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Mac Pro, clients professionnels… le grand mea culpa d'Apple

Florian Innocente | | 18:17 |  113

TechCrunch a publié la transcription intégrale de la réunion "Mac Pro" organisée en début de semaine à Cupertino. Côté Apple il y avait Phil Schiller, Craig Federighi et John Ternus (moins connu de l'extérieur, il est le vice-président de l'ingénierie matérielle, lire aussi : Nouveaux Mac : « Suer sur les détails »). Apple avait invité des médias non spécialisés, la thématique l'était pour le moins, mais aptes à faire porter assez loin le message (BuzzFeed, TechCrunch, Daring Fireball, Mashable et Axios).

Il est intéressant de revenir sur cet échange même si nous l'avons largement couvert, en reprenant in extenso quelques-unes des réponses qui ont été données.

La matrice

La matrice à quatre cases dévoilée par Steve Jobs à son retour chez Apple sert toujours de référence pour le Mac, même si l'on aurait du mal à y faire entrer toutes les gammes actuelles. Sauf à considérer bien sûr que le MacBook Air n'a plus lieu d'y figurer et que l'on ne sait pas trop où y mettre le Mac mini. Ce dernier n'est visiblement pas abandonné par Apple, Schiller a simplement expliqué que l'ordre du jour de cette réunion était d'abord consacré au Mac Pro et aux professionnels, quand bien même ces derniers sont aussi clients de la petite machine.

Phil Schiller : « Nous voulons nous assurer que tout le monde comprenne bien que non seulement nous continuons à croire dans le Mac, mais que nous croyons dans cette stratégie d'un quadrant de produits. Nous entendons bien remplir chacune de ces cases avec de très bons produits, les meilleurs qui soient pour chacun de ces segments — si d'aventure certains doutaient de notre volonté, qu'ils se rassurent. Nous restons fidèles à ce principe et nous voulons proposer ce qu'il y a de mieux dans chacune de ces cases. »

Cliquer pour agrandir

Dans la discussion, l'un des cadres d'Apple explique qu'il y a eu évidemment des réunions ces trois dernières années sur la manière de mettre à jour le Mac Pro. Mais le problème étant le produit lui-même, la manière dont il avait été conçu, les marges de manœuvres étaient faibles.

Augmenter légèrement les performances des processeurs n'était pas une solution satisfaisante. Parmi les clients qui ne se retrouvaient pas dans le Mac Pro 2013, il y avait quelque profils particuliers comme les scientifiques, les spécialistes en 3D et maintenant ceux qui travaillent avec la VR. Ils avaient besoin d'une machine dotée d'une seule mais très puissante carte graphique et la machine d'Apple n'avait pas été conçue pour cela.

Pour mettre au point son successeur, l'équipe en charge de son développement s'est vue accorder le luxe de prendre son temps, explique Phil Schiller :

Il y a toujours eu la volonté, s'agissant du Mac, de ne pas l'aborder d'une manière conventionnelle, de ne pas faire comme les autres. L'équipe a passé beaucoup de temps avec des clients pour comprendre ce qui s'adapterait le mieux à leur méthode de travail, elle est encouragée à prendre son temps pour faire quelque chose de formidable, quelque chose d'inspiré et sur lequel nous serons fiers de mettre le nom de "Macintosh".

Il n'y a pas un profil type pour le client pro, poursuit Phil Schiller, ils sont nombreux et variés. Le Mac Pro, en tant que machine, ne représente qu'un faible pourcentage de cette clientèle « à un chiffre », mais avec les iMac devenus très prisés par ce milieu et les MacBook Pro (80% des ventes de Mac sont des portables), il fait partie de cet écosystème.

Même s'il n'y a qu'un pourcentage à 1 chiffre de pros qui utilisent le Mac Pro, il y a 15 % de cette base qui utilise un logiciel pro plusieurs fois par semaine et 30 % qui le font régulièrement, tout cela est lié. Ce ne sont pas de petits silos séparés. Il y a une connexion entre eux.

Autrement dit, il est difficile de proposer une machine portable pour les professionnels sans qu'ils puissent l'accompagner au besoin d'une machine de bureau taillée pour leurs besoins. L'iMac peut y pourvoir, mais pas pour tout le monde.

L'iMac est devenu pro

Né avec un look de bonbon, idéal pour la famille, l'iMac a vu son rôle de machine de travail monter en puissance, notamment à la faveur du surplace du Mac Pro 2013. Le monobloc s'est logé entre le MacBook Pro et le Mac Pro auprès de cette clientèle.

Craig Federighi : « C'est une évolution assez incroyable à laquelle on a assisté durant la décennie écoulée. Avec le premier iMac vous n'auriez jamais imaginé qu'il puisse convenir à des usages professionnels, même de loin. Mais on peut aller encore plus loin avec l'iMac en tant que système professionnel à hautes performances. Il nous semble que ce format de machine peut intéresser une part plus grande encore du marché professionnel. »

La forme versus la fonction

Lance Ulanoff, le journaliste de Mashable, demande si dans le cadre du développement d'un Mac professionnel, le processus n'est pas différent de celui d'une Apple Watch. Est-ce que dans un cas la fonction du produit va orienter son design et vice-versa ? Qu'en a-t-il été lors de la création du Mac Pro actuel ?

Craig Federighi : « Les caractéristiques, qui définissent les possibilités d'un produit, créent des contraintes qui vont guider la mise au point du design. Il y a donc un équilibre à trouver, mais lorsqu'on a conçu ce Mac Pro on s'est demandé 'De quelle somme d'unités de calcul graphique avons-nous besoin ?' et cela a donné une architecture qui disait 'Nous pouvons la répartir entre deux GPU qui sont tous les deux plutôt efficaces sur un plan thermique, et l'on veut aussi que ce soit silencieux'. »

« Mais nous ne sommes pas partis d'une forme en nous disant 'Voilà la machine la plus puissante que l'on peut mettre dans cette boite'. On s'est d'abord fixés un cap pour les performances et ça a donné ce que je pense être un design très pertinent pour ce cœur thermique et pour le système de dissipation au vu de ce que nous pensions être la bonne architecture pour les performances souhaitées. Ce que nous avons mal évalué je crois à l'époque, c'est à quel point nous avions fait du sur-mesure pour que cela corresponde à la vision qui était la nôtre, et que nous allions nous retrouver coinçés dans une impasse. »

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113 Commentaires

avatar MacLab 07/04/2017 - 18:27 via iGeneration pour iOS

En utilisant les composantes du Mac Pro et en les insérant derrière l'écran du iMac, je crois qu'à terme le Mac Pro fera place au iMac Pro.

avatar occam 07/04/2017 - 18:41

@Maclab

L'intérêt majeur d'un Mac Pro, pour les professionnels de l'image, étant de pouvoir y brancher au moins deux écrans haut de gamme et de grande taille, possédant des caractéristiques qui ne sont pas offertes par les écrans des iMac (p. ex. calibration hardware, colorimétrie, etc), un iMac Pro tel que vous le décrivez aurait pour conséquence de réduire de moitié (au moins) le public susceptible de l'acheter.

Apple a déjà essayé toutes les manières de se tirer une balle dans le pied, sauf celle-là.
Je doute qu'ils veuillent pousser le masochisme au paroxysme.

avatar C1rc3@0rc 07/04/2017 - 21:46

@occam
+1

Au-dela du probleme des ecrans, il y a celui de la memoire de masse (stockage et travail) mais plus encore le naufrage des GPU.

«Parmi les clients qui ne se retrouvaient pas dans le Mac Pro 2013, il y avait quelque profils particuliers comme les scientifiques, les spécialistes en 3D et maintenant ceux qui travaillent avec la VR. Ils avaient besoin d'une machine dotée d'une seule mais très puissante carte graphique et la machine d'Apple n'avait pas été conçue pour cela. »

Ce qui revient a parler d'une grosse part historique des pro travaillant avec des Mac. Et la le constat est clair: sans GPU adaptés au traitement de l'image ou au calcul, la production est impossible. Et cette partie importante de l'ancienne clientele d'Apple est justement celle qui produit de plus en plus de données mais qui est aussi un sacre moteur d'innovations et de developpement. Sans parler de la puissance de prescription, parce que lorsqu'un gars avec 2 doctorats fait son intervention en ouvrant son Mac a la petite pomme lumineuse, ça a un impact sur les intentions d'achat…

Bref, l'interview est assez claire: le Mac Pro convenait a une fraction des utilisateurs et les pro n'y trouvent pas leur compte. L'iMac et le Macbook Pro sont des substitutifs de defaut, mais ne couvrent certainement pas non plus les besoins reels.
Sinon Apple aurait abandonné le Mac Pro definitivement.

Ce qui est dit et appuyé aussi dans l'interview c'est que le probleme de fond vient de la conception, on le comprend ici, en decalage total avec les besoins reels.

Ceux qui veulent defendre le principe qu'Apple ne s'est pas fourvoyé totalement et n'a pas negligé le Mac pendant les 5 dernieres annees n'ont plus aucun arguments.
La realité est reconnue et denoncée par les cadres dirigeants d'Apple!
Que faut-il de plus? Que Cook vienne se fouetter en place publique, que Ive soit cloué au pilori?
Bref, Apple fait son mea-coulpa et confirme l'indigence des Mac et l'erreur magistrale (incompetence) du pole design sous les ordres de Ive. C'est acté, on passe a la suite.

Schiller nous ressort la grille de Jobs. Bien, bonne nouvelle c'est deja une base principale. Reste a maintenant a revenir sur les rails et la cohérence en continuant d'affirmer, et demontrer dans les faits, l'autre principe fondateur: l'ecosysteme construit sur le Mac.

«Apple a déjà essayé toutes les manières de se tirer une balle dans le pied, sauf celle-là.
Je doute qu'ils veuillent pousser le masochisme au paroxysme.»

Je pense surtout qu'il y a eu une perte d'identité, une errance dans la direction qui s'est aggravée par le putsch de Ive en 2012 succédant a la lutte entre Ive et Forstall pour prendre la direction de la conception. L'ingenierie a perdu face au design et Cook a ete debordé d'autant qu'il fallait gerer les actionnaires et que l'iPhone et l'iPad etaient en pleine croissance.

Le credo post-PC, mal interprété de maniere arrangeante, a fait le reste: le Mac etait devenu secondaire, les device, jouets d'expression du design avaient pris le dessus. Le Mac est alors devenu aux yeux de Ive un device comme les autres.
Ce qu'Apple a oublié dans l'histoire c'est sa culture et sa spécificité en plus de ses clients: ergonomie, fonctionnalité, cohérence, qualité et exigence.



avatar Kyu 08/04/2017 - 08:53

Commentaire très pertinent.
La Grande Question: vont-ils, enfin, être assez modestes (intelligents c'est bon) pour proposer ce qu'ils disent ?

Cet exemple est tellement vrai. Je peux le voir tous les jours.
"" Sans parler de la puissance de prescription, parce que lorsqu'un gars avec 2 doctorats fait son intervention en ouvrant son Mac a la petite pomme lumineuse, ça a un impact sur les intentions d'achat… ""

avatar iPop 08/04/2017 - 11:00 via iGeneration pour iOS

@C1rc3@0rc
Ce qui est dit et appuyé aussi dans l'interview c'est que le probleme de fond vient de la conception, on le comprend ici, en decalage total avec les besoins reels.

Je ne suis pas de cet avis. Il y a une volonté d'innovation, une vision mais qui n'est pas accompagné par apple.
Donc cet avancé a deux temps n'aide en rien.
Je veux dire que le concept est là : une machine/un cerveau puissant relié à des périphériques via des connections puissantes.

On va tout de même pas ressortir un caisson et rebidouiller des trucs. Faut avancer.

avatar C1rc3@0rc 09/04/2017 - 01:22 (edité)

L'innovation doit avoir une cause et une pertinence. On innove pour resoudre un probleme qui ne l'est pas pas les solutions existantes. On innove pour optimiser l'efficacité d'une solution.

Le MacPro Poubelle n'est qu'une innovation de l'apparence et encore, le terme innovation dans la mode est souvent mal employé.

L'idee de reporter la modularité a l'exterieur via des connecteur a haut debit n'est pas nouvelle. C'est le principe du peripherique qui existe depuis des lustres avec le PC (Unite Centrale...).

Mais est ce que cela est pertinent. Jusqu'a un certain point, oui, tant que les composants les plus fondamentaux reste dans l'UC. Et a condition que la connexion soit efficace (rapide,stable, constante) et permette des couts reduits.

Le Mac Pro Poubelle n'offre aucun avantage par rapport a une tour classique et pire, a configuration egale, le cout explose, avec des performances au mieux similaires et au pire tres inferieures.

On voit par exemple le probleme de regression que pose le GPU. Pour beaucoup d'usage "pro", une bonne partie de la pertinence du materiel repose sur le GPU et l'optimisation du systeme avec.
Avec le Mac Pro on est sur une solution qui ne repond pas a un besoin du client, mais du design. Pourquoi 2 GPU de puissance moyenne? Pour limiter le degagement thermique dans une forme qui offre peu d'efficacité de refroidissement!

On pourrait penser que cette approche, meme si sa cause est mauvaise, est un innovation, mais ce n'est pas le cas: c'est exactement la meme recette qui a conduit au multicore!
Et on voit bien que les memes approches ont les meme limites: le multi GPU d'Apple est aussi problematique que le multicore d'Intel. C'est pertinent dans une minorité de cas tres specialisé, dans la majorité des besoins les utilisateurs se plaignent.

Bref, innover ce n'est pas changer l'apparence d'un objet, ni meme remplacer un outil qui fonctionne bien parce qu'on trouve que ça fait trop longtemp... c'est pas etre innovant c'est etre caracteriel.

avatar ruru75020 07/04/2017 - 18:33 via iGeneration pour iOS

Bah tres franchement quand on regarde les capacités de l'iMac 5K par exemple, bien configuré on se rapproche d'un MacPro en confit de base. Du flash de compétition, de la mémoire raisonnablement rapide bien qu'en DDR3, un core i7 a 4,2Ghz en Turboboost et une carte graphique tres descente. En bref la MacPro devient vite inutile dans certains cas.

avatar loupsolitaire97 07/04/2017 - 18:38 via iGeneration pour iOS

Le problème de l'iMac est le même que celui des MacBook (Pro) il sont puissant mais ne sont pas conçu pour tenir à pleine puissance sur la durée...

avatar C1rc3@0rc 07/04/2017 - 21:55

C'est tres juste.
Ce sont des machines conçues d'abord pour une apparence et pour un usage a minima. C'est d'ailleurs cette norme, en plus du diktat de la marge beneficiaire croissante, qui a conduit a produire des Mac Mini deux fois moins puissants que ceux de 2011 et 2012 ou encore au Mac Pro poubelle.

Mais le summum du diktat de l'apparence et de la superficialité est tout de meme incarnée par le Macbook: une machine horriblement chere et doté d'une incapacité technique monumentale. C'est un objet, conçu pour etre beau et ne pas fonctionner du tout, ce que son processeur indigent demontre magistralement d'ailleurs.

On peut aussi s'interroger sur l'ineptie que sont les iMac de base avec disque dur et impossibles a faire évoluer. Surtout que dans le meme temps MacOS est devenu inapte a fonctionner sur autre chose qu'un SSD ultra rapide...

avatar Kaporal5 08/04/2017 - 09:15

Je travaille sur un MacBook 12" depuis presque un an, à raison de sept à neuf heures par jour. J'écris des articles pour des journaux (texte et photos), je surfe sur internet, je consulte et écris des mails, je discute en ligne avec mes amis, je code un peu de PHP pour deux ou trois sites web... Dans le train ou l'avion, je m'en sers pour la musique, les films, quelques (petits) jeux. En ville, dans ma besace, il sait se faire oublier...

Je n'ai jamais eu un portable Mac aussi léger et compact, agréable à utiliser (son écran est magnifique et son SSD ultrarapide) et pour tout dire, aussi adapté à mes usages ! Je reconnais que son seul port USB-C est un peu mesquin et son prix un peu exagéré mais je n'ai jamais vu cet ordinateur peiner à faire ce que je lui demande.

Votre détestation de cette machine (je lis souvent vos commentaires) vire à l'obsession, à tel point qu'on a l'impression que, quelque soit le thème de la discussion, il faut ABSOLUMENT que vous ressortiez votre couplet anti-MacBook, cette machine à écrire indigente pour bobo friqué, ce netbook honteux, cette bouse ineffable.

Tout le monde n'a pas besoin d'un Xeon à 4GHz et 64 Go de RAM et ce MacBook remplit parfaitement son rôle, celui pour lequel Apple le vend d'ailleurs. Vous remarquerez que personne chez Apple n'a parlé du MacBook comme d'une station de travail, c'est un ultraportable avec tous les défauts qu'on leur connait. Et puisque vous allez certainement me dire que le MBA ou l'iPad seraient plus adaptés à mon usage, essayez de taper du texte 8h par jour (j'ai 40 ans et des lunettes) sur un écran de merde comme celui du MBA et vous verrez... quant à l'iPad, son OS le cantonne trop à des usages basiques (sans compter que j'aime taper sur un clavier physique).

Bref, vous n'aimez pas le MB12, on a compris, et c'est votre droit. Mais de grâce, passez à autre chose.

avatar Mac13 08/04/2017 - 12:17 via iGeneration pour iOS (edité)

@Kaporal5

Ça dépend de l'usage de chacun...
On espérait un bon petit macbook d'entrée de gamme avec connectivités et le prix ne dépassant pas 1000€. Mais on avait pris douche froide en apprenant qu'il n'y a pas d'USB A et les prix excessivement élevés pour des puissances inférieures à MBA et non évolutif. Là on a le droit de critiquer !

Pour mon cas j'attendais MBP aussi polyvalent, déçu de MBP 2016, je préfère alors la version 2015 et j'ai acquis pour 1300 € au lieu de 1700 € (promo neuf). Je suis satisfait : polyvalence et prix juste.

L'important c'est la mainmise sur les produits !
Apple doit revoir ses 2 politiques qu'on prend mal : prix et universalité.

avatar Kaporal5 08/04/2017 - 16:11

Regardez le prix de l'iPad Pro 12". Avec 256 Go de flash (soit la même capacité que le MB12), il atteint 1129€ ! Tout ça sans clavier, sans trackpad et avec un OS "tablette". Et vous voudriez qu'Apple vende le MacBook 12 à 1000 euros ? Si Cupertino décide de baisser le prix du MacBook 12, elle devra baisser les tarifs de tous les devices qui sont positionnés sur ce segment, ce qu'elle n'est pas prête à faire.

Le MacBook est une nouvelle machine dans la gamme portable. Apple ne l'a jamais présenté comme le successeur du MBA (sinon, pourquoi maintenir ce dernier au catalogue ?).

Quant au positionnement tarifaire de la Pomme, réveillez-vous... Une boîte qui vend 150€ un trackpad "magic", 1000€ un smartphone et 2700€ un portable "pro" avec 256 Go de SSD... vous vous attendiez à quoi ? Soit le client accepte de payer, soit il va chez Dell.

avatar C1rc3@0rc 10/04/2017 - 02:26

«Le MacBook est une nouvelle machine dans la gamme portable. Apple ne l'a jamais présenté comme le successeur du MBA (sinon, pourquoi maintenir ce dernier au catalogue ?). »

Bien sur que le Macbook a ete intialement presenté comme le successeur du Macbook Air. Si ce dernier est resté au catalogue c'est parce que les ventes du Macbook sont desastreuses et n'ont jamais fait vacillé celles de MBA. Et qu'Apple ne peut pas se permettre de se passer du Macbook air qui est, avec le Macbook Pro, le portable le plus vendu par Apple et que ces 2 familles représentent 80% des ventes de de Mac.

Depuis l'echec du Macbook Retina, Apple a d'ailleurs relativisé cette machine (intervention de Cook en personne pour eteindre l'incendie que Schiller n'avait pas reussi a eteindre..) et aujourd'hui le nouveau successeur officiel du Macbook Air c'est le Macbook Pro 13". Mais pour que cela marche il faudrait d'Apple baisse le prix du Macbook Pro Retina 13" de 25%, ce qui devrait intervenir avec la prochaine mise a jour (dite de Kaby Lake).

avatar McDO 08/04/2017 - 15:32

@kaporal

Le MacBook est une régression par rapport au MacBook Air, voilà d'où proviennent les critiques.
Un MacBook Air mis à jour avec les derniers composants et nouvel écran Retina en gardant son prix et il écraserait le MacBook. Non, Apple a décidé de lancer une machine à écrire à 1500€, config anémique avec un seul port et un downgrade au niveau de la Webcam. Cool, ça donne envie.

avatar Kaporal5 08/04/2017 - 16:18

Le MacBook surpasse le MBA en terme de qualité d'affichage, de trackpad, de clavier, de design, de vitesse SSD, de poids et d'encombrement. Il fallait bien qu'il y ait un "revers" à la médaille...

Je ne dis pas que c'est l'ordinateur parfait, il en est loin. Mais quand je lis "c'est un objet, conçu pour etre beau et ne pas fonctionner du tout", désolé mais le propos est tellement caricatural qu'il confine au ridicule. Le MB12 n'est pas une mauvaise machine, mais elle ne conviendra pas à tout le monde.

avatar C1rc3@0rc 09/04/2017 - 01:32

@ McDO
Tres bien resumé et trés juste.

C'est une machine a ecrire a 1500€.
Un Chromebook a 300€ en fait autant, mais il ne s'adresse pas a la meme clientele capable de mettre 1500€ sur une machine a ecrire de 12"...

@Kaporal5
Si tu as des problemes de vision, je te rappelle que l'ecran de 13" du MBA a une densité de pixel qui est a la limite de la resolution de l'oeil parfait a cette distance. Estimé qu'un ecran plus petit est meilleur parce que marketté "retina" est un parti pris et rien d'autre.

avatar Kaporal5 09/04/2017 - 07:41 via iGeneration pour iOS

@C1rc3@0rc

Je vous laisse à vos préjugés sur mes activités professionnelles et à votre mauvaise foi ophtalmologique.

Cordialement.

avatar C1rc3@0rc 10/04/2017 - 02:10

L'image sur le Macbook Air (13.6") est 11% plus grande que celle d'un Macbook Retina(12"), les deux etant a 1440x900 pixel.
Ça veut dire que pour le meme texte, le meme schema, et en general la meme photo ton oeil doit moins forcer sur un ecran de Macbook Air!

Si tu perçois une pixelisation sur Macbook Air, tu perçois aussi une pixelisation sur Macbook. La pixelisation perceptible disparaît lorsque la densité est située entre 500 ppi et 900 ppi a 30cm. Celle du Macbook est de 226 ppi!

Mais la pixelisation perceptible n'a pas d'impact sur la fatigue visuelle sauf dans le cas ou l'element signifiant le plus petit sur l'image a une taille trop proche du pixel. Ça n'a donc pas d'impact dans le cas d'utilisation majoritaire d'un PC. Et la on parle d'image fixe, sur les images en mouvements c'est encore moins signifiant.

avatar Kaporal5 10/04/2017 - 07:28

Ce que j'apprécie sur le MB (j'ai oublié de préciser que je suis un ancien client du MBA) c'est justement de pouvoir changer sa résolution en fonction de mes besoins (et de la lisibilité des PDF qu'on m'envoie). Ainsi, par défaut, le MB est en 1280x800, le texte s'affiche donc un poil plus grand que sur l'ancien MBA (1440x900) dont la résolution ne peut pas être changée sans détériorer affreusement l'image...

Vous pouvez sortir toute votre science si ça vous chante, mais vous ne parviendrez à faire croire à personne ici (et encore moins aux journalistes de MacGé) que l'écran TN digne des années 90 du MBA est "aussi bon" que l'écran HiDPI (Retina) IPS du MB12. Prenez une photo avec un iPhone et regardez-là ensuite sur les deux portables... Et venez m'expliquer que l'image est plus belle sur le MBA...

Le MacBook s'est mal vendu, c'est vrai. Apple a merdé sur le prix comme sur la faible dotation en ports. Mais je n'achète pas une bécane en fonction de son volume de vente. Est-ce qu'il est juste possible que vous puissiez reconnaître que le MB12 peut satisfaire certains de ses acheteurs (qu'ils puissent mettre 1500€ dans un ordi n'est pas un argument, je connais des gens qui foutent 100.000€ dans une bagnole, c'est tout aussi discutable).

Le MB12 n'est pas un portable pro. Regardez autour de vous ce que les gens (grand public) font avec un ordinateur aujourd'hui... 98% de leurs besoins (web, mail, musique, vidéo, réseaux sociaux, retouche légère, bureautique) sont réalisables par un processeur d'iPhone ou d'iPad. Le MB12 suffit largement, même avec son CPU "indigent".

Et pour les "pros" comme vous, Apple propose d'autres ordinateurs plus adapté que le MB12, on est d'accord.

avatar patrick86 09/04/2017 - 19:08

"Si tu as des problemes de vision, je te rappelle que l'ecran de 13" du MBA a une densité de pixel qui est a la limite de la resolution de l'oeil parfait a cette distance."

Le MacBook Air a une densité du pixel plus importante que n'avait les MacBook Pro et MacBook 'non retina' à l'époque, oui. Mais ces pixels supplémentaires ne sont pas du tout là pour affiner l'affichage, mais pour afficher plus sur une même surface. Non seulement l'affichage n'en n'est pas affiné, mais par défaut, il est plus petit, ce qui peut emmener nombre d'utilisateurs à forcer davantage le regard.

On peut bien entendu réduire la résolution utile pour corriger ce défaut, en rendant les éléments plus gros, mais on obtient alors un rapport de mise à l'échelle bâtard et ça reste loin de la finesse d'affichage d'un MacBook (Pro) retina.

"Estimé qu'un ecran plus petit est meilleur parce que marketté "retina" est un parti pris et rien d'autre."

L'hôpital qui se moque allègrement de la charité et lui pisse dessus ?
Toutes vos critiques du MacBook sont un étalage de partis pris.

avatar C1rc3@0rc 10/04/2017 - 01:48

@patrick86

Belle demonstration de bêtise et d'ignorance de fanatique au crane bourré par le marketing.

Le Macbook affiche 1440 x 900 pixel sur un ecran de 12"
Le Macbook air affiche 1440 x 900 pixel sur une ecran de 13.3"

La taille de l'image est donc 11% plus grande sur l'ecran du Macbook air. Cela veut dire qu'un oeil aura moins d'efforts a faire pour percevoir une image sur un Macbook Air!

Apres se pose la question de la pixellisation perceptible (qui n'est pas la capacité de voir le pixel...).
Le pixel sur le Macbook devrait théoriquement etre 75% plus petit que celui d'un Macbook Air. Seulement pour que l'oeil parfait en condition optimale ne percoive pas du tout de pixelisation il faudrait que le pixel soit entre 300% et 600% plus petit!

Pourquoi cette echelle du simple au double? Parce que le calcul du pouvoir de resolution de l'oeil est complexe et plus encore si l'on parle d'un ecran (plan) avec une luminosité et un contraste relatifs et que la precision de l'oeil varie en fonction de l'angle et de la zone dans le champ visuel.

Donc pour ne percevoir aucune pixelisation a moins de 30 cm de distance, il faudrait des ecrans dont la densité en pixel se situe entre 500 ppi et 900 ppi!
Aucun Mac n'a une densite de pixel superieure a 230 ppi!

Apres, se pose la question de l'impact de la pixelisation sur la fatigue occulaire.
Premiere chose: pendant des décennies la densité de pixel des Mac a ete de 72 ppi. Celle de Windows etait de 96 ppi.
Au niveau de l'impression les documents de bureautiques ont ete sous les 150dpi jusqu'a la generalisation des imprimantes laser a 300dpi. L'impression photo de qualité va de 300 a 1200 dpi et peut meme aller bien au-dela.
Comment a-t-on pu travailler pendant toutes ces années sur écran ou même sur papier?
Parce que la pixelisation a un impact tres relatif.

Il y a 2 cas a considérer: le travail sur document (texte et schema) et l'analyse d'images photographique.

Il faut comprendre comment fonctionne la lecture: le cerveau reconnaît des formes (mot ou groupe de mots) qui ont un sens. Pareil pour les schema.
Dans ce cas, la lettre et la precision de son dessin n'est pas l'element signifiant (c'est ce qui permet de lire a la meme vitesse des mots composés de lettres dont la forme varie (fontes differentes ou ecriture manuscrite).

Donc on se fout du niveau de pixellisation du moment que le caractère est identifiable (a partir de 72 ppi ça tourne au-dessus de 5 points, sachant que les textes sont au minimum en 9 points...).

Par contre la taille de l'element (lettre ou forme) va jouer sur la vitesse de reconnaissance et sur la fatigue occulaire et cela en fonction de l'etat de l'oeil. Lire un texte a +150% (sur le meme ecran donc avec la meme "resolution") est moins fatiguant mais cela n'a rien a voir avec la pixelisation!

Pour une image a analyser (description ou construction) ce qui est signifiant c'est la proximité de taille entre le plus petit element signifiant et le pixel. Par exemple si on cherche a identifier un cours d'eau sur une image prise par avion, plus la densité en pixel est importante (donc le pixel petit) moins il faudra faire d'effort pour distinguer le petit trait du cours d'eau...

Bref, le MBA avec son ecran plus grand est moins fatigant que le Macbook Retina. Pour que le Macbook offre un vrai avantage il faudrait que sa densité de pixel soit plus que doublée, mais cela ne changerait rien par rapport a la taille des elements affiché.
L'ideal serait qu'Apple passe a un Macbook Air avec un ecran de 600ppi et de 14".

Par contre il y a bien des éléments signifiants des qu'on monte en densité de pixel: la consommation électrique, la bande passante et l'occupation en mémoire. Et par voie de conséquence l'autonomie sur batterie...

Ça veut dire que si visuellement le Retina n'apporte quasi rien en terme de fatigue visuelle, en terme de perte d'autonomie cela a un impact enorme. En gros on peut estimer qu'en restant a 150ppi on aurait des portables qui tiennent 15 heures au moins!

avatar patrick86 10/04/2017 - 08:35

@C1rc3@0rc :

Pourquoi ne comparez-vous jamais le MacBook 12'' au MacBook Air 11'', plutôt qu'au 13'' ?

Le MacBook est plus proche d'un MacBook Air 11" (notamment en poids et encombrement), que d'un 13''. Le MacBook Air 13'', c'est maintenant au MacBook Pro 13'' qu'il se compare.

-

M'enfin, n'ayant de toute façon pas besoin de vous pour savoir quel ordinateur convient à mon usage ni comment je devrais l'utiliser, je vous laisse à vos obstinations égocentriques et retourne à mes occupations.

avatar Manubzh 11/04/2017 - 12:21

peut être parce que le MBA est fini et n'a pas d'écran rétina...

avatar feefee 10/04/2017 - 11:01 via iGeneration pour iOS

@C1rc3@0rc

"Belle demonstration de bêtise et d'ignorance de fanatique au crane bourré par le marketing."

À partir de la j'ai vraiment pas envie de lire ta suite .
Dommage que ton cerveau soit aussi pollué ....

avatar Manubzh 11/04/2017 - 12:21

oh bah tant mieux, tu vas nous épargner ton propos de fanboy décérébré
Dommage que ton cerveau soit aussi pourri par tant d'inutilisation...

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