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Toute l'actualité sur palm pre

Labo : le HP Pre3 en test

| 26/09/2011 | 11:48 |  

Le Palm Pre3 est pour ainsi dire introuvable à la vente. Pour se le procurer, le moyen le plus efficace reste les sites d’enchères en ligne. Alors, pourquoi s’intéresser à un téléphone qui n’a pas d’avenir ? C’est en fait l’occasion de faire un bilan de cette plate-forme. Que valait webOS avant que HP ne décide de revoir brutalement sa stratégie ? L’occasion de faire le bilan avec ce test du HP Pre3.

Test du Mac mini HDMI 2,4 GHz

| 22/06/2010 | 23:12 |  

Le Mac mini a reçu le 15 juin la première révision significative de son design en cinq ans d'existence (si l'on excepte le léger lifting d'octobre avec la version serveur). Une arrivée surprise - les évolutions du mini sont rares - mais bruyante, notamment au vu de son nouveau positionnement tarifaire très orienté à la hausse (lire Mac mini : le malaise).

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Le Mac mini reste fidèle à son concept d'ordinateur ultra compact. Il s'est encore aplati et si son format carré est préservé il s'est élargi pour faire de la place à une alimentation interne. Plus de gros bloc externe et anachronique avec cette machine qui, comme l'iMac, mais d'une autre manière, joue la carte du moindre encombrement.

Un faux air de Time Capsule

Avec ses 3,6 cm d'épaisseur, 19,7 cm de largeur et autant de profondeur, le mini a très exactement les dimensions d'une Time Capsule et d'une Apple TV, il est juste un peu plus épais que cette dernière.

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De haut en bas : ancien Mac mini, Apple TV et nouveau mini

Esthétiquement l'aluminium s'est généralisé, excepté pour la partie arrière avec les connecteurs. Dessous aussi il y a du neuf, un couvercle que l'on ôte en le faisant tourner des deux pouces. Ce capot plastique déposé, les deux logements de barrettes mémoires sont là.

Si l'on veut pousser jusqu'au remplacement du disque dur, là il faudra déposer la carte mère et c'est une autre paire de manches. Cette nouvelle trappe est en tout cas une bonne chose. Les précédents mini devaient s'ouvrir armé d'une spatule (méthode conseillée par Apple !) avec force précaution. Mais avec cette trappe façon couvercle de bocal, on y verrait presque un aveu que la dotation standard en RAM est plus que chiche - 2 Go seulement ! - et qu'à défaut de générosité, Apple au moins facilite les choses pour ajouter de la RAM (8 Go maxi).

Nouvelle connectique

Chamboulement ensuite dans la connectique. Un port USB a sauté - ils ne sont plus que 4 - pour laisser la place à un logement de cartes SD (compatible SDXC). Le port mini DVI s'efface aussi au profit - c'est une première sur les Mac - d'un port HDMI longtemps réclamé par ceux qui installaient leurs mini près de la télé.

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Puis il y a les connecteurs qui restent : le port FireWire 800, l'Ethernet Gigabit, deux entrées/sortie audio et la sortie vidéo Mini DisplayPort. Un adaptateur HDMI vers DVI est fourni pour brancher deux écrans sur la machine : 2560x1600 via le Mini DisplayPort et 1920x1200 pour le HDMI.

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Le silence est (presque) rompu

La partie arrière montre également une large fente horizontale, c'est de là qu'est expulsé l'air du ventilateur. Avec l'intégration du bloc d'alimentation, les besoins en refroidissement se sont accrus.

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Quelle conséquence pour le niveau sonore de cette machine ? Dans un cadre de travail studieux (sans musique, mais avec la vie d'un bureau), il faudra vraiment se pencher et approcher l'oreille du mini pour entendre le souffle du ventilateur. Chez soi, tard, dans une pièce silencieuse et toujours sans musique, la présence sera plus manifeste, si l'on y prête vraiment attention.

Mais aucune comparaison possible, par exemple, avec un iMac Core i7 qui souffle comme aucun iMac ne l'a fait avant lui (sauf le tout premier bondi blue peut-être). Plus que le ventilateur, c'est en fait le disque dur du mini qui signale sa présence, par de petits, mais très perceptibles crépitements.

Enfin, le haut-parleur suffit pour écouter la radio voire de la musique, mais les basses sont toujours aux abonnés absents. Rien de vraiment neuf ici.

Les performances d'un MacBook

La motorisation du Mac mini n'est pas de nature à soulever de grandes interrogations. Avec son Core 2 Duo à 2,4 GHz et son chipset GeForce 320M à mémoire partagée (256 Mo pour 2 Go de RAM) il se glisse dans la roue des MacBook Pro 13" et MacBook sortis ces deux derniers mois. Au vu des résultats de nos tests applicatifs, le Mac mini d'entrée de gamme est presque aussi rapide que le MacBook avec les mêmes caractéristiques.

Presque, car on relève des écarts et plutôt au profit du portable. Entre les deux machines, la seule vraie différence est leur disque dur. Un Hitachi à 250 Go dans le portable et un Toshiba 320 Go dans le Mac mini. Quelques tests avec Xbench montrent justement un avantage pour le disque dur du MacBook dans les tâches de lecture/écriture.


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Côté jeu nous avons installé Steam et Half-Life 2. En 1920x1200 avec les réglages de qualité par défaut on plafonne à 15 ou 16 fps, il faut descendre en 1600x1000 (ci-dessous) ou 1344x840 pour tourner autour des 25 ou 35 fps. Cela reste des résolutions très convenables et l'on pourra profiter de ce genre de titres - techniquement plus de toute première jeunesse tout de même - sans contraintes sur son mini.

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Pour autant quelques à-coups se manifestaient parfois, mais comme l'a pointé son éditeur Valve les performances en OpenGL avec une carte Nvidia ont reculé depuis la mise à jour 10.6.4 de Mac OS X. Espérons voir les performances remonter à la faveur d'une prochaine mise à jour des pilotes. Et puis le passage à 4 Go de RAM ne devrait pas faire de mal non plus.

Un onéreux media center

De part son format, le Mac mini est devenu chez certains un petit média center. Pas plus encombrant qu'un Apple TV, mais plus flexible puisqu'on peut lui faire lire tous les formats vidéo non supportés par Apple, DivX en tête. Sans cautionner ce choix de format, Apple a progressivement promu son mini aussi comme compagnon d'une télévision, pour acheter ou louer des films sur iTunes ou regarder des photos. Ne manquait que le connecteur HDMI pour donner plus de cohérence à cet attelage. C'est fait avec cette révision dotée d'une sortie HDMI en bonne et due forme.

Nous avons branché ce mini sur un téléviseur équipé HDMI (via un banal câble Belkin). L'affichage est passé en 1080p (1920x1080) et il a suffi de changer le réglage de sortie audio dans le panneau de Préférences Système pour achever le rapprochement. Détail, le mini est toujours capable d'être piloté avec la télécommande Apple Remote vendue en option (19 €).

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Tout cela est fort bien et fonctionne rond, mais si l'on envisage ce mini dans un rôle uniquement de media center, en laissant de côté sa dimension d'ordinateur personnel, c'est consacrer beaucoup d'argent à un emploi que peuvent assumer des disques durs multimédias vendus trois à quatre fois moins cher, et avec de plus gros disques durs (ils ne sont pas forcément laids non plus)…

En conclusion

Joliment redessiné, doté de nouveaux équipements, mais aussi plus cher. Les avancées de ce Mac mini (qui existe toujours dans une version serveur sans lecteur optique et avec deux disques durs) ont été en partie ternies par son augmentation de prix. Les deux configurations non-serveur ont augmenté de 250 € (799 € pour le 2,4 GHz) et 185 € (934 € pour le 2,66 GHz). C'est conséquent ! Surtout pour un ordinateur qui, à ses débuts, fut installé comme une porte d'entrée économique dans le monde Apple pour les utilisateurs de Windows. Un ordinateur à qui il faut encore ajouter un écran, un clavier et une souris…

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(cliquez pour agrandir)

Ses prix n'en sont pas à leur première fluctuation, le mini avait baissé de 50 € en octobre 2009 après avoir augmenté de 100 € en mars de la même année et encore baissé de 80 et 100 € en avril 2008. Mais quelles qu'en soient les raisons cette fois (lire Nouveau Mac mini : trop cher ?), le client hésitant, lui, fait face à une gamme qui se rapproche des iMac.

Ajoutez 2 Go de RAM au premier mini et vous n'êtes plus qu'à 250 € d'un iMac 21,5" (1099 €) plus puissant (sauf pour la carte graphique) et mieux doté en RAM et disque dur. Cela donne à réfléchir si la taille d'écran de 21,5" de l'iMac vous suffit et que son concept du tout-en-un vous convient. Reste que le format original du mini peut guider sinon motiver une préférence, qu'il pourra se prêter à plus d'usages qu'un iMac nettement plus encombrant et qu'il laisse toute latitude de choisir son ou ses écrans.

Palm : rattraper le temps perdu

| 08/01/2010 | 08:28 |  

L'année dernière, Palm avait été la grande sensation du CES (lire : Palm retrouve son ADN). Lors de son keynote, Jon Rubinstein avait présenté le premier smartphone qui n'avait pas grand-chose à envier à l'iPhone sur le plan de l'interface.

Malheureusement, l'engouement suscité par le Palm Pre ne s'est pas transformé en succès commercial, la faute sans doute à une politique de distribution inadaptée. À la manière d'Apple, Palm avait signé un contrat d'exclusivité avec Sprint. Ce dernier est à l'image de Palm : en perte de vitesse et peinant à redresser la barre.

Nouvelle politique commerciale aux États-Unis

Dans une situation délicate, Palm a décidé de changer de fusil d'épaule, aux États-Unis du moins. AT&T commercialisera deux modèles dans les mois à venir (lire : AT&T se met à Android et webOS). L'entreprise a également conçu deux modèles spécialement pour Verizon. Compatible CDMA, le Pre Plus s'offre au passage un petit lifting (meilleure finition matérielle), comprend 16 Go de mémoire Flash et est amputé de son bouton central. Le Pixi Plus pour sa part dispose désormais d'une connexion Wi-Fi et il est décliné en plusieurs couleurs. Jon Rubinstein ressort là les bonnes vieilles recettes d'Apple qu'il appliquait il y a quelques années pour l'iMac et l'iPod.

Le Palm Pre et le Pixi bientôt chez SFR

Lors de son keynote, l'ancien responsable Hardware d'Apple a également fait des annonces concernant la France. Les smartphones de Palm y seront distribués en exclusivité par SFR à partir du second trimestre. Le numéro deux de la téléphonie mobile aura sur chaque nouveau produit une exclusivité pouvant aller jusqu'à six mois. Le premier modèle à être commercialisé dans l'Hexagone sera le Palm Pre, vendu à partir de 149 € (pour en savoir plus, lire : Les smartphones Palm en exclusivité chez SFR !).

Distribuer des applications sans validation

Durant son keynote, Jon Rubinstein s'est penché sur l'App Catalog. Sur ce point, les nouveautés annoncées diffèrent quelque peu de ce que propose Apple avec l'App Store. Palm va permettre à ses développeurs de promouvoir leurs logiciels directement sur le Web. Les utilisateurs pourront via n'importe quel navigateur choisir une application pour leur appareil. Une fois sélectionnée, celle-ci s'installera directement sur le téléphone via une liaison OTA (Over the Air - sans fil).

À titre d'exemple, Palm a présenté Appetite, un site qui recense les applications disponibles pour webOS. Il est important de noter que contrairement au Palm App Catalog, les développeurs n'auront pas à faire valider leurs logiciels. Toutefois, ils devront s'inscrire à un programme spécial, afin que Palm les autorise à installer à distance des applications (pour en savoir plus, lire : Palm tend des carottes aux développeurs).

Palm a par ailleurs profité de l'occasion pour annoncer que son programme développeurs était désormais ouvert à tout le monde. Afin d'encourager les développeurs à investir webOS, la société a également lancé le programme Hot Apps bonus. Doté d'un million de dollars, il récompensera les logiciels les plus téléchargés entre le 1er février et le 31 mai.

À ce jour, l'App Catalog compte un peu plus de 1000 applications. Palm espère que ce chiffre va rapidement augmenter grâce à Ares, son nouvel environnement de développement qui permet de concevoir des logiciels pour webOS depuis un navigateur web (lire : Palm Ares : développez depuis Safari).

Des jeux 3D sur webOS

D'autre part, Palm propose enfin des outils permettant aux développeurs de concevoir des jeux évolués sur sa plate-forme. Jusqu'à présent, ces derniers étaient limités aux langages de programmation du web (HTML, JavaScript…).

Elle proposera à partir de mars le Plug-in Development Kit capable d'intégrer du code en C/C++ aux applications webOS. Electronic Arts l'a utilisé pour porter plusieurs de ses titres, dont Sims 3 et Need for Speed: Undercover qui sont d'ores et déjà disponibles à la vente sur l'App Catalog.

webOS 1.4 disponible le mois prochain

D'ici là, le Pixi et le Palm Pre auront droit le mois prochain à une mise à jour gratuite de leur système d'exploitation. webOS 1.4 permettra notamment d'enregistrer des vidéos et de les partager par courriel, par MMS ou en passant par des services comme YouTube et Facebook. Le logiciel dispose d'outils d'édition similaire à l'iPhone.

Autre nouveauté attendue de longue date : l'arrivée de Flash 10.1 sur le navigateur web du Pre. À titre d'exemple, une démonstration a été faite sur une page Yahoo contenant la bande-annonce d'Avatar en Flash. Le module d'Adobe est loin d'offrir les mêmes performances que sur un ordinateur, mais ce n'est pas catastrophique non plus.

Si la stratégie de Palm est ambitieuse et cohérente, encore faudra-t-il que la société parvienne à se faire une place au soleil entre Research In Motion, Google et Apple. La partie est loin d'être gagnée, mais chez Apple, Jon Rubinstein a appris qu'il était tout à fait possible de prospérer même avec une part de marché modeste.

crédit images : Engadget

Un téléphone sous Android meilleur que l'iPhone ?

| 20/08/2009 | 15:28 |  

Le premier téléphone utilisant Android est sorti en octobre 2008, mais le système mobile de Google n'a jamais vraiment décollé depuis. Les dernières statistiques donnent une part de marché de 2 % au système d'exploitation de Google sur le marché des smartphones au second trimestre (lire : Apple : numéro 2 des smartphones en Europe). Les téléphones sous Android sont encore très loin de l'iPhone et le matériel en est responsable selon John Gruber. Pourtant, les constructeurs auraient là l'opportunité de faire un téléphone meilleur que l'iPhone et John Gruber leur donne quelques conseils pour y arriver...

Un logiciel correct, gâché par le matériel

Depuis les multiples affaires d'applications rejetées par Apple de l'App Store, et surtout depuis le rejet de Google Voice (lire : Apple rejette les applications de Google Voice) une partie des utilisateurs d'iPhone a décidé de changer de téléphone et abandonner Apple. Certes, ils sont très minoritaires, comme en témoigne encore le succès qu'est l'iPhone 3GS depuis son lancement. Mais ils se font souvent entendre, sur Internet.

Ainsi, on peut lire le témoignage fort intéressant d'Andre Torrez. Le 4 août, il annonce sur son blog en avoir assez de l'iPhone et surtout de l'App Store et de sa politique. Fort de ce constat, il décide d'aller voir ailleurs et d'essayer un HTC G1, c'est-à-dire les premiers téléphones sous Android, pendant un mois.

Le premier jour est plutôt positif, il apprécie particulièrement Google Voice et plus généralement l'intégration des différents services de Google. Mais dès le troisième jour, les problèmes commencent à se sentir avec les applications tierces. Certes, Andre Torrez apprécie la possibilité de laisser tourner les applications en tâche de fond, mais il regrette des problèmes de batterie bien pires, écrit-il, à ce qu'il avait pu connaître avec l'iPhone.

Surtout, il juge les applications Android très inférieures à ce que l'on peut trouver sur l'App Store. Ainsi, un client Twitter ayant bonne réputation sur cette plateforme lui a paru plutôt mauvais, très buggué et pas pensé pour le matériel (avec, par exemple, de longs menus déroulants jugés peu pratiques). Selon lui, Android a besoin d'un guide d'interface à l'image de ce que propose Apple.

Le quatrième jour de l'expérience est partagée. D'un côté, Andre Torrez apprécie la liberté du SDK qui permet aux applications de fonctionner ensemble et ainsi gagner en efficacité, de l'autre il trouve le clavier physique très mauvais, mais le clavier virtuel pire encore. Les critiques contre le matériel se font plus présentes : trop gros, trop lent, mal pensé...

Au bout d'une semaine seulement, Andre Torrez abandonne l'expérience et replace sa carte SIM dans son iPhone. Il n'en peut plus du matériel, bien trop lent pour être utile. Là où il sortait son iPhone à tout instant pour, par exemple, consulter ses mails ou Twitter, il laissait sagement son G1 au fond de la poche. Et quand il a eu besoin de chercher un restaurant, il a sorti son iPhone, et pas son téléphone Android.

Cette expérience personnelle n'est pas universelle bien sûr (mais pas unique), mais elle révèle quelques points intéressants sur les téléphones sous Android, et sur l'absence de succès significatif...

Android, l'opportunité pour faire mieux que l'iPhone ?

Le célèbre adage en informatique d'Alan Key ("People who are really serious about software should make their own hardware") s'applique en téléphonie, comme l'a rappelé Steve Jobs lors du Keynote de présentation de l'iPhone. Pour faire aussi bien qu'Apple, Google aurait dû produire son propre téléphone parfaitement adapté au logiciel. En l'état, l'entreprise dépend du bon vouloir des fabricants, mais aussi des opérateurs, avec des conséquences parfois désastreuses comme l'a montré le lancement du G1 en France (lire : Orange trop pressée de lancer le G1 ?).

Mais puisque Google ne veut pas le faire, un fabricant de téléphonie peut produire un bon téléphone sous Android et même un téléphone meilleur que l'iPhone. L'idée n'est évidemment pas de faire mieux sur le plan commercial : il est impensable de faire mieux à court et moyen terme. Le marché n'est pas saturé dans le haut de gamme, et il y a assurément de la place pour un téléphone techniquement meilleur que l'iPhone et qui saura séduire tous les déçus d'Apple.

Avant d'être meilleur, il faut déjà être au moins aussi bon et donc copier ce qu'Apple fait de bien avec l'iPhone. En premier lieu, cela signifie avoir une gamme simple : un seul modèle, décliné en fonction de la capacité de la mémoire uniquement, et mis à jour chaque année.

Le HTC Hero, l'un des téléphones sous Android censés vraiment concurrencer l'iPhone.

Faire mieux que l'iPhone n'est pas forcément compliqué : par exemple, il suffit de faire une concession sur la largeur du téléphone pour augmenter significativement l'autonomie et en faire un argument de vente contre l'iPhone. Dans le même ordre d'idée, il est facile de vendre les applications en tâche de fond ou encore l'absence de contrôle sur ce qu'il est possible d'installer, là encore en visant explicitement Apple et l'App Store.

Reprenant finalement l'incontournable métaphore automobile, John Gruber explique aux constructeurs qu'Apple est peut-être BMW, mais qu'ils peuvent être Porsche. L'idée n'est pas tant de vendre plus que l'iPhone, mais déjà de prélever une part des utilisateurs à Apple...

Android est-il vraiment un concurrent de l'iPhone ?

Néanmoins, on peut se demander si Android est vraiment le système idéal pour concurrencer Apple et l'iPhone. Pour l'heure au moins, les seuls constructeurs à proposer des téléphones sous Android, à savoir HTC et Samsung, semble concevoir le système de Google plus comme un concurrent à Windows Mobile qu'à l'iPhone OS. L'interface du HTC Hero, directement reprise de ses smartphones sous Windows Mobile, en témoigne d'ailleurs clairement.

À gauche, Sense, l'interface du HTC Hero. À droite, l'interface du HTC Touch HD.

On peut aussi s'étonner des choix d'HTC sur le plan matériel. Depuis le début, le fabricant a fait des choix douteux, comme l'intégration d'un clavier physique dans la largeur qui s'est révélé peu pratique. Pis, l'absence de prise jack standard sur les deux premières générations en dit long sur leur volonté de concurrencer l'iPhone, téléphone et iPod. Même le Hero, qui s'améliore en effet à l'extérieur avec un écran tactile multitouch et de meilleurs matériaux, conserve en grande partie les composants internes de la génération précédente. Le téléphone a donc été largement dépassé dès sa sortie et ne corrige pas l'un des plus gros points négatifs des HTC sous Android jusque-là, à savoir la lenteur.

En quelque sorte, on a un peu le sentiment que l'entreprise ne s'intéresse pas vraiment à Android pour ses qualités en tant que système mobile, pas suffisamment en tout cas pour espérer concurrencer l'iPhone. Le système libre de Google semble plutôt répondre à Windows Mobile qu'à l'iPhone OS. On peut d'ailleurs se demander dans quelle mesure les constructeurs n'adoptent pas Android plus pour des raisons financières que pour ses capacités intrinsèques. Microsoft en a peut-être conscience, comme en témoignerait la commercialisation concomitante de deux versions de son système mobile, l'une pour contrer Android, l'autre pour iPhone OS (lire : Windows Mobile 7 : l'effet Vista ?).

On ne sait pas encore ce que les autres constructeurs feront d'Android. La majorité a désormais annoncé travailler sur Android, mais on attend toujours des produits concrets. Android devrait d'ailleurs ne pas se limiter à la seule téléphonie puisque d'autres marchés s'y intéressent, et notamment celui des lecteurs multimédias (lire : Archos rejoint le camp Android). Le choix d'Archos de créer une nouvelle plateforme de vente d'applications témoigne d'un intérêt réel pour Android.

En attendant d'en savoir plus sur les stratégies des uns et des autres, le vrai concurrent de l'iPhone n'est-il pas plutôt Palm qui, avec le Pre, a su respecter l'adage d'Alan Kay ? Très attendu, le dernier smartphone de Palm n'a néanmoins pas vraiment convaincu à sa sortie, la faute, notamment, à un matériel perfectible. In fine, on retrouve ce qui fait la force d'Apple depuis tant d'années : une capacité à concevoir et produire le meilleur matériel à un moment donné.

Du rififi autour du multitouch

| 06/08/2009 | 14:01 |  

Rien ne va plus au pays des écrans tactiles. Alors qu'Apple avait jusqu'ici réussi à protéger sa chasse gardée, la concurrence commence à faire montre d'un certain sans-gêne. Palm a été la première à tirer avec le Pré, qui, comble de l'insolence, utilise non seulement le multitouch à la sauce Apple, mais pire encore va jusqu'à utiliser iTunes pour se synchroniser avec l'ordinateur ! Jusqu'ici Apple s'est contentée de grogner (voir notre article le ton monte entre Apple et Palm) et d'entrer dans le jeu du chat et de la souris, profitant d'une mise à jour d'iTunes pour retirer la rustine que Palm avait appliquée.

Apple aboie, mais ne mord pas, ce qui semble-t-il aura suscité des vocations, puisque HTC emboîte le pas à Palm avec son Hero, lui aussi doué de multitouch (voir notre article Hero : enfin un smartphone Android convaincant). Microsoft s'apprête à en faire autant pour le Zune HD en septembre et pour Windows Mobile 7 (printemps 2010). En outre, impossible de dire de façon certaine si Android 2.0 fera figurer le multitouch ou non, les échos sur ce point se contredisant régulièrement (voir notre article Android à l'heure du multitouch), mais une chose est sûre, c'est à l'étude, et il est loin le temps où le département juridique d'Apple, en prince régnant, décidait du sort des fonctionnalités des concurrents de l'iPhone (voir notre article Google aurait bel et bien présenté le G1 à Apple). Alors qu'Eric Schmidt vient de quitter le conseil d'administration d'Apple, certains se demandent déjà si la concurrence entre Apple et Google ne va pas devenir plus vive et si cette dernière ne va pas désormais en avoir les coudées d'autant plus franches.

Ceci étant dit, on a déjà vu des smartphones multitouch sans que ça ne prête à polémique (comme ceux de Garmin ou de Research in Motion), car là où les choses se compliquent, c'est qu'Apple ne possède pas le multitouch en tant que tel (ni au niveau de la technologie de l'écran capacitif, ni au niveau du concept même). Cependant, Apple dispose de brevets sur certaines applications du multitouch, dans certains contextes. Par exemple la façon dont l'iPhone détermine s'il doit bloquer le défilement d'une fenêtre sur l'axe vertical, s'il doit permettre le défilement sur les deux axes, ou s'il doit le bloquer sur l'axe horizontal, en fonction des impulsions reçues sur l'écran tactile et du contexte dans lequel elles se produisent. Libre aux concurrents de faire exactement la même chose pour peu qu'ils n'utilisent pas les moyens protégés précisément par le brevet (voir notre article Apple brevète les bases de l'iPhone).

Par conséquent, les concurrents d'Apple peuvent faire du multitouch dans la mesure où ils ne le font pas exactement comme l'iPhone. Le cas n'est donc pas si évident à trancher, et représente un certain aléa judiciaire à considérer sérieusement avant d'attaquer : si Apple venait à être défaite lors d'un tel procès elle aurait beaucoup plus à perdre que si elle se contente de montrer les crocs et de jouer sur l'intimidation. Ce qui limite malgré tout la casse, du moins jusqu'à un certain point. On peut donc voir le brevet comme une arme de dissuasion, le but du jeu consistant à ne jamais s'en servir. En revanche, si d'aucuns tentent le coup sans qu'Apple ne réagisse, ça ne pourra que pousser d'autres à leur emboîter le pas, et passé un certain seuil le seul moyen pour Apple d'endiguer la voie d'eau sera de frapper. Encore faut-il que le risque encouru en vaille la peine.

D'autant que les quelques 200 brevets dont dispose Apple sur l'iPhone font l'objet de controverses : certains considèrent que l'office américain des brevets aurait été quelque peu léger en les octroyant, dans la mesure où il existe nombre de cas pré-existants (ou «prior art»), en citant les exemples de Bell, de l'université du Delaware, et d'autres. Mais également dans les termes particulièrement vagues qui sont utilisés dans ces brevets. Sans compter qu'Apple fait déjà l'objet d'une procédure de la part d'un autre dépositaire de brevets sur le multitouch (voir notre article Apple accusée de violer des brevets sur le multitouch). Autant de points d'attaque que les avocats de Palm ne manqueraient pas de soulever en cas de conflit judiciaire. Nombre d'experts et d'analystes se sont émus des menaces d'Apple en soulignant ces éléments (se contredisant parfois les uns les autres) mais à la vérité il est bien difficile de tirer tout ça au clair tant le domaine est vaste et complexe. D'où la nécessité parfois de faire appel à un juge pour trancher dans le vif.

L'autre question à prendre en considération c'est ce qui a pu pousser Palm à passer outre la menace d'un conflit ouvert. Plusieurs scénarios se présentent :

Primo, Palm est sûre de son fait et a trouvé une faille dans les brevets d'Apple, soit qui permet de contourner ce qu'ils protègent, soit qui les invalide totalement (à noter que certains gestes pour manipuler le Pré se font sur une surface tactile en dessous de l'écran).

Deuxio, Palm dispose de brevets portant sur des technologies exploitées par l'iPhone, et pourrait donc jouer à un échange de bons procédés (je te laisse utiliser mon brevet dans l'iPhone et tu me laisses utiliser le tien dans le Pré).

Tertio, Palm a joué son va-tout sur le Pré dans la mesure où c'était l'opération de la dernière chance : risquer de se confronter à Apple représente une menace à plus long terme que la faillite pure et simple si elle n'avait pas osé monter au front.

Ou encore une combinaison de chacune de ces possibilités… Toujours est-il qu'au train où vont les choses, Apple devra tôt ou tard sortir de sa réserve si elle veut que la menace conserve un semblant de crédibilité, quitte à faire un exemple. Une telle procédure sera nécessairement lourde de conséquences, quelle qu'en soit l'issue.

Il faut dire que le marché subit une pression naturelle pour aller vers le multitouch, et que les différents acteurs ne pourront pas en faire indéfiniment l'économie : c'est l'interface qui est la plus censée, la plus simple, la plus ergonomique, et la plus efficace, dans le domaine des écrans tactiles. À mesure que le grand public apprend à l'utiliser et à en réaliser les bénéfices, il deviendra un argument commercial imparable. Les concurrents d'Apple ont donc une quasi-obligation à aller se frotter à l'iPhone sur ce domaine, ce qui entraînera inéluctablement la firme de Cupertino à sortir de sa réserve. Le reste se décidera en justice, mais ça ne se fera pas sans douleur.

A voir également :
Interview : l'impact des brevets d'Apple

Pas d'effet Palm Pre pour Sprint

| 29/07/2009 | 17:39 |  

Sprint vient de publier ses résultats trimestriels qui ne sont guère encourageants. Lors du second trimestre, la société de télécom a perdu 384 millions de dollars et 257 000 clients. L'opérateur a refusé de dire combien de Palm Pre il avait vendus depuis son lancement en juin. Son P.D.G Dan Hesse a juste indiqué que durant cette période, Sprint n'avait jamais autant recruté de nouveaux clients dans ses magasins.

Avec la commercialisation du Palm Pre, les analystes ne s'attendaient pas à un net renversement de tendance concernant la santé financière de Sprint, mais ils espéraient un mieux qui ne s'est pas matérialisé.

Si AT&T est parvenue à garder plusieurs années l'iPhone en exclusivité, Sprint ne semble pas être en position de faire de même avec le Palm Pre. Son concurrent, Verizon, clame qu'il le distribuera l'année prochaine.

Sur le même sujet :
- Sprint et Palm s'attaquent à l'iPhone
- 19 juin : une journée record pour AT&T
- AT&T : une dépendance à l'iPhone ?

Les limites du SDK du Palm Pre

| 19/07/2009 | 16:53 |  

Craig A. Hunter , un développeur iPhone intéressé par le kit de développement de Palm fait part de ses impressions sur son blog. Son expérience n'est pas très positive. Pour lui, le SDK de Palm présente plus ou moins les mêmes limites que celui d'Apple lorsque la société californienne avait tenté de mettre à la mode les Web Apps, avant de se raviser et de lancer un véritable SDK.

Ainsi, webOS ne propose que des technologies web pour le développement d'applications et les limites sont vites perceptibles. Par exemple, il est impossible de faire appel directement à OpenGL ES pour la programmation d'applications 3D intensives qui ne peuvent se passer d'une accélération matérielle. Cela rend impossible également la conception de jeux sophistiqués.

D'autre part, l’utilisation intensive des données de l'accéléromètre est assez "médiocre" sous webOS. Il n'est pas possible de dépasser une fréquence d'échantillonnage de plus de 4 Hz (quatre échantillons par seconde). À titre de comparaison, les applications développées par Craing A. Hunter et qui font utilisation de l'accéléromètre (gMeter et greenMeter) nécessitent un échantillonnage de 50-100 Hz pour être utilisables. Les jeux dans ce domaine ont besoin d'un échantillonnage d'au moins 20 Hz pour que les données d'entrée ne soient pas en décalage par rapport à la vitesse de trame graphique. Sur le SDK de webOS, l'échantillonnage supporté n'est vraiment utilisable que pour détecter des mouvements basiques du téléphone pour la rotation de l'interface.

Craig A. Hunter est déçu donc du SDK récemment mis à disposition des développeurs par Palm. Et il trouve cela d'autant plus regrettable que webOS est un système d'exploitation vraiment intéressant. Par contre, il confirme ce que beaucoup ont laissé entendre dernièrement à savoir que le Pre est sur le plan hardware relativement médiocre.

Mais ne perdons pas de vue que le SDK de Palm est encore en bêta, et que la société peut encore rectifier le tir. Reste qu'avec ses finances fragiles, le temps presse pour Palm…

Sur le même sujet :
- Palm donne son SDK à tous les développeurs
- Web apps : "Steve Jobs avait raison mais trop tôt"

Palm réagit au blocage du Pre par iTunes

| 16/07/2009 | 00:02 |  

Palm a réagit au blocage du Pre par la dernière mise à jour 8.2.1 d'iTunes. Le fabricant de smartphones a légèrement actualisé une déclaration qu'il avait déjà utilisé en prévision d'une telle manoeuvre de son concurrent.

"La fonction media sync de Palm fonctionne avec iTunes 8.2. Si Apple décide de désactiver la fonction media sync ce sera un coup porté à leurs utilisateurs qui se verront privés d'une possibilité de synchronisation qui fonctionne sans problèmes. Cependant, les gens auront d'autres options. Ils pourront continuer à utiliser la version d'iTunes qui peut synchroniser leur musique sur leur Pre, ils pourront transférer leur musique par USB, et il y a d'autres applications que nous pourrions considérer."

En attendant c'est un des arguments de vente du Pre, la compatibilité avec iTunes, qui se voit effacé. Apple paraît bien disposée à ne faire aucun cadeau à l'un de ses anciens vice-présidents, Jon Rubinstein, aujourd'hui patron de Palm.

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Palm : le Pre, un mois après

| 06/07/2009 | 00:24 |  

Annoncé en début d'année, le dernier téléphone de Palm, le Pre, est disponible sur le marché américain depuis tout juste un mois ! L'occasion de revenir sur ce téléphone qui, pour beaucoup, est actuellement le plus sérieux concurrent de l'iPhone.

Un succès commercial ?

Tous les commentateurs y vont de leur estimation : pour les uns, Palm aurait écoulé 200 000 Pre en juin, mais pour les autres ce serait plutôt 300 000 unités vendues. Le Pre serait en tout cas le meilleur lancement de l'histoire du constructeur, tous modèles confondus.

Quels que soient les chiffres exacts, il est indéniable que le Pre a eu un effet sur le marché des smartphones. Comme l'indique le graphique ci-dessous (Source), les intentions d'achats au profit de Palm ont doublé entre mars et juin 2009, et ont été multipliées par huit entre la fin de l'année 2008 et juin 2009.



Officiellement, l'entreprise est ravie du lancement du Pre, mais chose étonnante, elle ne donne jamais de chiffres. Difficile, dès lors, de savoir si la forte demande initiale persiste encore un mois après et ne va pas baisser dans les mois à venir. Toujours est-il que le Pre était la dernière chance de Palm avant la faillite, et le moins que l'on puisse dire est qu'il a eu l'effet escompté, au moins sur les marchés. Depuis le mois de janvier, la valeur du titre a en effet augmenté de plus de 400 %.



Palm entend bien imposer son nouveau smartphone

Le succès est indéniable sur ce premier mois de vente, mais Palm doit maintenir le niveau des ventes et même l'accentuer si l'entreprise espère un jour rattraper Apple. On a pu sentir dans la récente campagne de publicité, très agressive, que Palm entendait bien imposer son smartphone et qu'elle était prête à tout pour cela.


Palm Pre

Commercialement, Palm semble suivre exactement le même chemin qu'Apple avec l'iPhone. Dans un premier temps, une commercialisation limitée à un seul opérateur étasunien ; dans un second temps seulement un lancement simultané dans plusieurs pays, et avec plusieurs opérateurs. Pour l'heure, le seul moyen d'avoir un Pré est d'en acheter un chez Sprint, mais les rumeurs de lancements en Europe se multiplient.

Ainsi, après le Canada, le Royaume-Uni et l'opérateur O2 disposeraient du dernier smartphone de Palm et une annonce en ce sens devrait même être faite cette semaine, peut-être mardi 7 juillet. Les rumeurs évoquent également les Pays-Bas et il n'est pas difficile d'imaginer que de nombreux pays en Europe y auront droit, sans doute d'ici la fin de l'année.

La stratégie de Palm pour gagner du terrain impliquerait aussi la sortie d'un nouveau modèle, moins évolué et vendu 99 $, soit l'équivalent de l'iPhone 3G qu'Apple n'a pas sorti du catalogue après l'annonce du 3GS.

Quelques défauts de jeunesse

skitched Si le système d'exploitation du Pre est reconnu pour sa qualité, le téléphone de Palm souffre apparemment de défauts de jeunesse sur le plan matériel. On trouve ainsi sur Internet de nombreux témoignages d'utilisateurs mécontents de la qualité de fabrication du Pre. Les plastiques craquent pour certains, pour d'autres c'est l'écran qui est fendu, certaines pièces sont mal ajustées et laissent parfois un grand vide, comme le montre l'exemple ci-contre. (Source : Forums PreCentral).

N'oublions pas qu'Internet a tendance à amplifier les problèmes. La majorité des utilisateurs n'a sans doute aucun problème avec le Pre. Néanmoins, les cas sont trop nombreux pour ne pas suggérer, à tout le moins, que Palm a quelques soucis de productions. Le problème viendrait, selon certains analystes, d'une commercialisation trop précoce pour permettre la vente d'un produit parfaitement fini. Palm a sans doute cherché à ne pas se laisser distancer par l'iPhone 3GS, mais cela s'est peut-être fait au détriment de la qualité générale du produit, au moins pour une partie des utilisateurs.

Un catalogue d'applications encore limité

L'iPhone le prouve depuis bientôt un an, le succès d'un smartphone se base désormais d'abord sur son catalogue d'applications tierces. L'App Store est devenu quasiment le premier argument de vente pour les terminaux mobiles d'Apple. Palm a bien compris que le succès de son nouveau téléphone dépendrait de sa capacité à proposer un catalogue riche et varié d'applications.



L'App Catalog intégré aux Pre a connu un succès retentissant en un mois. Ainsi, après un lancement difficile, le nombre de téléchargements a dépassé le million pendant le mois de juin, alors que le magasin virtuel ne contient encore qu'une trentaine d'applications ! Chaque application a donc été téléchargée en moyenne 33 300 fois (Medialets)...



Mais ce résultat assez impressionnant ne met que mieux en valeur le problème du Pre à ce jour. Mojo, le kit de développement qui permet de créer ces applications n'est toujours pas public et seuls quelques développeurs sélectionnés par Palm y ont accès. En l'état, le nombre d'applications ne va pas augmenter rapidement, condition d'un plus large succès de l'App Catalog et du Pre lui-même.

Malheureusement pour Palm, il semble que le kit de développement pose problème et sa date de sortie a été repoussée à la fin de l'été. Une fois Mojo disponible pour tous, on pourra juger de l'intérêt des développeurs pour le kit de développement et pour la plateforme commerciale que Palm leur proposera. De leur adhésion dépendra en grande partie le succès du Pré. On comprend, dès lors, pourquoi Palm veut fignoler au mieux son kit de développement.

Palm ne s'interdit rien, pas même de proposer webOS, l'équivalent d'iPhone OS, à d'autres constructeurs, à la manière de Windows Mobile ou d'Android. En tout cas, l'idée n'est pas d'emblée et définitivement rejetée comme c'est le cas avec Apple... Un rappel que la bataille à venir des smartphones ne sera pas tant matérielle que logicielle.

Sprint et Palm s'attaquent à l'iPhone

| 29/06/2009 | 00:09 |  

Sprint vient de lancer une nouvelle publicité qui s'attaque directement à l'iPhone. Elle s'adresse explicitement à tous ceux qui ont acheté un iPhone EDGE il y a deux ans et dont le contrat expire ces jours-ci. À défaut de faire dans la finesse, le message a le mérite d'être clair.

Sprint insiste sur le fait que le Palm Pre est capable de faire des choses que l'iPhone ne permet pas comme faire fonctionner plusieurs applications en même temps. D'autre part, l'opérateur vante la qualité de son réseau 3G et met l'accent sur le côté économique de sa solution. Prendre un Palm Pre chez Sprint permet selon la réclame d'économiser jusqu'à 1200 $ sur deux ans par rapport au couple iPhone/AT&T.

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