Fermer le menu
 

John Gruber

Toute l'actualité sur John Gruber

Mountain Lion : Apple chamboule sa communication

| 16/02/2012 | 16:51 |  

Apple a procédé d'une manière inédite pour annoncer cette nouvelle mouture de Mac OS X. Jusqu'ici nous avions eu droit à une présentation en bonne et due forme comme Apple en a le secret, devant au mieux un parterre de développeurs à la WWDC, au pire un parterre de journalistes au cours d'un "special event".

Cette fois, pas d'événement, Apple s'est contentée d'un communiqué de presse et d'une mise à jour de son site, ou presque. Des journalistes triés sur le volet ont en effet eu droit à une présentation individuelle il y a un peu plus d'une semaine, et, insigne privilège, à une version beta à tester avant tout le monde, sous embargo jusqu'à aujourd'hui. Ce fut le cas notamment de MacWorld, LoopInsight, ou encore John Gruber de Daring Fireball.

Ce dernier livre un compte-rendu plus personnel que ses confrères de la rencontre inédite. Il reçoit une invitation des Relations Presse d'Apple à se rendre dans une suite d'un hôtel de Manhattan, pour un "briefing produit". Gruber confesse qu'il n'avait pas la moindre idée de quoi il s'agissait, si ce n'est que cela ne pouvait décemment être l'iPad 3 qui mérite tout le prestige d'une présentation traditionnelle. Tout au plus envisageait-il un MacBook doté d'un écran Retina Display, mais les faits lui ont donné tort.

Gruber décrit la keynote toute personnelle dont il a bénéficié : quelques plaisanteries et un café plus tard, Gruber s'installe dans un canapé face à une table basse où trône un iMac sur lequel défile la présentation Keynote de Phil Schiller. En arrière plan, une télé HD de Sony est branchée à une Apple TV. Deux autres salariés d'Apple assistent à la présentation : l'un de l'équipe marketing, et l'autre des relations avec la presse. Le suspense est vite levé : « Nous vous avons invité pour parler d'OS X ». Comme John Gruber le souligne, Apple semble de plus en plus exclure "Mac" du nom de son système d'exploitation.

La présentation commence de manière traditionnelle, en revenant sur le succès du Mac ces dernières années, avec les 5,2 millions de Mac vendus au dernier trimestre, les quelques 23 trimestres d'affilée durant lesquels sa croissance a dépassé celle du PC, l'adhésion massive des utilisateurs au Mac App Store et l'adoption rapide de Lion.

OS X va donc revenir au rythme d'une mise à jour majeure par an, en intégrant les dernières fonctions d'iOS. Gruber se reproche de ne pas avoir trouvé tout seul le nom du dernier félin en date, Apple se pliant à des rituels qui frisent le trouble obsessionnel compulsif : iPhone 3G/iPhone 3GS, iPhone 4/iPhone 4S, Leopard/Snow Leopard, et donc Lion/Mountain Lion. Apple semble faire sien le modèle Tic Tac, à l'image d'Inte...

> Lire la suite et accéder aux commentaires

WWDC : Mac OS X 10.7 en filigrane

| 21/06/2010 | 10:19 |  

John Gruber, dans son récapitulatif de la WWDC, indique qu'on pouvait ici et là y trouver un soupçon du prochain félin d'Apple :

Il y a eu des sessions avec quelques éléments d'information relatifs à 10.7, si vous lisiez entre les lignes (ou si vous cherchiez des références à 10.7 dans les frameworks du SDK iOS 4 — comme AV Foundation). 10.7 est clairement en route, et il se chuchote que les choses s'accélèrent.

Parmi les autres éléments que John Gruber a noté, c'est que la discrétion du Mac a permis d'offrir une conférence bien plus cohérente et focalisée. S'il y avait autant de monde que l'année dernière (Apple ayant coup sur coup rempli le Moscone Center), individuellement les conférences semblaient nettement plus bondées de monde.

Indubitablement, la masse de nouveaux développeurs qu'iOS a su attirer justifiait à elle seule une conférence dédiée à iOS. Un sang neuf confirmé par les chiffres : selon Gruber, 55 à 65 % des visiteurs assistaient à leur première WWDC. Nos confrères de MacBidouille croient d'ailleurs savoir qu'Apple envisagerait de proposer une conférence des développeurs pour chaque plateforme.

Gruber souligne également que Grand Central Dispatch, la technologie de parallélisation mise au point sur Snow Leopard, se répandait de plus en plus, y compris dans l'univers iOS malgré l'absence de processeurs multicores. GCD apporte en effet des avantages sur ces processeurs, avec une meilleure lisibilité du code et une meilleure gestion des événements, et même une meilleure efficacité sur un seul core. Des atouts qui ne feront que jouer en faveur de la plateforme, puisque le code exploitant GCD sera immédiatement optimisé pour les processeurs multicore une fois qu'ils feront leur apparition sur les appareils mobiles d'Apple.

> Accéder aux commentaires

Gruber : les 10 défis d'Apple

| 15/02/2010 | 14:17 |  

Avec le retrait d'Apple, la MacWorld Expo a pris des allures de réunion d'Apple User Groups. L'expression y a été plus libre, et la critique d'Apple par ses propres aficionados semble avoir été un exercice auquel se sont livrés différents intervenants. C'est notamment le cas de l'émérite blogueur John Gruber, qui a proposé, avec plus ou moins de brio, une liste des dix défis auquel Apple doit faire face.

1) Steve Jobs : la société est trop dépendante de son grand timonier et c'est une faiblesse. D'un autre point de vue, Steve Jobs a organisé Apple comme il a organisé Pixar, qui connait un succès non démenti même sans meneur charismatique.

2) AT&T : le service tant décrié et obligatoire outre atlantique pour qui veut utiliser un iPhone dessert Apple. AT&T n'aurait réussi à se maintenir qu'en accordant des faveurs inédites à Apple en guise de compensation. La question demeure : combien de temps Apple pourra encore s'en satisfaire ?

3) les ordinateurs : selon Gruber, l'iPad est l'avenir de l'informatique. Mais pour la première fois depuis l'avènement du Mac et la fin de l'Apple II, Apple propose deux gammes différentes d'ordinateurs. Le Mac risque-t-il de connaître la même destinée funeste que son prédécesseur ?

4) l'App Store : si Apple n'est pas la seule à garder le contrôle total sur sa plateforme, puisque les constructeurs de consoles en font autant, c'est en revanche la seule à proposer 150.000 applications différentes. Une échelle encore jamais vue pour ce type de modèle économique. Apple peut-elle y faire face ?

5) la sécurité : Apple n'est pas assez réactive. Alors que c'est la plus grosse société à utiliser Open SSL, il lui a fallu 75 jours pour corriger la faille de sécurité concernant cette technologie après sa publication.

6) Mobile Me : selon Gruber, les web apps de mobile me n'ont aucun intérêt puisqu'on utilise les logiciels intégré lorsqu'on est sur son Mac et son iPhone lorsqu'on est en déplacement. Il pense qu'Apple n'a fait là que suivre un effet de mode (mais c'est oublier que les web app de Mobile Me, et avant de .Mac, étaient là avant l'iPhone, et qu'il peut également être utile de consulter le webmail depuis un autre poste : tout les abonnés à Mobile Me n'ont pas encore d'iPhone…)

7) les sauvegardes : selon Gruber, l'avenir des sauvegardes sera en ligne, et la sauvegarde locale est le talon d'Achille de Time Machine. Google a bien plus d'avance sur la sauvegarde dans "le nuage". Etant donné les erreurs de Mobile Me, Gruber doute qu'Apple soit de taille.

8) Apple TV : le handicap du hobby d'Apple, ce sont les ayants-droits. Hulu semble considérer que la diffusion de son service sur un poste de télévision est une plaie pire encore que le piratage de ses œuvres. Comment Apple peut-elle mener l'Apple TV là où elle devrait être avec de...

> Lire la suite et accéder aux commentaires