ne devrait pas être si contraignante à l’usage. Ce n’est pas le constructeur de Cupertino qui a demandé à Sharp de retirer les deux entrées HDMI, comme en témoigne la page officielle du produit. L’explication est, a priori, à chercher du côté des taxes : un écran importé en Europe est considéré comme un téléviseur s’il dépasse une certaine taille et s’il est doté d’un connecteur spécifique (HDMI). Le cas échéant, il est alors taxé à hauteur de 14 %, ce qui augmente mécaniquement son prix : les constructeurs préfèrent retirer le connecteur HDMI pour éviter la taxe.

Comme le rappelle PC INpact qui évoquait cette taxe, ce n’est pas très gênant que le HDMI ne soit pas présent sur cet écran. Apple se garde bien de l’expliquer, mais la connexion HDMI est plus limitée que le DisplayPort : on ne peut pas, à l’heure actuelle, afficher une image en 4K et à 60 images par seconde, le standard pour obtenir une interface fluide. En HDMI, on est limité à 30 images dans le meilleur des cas et si ce n’est pas un problème pour un film, c’est une gêne en informatique.

Pour conclure, le seul écran 4K vendu par Apple est limité aux derniers Mac Pro en Europe, certes, mais cet ordinateur est aussi le seul à pouvoir le gérer correctement. Il faudra attendre la généralisation de la norme HDMI 2.0 pour que l’on puisse utiliser un écran 4K sans DisplayPort, mais en attendant, cette connectique est la seule vraie option.

Si vous voulez acheter un écran 4K à l’heure actuelle, celui de Sharp n’est pas nécessairement la meilleure option. L’ASUS PQ321QE est vendu 3300 € environ et il s’agit de la même dalle 4K IGZO. Les Numériques a testé cet écran, si vous voulez une idée plus précise de ce qu’il vaut à l’usage.

Apple commercialise un écran 4K… de Sharp

| 06/12/2013 | 22:25 |  

Présenté la semaine dernière à peine, le Sharp PN-K321 ne devait pas être commercialisé avant le mois de février. Cet écran 31,5 pouces 4K peut pourtant d’ores et déjà être commandé sur l'Apple Store en ligne.


Sa dalle IGZO rétro-éclairée par DEL affiche 3 840x2 160 px avec une luminosité de 350 cd/m² et un contraste de 800:1. Le PN-K321 est doté d’un port DisplayPort et d’un système audio d’appoint (2x2 W) et ne mesure que 3,6 cm d’épaisseur. Il se règle en hauteur et en inclinaison et son dos est percé de multiples grilles qui laissent à penser qu’il chauffe un peu.

Proposé à 3 999 €, il est livré sous 8 à 15 jours. Juste ce qu'il faut de temps pour qu'Apple commercialise enfin le nouveau Mac Pro qui ira parfaitement avec.

Sharp sur la voie du redressement

| 06/11/2013 | 21:19 |  

Sharp a annoncé des résultats meilleurs que prévu pour son premier semestre 2013 (d’avril à septembre). Le groupe, qui fournit notamment à Apple des écrans LCD, a bénéficié de ventes plus importantes que prévu. Son chiffre d’affaires s’élève finalement à 1342 milliards de yens (un peu plus de 10 milliards d’euros), en progression de 21,5 % par rapport à la même période l’année dernière.

Sur la période, le japonais craignait une perte semestrielle de 10 milliards de yens. Au final, elle s’élève seulement à 4,3 milliards de yens (33 millions d’euros).

La société a attribué ses bons résultats aux ventes de panneaux solaires sur le marché domestique et aux écrans IGZO pour téléphones mobiles (+ 46 % par rapport à l’année dernière), ainsi qu’au taux de change du yen face au dollar.

Proche du dépôt de bilan ces derniers temps, Sharp renoue donc avec les bénéfices. Les alliances conclues depuis deux ans avec différents investisseurs intéressés par le savoir-faire du japonais (le taiwanais Foxconn, l’américain Qualcomm et le coréen Samsung) n’ayant pas débouché sur des solutions pérennes, Sharp garde son indépendance et les capacités à poursuivre ses recherches sur les nouveaux « écrans IGZO » sur lesquels la compagnie travaille.

Le Japonais n’est pas encore tiré d’affaire, et son endettement reste important. Toutefois, si l’on en croit les dernières rumeurs, les terminaux iOS pourraient accélérer son redressement. En effet, le nouvel iPad Air serait doté d’un écran IGZO.

Un Mac tactile de 32 pouces, ça vous tente ?

| 07/10/2013 | 22:45 |  

Sharp prépare apparemment son écran 32 pouces tactile doté d’une dalle IGZO 4K pour les ordinateurs Apple et OS X. Si l’on en croit cette photo prise par le blog japonais Macotakara à l’occasion du salon Ceatec Japan 2013. La photo ne montre pas grand-chose, si ce n’est cette imposante dalle qui tourne avec OS X Mountain Lion et un Mac portable à l’arrière-plan.

Cet écran doit sortir cet automne et il devrait être compatible avec un stylet pour utiliser précisément sa couche tactile. D’après le blog, on peut s’attendre à avoir des drivers OS X d’ici un mois ou deux. Pour profiter pleinement de cet écran impressionnant, il faudra aussi un Mac compatible avec la très haute définition 4K. Cela tombe bien, le Mac Pro sait gérer deux écrans 4K en même temps…

Écran tactile Sharp de 32 pouces qui tourne avec un Mac.

Sharp fait la promo du IGZO pour tablette et portable

| 02/10/2013 | 22:59 |  

Lors du CEATEC, un salon de l’électronique grand public qui débutait aujourd’hui dans la banlieue de Tokyo, Sharp a présenté son Mebius Pad, sa première tablette sous Windows 8.1 (ou Windows 8.1 Pro, en option).

Elle est équipée d’un clavier détachable en option, et revendique un positionnement situé entre le monde du PC et celui de la tablette. Une version d’Office sera d’ailleurs préinstallée. Et Sharp proposera d’autres accessoires transformant un peu plus cette tablette sous Windows, en PC : souris, station d’accueil fournissant une sortie HDMI pour afficher l‘image sur le grand écran d’un moniteur ou d’une télé, disque dur externe, lecteur DVD… enfin, pour en finir avec les accessoires présentés, le Mebius Pad est livré avec un stylet.

Son écran tactile IGZO, l’une des spécialités de Sharp, mesure 10,1 pouces de diagonale. Il offre une résolution de 2 560 x 1 600 pixels, et une définition de 300 ppi, meilleure que celle de l’iPad Retina (2 048 x 1 536 pixels à 264 ppi).

Il est équipé d’un CPU Atom d’Intel « Bay Trail » Z3370, de 2 Go de RAM et d’un SSD de 32 Go. Comme interfaces, il possède 2 modules photos/vidéo et pour ses communications, une connectivité 3G/4G et WiFi 802.11 a/b/g/n. Le Mebius Pad est prêt à une utilisation en extérieur, avec une étanchéité aux projections d’eau et à la poussière (IPX5/IPX7/IP5X). Une fonction permet d’effacer à distance les informations contenues en cas de vol ou de perte.

La tablette devrait être commercialisée au Japon au début de l’année 2014. Mais l‘industriel nippon n’a encore révélé ni son prix ni le reste de ses caractéristiques techniques (autonomie de la batterie, dimensions de la tablette, poids…).

Par ailleurs, Sharp dévoilait sa nouvelle dalle de 15,6 permettant à des Notebooks, une première mondiale, d’afficher des images 4K2K (3 840 × 2 160 pixels pour une définition de 282 ppi). Le mois dernier des échantillons ont été envoyés aux différents constructeurs de portables, et la production en masse de cet écran débutera en février 2014 dans le site de Kameyama. Fabriqués sous technologie IGZO, ces écrans ont également la particularité d’être assez économes en énergie.

Sharp contraint de réduire fortement ses dépenses

| 13/05/2013 | 15:25 |  

Les investissements récents de Samsung (84,6 millions d’euros) et de Qualcomm (92,3 millions d’euros payés pour moitié) ont amélioré la situation financière de Sharp, mais ne l’ont pas encore mis à l'abri de tous les soucis. Comme le révèle l'Asahi Shimbun, le fabricant japonais va dérouler une série de mesures sur trois ans pour tenter à nouveau de réduire ses dépenses.

5 000 de ses 51 000 salariés vont ainsi être licenciés, dans les filiales hors du territoire japonais comme au siège de la firme à Osaka. Les autres mesures pour faire des économies sont la réduction du nombre de directeurs aux salaires conséquents, qui passera de 12 à 6, ainsi que la diminution du nombre des « conseillers ». Il s’agit généralement d’anciens présidents ou vice-présidents que Sharp continue à rémunérer en plus de leur retraite dorée pour des emplois fictifs de consultants, selon une habitude fréquente dans les grandes sociétés nippones.

La stratégie commerciale sera davantage tournée vers les écrans de petite taille pour terminaux mobiles (smartphones et tablettes), plus rentables que les écrans LCD pour téléviseurs, qui sont le cœur d’activité du fabricant. Sharp essaye actuellement de vendre ses usines de TV situées en Malaisie et en Chine.

Grâce à ses mesures, Sharp espère que ses ventes annuelles atteindront 3 billions de yens (env. 22,7 milliards d’euros) pour un résultat d’exploitation de 180 milliards de yens (env. 1,4 milliard d’euros) et des profits nets de 100 milliards de yens (env. 758 millions d’euros). Des chiffres comparables à ceux réalisés en 2007 et donc qualifiés d'« ambitieux » par les milieux économiques japonais au regard du contexte économique et des prévisions très négatives des analystes.

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