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Il y a 10 ans, la naissance agitée de Mac OS X

Nonoche | | 12:07 |  38

Si Mac OS X est né commercialement le 13 septembre 2000, l'histoire du système d'exploitation d'Apple remonte encore quelques années auparavant, avec le limogeage de Steve Jobs par John Sculley en 1985, un 13 septembre également.

C'est lors d'un déjeuner dans la Silicon Valley donné en l'honneur du Président de la République Française d'alors, François Mitterrand, que Jobs rencontrera Paul Berg, prix Nobel de chimie. Celui-ci se plaint auprès de Jobs des mauvaises conditions pour l'enseignement relatif à l'ADN recombinant, et l'enjoint de créer un ordinateur "3M" : 1 méga-octet de RAM, 1 méga-pixel pour l'affichage, et 1 megaFLOPS pour la puissance.

Steve Jobs fonde NeXT avec l'objectif de créer un ordinateur hautes performances, notamment pour la recherche et l'enseignement. Il débauche cinq salariés d'Apple, et embauche Avie Tevanian, alors âgé de 24 ans, qui avait mené le prometteur projet de micro-noyau Mach durant ses études à l'université de Carnegie Mellon. Ce noyau (la partie de bas niveau du système qui se charge de l'interface avec le matériel) se retrouvera au cœur du système d'exploitation basé sur Unix, nommé NeXTSTEP. Celui-ci sera tout dévolu à la programmation orientée objet, un procédé permettant d'instancier du code avec des variables individuelles (propriétés) et un système d'héritage, offrant plus de souplesse et une meilleure productivité pour les développeurs par opposition à la programmation procédurale.

On sait que Steve Jobs et une poignée d'ingénieurs d'Apple ont découvert, médusés, l'interface graphique et la souris de l'Alto, un projet expérimental de Xerox lors d'une démonstration à leur Palo Alto Research Center, mais on sait moins que c'est également à cette occasion qu'ils découvrent la programmation orientée objet et Ethernet, deux technologies qui seront mises à profit par Jobs chez NeXT. C'est notamment sur cette base que sera bâti Interface Builder, aujourd'hui au cœur des applications sur Mac OS X, ou encore WebObjects.

Si NeXT a connu quelques réussites dans le monde universitaire (c'est notamment sur une machine de NeXT que Tim Berners-Lee lancera le tout premier serveur Web au CERN), la société doit toutefois faire face à quelques déconvenues, et se voit dans l'obligation d'abandonner sa branche matérielle pour se recentrer sur le logiciel en 1994, ce qui lui permettra de devenir bénéficiaire. Le système fonctionne aussi bien sur processeurs 68030/40 de Motorola (la première famille de processeurs du Macintosh) que sur les x86 d'Intel, et ne perdra jamais cette faculté comme on le verra bien des années après.

De son côté, Apple est au plus mal : Microsoft a rattrapé beaucoup de son retard avec Windows 95, et le système d'exploitation du Macintosh, alors appelé Système 7, fait du sur-place : lancé en 1991 sans révision majeure depuis, il ne dispose pas d'un système de mémoire protégée (ce qui fait inexorablement planter tout le système si une erreur intervient au sein d'une application), et ne permet que le multitâche coopératif (par opposition au multitâche préemptif, celui-ci induit un blocage général de toute autre tâche que celle en cours, par exemple à l'ouverture d'un menu ou lors d'un accès disque). Un comble alors qu'Apple bénéficie d'un excellent processeur qui se voit bridé de la sorte.

Apple se doit de réagir : elle se base sur l'alliance AIM (Apple-IBM-Motorola, les trois bonnes fées qui ont donné naissance aux processeurs PowerPC) pour fonder Taligent, une joint-venture qui reprend le projet Pink, un nouveau système d'exploitation censé intégrer une mémoire protégée et le multitâche préemptif, à base de programmation orientée objet tout comme NeXTSTEP. Le projet dérive dans une autre direction, Apple se lance alors dans le chantier Copland (d'après le compositeur Aaron Copland, les noms de code des systèmes d'exploitation d'Apple avaient alors une thématique musicale). Mais le projet s'avère un gouffre financier et un désastre. Gil Amelio, alors PDG d'Apple, engage Ellen Hancock pour remettre le projet sur les rails : celle-ci décide qu'il vaut mieux l'abandonner et acheter un système d'exploitation qui aurait fait ses preuves. Quelques éléments de Copland seront intégrés à Mac OS 8, notamment Platinum, une interface utilisateur revisitée.

Après avoir hésité entre deux systèmes promus chacun par un ancien dirigeant d'Apple, à savoir Jean-Louis Gassée pour BeOS et Steve Jobs pour NeXTSTEP, Apple finit par jeter son dévolu sur son cofondateur en décembre 1996. L'année suivante, Jobs endosse le titre de PDG par intérim, et a fort à faire pour redresser la barre avant même qu'il soit question d'utiliser NeXTSTEP : il met fin aux clones de Macintosh et au Newton, initie la fameuse campagne publicitaire "Think Different" pour réaffirmer les valeurs fondamentales de la société, et lance le tout premier produit d'une longue liste dont le nom commence par un i minuscule : l'iMac.

Pendant ce temps les travaux sont lancés pour porter NeXTSTEP sur PowerPC. Conservant la tradition musicale, le nom de code du nouveau système fut Rhapsody. Celui-ci ne préfigurait pas encore de ce que deviendrait plus tard Mac OS X : initialement, Rhapsody reprenait l'aspect graphique de Mac OS 8, plaqué sur NeXTSTEP. Le jeu d'API est renommé Yellow Box (qu'on connaîtrait plus tard sous le nom de Cocoa) : celui-ci permet de développer facilement des applications aussi bien pour Rhapsody que pour d'autres systèmes d'exploitation tels que Windows. D'autre part, la Blue Box (qu'on connaîtrait plus tard sous le nom de Classic) permet de continuer à exécuter les logiciels conçus pour Mac OS 8.

RhapsodyDR2

Malheureusement pour développer des logiciels natifs sur Rhapsody, la Yellow Box impliquait l'abandon total du code source des programmes tels que développés sur Mac OS 8, et Apple doit faire face à une grogne de la part des développeurs de tierce partie : ceux-ci ne voient pas du meilleur œil d'avoir tout à reprendre à zéro. Parmi ceux-ci, Adobe refuse catégoriquement de sauter le pas (son entêtement demeurera jusqu'à la Creative Suite 5 sortie au mois d'avril 2010), et dans sa situation encore délicate, Apple ne peut se permettre le luxe de perdre une partie importante de sa clientèle historique.

La firme de Cupertino décide donc de réviser sa copie : exit Rhapsody, bonjour Mac OS X. Apple met au point un second jeu d'API, baptisé Carbon, qui permet de faire fonctionner indifféremment les logiciels sur Mac OS 9 (sorti en 1999) et Mac OS X. Carbon nécessite une modification des logiciels, mais elle reste mineure par rapport à une réécriture complète telle que Cocoa l'exige. Rhapsody trouvera toutefois une incarnation commerciale dans la première version de Mac OS X Server.

Reste à trouver la carotte pour les utilisateurs finaux : Rhapsody apportait des changements fondamentaux, mais rien de "visible" pour l'utilisateur. Lors de la conférence Macworld de 2000, Steve Jobs dévoile Aqua, la nouvelle interface utilisateur si belle que « vous aurez envie de la lécher », dixit l'iCEO. « Aqua est devenu un argument de vente visible pour faire migrer les gens vers le nouvel OS, » se souvient Tevanian dans un entretien avec MacWorld. « Si vous disiez seulement "Et bien, ça fonctionne un petit peu mieux sous le capot", peu de gens s'en seraient préoccupés. » Reprenant les tons blancs et bleus de l'iMac et du Power Mac G3, son impact ne tarde pas à se faire sentir : les Mac-users piaffent d'impatience et on retrouve le design luisant des icônes dans toute la création graphique, bien au-delà du seul domaine de l'informatique.

Avec Carbon, Apple a trouvé un moyen de simplifier la transition de Mac OS 9 à Mac OS X, mais il faudra bel et bien en passer par une ré-écriture en Objective-C avec Cocoa pour tirer pleinement parti de Mac OS X. Apple n'a eu qu'à utiliser la pression évolutionniste : Carbon ne serait qu'une transition, et il est hors de question d'offrir toutes les fonctionnalités de Mac OS X par ce biais. Ainsi, si les développeurs veulent tirer le meilleur parti du système, il leur faudra sauter le pas. D'autre part, Apple a très clairement indiqué, dès la première minute de la présentation de Mac OS X, qu'il n'y aurait qu'un seul et unique système d'exploitation : il faut abandonner le navire Mac OS 9 dès que possible. L'oraison funèbre de Mac OS 9 sera faite en grande pompe deux ans plus tard. Le support de Classic quant à lui sera interrompu en 2007 avec Mac OS X 10.5

La beta publique de Mac OS X sortit donc en septembre 2000, au tarif de $29,95 (déductibles de la version finale qui sortira le 24 mars 2001). Suite à l'échec de Rhapsody, Apple a en effet mis toutes les chances de son côté pour s'offrir une transition en douceur. Le système intègre une couche de compatibilité avec Mac OS 9, permettant aux utilisateurs de passer au nouvel OS sans même qu'une seule application soit disponible pour celui-ci. Carbon assure la transition pour les développeurs, leur permettant de s'adresser aux deux systèmes avec le même code. La beta payante elle-même limite les candidatures aux plus motivés, le tarif étant assez bas pour permettre à tous de sauter dans le train, et assez élevé pour éviter les participations moins constructives.

Classic fut d'ailleurs largement mis à profit, tant il est vrai que les premières applications compilées pour Mac OS X mirent du temps à nous parvenir : longtemps les premiers utilisateurs du système moderne d'Apple durent continuer à utiliser leurs applications telles qu'elles étaient sur Mac OS 9, dans un écrin certes très plaisant visuellement, mais le seul avantage de Mac OS X fut longtemps de pouvoir redémarrer Classic sans avoir à redémarrer le Mac, le tout avec un joli Finder à lécher. C'est des développeurs qui se consacraient autrefois à NeXT que vint le salut : The Omni Group s'est investi à fond sur Mac OS X dès les premières heures, ce qui aujourd'hui encore bénéficie à la popularité d'applications telles qu'OmniGraffle, qu'on retrouve par ailleurs sur iPad. Mais Mac OS X a longtemps fait figure d'une magnifique galerie marchande désespérément vide de tout achalandage.

D'autres développeurs mirent bien plus de temps à passer à Mac OS X. Jobs a dû se transformer en VRP, appelant Rob Burgess alors patron de Macromedia pour s'enquérir du portage d'un Director, jusqu'à une amicale pression envers Adobe qui se hâtait lentement. Les premiers moments furent parfois délicats, tant il est vrai que Mac OS X représentait un changement radical, et si le système ne se bloquait plus à l'image de ses prédécesseurs, sa lenteur générale en fut une douloureuse contrepartie. Il fallut attendre Jaguar en 2002 avant que le système approche en nervosité feu Mac OS 9. Néanmoins Apple avait réussi le pari d'un Unix utilisable par le commun des mortels.

mac-os-x-public-beta-(10)-

Aujourd'hui le système d'exploitation d'Apple anime une large gamme d'appareils très variés : tous les Macintosh bien entendu, mais également l'iPhone, l'iPod touch, l'iPad et l'Apple TV, jusqu'aux Xserve. Dix ans après ses premiers pas, Mac OS X a poursuivi son évolution et reste à l'avant garde. Dernier vestige du passé, son filesystem, HFS+, qui fait sentir son âge et n'est plus adapté aux besoins actuels en matière de stockage, bien qu'il n'ait pas manqué de mérites. Il y a eu plusieurs tentatives avortées d'intégrer ZFS, reste à voir ce qu'Apple compte proposer à l'avenir.

Toujours est-il qu'après 10 ans de bons et loyaux services, Mac OS X tient bon la barre. Selon Avie Tevanian, durant son développement Apple estimait sa durée de vie entre vingt et trente ans, mais l'ancien vice-président d'Apple ne serait pas surpris de le voir durer plus longtemps encore.

OSXBoxes-1

38 Commentaires

avatar Eaglelouk 15/09/2010 - 13:07

Y'en a marre de vos articles super bien ficelés!
Encore une fois, bravo et merci

avatar iMacPan 15/09/2010 - 13:11

Vous oubliez Mario, le célèbre plombier à moustache, qui est "né" lui aussi un 13 septembre (1985, le jour ou Steve fut viré) avec la sortie de Super Mario Bros sur NES.

avatar Jerry Khan 15/09/2010 - 13:26

Le bonheur ce petit lecteur MP3 livré jadis...comparativement à l'usine à gaz qu'est devenue iTunes...

avatar joneskind 15/09/2010 - 13:32

Super article, merci! Un peu d'histoire de l'informatique, ça détend les neurones...

avatar Lecompas 15/09/2010 - 13:37

Bis!!!

avatar oomu 15/09/2010 - 13:49

bon résumé, tout est dit.

On sous-estime quand même combien nextstep était précurseur et innovant.

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Vous avez bien raison de parler de The Omnigroup : ils ont fait beaucoup pour rendre supportables les débuts de Mac Os X.

avatar Seccotine 15/09/2010 - 13:55

Si je me souviens bien, ils voulaient au départ continuer à développer Mac OS en // avec Rhapsody qui n'aurait été réservé qu'aux pros et servers. Enfin, encore bien que ça été abandonné et qu'ils ont annoncé Mac OS X en 1998 ;)

avatar oomu 15/09/2010 - 14:39

@Seccotine [15/09/2010 13:55]
"Si je me souviens bien, ils voulaient au départ continuer à développer Mac OS en // avec Rhapsody qui
n'aurait été réservé qu'aux pros et servers."

non.

le projet était de sortir un nouveau système très proche de NeXTstep, à peine avec une interface un peu plus mac. Les développeurs auraient créé de nouvelles application grâce à la "yellow box" (ce qu'on nomme maintenant COCOA).

Les développeurs, principalement Adobe, ont annoncé que jamais ils referont leurs logiciels pour un nouveau système.

Apple a donc annoncé l'annulation de Rhapsody.

Ils l'ont renommé mac os X.
ils ont renommé yellow box en cocoa
la blue box en Classic
et ils ont créé Carbon, une api similaire à celle de mac os CLASSIC, fournie dans mac os 9 et le nouveau mac os X.

Ce qui a permis à adobe de créer un photoshop compatible sur les 2 après des années d'atermoiement.

Apple avait gardé secret que Aqua aurait été la nouvelle interface du système.

Bref, Apple devant la fronde de Adobe, a créé Carbon. A fondu Quicktime de Os 9 dans Os X, et divers autres bricoles, mais dans l'ensemble, le système a été conservé, il a changé de nom.

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Ayant déjà un système fonctionnel (nextstep/rhapsody), apple a sorti très tôt un mac os x SERVER, sans interface aqua. pour leur (minuscule) gamme de serveurs.

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" Enfin, encore bien que ça été abandonné et qu'ils ont annoncé Mac OS X en 1998 ;) "

un pur tour de passe passe, Mac os X EST rhapsody EST Nextstep.

Cocoa EST yellow box EST openstep.

ios EST mac os X.

le tout avec + de 15 ans de travail acharné dessus, bien sur.

PS: Seccotine, comment va Spirou ?

avatar ckfd 15/09/2010 - 15:03

Quel plaisir de revenir en arrière et de regarder le chemin parcouru. Merci Mac Gé, on vous aime aussi pour cela.

avatar tempest 15/09/2010 - 15:11

Ajoutons à cet excellent article un "petit" oubli : La Red Box. De longue date il se murmurait que tout en développant la version PPC de Mac OS X, les ingénieurs d'Apple (NextStep) continuaient, sous la forme d'une micro équipe (Typique d'Apple) de faire évoluer le système en parallèle sous processeur X86 (Intel). Ceci dans l'idée que si les choses allaient mal on pourrait licencier le système à tous les fabricants de PC de la planète ou, et c'est, heureusement, ce qui c'est passé, si on été contraint techniquement d'abandonner IBM et Motorola pour rejoindre un autre fondeur avec des puces x86 qu'il ne faille pas 10 ans pour réécrire un système de zéro. Et c'est ce qui permit en 2006 de faire un virage à 180° en signant avec Intel comme seul fournisseur de puces pour les Mac à venir… Une fois encore merci à Steve JOBS pour avoir eu la vista (Sans jeu de mots…) sur ce coup là aussi.

avatar chenzo57 15/09/2010 - 15:33

Quel moment magique les premières utilisations de mac os x franchement ça été une véritable révolution des système d'exploitation perso pour moi ça reste le meilleur Os jusqu'à aujourd'hui et pourtant j'en ai utilisé des OS..., je me rappelle l'un des premiers bug d'affichage du dock, il y avait des "rayures" qui apparaissaient quand on déplaçait la souris lol

avatar Le Gognol 15/09/2010 - 15:38

Chouette article ! Pour ma part c'est Mac OS X qui m'a fait basculer sur Mac (et un peu consolé de l'Amiga), la beta vue à l'Apple Expo m'avait époustouflé : enfin l'OS "du futur" était né, un rêve devenait réalité ! Je viens du coup de regarder avec plaisir la keynote en 3 partie sur Youtube. Toute la partie concernant l'interface est vraiment réjouissante. Et d'ailleurs me vient une question : pourquoi, oui, POURQUOI, la possibilité de voir les vidéos Quicktime se dérouler pendant leur minimisation et dans le Dock a-elle été retirée sur les dernières versions d'OS X ? Certes ça ne servait pas à grand chose, mais ça faisait son effet, et fonctionnait extrêmement bien sur nos vieux Macs d'il y a 10 ans !

avatar Obidjoule 15/09/2010 - 16:14

Merde Mitterand à même contribué à sa façon à l'évolution d'Apple ! J'en connais un de nain qui va être jaloux !

avatar PO_ 15/09/2010 - 16:43

Excellent article.

Par contre, je ne suis pas d'accord avec l'affirmation selon laquelle avec Jaguar, en 2002, on s'approchait de la réactivité de feu Mac OS 9. Même à cette époque, il restait quand même pas mal de ralentissements. Selon moi, ce n'est pas avant Panther (10.3) ou même Tiger 10.4 que l'on a atteint la plénitude, aidé à la fois par les progrès de l'OS et l'augmentation considérable de la vitesse des machines.

Et je dirais même qu'encore maintenant, il ya des trucs qui pourraient être accélérés dans l'interface. Et pourtant, je tourne sur un Mac Pro gavé de RAM. J'ai eu besoin, il ya peu de de réutiliser mon Powerbook G3, à 266 MHz, tournant sous OS 9. J'ai été extrèmement surpris de sa réactivité ... Mais, il est vrai qu'on est à des années lumières de Mac OS X : lorsque l'on déplace une fenêtre, c'est seulement le cadre qui bouge, et seulement après, c'est redessiné ...

avatar GStepper 15/09/2010 - 17:26

NeXTSTEP "atomisait" ses concurrents (windows, Be, linux était encore un délire d'étudiant...)

avatar flette 15/09/2010 - 17:41

@ PO_

Panther, utilisable mais
100% d'accord, OS X pleinement opérationnel à partir d'octobre 2003 OSX 10.3 Panther.

D'ailleurs le switch massif a commencé avec Panther

avatar balyves 15/09/2010 - 17:50

Quoi vous avez pas aimé Cheetah... quelle découverte à l'époque, rien ne fonctionnait vraiment mais quel chemin parcourut !!!!!

avatar jerdopler 15/09/2010 - 22:07

D'ailleurs j'ai regarde la keynote et il y a une fonction que je ne connaissais pas (peut être disparue). C'est quand les fenêtres sont systématiquement minimise pour se concentrer sur une seule. Savez vous si cela existe toujours et si non, peut on le retrouver ???
Merci

avatar hawker 15/09/2010 - 22:09

esperons que apple ait laché zfs pour aller directement a btrfs concernant le fs.

avatar Centaurdedé 15/09/2010 - 23:22

Super article , comme d'habitude ...
Bravo à toute l'équipe pour ce rappel historique !

avatar jjrmusic 16/09/2010 - 00:53

Ah bravo ! J'ai beaucoup aimé cet article et cette marque à la Pomme, même si elle peut parfois avoir des côtés agaçants, ça n'est pas rien tout de même !

avatar ispeed 16/09/2010 - 01:25

A l'époque j'ai commencé la program avec l'assembleur de l'Apple IIE le 68000 si mes souvenirs sont bons. Il fallait être méticuleux dans les lignes de code. Pour moi le système 7.01 était très réussi tout comme aujourd'hui Tiger. Malheureusement SL devient lourd et la comparaison avec Vista me semble justifié. A voir iThunes devenir une grosse usine à gaz on verra dans l'avenir avec iOS4 bourré de gadgets.
Un conseil garder votre ancienne machine si elle tourne sous Tiger.

avatar hawker 16/09/2010 - 02:01

comment ça snow leopard deviens lourd ?

a l'utilisation il est rapide et il est leger sur le disque ...?

avatar Bruno de Malaisie 16/09/2010 - 09:22

En parlant d'Omnigroup, comment se fait il que le browser Omniweb (à priori historique Apple) soit passé à la trappe? Je veu dire que ce ne soit plus le navigateur par défault:)
Il est sur la base de Safari, avec des onglets sur le côté (comme Opera) et il est pas mal du tout.
Si quelqu'un connaît les tenats et aboutissants de cette histoire, je suis intéressé:)

avatar BeePotato 16/09/2010 - 10:09

@ tempest : La rumeur de « Red Box » ne décrivait pas ce que tu mentionnes ici (la version Intel de Mac OS X), mais un système similaire à la Blue Box pour les applications Windows — histoire de pouvoir les faire tourner directement sur Mac OS sans avoir à utiliser Windows (un équivalent Apple de Wine, quoi).
Fort heureusement, ce n’est resté qu’une rumeur.

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