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iPhone = Mac 2.0 ?

Christophe Laporte | | 09:20 |  60
Avec l'iPhone, Apple va-t-elle répéter les mêmes erreurs que par le passé et revivre le même scénario qu'avec le Macintosh durant les années 80 ? C'est à cette (éternelle) question que Jean-Louis Gassée tente de répondre dans sa colonne hebdomadaire.

Retour en 1984 : avec le Macintosh, Apple avait un produit et une avance technologique qui devait lui assurer la main-mise sur le marché de la micro-informatique. Cependant, en s'obstinant à vendre ses ordinateurs très chers, Apple s'est fait souffler le marché par Microsoft, qui adopta une stratégie résolument différente. Microsoft mit sous licence son système d'exploitation, et créa un écosystème ouvert, qui ne laissa plus que quelques miettes à la firme de Cupertino à la fin des années 90.

Lorsqu'elle a présenté pour la première fois l'iPhone, Apple était dans une situation similaire à celle quand elle a lancé le Macintosh en 1984 : un produit révolutionnaire qui doit lui permettre de s'accaparer le marché des smartphones. Si l'iPhone connaît un succès indéniable, il semble devoir abandonner la première place à Android. La stratégie de Google est assez similaire à celle de Microsoft, à la différence que le système d'exploitation du géant de l'internet est gratuit. Un argument souvent rebattu par Microsoft, qui estime qu'Android présente des coûts cachés notamment en matière de propriété intellectuelle et de brevet (lire : Microsoft dénonce les coûts cachés d'Android).


Comme le note l'ancien responsable R&D d'Apple, si les deux situations présentent des similitudes, elles présentent également certaines différences. Ainsi, l’écart tarifaire entre un smartphone Android et un iPhone et bien moindre à celui d'un Mac et un PC dans les années 80. D'autre part, pour JLG, il ne faut pas oublier que cette stratégie a permis à Microsoft de se retrouver en situation de monopole, situation dont elle a profité et qui n'a pas toujours été bénéfique pour les utilisateurs.

Gassée ne perd également pas de vue, que le Macintosh porté par l'effet halo connaît un nouvel élan depuis quelques années. Outre-Atlantique, le Macintosh flirte avec les 10 % de part de marché. D'autre part, sur le segment des ordinateurs de plus de 1000 $, sa part de marché avoisine les 90 % (lire : Haut de gamme : le Mac écrase la concurrence).

Dominer n'est pas gagner !
Gassée est au moins d'accord avec un autre ancien d'Apple, Andy Rubin, devenu entre-temps responsable du développement d'Android, qui déclarait que la firme de Cupertino avait au moins le mérite d'apprendre de ses erreurs (lire : Android : Google dévoile son programme pour 2011). Depuis son retour aux affaires, Steve Jobs a réussi à faire du Macintosh un business extrêmement rentable.

En effet, sur le plan des profits, Apple n'a rien à envier à HP, le premier constructeur de PC. À titre d'exemple, ce dernier a réalisé sur la vente d'ordinateurs un chiffre d'affaires de 10 milliards de dollars, soit grosso modo trois fois plus qu'Apple. Toutefois, son résultat d'exploitation en ressort à 5 % contre 30 à 35 % pour Apple.

En matière de rentabilité, Apple est difficile à battre que ce soit avec le Macintosh ou l'iPhone. Dans la téléphonie mobile, plusieurs études montrent qu'Apple était l'acteur le plus rentable et de loin (lire : iPhone : 4e en parts, 1er en bénéfice et Apple et RIM : 10 % du marché, 65 % des revenus).

Pour JLG, l'iPhone a profité des erreurs d'Apple pour le Macintosh. Outre l'argument du prix évoqué plus haut, le terminal d’Apple a bénéficié d'un solide réseau de distribution grâce notamment aux Apple Store, d'une plate-forme de téléchargement redoutable avec l'App Store qui règle la question de la distribution des logiciels et plus généralement de l'infrastructure d'iTunes.

Mais la guerre est-elle perdue (encore) pour Apple ?
Pour Jean-Louis Gassée, la guerre des smartphones est un remake de la guerre de la micro-informatique, mais en plus intense. Android devrait dominer le marché, mais Apple a toutes les cartes en main pour rester un acteur majeur sur ce marché et être la société qui amasse le plus de profits. L'autre différence pour JLG, par rapport à ce que l'on a connu dans les années 80, c'est que l'on devrait assister à une guerre de mouvement. iOS ne se limite pas aux smartphones, il est au coeur de l'iPad ainsi que de l'Apple TV et pourrait à terme s'inviter dans d'autres objets communicants.

Toutefois, on peut se demander si Jean Louis Gassée n'a pas vu le verre à moitié plein. Si l'analogie avec le Macintosh est intéressante, celle avec l'iPod l'est tout autant. Avec un écosystème fermé et un nombre réduit d'appareils, Apple est parvenue à dominer un marché de la tête et des épaules. Certes, le marché des baladeurs est moins concurrentiel que celui de la téléphonie, mais il montre qu’il est possible de dominer un segment tout en réalisant des bénéfices conséquents.

Avec le recul, on peut se demander si Apple n'aurait pas réussi à empêcher l'irrésistible ascension d'Android si elle n'avait pas commis deux erreurs. La firme de Cupertino a sans doute été victime de sa politique d'exclusivité. La part de marché de l'iPhone a toujours été plus élevée dans les pays où le terminal d'Apple était disponible chez tous les opérateurs. Si pendant un premier temps, une telle politique pouvait se comprendre, elle a rapidement été contre-productive pour Apple (lire : L'exclusivité chez AT&T : la grosse erreur d'Apple ?). Android a connu dans un premier temps une ascension fulgurante aux États-Unis, pays dans lequel l'iPhone n'est disponible que chez AT&T. Si Verizon avait pu commercialiser les terminaux d'Apple il y a deux trois ans, la situation aurait certainement été différente.

D'autre part, la politique tarifaire d'Apple n'est sans doute pas exempte de tout reproche. Il n'est pas anormal que l'iPhone 4 soit vendu à un prix élevé. C'est un appareil haut de gamme qui se veut à la pointe de la technologie. Mais est-il normal qu'un iPhone 3GS, qui reste au demeurant un très bon smartphone soit vendu encore si cher alors qu'il est vente depuis 18 mois ? Aux États-Unis, il faut débourser 99 $. En France, il est actuellement en promotion à 39 € chez Orange et SFR, mais coûte 99 € chez Bouygues. Ne devrait-il pas être proposé gratuitement avec un forfait de deux ans à la clé ?

Bref, il n'est pas interdit de penser que si Apple avait accepté pendant quelque temps de réduire quelque peu la marge, elle aurait pu imposer davantage sa plate-forme et obtenir au final une plus grosse part du gâteau.

[image : gert_stone]
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60 Commentaires Signaler un abus dans les commentaires

avatar Bibotonio 03/01/2011 - 13:32

@MachX : La visio, mise en avant lors du lancement de la 3G par les opérateurs en France notamment, a été LE GROS fail de ces dernières années. Pour l'avoir vu et testé : les appels visio ne fonctionnaient pas (ou très mal) entre des appareils de différentes marques, chez des opérateurs concurrents. Ils ont tout fait pour que ça foire. Du coup, je n'ai jamais utilisé et je n'ai que rarement vu des personne utiliser la Visio (au sens "youpi vive la vision sur les réseaux 3G avec une qualité toute pourrie !"). Et sinon pour répondre à ta question : OUI l'iPhone 4 (et uniquement lui) te permet de faire de la visio via ce qu'Apple appelle "Face time" (pas de jeux de mots en dessous de la ceinture svp, hein ?... ;-) Pourquoi uniquement l'iPhone 4 ? Pure contrainte technique : les autres iPhone n'ont pas de caméra en facade pour la visio.

avatar TequilaPhone 03/01/2011 - 13:38

haha le p'tit montage du pied de l'iMac sur l'Iphone :-)

avatar Bibotonio 03/01/2011 - 13:48

Ah oui quelques précisions : FaceTime ne fonctionne actuellement que sur les réseaux Wifi (pour des questions de performances et de débit). Des petits malins ont bien réussi à le faire fonctionner sur un réseau 3G mais c'est bof. FaceTime est basé sur des standards ouverts. Il est disponible en bêta sur Mac OS X : tu peux donc "face timer" depuis ton iPhpone 4 ou iPod Touch dernière génération vers un Mac équipé. Et vice versa.


avatar Mac1978 03/01/2011 - 14:11

Facetime n'est plus limité à l'iPhone 4. Voir http://www.apple.com/fr/mac/facetime/, même s'il n'est pas (encore?) accessible aux autres smartphones disposant d'une caméra. Il est certain qu'en refusant de licencier Mac OS 1.0 et suivants, entre autres à Michael Dell , S. Jobs a contribué grandement au succès de MS-Dos, puis Windows. Et par ricochet au succès de Intel et à l'échec de Motorola... Et aujourd'hui, il n'est d'ailleurs pas certain que le Mac soit tiré d'affaires, il n'y a qu'à voir le peu de développement du Mac, tant hardware que software des ces deux dernières années. Le "back to the Mac" de cet automne était plus de la poudre aux yeux que l'annonce de réelles nouveautés. Cet échec est pour moi quasi certain (mais ce n'est que mon avis) parce qu'Apple n'a pas voulu se donner les moyens d'entrer dans les grandes entreprises. Le renoncement au XServe étant l'exemple définitif. Et le parallèle entre iOS et Android n'est pas si "tiré par les cheveux" même si les marchés sont un peu différents. Une différence est que pour l'instant il reste deux poids très lourds (en termes financiers) dans la concurrence (Google avec Android, et Microsoft avec Windows 7 mobile) qui vont se disputer les pdm des OS de smartphones des fabricants de masse. Je ne crois pas que HP arrivera à imposer son OS et je crains que RIM ne soit condamné à un lent déclin. L'avenir s'annonce passionnant.

avatar ericaqc 03/01/2011 - 15:33

Difficile de juger des erreurs d'Apple quand cette dernière a réussi à devenir en 4 ans la référence dans un marché dominé il y a peu par le Blackberry. Par contre, il est probable qu'Apple ait été surprise de la popularité exponentielle des téléphones "intelligents", popularité dont elle est la locomotive. Je doute fort que le système Android aurait réussi seul l'exploit d'Apple (déloger RIM). Quant à la possible ré-édition de l'histoire, pour l'avoir vécu, j'en retiens qu'Apple a surtout coulé quand ils ont arrêté d'innover et qu'ils ont sorti des produits qui ressemblaient trop à des pc. Comme l'a dit S. Jobs à son retour, "Microsoft n'a pas besoin de perdre pour qu'Apple gagne" (1998 ou 99). Et c'est ce qui est arrivé. De la même façon. Android n'a pas besoin de perdre pour qu'Apple gagne... à sa façon. Aujourd'hui, Apple ce n'est pas juste des ordinateurs. C'est un écosystème informatique complet qui dope d'ailleurs leurs ventes d'ordinateurs à des niveaux records. Tant qu'ils vont continuer à frapper l'imagination et sortir des produits de qualité, je ne crois pas qu'ils aient des risques de revivre la même histoire, quelle que soit leur part de marché.

avatar pecos 03/01/2011 - 15:58

pour moi, iOS va devenir exactement comme MAC OS par rapport à windows : le restaurant vs. la cantine. c'eest déjà la différence entre iOS et android : pourquoi ça changerait ? on s'en fout en fait des PDMs : dans le cas d'android, les gagnants sont les accros à la bidouille, les pirates et ceux qui comptent leurs sous. dans le cas d'iOS, les gagnants sont les utilisateurs ordinaires et les dévelopeurs. Mon camp est très vite choisi, suprématie marketting ou pas : - En tant qu'utilisateur, je sais qu'avec iOS, j'ai toutes les applis dont je peux avoir besoin pour pas cher. - En tant que dévelopeur, je sais que je vais BIEN gagner ma vie avec un OS qui dans la plupart des cas empêche le piratage. Les deux conditions sont très loin d'être réunies avec android. Surtout la deuxième. Donc... les PDMs... on s'en tape un peu du moment que le réservoir de clients iOS est aussi énorme que ce qu'il est avctuelement. Android peut bien grossir. ;-)

avatar Bibotonio 03/01/2011 - 15:58

@Mac1978 : si je ne m'abuse, Apple avait licencié son Système 7 pour contrer le modèle économique de Windows. Mais ces braves visionnaires à la tête d'Apple à l'époque, après avoir eu la lumineuse idée de virer Jobs, ils n'ont eu qu'une vision très "comptable" de la gestion d'une entreprise et du succès des produits qu'elle propose (comprendre : "vendons plus, sous traitons, licencions notre propriété intellectuelle et c'est le seul moyen d'engrenger des sous"). Au final ces fameux "clones" ont mangé les parts d'Apple et non celles des PC sous Windows et ça a failli couler la boite. Bref. Donc à mon humble avis tu te goures un peu... Sinon pour le "peu de développement du Mac", permets moi de rire. Certes en puissance brute les Macs sont moins impressionnants que certains Alien Ware... mais perso je préfère un Mac "sous équipé" qui marche qu'un PC survitaminé qui pédale au bout de quelques mois d'utilisation. Bref, vieux débat tout comme celui de l'iPhone à son lancement : "oh my God ! pas de 3G ? Un simple appareil photo 2Mpix ? Pas de MMS ? Mon Nokia N95 est plus balèze ! ça ne marchera jamais !" On connaît la suite...

avatar Bibotonio 03/01/2011 - 16:03

Pour réagir sur le point soulevé dans l'article concernant les prix pratiqués par Apple, il y a tout de même un truc que j'ai du mal à comprendre. Si Apple maintient ses prix : on crie au vol. Si Apple les baisse : on hurle à la braderie de son matériel et qu'elle baisse en gamme (ou en qualité). Faudrait quand même savoir ce qu'on veut, mince alors. Alors oui j'imagine qu'il y aura toujours ces gens qui veulent le produit tip top pour 3 francs 6 sous. Voire gratuitement tant qu'à faire. M'enfin bref.

avatar Mac1978 03/01/2011 - 16:15

Apple a licencié son système dès 1995 soit 10 ans après la sortie de Mac OS 1.0 dont je fus un heureux acquéreur en 1984 un un Mac 512. Je ne me goure pas, j'ai la chance d'utiliser le cas Apple comme modèle d'enseignement en cours de marketing et j'ai donc lu "De Pepsi à Apple" de Sculley, les mémoires non officiels de S. Jobs et je lis à peu près tout ce qui sort comme livre sur Apple. Je n'ai pas fini celui de Wozniak, je le reconnais. Quand je parle de l'absence de développement du Mac et autour du Mac de la part de Apple, je ne parle pas de l'intégration des derniers gadgets, mais par exemple du non remplacement du HFS+ par un vrai système de fichiers (ZFS ou autres), de la non intégration de ses propres technologies Snow Leopard par Apple dans presque tous ses produits, de l'abandon du XServe, du non développement de la gamme professionnelle, etc. Pendant plusieurs années, Mac OS X a été réellement en avance par rapport à Windows. mais avec 7, cette avance a fondu et pour l'instant je ne vois rien venir, si ce n'est que le Mac compte de moins en moins dans le PxP de Apple et que sa part de marché mondiale reste assez petite, en tout cas assez petite pour disparaître rapidement, ce que je regretterais amèrement étant utilisateur Apple depuis 1978 et mon premier Apple II.

avatar MachX 03/01/2011 - 16:38

Pour l'instant, Ios n'est pas en danger, car le marché du Smartphone est en pleine croissance Par contre quand beaucoup seront équipés de smartphones, il faudra d'autres arguments que techniques pour tenir le coup. D'abord un prix compétitif, car les fonctions seront pour ainsi dire les mêmes sur tous les smartphones. Sauf peut-être chez Apple qui pourra se permettre d'être un peu plus cher, à la condition de ne pas léser les acheteurs du fait de l'absence de fonctions aussi basiques qu'un finder et d'un bluetooth pleinement opérationnel. Ces manques, personne alors ne les pardonnera à Apple. Un smartphone, c'est un petit ordinateur qui doit aussi laisser pas mal de liberté à ses acquéreurs sur ce qu'ils en font.

avatar Bibotonio 03/01/2011 - 16:42

Euh... tu avais dit "Il est certain qu'en refusant de licencier Mac OS 1.0 et suivants, entre autres à Michael Dell , S. Jobs a contribué grandement au succès de MS-Dos, puis Windows." Et là : "Apple a licencié son système dès 1995 soit 10 ans après la sortie de Mac OS 1.0 dont je fus un heureux acquéreur en 1984 un un Mac 512. Contradiction, non ? ;-) C'est pour ça que j'ai réagit. M'enfin bon c'est pas bien grave. @+

avatar dmax 03/01/2011 - 18:44

l analyse est tres etrange. Ca parle du mac comme un echeque parce-que il est minoritaire, mais ca dit a peine que c est grace a ce business model unique que c est devenu la societe informatique la plus rentable. Est-ce que que echappe tant que ca a monsieur Gasse que c est justement cette faible part de marche, mais oh combien ciblee avec genie, qui apporte cette rentablite quasi insolente? Certe le marche mobile est different, mais la plupart des analyses se plantent completement en ne voyant que l iphone, il faut etre aveugle pour ne pas voir que Jobs a une vision a long terme de ios, et que la pdm de l iphone en lui meme n est qu une partie de la part d ios. de plus quelle part? de quelle clients? ceux qui ne telechargent que des appli gratuites, ou ceux qui chargent 100 euros d appli des qu ils ont deballe leur ipad? oui la PDM de l iphone baissera, et probablement de IOS aussi, mais tout est en place que pour que la part soit tjrs la plus rentable.

avatar DrFatalis 03/01/2011 - 18:59

Je ne puis, hélas, que partager les avis de Mac1978.... (étant moi même un "Mac 1984", voire un "LISA 1983";-)

avatar Un Vrai Type 03/01/2011 - 19:42

@ Mac1978 : Juste pour rire quelques semaines, tu reproches quoi à HFS+ ? Merci.

avatar Nayver 03/01/2011 - 19:50

L'iPhone à 1 euros ? Euh c'est pas encore un service public hein. Je préfère qu'il reste cher et comme il est, plutôt que de le voir brader et devenir un telephone ordinaire.

avatar revol 03/01/2011 - 19:55

@Bibotonio Le mythe du PC qui pédale au bout de quelques mois aura la vie dure... Windows 7 est passé par là mon bon ami, et que ça te fasse mal ou non, c'est un excellent OS, qui non seulement ne pédale pas à l'installation, mais pas plus 1 an plus tard... Je n'ai jamais eu une machine aussi stable que depuis Windows 7 (et je considérai déjà ma machine comme stable avec Vista, étant possesseur d'une machine puissante (comme il n'en existait pas dans le catalogue Apple à moins de 6000 euros quand je l'ai achetée...)

avatar Anonyme (non vérifié) 03/01/2011 - 20:30

MS est à Apple dans les années 80 ce que Google est à Apple aujourd'hui si les gens se tournent vers Android c'est parce qu'ils en ont marre de payer un telephone innovant mais fermé, restreint et ultra surveillé... d'ailleurs, si la justice US condamne Apple pour vol des données de l'utilisateur, ça risque de faire très mal

avatar Tox 03/01/2011 - 20:46

@Nayver : selon les régions, l'iPhone est d'une banalité consternante... Et il est étonnant de voir le nombre de jeunes utilisateurs qui en possèdent un.

avatar Caramel10 03/01/2011 - 20:47

D'un point de vu purement capitaliste (existe-t-il d'autre références dans le monde IT depuis 20 ans ?), l'article est très bien résumé en deux expressions : - sur le segment des ordinateurs de plus de 1000 $, sa part de marché avoisine les 90 % - iPhone : 4e en parts, 1er en bénéfice et Apple et RIM : 10 % du marché, 65 % des revenus. "Le reste, c'est du bavardage" Wall Street, le film !

avatar Newton Pippin 03/01/2011 - 21:32

moi ce qui me fait peur ce sont la Chine et l'Inde, vu le nombre d'habitants et le pouvoir d'achat moyen, ça sent le carton pour Android.

avatar Mac1978 03/01/2011 - 23:33

@ Un Vrai Type Entres autres : http://uadmin.blogspot.com/2006/09/hfs-journalized-vs-zfs.html.... Amuse toi bien :-). @Bibotonio Michael Dell a souhaité licencier Mac OS peu après qu'il a créé Dell (1985 ou peu après) selon John Sculley, soit bien avant 1995. S. Jobs a refusé pensant que les gens achèteraient le Mac pour sa convivialité et malgré son prix très élevé en comparaison d'un PC. À l'époque, et c'est très facile à dire aujourd'hui, S. Jobs n'a pas imaginé que le développement du marché passerait d'abord par l'entreprise en raison du prix des machines premièrement et des logiciels disponibles (traitement de texte Wordperfect et tableur Lotus 1-2-3) deuxièmement. Avec son positionnement en termes de prix et la faible offre de logiciels, le Mac n'a pas pu et/ou Apple n'a pas su pénétrer le monde de l'entreprise. Conséquence, aujourd'hui, 7-8% de pdm mondiale :-(( Quand on a vécu avec le Mac depuis 1984, qu'on a lu environ une dizaine de bouquins sur Apple et/ou son créateur principal, on se rend compte que S. Jobs est vraiment extraordinaire. Ce qui ne l'empêche pas de se tromper de temps à autre. Voir par exemple l'échec de NeXT, notamment financier, annoncé pourtant comme l'IBM PC killer, le Mac killer, etc. C'est très facile de juger après coup et de l'extérieur, et il faut le garder à l'esprit. Cela n'empêche toutefois pas de garder un minimum d'esprit critique. En ce sens je trouve la news intéressante, notamment parce qu'elle traite une question que je me suis posée lors de la sortie d'Android. En plus, et J.-L. Gassée n'y fait pas référence, mais il y a un parallèle possible - même si audacieux - en ce sens qu'Apple avait donné accès à Microsoft à de nombreuses technologies de Mac OS pour que M$ développe Excel, technologies reprises dans les premières versions de Windows. Et il paraît probable qu'Eric Schmidt (fondateur de Google) ait profité de bien quelques informations lorsqu'il était au "board" de Apple sans qu'on puisse parler de pillage.

avatar pseudo714 03/01/2011 - 23:38

Apple a le téléphone de demain avec l'iphone, le portable de demain avec le macbook air, le pc fixe de demain avec l'mac, une future informatique mobile avec l'ipad, 300 mds de capitalisation boursière et surement la future plus grande capitalisation boursière au monde. Tous les concurrents que vous citez copient continuellement Apple et profite de ses innovations pour s'enrichir. Si on supprimait Apple microsoft, la plupart des fabricants de smart-phones et tous ceux qui font du profit sur l'expansion de la micro informatique seraient beaucoup plus pauvres.

avatar johntitor 04/01/2011 - 09:10

A vouloir une plus grosse part du gâteau on de risque vers l'indigestion.

avatar Bibotonio 04/01/2011 - 10:26

Une chose est sûre, c'est qu'il y a toujours eu un "avant" et un "après" Apple, lorsqu'elle s'est lancée dans un domaine, à chaque époque. Le monde du personnal computer avec le Mac. Le monde de la musique avec l'iPod + iTunes. Le monde de la téléphonie mobile avec l'iPhone. Et peut-être le monde de la "mobilité tactile moyen format" (je ne sais pas trop comment le nommer autrement) avec l'iPad ? Je n'ose imaginer où nous en serions aujourd'hui si Apple n'était pas venue avec ses propres produits, ô combien critiquables - certes - mais maintes fois copiés ou imités. Petite rétrospective sur l'aspect téléphonie mobile : Rien qu'à penser à Nokia qui pataugeait dans ses portables au design douteux : je crois qu'ils ont expérimenté à peu près toutes les formes de portables, tous les types de clapet coulissant, tournant, clamshell, etc..., toutes les couleurs et tous les types de clavier possibles y compris le clavier en cercle. Rien qu'à penser à RIM qui proposait ses BlackBerry avec toujours autant de touches sur leurs claviers. Et des concurrents qui cherchaient péniblement à les rattrapper en proposant des imitations du BlackBerry (cf. Samsung, Nokia...) Rien qu'à penser à Android lors de son rachat par Google, qui n'était alors qu'une pâle copie de l'OS de BlackBerry. Rien qu'à penser à tous ces "smart phones" sous Windows Pocket ou Windows CE, qui avaient pourtant plein d'atouts sur le papier (écran tactile, agenda, GPS pour certains), mais qui n'ont jamais (mais alors vraiment jamais) réussi à percer auprès du grand public. Bref, ça me fait doucement sourire et je me dis "Ouf, encore heureux qu'Apple est là pour tenter des choses et pour ne pas avoir peur de commettre des erreurs"...

avatar rikki finefleur 04/01/2011 - 12:31

Android risque de monter rapidement à 60 %de pdm, car les gens n'aiment pas la prison fermée d'apple, ni le contingentement hardware ou software imposé de force par la pomme. Exactement la même chose qu'à l'époque, qui vise à rendre prisonnier le client dans une bulle, sans sortie, avec tiroir caisse obligatoire.. Aujourd'hui je lis sur beaucoup de forum, que les gens commencent un peu a en avoir de l'ipad/ipodisation de l'informatique que ce soit dans le monde la vidéo, ou de la hifi.. bref l'indigestion est a venir.. Il est clair qu'hier, l'informatique était beaucoup plus libre, et l'on avait pas à demander l'autorisation du constructeur, pour installer tel ou tel logiciel, ou périphérique..

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