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Données privées : Apple et Google vont aller au Sénat

Florian Innocente | | 17:22 |  7

Apple et Google vont de nouveau se retrouver devant des représentants du Sénat américain. Les deux sociétés ont accepté de rencontrer le sénateur Schumer de l'État de New York. Celui-ci s'était ému auprès d'eux d'une possibilité pour des applications mobiles de transférer certaines données personnelles d'utilisateurs sans les en avertir. Des informations comme le carnet d'adresses ou des photographies (lire aussi Sécurité : un malware pourrait récupérer vos photos [MàJ]).

Apple a déjà prévu, officieusement, de corriger ce qu'elle qualifie de bug. Google de son côté a reconnu qu'il devait revoir la manière dont Android accédait aux images, un héritage de l'époque où les téléphones utilisaient des cartes SD amovibles, aujourd'hui remplacées le plus souvent par des supports de stockage fixes et intégrés aux smartphones.

L'objectif du sénateur est de trouver un moyen d'améliorer cette situation sans être obligé de légiférer. La Californie a déjà franchi le pas sur un autre plan, en imposant aux gérants d'app stores de mieux renseigner les utilisateurs sur les données accessibles par les applications proposées au téléchargement (lire Vie privée : de nouvelles obligations pour les apps et les App Store).

Apple et Google s'étaient déjà exprimés devant le Sénat américain en mai dernier, au moment de l'affaire des informations de géolocalisation (lire Données privées : Apple et Google passent leur grand oral).

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7 Commentaires

avatar ricchy 06/03/2012 - 18:35

Tout ce que font les administrations pour fliquer les gens ça ne l’émeut pas le biquet ??? o.O
Quel foutage de gueule ces ricains…

avatar rom54 06/03/2012 - 19:16

[quote]
L'objectif du sénateur est de trouver un moyen d'améliorer cette situation sans être obligé de légiférer.
[/quote]

Je sais bien que les USA sont un pays libéral, mais libéral ne veut pas dire que l'Etat doit fuir ses responsabilités tout en se défaussant sur des sociétés privées!
Je trouve que cette attitude est parfaitement scandaleuse, irresponsable et contraire au principe meme de la démocratie!

Si le citoyen elit un représentant dans une institution constituante du droit, et lui délègue ainsi des pouvoirs décisionnels, c'est pour justement arbitrer, prévenir et assurer les principes démocratiques. Et a fortiori au niveau légal, par l'entremise de la loi.

La responsabilité d'un état c'est d'assurer la sécurité physique, alimentaire, énergétique du citoyen, de lui assurer le logis et le déplacement sur le territoire en toute sécurité, ainsi que le plein usage de ses droits, droits qui comprennent en premier lieu le respect de sa vie privee, la liberté d'opinion et d'expression...

L'informatique, la science de la gestion de l'information, est un enjeu majeur au niveau de la démocratie. Le fait que des outils informatiques hyperpuissants individuels se multiplient a tous les niveau de la société représente a la fois une évolution majeure de nos société, mais représente aussi des dangers qui doivent être encadres par le droit pour maintenir les droits démocratiques, et le meilleur moyen dont dispose une démocratie, c'est encore de légiférer sur ce sujet...

Il est bien évident qu'Apple et plus encore Google sont des sociétés commerciales, dont le but premier est de générer des bénéfices. Ce n'est pas systématiquement contradictoire avec l'intérêt démocratique, mais ce n'est pas non plus systématiquement dans l'intérêt du citoyen (qui est juste un client pour Apple ou un produit pour Google) ni des principes démocratiques... L'unique moyen d'obliger ces sociétés privées a respecter les intérêts du citoyen c'est de définir un champs d'action encadre...

avatar Lio70 06/03/2012 - 22:17

D'un autre cote si le peuple n'était pas si con il ne ferait pas le jeu de cela en créant des comptes Facebook, Google ou autres. "Le peuple", ou l'art de se faire entuber avec le sourire parce que c'est gratuit donc cool.

avatar zoubi2 06/03/2012 - 22:49

@Lio70. Le problème, c'est que "le peuple" -que certains traduisent par Mme Michu- n'est pas forcément "con".

"Le peuple" n'est pas informé, voilà le problème. Et informer Mme Michu, ce n'est pas du tout évident. Dans "informer" il y a "former". Et Mme Michu n'a pas une maîtrise d'informatique. L'immense majorité des articles ou émissions sur le sujet lui passera par-dessus la tête, sans qu'elle soit con pour autant.

Vaste problème.

Traiter de "con" les non-spécialistes, c'est de l'arrogance pure et simple. Et l'arrogance n'est jamais justifiée. Jamais.

avatar Lio70 07/03/2012 - 08:07

Tu ne m'as pas compris. Je ne traite pas de cons les non-spécialistes. Je critique un comportement de citoyen. Depuis que l'Homme existe, ses préoccupations dépassent rarement celles du pain et des jeux, d'ou cette formule, qui existe depuis l'Antiquité. Excuser le peuple de ne pas savoir a priori, dans un monde de plus en plus complexe, d'accord. Personne n'est omniscient. Mais le citoyen n'est-il pas responsable de sa débâcle quand il prefere vivre sans se poser de question ni assumer la conséquence de ses actes? D'autant que dans ce cas-ci, le problème est connu du public. Que faut-il dire alors? "Imbecile heureux" ou simplement "irresponsable" parce que c'est plus poli? Le fond du problème demeure et le résultat est le meme...

avatar ricchy 07/03/2012 - 08:47

@Lio70
Le peuple "con" n'a pas besoin de facebook ou autre site "gratuit".
Le peuple "con"(dont ont fait tous parti du moment que nous sommes sur la toile) est déjà fliqué si il a un téléphone cellulaire, un numéro de sécurité social, un passeport, une carte magnétique à puce numérique
A l'heure du digital on est tous captés par satellite. ^,^

avatar Lio70 07/03/2012 - 11:42

Des services comme les réseaux sociaux n'ont rien a voir avec un passeport ou une fiche de sécurité sociale, qui sont bien nécessaires pour nous identifier et nous fournir des services publics. Ce qu'on fait de nos journées en revanche ne regarde que nous. Que ceux qui confondent expression et exhibitionnisme ne se plaignent pas de leur fichage ni d'avoir engendre de nouvelles opportunités commerciales par l'exploitation de leurs données privées, résultat de leur complaisance.