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Mathematica 9 prédit ce que vous voulez faire

Anthony Nelzin | | 12:45 |  13

Mathematica 9 est disponible, près de vingt-cinq ans après sa première version. Cette mise à jour du logiciel de calcul formel regorge de nouveautés, mais la plus importante est sans doute l'intégration d'une « interface intelligente », la Wolfram Predictive Interface.

Il s'agit d'abord d'un système d'auto-complétion des fonctions et options de Mathematica, comme on en trouve dans les environnements de développement. Il s'agit aussi d'un système de prédiction qui vous donne des pistes de traitement à la sortie de vos informations. Wolfram insiste sur l'utilisation des requêtes de Wolfram Alpha dans le développement de cette fonction, ce qui assurerait sa pertinence.

Parmi les nouvelles fonctions, on peut noter la prise en charge de 4 500 unités de mesure ou de l'intégration de R : on peut intégrer le runtime R à Mathematica, échanger des données entre les deux applications et surtout utiliser la syntaxe R dans Mathematica. Les outils de traitement statistique de Mathematica ont d'ailleurs été améliorés et de nouveaux types d'analyses ajoutés — comme par exemple l'analyse des réseaux sociaux (Facebook, Twitter, LinkedIn).

Le modèle économique de Mathematica n'a pas évolué avec cette nouvelle version : il est toujours disponible dans de multiples éditions avec des licences annuelles ou perpétuelles, de quelques centaines à plusieurs milliers d'euros. Les utilisateurs des précédentes versions peuvent obtenir un tarif préférentiel qui peut être jusqu'à 80 % inférieur au tarif normal.

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13 Commentaires

avatar byte_order 30/11/2012 - 11:03

@joneskind [29/11/2012 16:54]

"Qu'aurai fait De Vinci s'il avait perpétuellement du réinventer le pinceau ?"

Il aurait inventer l'ordinateur puis écrit Paintbrush ?
Heureusement, il a préféré inventer l'hélicoptère parapluie.

"je pense que se faire chier à faire fonctionner un logiciel libre alors qu'un logiciel payant fait beaucoup mieux est contre-productif."

Et réciproquement, car les cas inverses existent aussi.

"Parfois quand je regarde Linux, je me dis que c'est un système en perpétuelle Beta."

Il est temps de grandir : tout logiciel est en perpétuelle Beta : les fonctionnalités voulues sont là mais il reste *inévitablement* des imperfections dans leur implémentation.

Le terme "version finale" n'est qu'un terme arbitraire pour désigner telle ou telle Beta comme étant la dernière. Ni plus ni moins.

Par ailleurs, c'est dans l'ADN des logiciels libres, de par le libre accès aux sources, d'être fatalement toujours améliorables puisque personne ne peut définitivement décider que cette version là sera la dernière.

"Parce que les codeurs sont tellement occupés à ajouter des fonctions et des fonctions et des fonctions qu'ils en oublient l'essentiel: à quoi elles servent et comment on les utilise. C'est pour ça que l'ergonomie des logiciels libres est toujours à chier."

Et aller, une généralisation à deux balles.
Comme si seulement les logiciels libres souffraient de ce problème.

Le développeur qui s'est occupé de changer l'éclairage du knob du lecteur musical d'iOS en fonction de l'inclinaison du iDevice il n'aurait pas été plus utile à corrigé les défauts de Maps plutôt ?
Pourtant nul logiciel libre dans cet exemple...

Le bloatware est une plaie effectivement, mais elle n'est pas dû aux logiciels libres, mais à l'absence d'une infrastructure système permettant d'assembler des composants faisant qu'une seule chose simple mais *très bien*.
Le pipe de UNIX est ce qui s'en rapproche le plus, et c'est clairement pas assez simple pour l'utilisateur lambda...

avatar _Tido_ 30/11/2012 - 09:37

@Ninours,

Je serai intéressé de savoir si la différence entre Mathematica et matlab que tu décrit pour le calcul formel a été établie avec ou sans la Symbolic Math Toolbox.

Pour le reste, Octave se rapproche du langage Matlab, mais reste du même niveau de perf. que Scilab, voir un cran en dessous. Mais bon, je te rejoins, commencer en octave te facilite la migration quand tu commences à coder des choses sérieuses et que tu souhaites faire du déploiement.

@Nicoboon
En fonction de ton univ / école et de son accord avec Mathworks, tu seras peut être autorisé à utiliser une version chez toi, ne prend donc pas la version étudiant de suite. de plus, la nouvelle interface de Matlab et de Simulink change pas mal de chose, et sera disponible sur la version étudiant 2013a (qui sera l'interface de base quand tu rentreras sur le marché du travail), il est donc urgent a mon avis d'attendre.

avatar Mithrandir 29/11/2012 - 20:16

@ninours :
Mathlab est un bon outil, mais malheureusement très souvent utilisé pour des choses pour lesquelles il n'est pas adapté. Sans doute plus souvent que pour les usages pour lesquels il a été faut d'ailleurs...

avatar ninours 29/11/2012 - 17:39

@nicoboon

oui elle vaut coup

par contre à la fin de ton UV tu seras équivalent maternelle première année en Matlab
je suis ingé et tant que tu n'y a pas passé 2 ans à temps plein dessus pour ton taf, t'es à chié

travailles chez toi tu ne regretteras pas. Car le jour ou tu es embauché dans une entreprise on te mets sur un PC et on te dis de coder sous matlab et la tu te rends compte que tu es une merde.
A l'école les prof n'insistent pas sur l'importance de matlab ou du C pour ta carrière (car ce sont de vieux prof qui n'ont jamais codé une ligne de leur vie)
Alors que les 5 premières année de ta carrière c'est 80% de ton temps

(Ingé en physique, évidemment l'ingé informaticien il s'en branle de matlab. La je parle des ingé sciences)

avatar boulifb 29/11/2012 - 17:33

ax+by+c=0.

Ça le fait?

avatar nicoboon 29/11/2012 - 17:00

Je ne connais pas Matlab, mais je sais que je vais l'utiliser (je suis en école d'ingénieur et le semestre prochain j'ai une UV d'initiation à Matlab. Je me demandais juste si la licence (étudiant, 80$) vaut le coup

avatar joneskind 29/11/2012 - 16:54

@Fingah [29/11/2012 15:28]

"ça fait partie de la recherche de s'affranchir (dans la mesure du possible) des outils"

Si tu dois passer ton temps à réinventer ton outil, à quel moment travailles tu vraiment ? Qu'aurai fait De Vinci s'il avait perpétuellement du réinventer le pinceau ? Je ne suis pas du tout d'accord avec ça. Faire un outil et l'utiliser sont 2 métiers différents. Et je pense que se faire chier à faire fonctionner un logiciel libre alors qu'un logiciel payant fait beaucoup mieux est contre-productif. Le DIY a ses limites. Parfois quand je regarde Linux, je me dis que c'est un système en perpétuelle Beta. Parce que les codeurs sont tellement occupés à ajouter des fonctions et des fonctions et des fonctions qu'ils en oublient l'essentiel: à quoi elles servent et comment on les utilise. C'est pour ça que l'ergonomie des logiciels libres est toujours à chier. Parce que chacun ajoute sa petite brique personnelle au code sans prendre le recul nécessaire à la compréhension du tout. Il y a des exceptions, mais c'est loin d'être la règle.

avatar ovea 29/11/2012 - 15:43

Comme par exemple avec SCALA mais on est loin de l'intégration du calcul dans du traitement de texte (mise en page, simulation)

avatar Fingah 29/11/2012 - 15:28

@sams

je ne suis pas vraiment d'accord en tout cas en dehors du domaine industriel ou R&D (semi)privée (dans ces cas certains outils/codes sont développés en fonction d'autres outils tels que Mathematica et revenir en arrière n'est pas chose aisée – cas des méthodes "éléments finis" notamment)

si un chercheur se retrouve coincé dans un outil c'est qu'il a mal fait son boulot: ça fait partie de la recherche de s'affranchir (dans la mesure du possible) des outils; dans le cas de Mathematica les données peuvent facilement être exportées vers des formats ouverts et documentés et pour ce qui est des fonctions proposées pas Mathematica il y a toujours des alternatives valables même si parfois il faut mettre les mains dans le cambouis

avatar sams 29/11/2012 - 15:12

Le modèle économique de Mathematica comme bon nombre de ces "papy" du calcul scientifique, c'est de compter sur les habitudes de travail de leurs clients. En réalité, malgré les alternatives gratuites, il est difficile pour un chercheur de changer le logiciel de calcul avec lequel il a fait ses gammes.

avatar ninours 29/11/2012 - 14:46

J'ai matlab sur OSX. Je l'uilise au taf ainsi que mathematica
matlab ne fait pas de calcul formel ou tres tres mal
Si tu veux faire du formel pure, prends mathematica
Si tu veux travailler en matriciel prends matlab
En sachant que les sorties ".mat" de matlab sont capables d'etre loadé par mathematica

Les chemins de traverses sont nuls en général
Scilab c'est free mais c'est nul. Ca n'a rien à voir avec matlab.
Le seul qui est free et qui est presque identique à matlab c'est Octave (linux et mac)

Codé sous matlab ce n'est pas empiler des boucles "for" comme en C, ça tlm sait le faire, coder en matlab c'est connaitre des milliers de fonctions pour éviter d'empiler des boucles "for". Car il n'aime que les matrices

avatar minimat 29/11/2012 - 13:38

Devenir le maître du monde! Mouahahahaha.

avatar nicoboon 29/11/2012 - 13:22

En parlant de calcul formel, quelqu'un a testé Matlab Simulink sur Mac OS X ? Je sais que j'en aurai besoin en 2013, je voudrais juste savoir si j'investis pour la dernière version, ou si j'emprunte des chemins de traverse.

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