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Popularité en baisse pour Yosemite sur le Mac App Store

Florian Innocente | | 17:16 |  170

Les sondages de Yosemite ne sont pas très bons, si l'on en juge par les notes laissées par ses utilisateurs sur le Mac App Store. Le constat est le même dans différents pays, que l'on aille sur le Mac App Store en France, aux États-Unis, en Angleterre, en Allemagne et même en tirant jusqu'au Japon.

Aux Etats-Unis, boutique qui concentre le plus gros volume de réactions, ils sont 1578 à mettre la note de 1 sur 5 à la mise à jour 10.10.1. Ils sont 855 à lui accorder la note maxi de 5. Alors que la moyenne générale pour le 10.10 et le 10.10.1 est de 3,5 étoiles elle descend à 2,5 pour l'actuelle version.

Yosemite sur le Mac App Store US - Moyenne des deux versions en bas et uniquement pour le 10.10.1 en haut

Il en va de même dans les autres pays cités précédemment. De façon générale, Yosemite reste au dessus de la moyenne, mais depuis le 10.10.1 les notations se font plus sévères et les très mécontents sont plus nombreux que les très satisfaits. Moins qu'un agacement qui viserait spécifiquement la première mise à jour de Yosemite, il semble que les utilisateurs commencent à avoir assez de recul pour dresser un premier bilan. Évidemment, ceux qui ont des reproches à formuler seront toujours plus prompt à le faire savoir au monde que ceux chez qui tout va bien. Phénomène classique.

France
Allemagne

Dans pareil cas, il est toujours difficile aussi de faire la part des choses entre les utilisateurs dont les problèmes sont directement le fruit de bugs du système et les autres. Mais on trouve quelques motifs de mécontentements assez récurrents : des lenteurs du système (démarrage, lancement d'applications, etc) ; les fameuses instabilités de connexion en Wi-Fi (auxquelles Apple a consacré les deux dernières bêtas du 10.10.2) sans oublier quelques déçus par la nouvelle interface.

Il faut écarter quelques sales notes qui n'ont pas de lien direct avec l'OS (le cas d'iPhoto laissé en plan) ou avec cette génération d'OS X (le TRIM qu'Apple n'active qu'avec ses SSD, mais ce n'est pas nouveau). Le signalement de lenteurs est cependant assez fréquent. Yosemite a peut-être accru encore la fracture entre ceux équipés de Mac toujours rapides mais basés sur des disques durs et ceux sur des SSD.

Les deux précédents OS X — Mavericks et Mountain Lion — avaient terminé leur parcours bien mieux notés (et pourtant ils avaient eu leur lot d'avanies aussi). L'été dernier Mavericks avait une moyenne de 4 sur toutes ses versions dans les Mac App Store français et anglais. Pour Mountain Lion, les notes que l'on peut encore consulter dans le cache de de WayBack Machine donnent des 4,5 en Angleterre, France et aux États-Unis.

Yosemite n'en est qu'au quart de son parcours, ce qui lui laisse encore une bonne marge de progression. Mais les rythmes de sortie étant annuels, à peine a-t-on le sentiment que le navire s'est stabilisé que l'on est invité - gratuité de la mise à jour aidant - à embarquer sur un nouveau. Le fait qu'Apple ait mis en place un programme de bêta test ouvert à tous témoigne que la qualité n'était pas au niveau espéré. Les résultats de ce changement de politique sont encore difficiles à cerner mais il devenait singulier qu'Apple ne se plie pas à ce mode de fonctionnement.

Il est inévitable qu'une mise à jour, et a fortiori un nouvel OS, contienne des bugs. Créer de nouvelles fonctions, ajouter des API pour les développeurs, évoluer dans un environnement dont on ne maîtrise pas tous les tenants et les aboutissants (périphériques, accessoires, réseau, nouvelles normes…) sont autant de sources potentielles de dysfonctionnements et d'erreurs humaines. Simplement, la patience des utilisateurs qui ont fait le choix d'Apple est certainement plus mince que sur n'importe quelle autre plateforme.

La promesse d'une étroite symbiose entre le matériel et le logiciel, celle d'une attention de tous les jours sur les moindres détails, est régulièrement martelée par les dirigeants d'Apple. Même en expurgeant de ces propos toute leur part inévitable de marketing, il n'en reste pas moins que cette fiabilité supérieure à la moyenne est précisément ce que l'on vient chercher chez Apple, sans être plus vraiment aussi sûr de la trouver systématiquement.

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170 Commentaires Signaler un abus dans les commentaires

avatar Pommeduverger 20/12/2014 - 09:57 via iGeneration pour iOS

Je vous trouve quand même très dur ... L'interface n'est pas laide non plus, il ne faut pas exagérer (j'ai juste virer la transparence et changer le dock pour en mettre un 3D).
J'ai un MacBook Air 2011 qui est loin d'être une bête de guerre et pourtant ça tourne pas mal. De plus mes problèmes de wifi ont quand même été réglé par 10.10.1.

Cependant oui le système est quand même généralement plus lent qu'avant, et utilisant memory clean (qui me permet d'avoir de la ram disponible) je constate que le système en consomme beaucoup plus qu'avant.

Mais quand à parler de problème d'ergonomie etc ... Je ne suis pas du tout d'accord. Pour moi le comportement des boutons de fenêtre me est beaucoup plus logique qu'avant et simple qu'avant. Et globalement pour le reste rien n'a vraiment changé (ou c'est un coup à prendre). Le seul logiciel qu'Apple a vraiment bousillé pour moi c'est iMovie mais c'est tout et c'est bien dommage.
Et apple n'a pas virer les effets d'ombre partout pour autant comme sur Windows.

J'ai l'impression de revenir à l'époque de OSX Lion qui pourtant datant de l'ère jobs avait été très largement critiqué et contesté avec des réactions similaire.

J'ai surtout l'impression que ce sont les très vieux utilisateurs du mac qui sont concerné car ils n'aiment pas tellement changement. Leur position est respectable certe mais de là dire que Windows 8.1 est mieux ou qu'il est plus ergonomique je ne suis pas d'accord.

avatar Mark Twang 20/12/2014 - 10:06

Sur mon iMac mi 2010, j'ai adoré Snow Leopard. J'ai galéré sous Lion. J'ai bien aimé Mountain Lion. J'adore Mavericks. Mavericks est l'OS qui se rapproche le plus de Snow Leopard pour mon expérience d'utilisateur. Il a simplement fallu que je gonfle la RAM à 8 Go pour que ce soit aussi fluide. L'expérience me dicte de rester sur Mavericks au moins jusqu'à OS X 10.11.3, histoire de laisser le temps de corriger le tir. Moi, ça me va très bien comme ça. D'ailleurs, mon iMac mi 2010 devrait peut-être même en rester là jusqu'à son remplaçant, le plus tard possible vu le prix délirant des nouveaux iMacs + options.

avatar jazz678 20/12/2014 - 10:25 via iGeneration pour iOS

@thauron :
La réaction idiote consiste plutôt à balancer des formules toutes faites telles que "Yosemite signe la mort d'OSX" ou "RIP Macintosh". Des frustrés râleurs prédisant la mort de tout ou partie d'Apple il y en a eu des caisses entières ces dernières décennies. Le fait est que globalement les clients sont satisfaits des produits proposés par Apple. Les chiffres de vente et les bénéfices engrangés le démontrent. J'utilise Yosemite sur un MBPro mi 2009 avec SSD et tout fonctionne bien.
"On les utilise jusqu'à ce qu'ils ne soient plus exploitables"
Chacun fait ce qu'il veut de son matériel. Ta situation semble tellement insupportable qu'on se demande pourquoi tu continues.



avatar brunitou2 20/12/2014 - 10:34 via iGeneration pour iOS

Yosemite sur mon MBAir late 2011 i5 1.7 SSD tourne très bien, je ne rencontre pas beaucoup de bugs (mais j'utilise finalement peu ma machine). La sortie de mise en veille n'est pas des plus rapide (l'écran s'affiche très vite mais on n'a pas la main tout de suite) mais c'était déjà le cas sous Mavericks il me semble. J'aime bien les nouveautés (sms et appels; n'utilisant pas les autres car ne laissant pas le Bluetooth allumé). N'empêche que les process bouffeurs de cpu sont quand-même légion, et j'ai connu un bug très embêtant: quand lesdits processus ne parviennent pas à se connecter à internet (alors qu'on a une connexion réseau, donc ex au bureau avec un firewall/proxy trop zélé), l'usage cpu monte en flèche! Couper le wifi résolvait le problème :/

Mac Mini early 2010 ou late 2009 (le dernier blanc): tournait comme l'éclair sous SL, catastrophique sous Lion, moyen sous ML, mieux sous Mavericks mais bon, comparé à SL, y'a pas photo :/ Vu que la bête tourne comme serveur, je retournerais bien au léopard des neiges.

Au final, je dirais que sous le capot, les meilleures évolutions ont été Snow Leopard et Mavericks. Et que Yosemite (le sujet du jour) n'est pas si mal, en look et fonctionnalités), mais qu'il carbure plus en cpu, mémoire, etc.

avatar patrick86 20/12/2014 - 10:35

Beaucoup d'aigreur et de généralisation de son petit cas personnel ici. Un certain nombre des commentaires au-dessus se résument à : "c'est moche", "c'est tout buggé", "c'est tout pourri", "ça marche plus", "c'est lent", etc.

Jack Sparrow dirait : "Le problème n'est pas le problème. Le problème est votre attitude face au problème. Vous comprenez ?"

L'informaticien dit : "Le bug se trouve le plus souvent entre la chaise et l'écran". Ce qui veut dire sensiblement la même chose.

--

Arrêtez d'utiliser l'informatique, vous vous sentirez mieux.

avatar jipeca 20/12/2014 - 11:46 (edité)

Etonnant... remarquable... J'en reste sur le cul.

Vous êtes un monument de mauvaise foi. A ce point, l'effort en devient même presque... admirable.

avatar patrick86 20/12/2014 - 12:56 (edité)

@jipeca :

"Vous êtes un monument de mauvaise foi. A ce point, l'effort en devient même presque... admirable."

Merci pour le compliment. :)

avatar Mark Twang 20/12/2014 - 13:08

Une grande partie de la population n'achète pas un ordinateur pour deux ans mais plutôt pour cinq ans. Personnellement, je tiens sept ans sur la même machine, avec quelques petits upgrades. Je suis reconnaissant à Apple de voir que j'ai pu suivre plusieurs itérations de l'OS sur ma machine sans trop de compromis. En revanche, mon petit cas personnel m'a quand même fait passer de nombreux mois sous des versions non optimisées avec leur lots de bugs. C'est ma faute, j'ai été trop pressé. Mais c'est aussi la faute d'Apple qui n'a pas une politique de de support à long terme de versions de référence.

avatar patrick86 20/12/2014 - 13:33 (edité)

@Mark Twang :

Quand j'achète un Mac, c'est pour plusieurs années aussi.

Les nouvelles versions d'OS X je ne me sens pas obligé de les adopter rapidement.

Pour moi ça se déroule ainsi :
1) Apple présente ;
2) je regarde ;
3) Si des choses m'intéressent, j'y regarde de plus près, puis je teste ;
4) Si le teste est concluant (plus d'améliorations que de régressions, des nouveautés intéressantes pour moi et pas de problème majeur), alors je prends. Sinon, je remets à plus tard ou à jamais.

Pourquoi j'ai moins de problèmes que d'autres ?
Peut-être parce que j'aborde le nouveau logiciel sans aigreur, préjugé, peur ou pressentiments, mais au contraire avec intérêt et curiosité.

Aborder un nouvel OS X avec en tête l'idée que "de toute façon ça va être tout buggé, pas stable, pas fini, etc.", n'a pour moi strictement aucun intérêt. Je ne vois pas ce que ça peut apporter de bon.

---

La citation de Jack Sparrow est pour moi très exacte et JUSTE.
Notre manière d'aborder un problème, notre attitude face à lui, INFLUE la façon dont le problème pourra, ou non, être résolu. C'est valable dans tous les domaines de la Vie et des Sciences.

En informatique, tous les utilisateurs qui attendent la mise à jour magique qui résoudra tous leurs problèmes, attendront jusqu'à leur MORT.

---

"Mais c'est aussi la faute d'Apple qui n'a pas une politique de de support à long terme de versions de référence."

Ça a des conséquences, oui.
Cependant, ce n'est pas une nouveauté, même si certains viennent de rendre compte. Le commerce d'Apple est ainsi : elle vend du matériel, avec dessus du logiciel qui n'a pas d'autre but que de donner de l'intérêt au matériel. Elle ne voit donc pas l'intérêt de faire du support logiciel de longue durée.
Yosemite est compatible avec les Mac qui pouvaient accueillir ML puis Mavericks, Apple ne voit donc pas de raison de continuer à maintenir Mavericks.

A partir de là chacun peut faire un choix selon ses priorités. On peut ne pas être d'accord avec la politique logicielle d'Apple. On peut choisir d'utiliser autre chose.

avatar Mark Twang 20/12/2014 - 14:14

"Cependant, ce n'est pas une nouveauté, même si certains viennent de rendre compte. Le commerce d'Apple est ainsi : elle vend du matériel, avec dessus du logiciel qui n'a pas d'autre but que de donner de l'intérêt au matériel. Elle ne voit donc pas l'intérêt de faire du support logiciel de longue durée."

Exactement

"A partir de là chacun peut faire un choix selon ses priorités. On peut ne pas être d'accord avec la politique logicielle d'Apple. On peut choisir d'utiliser autre chose."

Il se trouve que pour le moment, Mac OS X et son écosystème est ce qu'il y a de mieux pour mon usage. Ce qui ne veut pas dire que c'est parfait, loin de là. À partir de là, on a le droit de protester. L'utilisateur a aussi le droit de faire savoir qu'il ne cautionne pas toutes les pratiques.

Le support total d'un OS de référence sur deux ou trois ans doit devenir un droit du consommateur.

avatar patrick86 20/12/2014 - 14:59

"Le support total d'un OS de référence sur deux ou trois ans doit devenir un droit du consommateur."

Cette phrase n'a pas de sens.

Par définition, le consommateur consomme. Il n'a pas besoin d'un support longue durée de ce qu'il achète, parce qu'il consomme chaque nouveau modèle.

Le "droit du consommateur" sert à lui faire croire qu'il est le "client roi", alors qu'il n'en est rien.

avatar Mark Twang 20/12/2014 - 16:25 via iGeneration pour iOS

@patrick86 :
Si, cette phrase a un sens. Ton raisonnement par contre...

avatar patrick86 20/12/2014 - 20:31

@Mark Twang :

Remplaces "consommateur" par "client" ou "utilisateur" dans ta phrase, elle aura déjà plus de sens. :)

avatar Mark Twang 21/12/2014 - 15:06 (edité)

@patrick86
"Remplaces "consommateur" par "client" ou "utilisateur" dans ta phrase, elle aura déjà plus de sens. :)"

Non.

Un peu de culture : http://fr.wikipedia.org/wiki/Consumérisme

"Son premier sens, conforté par son étymologie anglaise « consumer », qui signifie « consommateur », est celui de l'action concertée de consommateurs dans le but de défendre leurs intérêts face aux entreprises. Le terme est attesté dès 1915 par le Oxford English Dictionary avec pour définition : « Plaidoyer en faveur des droits et intérêts des consommateurs »."

"Les racines sont déjà anciennes et remontent d'une part au Mouvement des Coopératives de consommation actif tout au long de la seconde moitié du XIXe siècle, et d'autre part aux différentes ligues et associations réunissant comme au Danemark au début du XXe siècle, des femmes acheteuses et où se crée en 1935 un Conseil économique pour la protection des consommateurs."

Tu as déjà entendu parler de 60 millions de consommateurs ? C'est l'organe officiel de l'Institut national de la consommation :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Institut_national_de_la_consommation

"centre de ressources et d'expertise, au service des consommateurs et des associations qui les représentent et les défendent. "

C'est le consumérisme qui a permis d'épingler les abus des contrats Apple Care par exemple. C'est lui qui permet de lutter contre les dérives de l'obsolescence programmée. La consommation n'a jamais été vouée à être passive et sans conscience. Le consommateur abouti se fait "consommacteur"

http://fr.wikipedia.org/wiki/Consommacteur

voire "prosommateur" (J. Rifkin)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Prosommateur

Je persiste et signe : le Mac est de loin la plus confortable des plateformes pour mes activités. Mais la politique actuelle d'Apple vis-à-vis de l'OS est merdique et nous avons le droit faire entendre notre mécontentement. Ceux qui travaillent sur leur Mac veulent un OS fini, pas seulement en façade mais aussi sous la carosserie. La chasse aux bugs doit prévaloir sur l'ajout de fonctionnalités très (et de plus en plus) superflues.

avatar patrick86 22/12/2014 - 08:08

@Mark Twang :

Je vais préciser ma pensée (avec un propos que j'avais écrit ici il y a peu) :)

Réfléchissez bien à ce mot "consommateur", aujourd'hui entré dans le langage courant, parait banal. Ça vous paraît peut-être parfaitement normal d'être désignés et considérés comme des "consommateurs", et pourtant…

Ce mot, à l'apparence innocent, il permet de CONDITIONNER les individus, à CONSOMMER. C'est-à-dire faire rentrer dans leurs consciences l'idée qu'ils sont là pour ça, que c'est leur rôle, de consommer.

Et ça fonctionne. Ça fonctionne parce que nous [l'Être Humain] pensons avec les MOTS. Nous construisons nos pensées avec les MOTS que nous connaissons.

Quelqu'un qui se considère comme un client, ou un utilisateur, ne pense PAS de la même manière que quelqu'un qui se considère lui-même consommateur.

Ce mot, introduit dans le langage courant et dans l'esprit des gens à force d'être rabâché, permet de faire accepter l'idée qu'il est normal de consommer tout un tas de produits, sans même savoir s'ils sont réellement utiles ou bénéfiques, s'ils correspondent réellement à des besoins rationnels ou non.

Vous pouvez CONSOMMER outrancièrement du smartphone sans réellement les utiliser. A l'inverse, vous pouvez UTILISER du smartphone sans en consommer abusivement.

C'est un langage différent, qui aboutit à une pensée différente, qui elle-même incite à des actions différentes.

--

"Consommacteur" : ce mot n'a pas de fondement.
Consommateur est déjà un mot d'action. chose_teur, est un objet ou une personne qui fait la chose. Il n'y a pas besoin de faire un mix entre 'consommateur' et 'acteur'. Ça n'a pas de sens.

Le 'consommateur' est ACTEUR de la société de consommation.

Le terme 'consommacteur' permet essentiellement aux gens de se faire croire qu'ils changent quelque chose, qu'ils s'opposent à la société de consommation, alors qu'ils ne changent fondamentalement rien dans leur comportements.

--

Défendre "l'intérêt des consommateurs face aux entreprises" est absurde, puisque leurs intérêts vont de paire : l'un veut pouvoir consommer sans limite et l'autre veut vendre toujours plus.

--

Les mots nous permettent de penser et les pensées engendrent les actions. Ça ne fonctionne pas dans un autre ordre.

--

On ne peut changer radicalement de mode de pensée et donc, de mode d'action, tant que l'on se considère comme "consommateur".

Les gens qui réunissent en "associations de consommateurs" ou se nomment "consommacteurs", n'ont aucune réelle envie de changer quelque chose efficacement, ou sont dans l'illusion et pensent avoir un réel pouvoir — qu'ils ne se donnent pas en utilisant toujours les mots qui permettent l'existence de la société de consommation.

---

"Je persiste et signe : le Mac est de loin la plus confortable des plateformes pour mes activités. Mais la politique actuelle d'Apple vis-à-vis de l'OS est merdique et nous avons le droit faire entendre notre mécontentement. Ceux qui travaillent sur leur Mac veulent un OS fini, pas seulement en façade mais aussi sous la carosserie. La chasse aux bugs doit prévaloir sur l'ajout de fonctionnalités très (et de plus en plus) superflues."

Mon propos n'est pas de te dire que tu as tort sur ce point.

Simplement, quand un utilisateur demande un support de longue durée pour le produit qu'il a acquis, ça a beaucoup plus de sens que si c'est un consommateur.

avatar Mark Twang 22/12/2014 - 11:11 (edité)

@patrick86

"Réfléchissez bien à ce mot "consommateur", aujourd'hui entré dans le langage courant, parait banal. Ça vous paraît peut-être parfaitement normal d'être désignés et considérés comme des "consommateurs", et pourtant…"

Merci pour les précisions. Je suis sensible à la réflexion sur le vocabulaire, c'est aussi un de mes dadas.

Je souscris entièrement à l'argumentaire sur l'emploi des termes usager ou utilisateur. Je me suis toujours considéré comme usager du service public, comme utilisateur de Mac OS.

Mais je reste réticent à utiliser le mot client, car il a aussi son côté sombre : le clientélisme. Depuis la plus haute Antiquité, le clientélisme est une forme de lobbying, corollaire d'une société de "patrons" au sens romain du terme. Le client "suit" son patron, qui lui a remis sa sportule. Ce système a permis de court-circuiter toutes les institutions démocratiques par un jeu de rapport de force entre patrons, au profit de ceux dont la clientèle était la plus fournie.

J'argumente : je suis enseignant (je préfère le mot professeur, mais il a été soigneusement gommé par l'institution) en zone rurale. Nos établissements souffrent du "clientélisme" des parents qui font du chantage : "occupez-vous de MON enfant ou je le retire pour le mettre dans l'établissement privé d'à côté" (sachant qu'avec les seuils, à un enfant près, on ferme une classe pour surcharger les autres). Le but de la manœuvre n'est pas de rétablir un équilibre dans la classe, chose que nous nous efforçons de faire, mais d'obtenir un traitement de faveur; car les parents modestes ne peuvent jouer à ce jeu.

De fait, les noms "client" et "consommateur" renvoient à des processus : clientélisme et consumérisme. L'un est un rapport de force où le client et le patron forment un système pour fausser le jeu démocratique, l'autre un rapport de force où les consommateurs se regroupent démocratiquement pour défendre leurs intérêts envers les industriels. Je n'invente rien.

Soucieux de penser le monde en termes démocratiques, je pense que le mot consommateur, éclairé par l'histoire des groupes de défense que j'ai cité plus haut, endosse déjà ce rôle de vecteur d'une forme éclairée de rapport entre celui qui achète et celui qui vend, un rapport de force certes, mais sans cette notion de lobbying pour groupes privilégiés.

Quant à la notion récente de "prosommateur", je t'encourage à lire les ouvrages de Rifkin, notamment La Troisième révolution industrielle. Comment le pouvoir latéral va transformer l'énergie, l'économie et le monde. Il s'agit d'un manifeste pour justement changer les rapports de consommation par l'action complémentaire des consommateurs dans le système de production.

Voilà pour l'épaisseur historique des termes.

Après, d'un point de vue esthétique, le mot consommateur est laid... et les mots-valises formés dessus encore plus. Là, je pense que nous sommes d'accord. Je hais l'étymologie du mot. Mais ce n'est pas sur ce plan là que je me place lorsque je défend mon point de vue sur nos rapports avec Apple.

Je suis d'accord pour privilégier le mot utilisateur, mais il faut alors le revêtir d'un nouvel appareil critique récupérant les actions des groupes de protection de consommateurs; ce qui n'est pas simple. D'ailleurs, je pense qu'avec notre conversation à ce sujet - une logomachie - on perd tout le monde.

avatar patrick86 22/12/2014 - 11:16

@Mark Twang :

Alors parlons d'utilisateurs, c'est approprié dans le cas de l'informatique. :)

--

"Après, d'un point de vue esthétique, le mot consommateur est laid... et les mots-valises formés dessus encore plus."

J'aurais du mal à contredire ce jugement...

--

De tous temps, les pouvoirs fond un travail sur les mots pour appuyer leurs pouvoirs. Je pense que les gens à qui la société de consommation profite le plus, fond ce travail sur les mots, et donc fond en sorte, le plus possible, que les gens utilisent un langage qui favorise l'accroissement de la société de consommation.

Le langage fait partie des outils qu'une idéologie dominante peut utiliser pour assoir sa position.

avatar chammer 20/12/2014 - 10:40 (edité)

Système extrêmement lent. Depuis son apogée en 10.6.8, OS X n’en finit plus de s’alourdir alors qu’il n’y a plus Rosetta qui assurait la compatibilité descendante (regardez Windows..).

Ne pas installer sans SSD...
sachant qu’Apple fait tout pour empêcher le changement a posteriori : connecteurs propriétaires, collage des iMac, gestion des ventilos nécessitant un firmware Apple, absence de TRIM et tentative de brider toute solution logicielle tierce.

Ne pas installer en réseau wifi...
La communication avec les iDevices est devenue plus importante que la stabilité et le débit pour travailler.

Ne pas installer si on est « pro » utilisant un logiciel ancien ou abandonné comme Aperture.
Il n’y a de toute façon définitivement pas de matériel professionnel (=redondance d’alim et réparable sur site) au catalogue Apple.
Quant aux vrais Mac « Pro », c’est à dire d’avant 2013, ils se réveillent toutes les 2h (en espérant que l’alim finisse par lâcher sans doute ?).

Le gratuit a un prix, celui de l’obsolescence provoquée pour les mac qui ont plus de 3 ans.
Pour les mac récents, la version 10.10.2 devrait être la bonne si les pb wifi sont effectivement corrigés.

avatar patrick86 20/12/2014 - 14:10 (edité)

"Depuis son apogée en 10.6.8, OS X n’en finit plus de s’alourdir alors qu’il n’y a plus Rosetta qui assurait la compatibilité descendante (regardez Windows..)."

Windows n'a jamais fonctionné sur l'architecture PPC. C'est pas comparable.

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"Ne pas installer sans SSD...
sachant qu’Apple fait tout pour empêcher le changement a posteriori : connecteurs propriétaires, collage des iMac, gestion des ventilos nécessitant un firmware Apple, absence de TRIM et tentative de brider toute solution logicielle tierce."

On peut aussi tourner autrement : Apple vend des Mac avec des barrettes SSD qu'elle à conçu ainsi pour répondre à ses exigences de conception, sans s'occuper de s'avoir si son connecteur spécifique — qui jusqu'à preuve du contraire n'est pas propriétaire — pourrait être compatible avec ce qui se fait ailleurs. Le fait est qu'Apple s'en fout de ça. C'est pas son commerce. Son commerce c'est de vendre du matériel prêt à l'emploi avec du logiciel bonus dessus.

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"Ne pas installer en réseau wifi...
La communication avec les iDevices est devenue plus importante que la stabilité et le débit pour travailler."

Quand on veut un réseau stable et performant :
- au pire, on investit dans du matériel Wifi solide (pas les bricoles de routeurs wifi à 3 sous ou des box opérateurs) ;
- au mieux, on se repose sur de l'Ethernet Gigabit ou 10G (voire Fibre Channel si on veut encore mieux).

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"Il n’y a de toute façon définitivement pas de matériel professionnel (=redondance d’alim et réparable sur site) au catalogue Apple."

Donc, si on a pas l'utilité d'une ferme serveur avec des alimentations redondantes, on ne peut pas être un professionnel ? Hum… curieuse vision des choses.

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"Quant aux vrais Mac « Pro », c’est à dire d’avant 2013, ils se réveillent toutes les 2h (en espérant que l’alim finisse par lâcher sans doute ?)."

D'expérience personnelle, avec un PowerMac G4 MDD, lorsqu'un Mac sort régulièrement de veille de manière intempestive, la raison peut être des perturbations sur le réseau électrique.
J'ai cherché pendant des mois pourquoi ce foutu PowerMac se réveillait très fréquemment, jusqu'à ce que je le branche sur une autre ligne électrique de la maison. Il était branché à côté du frigo.
Il se peut qu'un autre appareil génère des chutes ou pics de tension réguliers en s'arrêtant ou démarrant. Et il se peut que ça titille l'alimentation du Mac Pro.

avatar chammer 21/12/2014 - 17:31

Je suis Apple Addict (évangéliste si on veut) depuis l'Apple II, mais lucide.

Le client Apple n'est pas responsable du changement d'architecture.
L'option d'installation de Rosetta a été supprimée et la virtualisation du 10.6 est interdite.
Je ne peux que constater qu'un soft de 10 ans tourne sous Windows. Pas sous mac.

Un matériel pro doit pouvoir être réparé rapidement.
J'ai un disque dur interne qui a lâché sur un iMac de 2013. Pas le temps d'immobiliser. Il a fallu décoller, car même en démarrant en externe, les applis plantaient lors de la sauvegarde à cause de "media".
J'ai déjà claqué une carte vidéo. A l'époque, on en trouvait sur l'AppleStore livrable en 24H. Et maintenant ?
La redondance d'alim ou une alim facilement remplaçable n'est jamais indispensable en effet... sauf si elle lâche sur du matériel à plus de 4000€.

Je reviens à Yosemite, sujet de ce fil de discussion :

Je maintiens que l'expérience utilisateur est désastreuse avec Yosemite sans SSD.
Apple vend pourtant des ordinateurs non pourvus de SSD et de surcroît empêche leur installation.

Je maintiens que le débit et la stabilité wifi sont altérés par Yosemite.
Ma borne est une Airport Express dernière génération. J'ai été contraint de passer en filaire en effet.
http://www.macg.co/os-x/2014/11/des-solutions-pour-les-problemes-de-wi-f...

J'ai eu un 8600 et un G4 MDD très sensibles électriquement. On ne pouvait pas louper un réveil du MDD même après le changement d'alim offert par Apple.
Les mac se réveillent toutes les 2h sous Yosemite à cause de discoveryd.
http://ispire.me/fix-yosemite-rtc-alarm-wakeup-issue/

avatar alan1bangkok 20/12/2014 - 11:10 (edité)

les problemes Wi-Fi datent de bien avant Yosemite non ?

avatar Azurea 20/12/2014 - 11:25

Certains commentaires sont affligeants avec des phrases bateau toutes faites.

Vous me direz c'est l'effet Kiss Kool :

Avant : le client est roi
Après : le client à tord (ex: Le bug se trouve le plus souvent entre la chaise et le clavier, etc...)

Combien de fois j'ai vu ce phénomène se produire de plus en plus, pour des pannes téléphoniques, ou ADSL. La réponse est systématique, la panne vient toujours de chez le client.

Concernant Yosemite, pour une fois je n'ai eu aucun problème aujourd'hui, comme quoi !

avatar patrick86 20/12/2014 - 15:06

"Avant : le client est roi
Après : le client à tord (ex: Le bug se trouve le plus souvent entre la chaise et le clavier, etc...)"

Avant le client rêvait. Il était noyé dans ses illusions… Jusqu'au jour où il se réveille, et comprend qu'il n'est pas le roi, mais un simple consommateur au milieu d'une masse d'individus avilis, nommés "consommateurs". C'est douloureux comme réveil.

avatar kubernan 20/12/2014 - 11:29

Après l'installation de la GM de Yosemite, mon ordi s'est mis à planter. C'était la première fois qu'une telle chose arrivait.
Dans le doute, j'ai réalisé une clean install avec la version finale et j'ai obtenu exactement les mêmes bugs et plantages que précédemment sans avoir ajouté quoique se soit au système : donc juste en utilisant Yosemite de base. Le tout sur un MacBook Pro de l'année dernière.

Certains bugs étant aussi flagrant que le nez au milieu de la figure, je suis dubitatif quant à la réelle utilité de l'opération menée par Apple sur la mise à dispo au grand public des pré-version d'OS X Yosemite.

Les bugs et la stabilité du système s'est amélioré lors de la première mise à jour. Heureusement je n'ai jamais eu le soucis concernant le Wifi. Ni de problème de performance.

Quant à l'interface, je la trouve assez laide. Mon plus grand regret c'est la transformation de Spotlight que j'utilisais intensément et qui sous sa nouvelle forme (cette fenêtre en plein milieu de l'écran) m'est d'aucune utilité.

Je n'ai absolument rien contre le changement et j'ai plaisir à tester et à adopter de nouvelles fonctions. Mais à quoi bon adopter ces changements si à la prochaine version du système ceux-ci impose une remise en question de ses méthodes de travail ?

Mais voyons le bon côté des choses, tout ces soucis engendre une remise en question sur son environnement de travail, somme toute assez saine.

avatar caissonbulle 20/12/2014 - 11:40

Kubernan : “Mais voyons le bon côté des choses, tout ces soucis engendre une remise en question sur son environnement de travail, somme toute assez saine.”

Absolument d'accord avec cette analyse. C'EST MAINTENANT À APPLE DE SE REMETTRE EN QUESTION !... Mais j'ai peur que cette firme surfriquée, obèse et prétentieuse n'en ai pas la moindre envie.

Quel dommage, vraiment. Quel gaspillage. ;-(

NB : bien heureusement, mon passage à Yosemite s'est fait en même temps que l'installation d'un SSD sur carte PCI (MacPro 5.1), ce qui a certainement fait mieux passer la pilule...

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