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Bill Gates veut une taxe sur les robots

Christophe Laporte | | 13:00 |  187

Sans le vouloir, Bill Gates va-t-il s’inviter dans la campagne présidentielle française ? Dans un entretien donné à Quarz, le cofondateur de Microsoft souhaite taxer les robots pour financer les emplois non rentables. Des propos qui ont fait plaisir au candidat socialiste à l’élection présidentielle, dont c’est une proposition phare.

Pour le cofondateur de Microsoft, l’équation est simple. Dans les prochaines années, les robots vont détruire des millions d’emplois. Si ces derniers remplacent un être humain à une tâche, il est important selon lui que les robots soient taxés d’une manière ou d’une autre à un niveau équivalent.

Cet argent doit permettre selon lui de financer des emplois non rentables, mais très importants comme aider les personnes âgées, avoir plus de classes avec des effectifs moins importants ou prendre en charge les enfants avec des besoins spécifiques. Tous ces emplois où l’empathie est indispensable et où l’être humain a un rôle à jouer.

Et Bill Gates de finir sa démonstration en affirmant que les constructeurs de robots (c’est l’un des scénarios qu’il met en avant) n’en feront pas une montagne de devoir s’acquitter d’un impôt sur les robots.

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187 Commentaires Signaler un abus dans les commentaires

avatar whocancatchme 19/02/2017 - 13:20 via iGeneration pour iOS

C'est du racisme envers les robots

avatar alezan 19/02/2017 - 13:23 via iGeneration pour iOS

Mais non Bill ce n'est pas les constructeurs de robots qu'il faut taxer mais les entreprises qui remplaceront des travailleurs par des robots...

avatar SIMOMAX1512 19/02/2017 - 13:26 via iGeneration pour iOS

@alezan700@gmail.com

Je pense qu'il dit qu'il faut taxer des deux côtés , celui qui fabriquent et celui qui exploitent.



avatar Maitre muqueux 19/02/2017 - 18:05 via iGeneration pour iOS

@SIMOMAX1512

Toi tu es bien un socialiste, à défaut de proposer quelque chose d'innovant, on taxe! Pauvre France !

avatar ever1 19/02/2017 - 20:17

Moi, je taxe ceux qui usent de l'expression "Pauvre France" d'idiots et généralement ça va de paire avec facho ;).

avatar hairsplitter 19/02/2017 - 23:18

Ce mot valise devient insignifiant.

avatar oomu 19/02/2017 - 21:27

innovant ? okay, innovons :

supprimons l'argent, puisque les robots créeront la valeur sur demande. Tout le monde aura de base droit à tout ce qui lui faut pour faire sa passion. On aura tous droit de déclarer 3 passions.

J'ai déclaré "explorer les fonds marins", on m'a donc fourni un bathyscaphe complet, merci les robots.

-
sinon, pour financer tout ça, je propose une taxe là où la valeur s'accumule: la fabrication et exploitation de robots.

Votez pour moi.

avatar MacGyver 19/02/2017 - 22:01

non rien

avatar C1rc3@0rc 20/02/2017 - 10:39

Hum c'est pas l'argent le problème.
Le problème c'est que le travail est une valeur morale, sociale, politique, religieuse,... bien avant d’être un outil de production... et que le monde politique est terrifié et désemparé face a la raréfaction et la disparition du travail.

C'est extraordinaire, mais depuis la fin de période de reconstruction post-guerre ( début des années 70) la société subventionne (et dégrade sa productivité et son PIB...) de plus en plus d'emplois, qui ont ete rendu inutiles par la mécanisation, puis par l’automatisation. Maintenant on voit que ces emplois subventionnés ont un tel coût qu'il est moins cher d'aller vers une rente de vie automatique.

Ce qui est amusant c'est que que la quasi totalité des ideologies politiques se définissent par rapport au travail, et le pire c'est que les mouvements qui se disent progressistes sont bâtis sur le travail: sans le travail le communisme comme le socialisme n'existent pas!
Et du coté des conservateurs, c'est pas mieux, d'autant plus qu'ils sont moralistes.

L'autre problème c'est que l'emploi est une valeur d'identifiant et identitaire, une définition sociale, un facteur de droits et une position sociale... pas une attribution temporaire liée a une compétence et un besoin ponctuel...
Faut bien se rendre compte aussi que le principe méritocratique, socle omniprésent de la plupart des sociétés, est basé usuellement sur le travail...

Troisième problème: depuis qu'on est passé du chasseur-cueilleur nomade a celui de travailleur sédentaire, en quasi totalité, les sociétés ont toujours eu besoin d'esclaves !

L'occident, comme l'orient antique ou medieval, ont construit des castes définissant ceux qui étaient esclaves (facteur raciaux, religieux, de genre, d'age, geographiques, historiques, de naissance, en capital, en fortune...) et ceux exploitaient les esclaves (les pretres, les decideurs, les dirigeants, les administrateurs,...) et ceux qui profitaient de l'esclavagisme (la masse).

L'occident a progressivement fait évoluer le statut d'esclave sans pour autant le supprimer fondamentalement: esclave antique libre, serf et vilain medieval, ouvriers puis salariés et entrepreneur indépendant... et cette evolution a ete tres tardive pour les femmes et les enfants :(

aujourd'hui, la notion d'esclave humain est sur le point de disparaitre, le robot (esclave..) va enfin liberer l'esclave humain... mais la disparition de l'esclave humain implique aussi la dispartition de l'esclavagiste.

Que propose l'esclavagiste: taxer le robot, comme ça il conserve le pouvoir sur la partition sociale et sa place dans la societé. Car si le travailleur va disparaître, celui qui fait travailler le travailleur, celui qui "donne" du travail et donc "definit" la valeur de l'Homme dans la société :( lui va encore plus vite disparaître!

Il faut noter que le politique (et souvent le religieux) a tout fait pour ralentir l'automatisation depuis les annees 60 (maintient des postes de caisses dans la distribution, limitation des "robots" dans l'industrie, a commencer par l’automobile française)

Il faut faire tres attention au debat sur l'arrivée du robot dans la societé, car cela implique un chagement profond dans la societe, occidentale et orientale, et les plus menaçés ne sont pas les travailleurs, mais ceux qui "managent" le travail, dont le politicien, et aussi le religieux!

Donc seule une evolution democratique et laique forte permettra d’éviter le marasme et le conflit artificiellement créé par le politique et le religieux, qui ont tout a perdre!

Et comme par hasard on voit ces derniers temps le politique et le religieux agir dans le même sens: suppression démocratique, terrorisme, radicalisation, conservatisme...

Et il faut aussi rappeler que les 3 familles de religions d'origines hébraïques (judaïsme, christianismes, islams) sont intimement et fondamentalement liées a l'esclavagisme et donc au travail/valeur, et certains de leurs dérivés sont doublement liés (christianismes afro-américains par exemple).

Pour finir, le robot n'est pas que la machine physique, mais aussi les logiciels experts et tout ce qu'on nomme intelligence artificielle (dont beaucoup de choses qui ne sont pas véritablement de l'IA)... Aujourd'hui l'automatisation promet de faire disparaître le travail "inhumain" mais demain matin, ce sont des emplois de secrétariats, de comptable, de manager, de trader, de coach... et après demain ce sera l'enseignant, le médecin, le designer, une partie des ingenieurs, les programmeurs,... !

Laurent Alexandre donne un éclairage a sérieusement prendre en compte même s'il est discutable sur certains points: https://www.youtube.com/watch?v=NjQEzqyfCrs

avatar paddy57 20/02/2017 - 06:57 via iGeneration pour iOS

@C1rc3@0rc

Oui, on se définit par le travail, pas par ce qu'on aime ou sait faire. On dit je suis pâtissier, plombier,trader, enseignant, agriculteur. On dit rarement je joue de la musique, je cultive mes haricots, je fais du point de croix, j'aime me balader , j'élève mes enfants. Toutes choses qui si elles ne sont pas mon travail, sont annexes, ou tellement évidentes qu'on n'en parle pas.
Notre travail nous définit. Et on s'aperçoit que c'est insuffisant comme définition.
Si notre fonction travail nous est retirée par les robots/IA/ automate, il nous reste 90% de ce qu'on est mais qui ne nous définit pas.
Et ces 90% vivent, mangent, produisent de la richesse non monetisable ou quantifiable. 90% qui ont des besoins vitaux: manger dormir, respirer, avoir une vie sociale.
Les robots ont une seule fonction essentielle: servir.
Qu'ils servent!
A partir de là, si certains veulent un robot pour nettoyer leur piscine, leur servir le thé ou leur faire des papouilles, rien ne les empêche d'activer leur fonction "travail" en plus pour se payer une théière à roulette ou ne homéopute carrossée comme ils veulent.
En ce qui me concerne, si je dois utiliser ma fonction travail uniquement pour me procurer un peu de "superflu", et plus comme la Valeur Qui Me Définit, ça me va.

avatar C1rc3@0rc 20/02/2017 - 10:55

« je suis pâtissier, plombier,trader, enseignant, agriculteur»

C'est bel est bien le problème justement. On exerce un métier, on est pas ce metier. C'est encore plus problématique lorsqu'on est chômeur et que l'on dit que l'on est pâtissier, il s'agit d'une «indéfinition».

L'identité c'est l’espèce, le genre, les facteurs physiques, la nationalité, la citoyenneté, l'opinion, l'histoire, la somme des savoirs et compétences, mais aussi son rôle familiale, sa position dans une fratrie et plus généralement dans une famille, son statut marital, mais surtout la place que l'on occupe dans le cœur de l'autre, qu'il soit parent, enfant, conjoint, partenaire, amis...

La carte d'identité prend en compte beaucoup de ces traits identitaires, mais pas celui du travail...

Se définir par un travail est terrible.

avatar ziggyspider 20/02/2017 - 13:54

@ SIMOMAX1512
Tu as raison, pour soulager cette pauvre France, il faudrait rétablir l'esclavage et entasser les prolos dans des dortoirs plutôt que leur offrir des apports. Ou mieux, exterminer toute cette vermine prolétarienne inutile pour la remplacer par des robots. Mais il va falloir se dépêcher, avant qu'une IA ne se mette à exploiter l'humanité …

avatar backfromcharly 19/02/2017 - 13:31 via iGeneration pour iOS (edité)

@alezan700@gmail.com
Ca revient au même vu que le constructeur de robot impactera le montant de la taxe sur le prix du robot.
Je trouve que c'est une bonne chose.
Quand on embauche quelqu'un on paye des taxes sur son salaire. Au minima ces taxes devraient être prélevées sur le robot pendant la durée de fonctionnement.
Tout le monde y gagne. L'état ne perd pas d'argent et l'industriel gagne le salaire net et autres avantages qu'il aurait dû sortir pour sortir pour un salarier.

avatar oomu 19/02/2017 - 21:29

le ex-salarié gagne quoi lui ? vous savez ce truc gênant, là, ha j'oublie le nom.. l'HUMAIN dont le Peuple (boueEERkl) est constitué en masse ! (béééh) ? il y a gagne quoi l'humain (et le chien, et le chat, et le faon, et le phoque..) ?

mais c'est bien de se préoccuper de l'industriel, oui, lui aussi il a un petit coeur...

avatar bugman 19/02/2017 - 13:42 via iGeneration pour iOS

Bah, vu qu'on va tous mourir d'une pandémie de toutes façons... on s'en fout, Bill.

avatar C1rc3@0rc 20/02/2017 - 10:59

Ben avant une pandémie (que les data sciences aident a combattre toujours plus vite et efficacement), on plus de risque de mourir d'une guerre pour le travail...

Le scenario de Mad Max peut être déplacé sur le travail comme ressources en voie de disparition...

avatar tchit 19/02/2017 - 13:44 via iGeneration pour iOS

C'est du bon sens.

avatar MacGyver 19/02/2017 - 22:08

taxer les robots car ils remplacent des gens c'est une idee dont on peut debattre

mais si on suit cette logique, il aurait fallu (et faudra) aussi taxer les ordi et logiciels depuis au moins 20 ans car ils ont aussi remplacer une masse de travailleurs

et des exemples comme on peut encore en trouver d'autres

Donc, je suis pas contre mais ils faut bien definir les choses pour que ca marche (et eviter l'optimisation comme on le voit ailleurs) et imaginer le but ultime a atteindre

D'une certaine maniere, on pourrait imaginer qu'avec l'informatique ces dernieres annees puis la robotisation, il n'y aura plus de choses a faire faire au gens qui puissent leur assurer de subsister (mais on en est encore loin quand on vois les pays du tiers monde)
cette voie la (dont je ne sais pas si elle est LA voie) c'est celle du revenue universel (pour rester dans la potitique actuelle) et de pleins d'autres bouleversements majeurs

quelque part, taxer les robots c'est refuser d'avancer vraiment dans cette direction qui semble inevitable en aidant le systeme actuel de persister en le perfusionnant

a voir dans les decennies a venir a conditions que rien d'autre ne perturbe l'evolution actuelle (catastrophes, guerre mondiales, contact avec les extraterrestre :) ..)

avatar C1rc3@0rc 20/02/2017 - 10:57

Le remplacement du travailleur par le logiciel a été important, mais pas assez par rapport au fait que la micro-informatique a créé de l'emploi et des marchés totalement inexistants avant les années 70.

La croissance de l'emploi direct et indirect créé grâce a la micro-informatique est énorme (certes moins que l'emploi supprimé) mais surtout la valeur créée par la micro-informatique est sans commune mesure depuis... l'invention de l'imprimerie!

Le domaine qui a le plus directement profité de l'essor de l'informatique c'est... la finance!
Sans l'informatique, pas de bulle, pas de trading a haute frequence permettant de moissonner la moindre fluctuation financière, pas d’économie de la dette a gérer, pas de fusée comme Apple, Google, Amazon,... a parasiter, etc

L'autre domaine c'est... le renseignement.

Mais heureusement le 3 eme domaine, c'est le développement scientifique, la production et la gestion du savoir.
Maintenant (depuis 2005 en fait) on est dans l'ere du big data, et la on a un probleme, parce qu'on pas de puissance informatique suffisante pour tirer partie de ces data, qui ne sont en l'etat pas encore des connaissance et même pas encore des informations: ça reste des stock de données, les futures mines du futur!

Pour le reste, je suis d'accord (encore que les extraterrestres, tant qu'on a pas le moteur hyper-exponentiel pas de risque de contact)

avatar Pas-un-philosophe 19/02/2017 - 13:54

Est-ce que les robots Jet black seront discriminé en raison de leur couleur supposée être plus fragile ?
Est-ce que ce sera légal ?

avatar sinbad21 19/02/2017 - 13:54

Je ne soutiens pas Hamon, mais j'ai toujours pensé que taxer les robots était une bonne idée. À condition que ce ne soit pas une taxe en plus, mais une taxe compensée par une détaxe équivalente sur l'emploi.

avatar r e m y 19/02/2017 - 18:21

La détaxe sur les emplois elle est automatique malheureusement... vu que le robots remplacent des emplois, ces derniers n'existant plus, ne produisent plus de cotisation sociale!
D'où l'idée défendue par Hamon mais également Bill Gates (qu'on peut difficilement taxer de socialisme) de prélever des cotisations sociales ou taxes sur les robots.

avatar 0lf 19/02/2017 - 20:56 via iGeneration pour iOS

@r e m y
en quoi une détaxation est malheureuse si elle s'accompagne d'une baisse des dépense, dans l'administration notamment ?

avatar debione 20/02/2017 - 00:24 (edité)

Moins de dépense=moins d'emploi=moins de cotisation=plus de chômeurs...

Bref on est pas rendu...

avatar C1rc3@0rc 20/02/2017 - 12:31

@debione

C'est un modele archaique.

Faut remplacer emploi par richesse, cotisation par rente, dépense par consommation.

Les régimes qui sont subventionnés par les cotisations sont les régimes de non-emploi (formation, maladie, vacance, chômage, retraite), qui sont intimement lié a l'emploi et sont définis comme des "defauts d'emploi" (inaptitude due a la santé, l'age, la fatigue, le )

Tant que la masse et le flux d'emploi est largement superieur, ce modele tient, mais pour cela il faut que l'emploi ait une "puissance meurtrière" suffisante:
- pas plus de 20 ans de survie a l'emploi,
- pas de survie massive aux maladies incompatibles avec l'emploi,
- pas de période pre-emploi supérieure a 16 ans,
- pas plus de 5 semaines de vacances,
- pas plus de 2 ans de chomage...

Le hic c'est que les 40 dernières années ont explosé ces plafonds et cela s’accélère!

Alors aujourd'hui le politique et le moraliste mettent la faillite du système sur le dos de l'immigré, du jeune, du vieux, de la femme, de la démocratie, du marché, de la mondialisation, de l'effacement du nationalisme, de la progression de la laïcité, du climat, de la finance... heu ok la finance a aussi une vraie responsabilité mais pas pour les mêmes raisons!

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