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Test du MacBook Pro Retina 13" fin-2012 Core i5 à 2,5 GHz

par Stéphane Moussie le 03.11.2012 à 10:00

Une fiche technique moyenne

« MacBook Pro Retina : la fiche technique d'un 17" dans le corps d'un 15" », titrait-on dans le test du Retina de juin. On serait bien en peine de réutiliser la même formule pour son petit frère. Si le MacBook Pro Retina 15" est une vraie bête de course, il suffit d'un coup d'oeil sur la fiche technique du modèle 13" pour voir qu'il est équipé d'une configuration moins haut de gamme (n'en déplaise à son tarif). Le modèle que nous avons testé, l'entrée de gamme à 1749 €, est ainsi équipé d'un processeur Intel Core i5 bicoeur cadencé à 2,5 GHz (Turbo Boost jusqu’à 3,1 GHz) avec 3 Mo de cache N3 partagé.

Il s'agit du processeur Core i5-3210M, gravé en 22 nm avec un TDP (enveloppe thermique) de 35 W... soit la même puce qui équipe le MacBook Pro 13" mi-2012 (lire : Test du MacBook Pro 13" mi-2012 Core i5 à 2,5 GHz). La technologie HyperThreading fait apparaître les deux coeurs physiques comme quatre coeurs logiques. Le Turbo Boost est lui aussi de la partie et son fonctionnement n’a pas changé : quand un logiciel utilise les deux coeurs physiques, ceux-ci fonctionnent à leur cadence de base (2,5 GHz) et quand un seul est utilisé, alors il peut tourner à 3,1 GHz.

La surprise vient en revanche de la puce graphique, une Intel HD Graphics 4000, doté d'un surplus de mémoire comme nous en faisions part récemment (lire : MBPr 13 : la puce graphique dispose de 768 Mo de RAM).


Contrairement aux autres Mac (Mac mini, MacBook Air...) qui sont dotés de la même solution graphique, la HD 4000 du Retina 13" dispose de 768 Mo de mémoire, soit 256 Mo de plus qu'habituellement. Sa fréquence va de 650 MHz jusqu'à 1,1 GHz et elle est équipée de 16 unités d'exécution pour en faire l'une des cartes intégrées les plus puissantes d'Intel (mais qui ne peut pas rivaliser avec une carte graphique dédiée, cela va sans dire).

L'absence de carte graphique dédiée est sans aucun doute liée à des contraintes de place et d'autonomie. Apple n'a eu d'autre choix alors que d'aller piocher dans le haut de gamme et d'augmenter la mémoire allouée pour faire tourner convenablement la machine sans l'aide d'une seconde puce. En effet, là où le MacBook Pro 13" ne s'occupe que de 1 280 x 800 pixels, le modèle Retina doit gérer nativement 2 560 x 1 600 pixels (ramenée à une définition utile de 1 280 x 800). D'où la nécessité d'une puce adaptée... qui fait figure de pis aller comme nous le verrons plus tard.

Face avant de la carte mère du MacBook Pro Retina 13" - Image iFixit. En rouge, la puce Intel Core i5-3210M ; en orange, la RAM soudée ; en jaune, le PCH ; et en bleu clair, le contrôleur Thunderbolt.

Contrairement au modèle non Retina, le nouveau 13" dispose de deux fois plus de RAM (8 Go contre 4 Go) et d'un SSD en lieu et place d'un disque dur 5 400 tr/min. Qui aura déjà goûté à un SSD connait les avantages de ce support de stockage : démarrage très rapide, idem pour la sortie de veille, performances globales améliorées... Mais on peut regretter qu'il s'agisse d'un modèle de seulement 128 Go.

De la même manière que le Retina 15", ce modèle est équipé d'évents d'aération situés sur le côté. Ils ne sont pas visibles lorsque l'on utilise le Mac car ils font face à la surface sur laquelle on pose la machine, sans néanmoins la toucher pour justement alimenter l'ordinateur en air frais.

Et tout comme son grand frère, le Retina 13" est parfaitement silencieux pour les tâches classiques. Les résultats sont à vrai dire identiques : la lecture de films HD 1080p ne vient pas déranger ce silence tandis que la température de la coque monte de quelques degrés pour atteindre les 40. La chaleur est alors localisée autour de la charnière.

Comptez au moins vingt minutes en utilisation intensive (jeux gourmands ou exports de vidéos lourdes) pour que la température atteigne les 50°. Elle retombe ensuite rapidement une fois l'activité arrêtée. Un très bon point donc.

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